Jusqu'au début des années 1970, les lanceurs spatiaux ne sont pas récupérables : les différents étages qui les constituent retombent pour la plupart sur terre ou en mer après avoir propulsé la charge utile (satellite, sonde, vaisseau habité) vers son orbite. Afin de réduire les coûts de lancement, les États-Unis envisagent alors d'utiliser des fusées partiellement récupérables. C'est ainsi que naît en 1971 le concept d'une navette spatiale composée d'un véhicule orbiteur d'une masse à vide au décollage d'environ 100 tonnes contenant l'équipage et la charge utile et flanqué de deux accélérateurs à poudre chargés de communiquer l'essentiel de la poussée au décollage. L'orbiteur – qui est à la fois un lanceur, un avion et un véhicule spatial habité – ainsi que les structures des deux accélérateurs sont récupérables. La masse au décollage de l'ensemble était alors de 2 000 tonnes. Le premier vol de ce nouveau type de lanceur a lieu le 12 avril 1981 : la navette Columbia quitte Cape Canaveral avec aux commandes John W. Young, un vétéran des programmes Gemini et Apollo, et Robert L. Crippen. Elle est placée sur une orbite quasi circulaire à 310 kilomètres d'altitude, qu'elle […]
