Vittorio Del Litto aura marqué un moment capital du « stendhalisme », qu'il aura incarné sous tous ses aspects par ses écrits qui vont de 1935 à 1997, et par l'exercice de ce qu'il faut bien appeler au meilleur sens du mot, un pontificat : il y avait son Stendhal-Club, paru de 1958 à 1995, son rôle d'animateur œcuménique (colloques, publications, thèses dirigées, etc.). Exemple peut-être inintelligible désormais du grand universitaire, il n'était pas un homme d'institution ou de clan, mais de travail, et même d'action, qui s'est consacré à la défense presque patrimoniale de Stendhal.
Né à Ancône, établi à Grenoble à partir de 1934, Vittorio Del Litto a vécu en effet pour et par Stendhal, l'écrivain qu'il présentait et même représentait. Ses premières armes, c'est le travail de sa thèse, qui l'a conduit d'emblée à recourir aux manuscrits de Grenoble, ville natale de l'écrivain, à fonder toute connaissance de celui-ci sur leur dépouillement rigoureux, donc à soumettre le stendhalisme à la discipline des méthodes de l'histoire littéraire ; de là ses premiers articles (en 1936 dans des publications grenobloises, à partir de 1939 dans le Divan publié par un au […]
