CATASTROPHE NUCLÉAIRE DE TCHERNOBYL

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Centrale nucléaire de Tchernobyl (Ukraine)

Centrale nucléaire de Tchernobyl (Ukraine)
Crédits : D. Avetisyan/Fotolia

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Centrale nucléaire de Tchernobyl

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Le 26 avril 1986, l'un des réacteurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl (Ukraine) explose. En quelques jours, les éléments radioactifs rejetés dans l'atmosphère contaminent une bonne partie de l'Europe sans que toutes les précautions puissent être prises. En effet, les autorités soviétiques attendront 48 heures pour reconnaître l'accident. Les autorités françaises, niant que le nuage radioactif ait atteint la France, n'ont guère été plus responsables. Plus de 100 000 personnes vivant dans un rayon de trente kilomètres autour de la centrale de Tchernobyl sont évacuées. À cause de l'opacité entretenue par les autorités locales, il est difficile de connaître le nombre de victimes (pompiers et personnels de la centrale) de l'accident lui-même et le destin des quelque 600 000 personnes (les « liquidateurs ») qui ont participé au nettoyage du site. Il en va de même des effets directs et indirects des retombées radioactives à distance et à long terme.

Centrale nucléaire de Tchernobyl (Ukraine)

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La centrale nucléaire de Tchernobyl (Ukraine) après l'accident du 26 avril 1986. Ce jour-là, l'un de ses quatre réacteurs explose, provoquant l'émission dans l'atmosphère d'une quantité considérable de produits radioactifs dont le nuage a survolé une grande partie de l'Europe. C'est le... 

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Centrale nucléaire de Tchernobyl

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En explosant et en prenant feu, le 26 avril 1986, le réacteur no 4 de la centrale de Tchernobyl (photographié ici en septembre 1986) a provoqué une catastrophe nucléaire sans précédent. Ce site est hautement contaminé par les matières radioactives. Pour les confiner, un premier sarcophage... 

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La rétention et l’occultation d’informations ont marqué cet accident nucléaire, aussi bien en France que dans d’autres pays. Ainsi, après que l’Organisation mondiale de la santé (O.M.S.) a mis beaucoup de temps à se mobiliser, laissant à la seule Agence internationale de l’énergie atomique (A.I.E.A.) le soin de venir sur place, une conférence sur les conséquences sanitaires de l’accident a finalement été organisée en novembre 1995 à Genève. Elle a rassemblé près de 700 experts et médecins venus de différentes parties du monde. Mais les actes de cette conférence n’ont jamais été publiés, manifestement sous la pression de l’A.I.E.A. En effet, en vertu d’un accord signé en 1959 entre l’A.I.E.A. et l’O.M.S, toutes deux agences de l’Organisation des Nations unies (O.N.U,), l’O.M.S. est tenue de soumettre à l’A.I.E.A. les publications qui seraient susceptibles d’entraver son activité.

En France, le comité scientifique du parc national des Écrins avait fait procéder en 1986 à des prèlevements de sol de la zone centrale du parc pour les anal [...]

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Jean-Pierre RAFFIN, « CATASTROPHE NUCLÉAIRE DE TCHERNOBYL », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/catastrophe-nucleaire-de-tchernobyl/