Né le 1er novembre 1884 à Vichy, Albert, Jean, Marie Londres fait ses études au lycée de Moulins qu'il quitte en 1902 pour aller travailler à Lyon. En 1903, il monte à Paris et publie ses premiers poèmes intitulés Suivant les heures. Il retrouve à Paris des amis lyonnais : Charles Dullin et Henri Béraud en particulier. Il fait ses débuts de journaliste au Salut public, quotidien lyonnais dont la rédaction parisienne est dirigée par Élie Joseph Bois. En 1906, il entre comme « chambrier », c'est-à-dire journaliste parlementaire, au Matin. Mais la poésie reste son activité préférée, le journalisme n'étant encore qu'un gagne-pain. Trois nouveaux recueils paraissent entre 1908 et 1910. La Première Guerre mondiale va lui permettre de devenir reporter. D'abord correspondant de guerre du Matin, il couvre les fronts européens. En 1915, sur le refus du Matin de l'y envoyer, il part aux Dardanelles pour Le Petit Journal, rendant compte de la campagne d'Orient entre 1915 et juin 1917. Il revient alors sur les fronts français et italien, puis, en 1919, part en Allemagne occupée.
Cette expérience de la guerre va être déter […]
