« maladie mentale »

CONFUSION MENTALE

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 2 014 mots

La confusion mentale ne laisse pas de séquelles, sauf une amnésie lacunaire recouvrant toute la période de la maladie. […] Lire la suite

MALADIE, anthropologie

  • Écrit par 
  • Marc AUGÉ
  •  • 3 781 mots

Dans les seconds (qui correspondent à une tradition commune à la Grèce, à l'Inde et à la Chine), la maladie serait attribuée à l'action de facteurs naturels comme le froid, le chaud, l'humide, le sec, etc., et, plus précisément, à une perte de l'équilibre entre ces constituants du corps ; l'équilibre des humeurs (du yin et du yang, par exemple) serait fonction de l'âge, de la condition de l'individu ; la maladie n'aurait rien à voir avec les autres catégories du malheur ; la magie et la religion n'auraient rien à voir avec la thérapeutique ; la cause du mal serait unique ; la maladie s'éviterait mais ne serait pas l'occasion d'une lutte contre un agresseur ; la responsabilité du malade serait engagée dans l'apparition de la maladie. […] Lire la suite

LA MALADIE DE LA MORT (M. Duras)

  • Écrit par 
  • Frédéric MAURIN
  •  • 1 322 mots

Et les mailles du tissu vocal de s'entremêler plus avant à tout un paysage sonore où affleurent à intervalles irréguliers le ressac des vagues, le piaillement des mouettes, des morceaux instrumentaux, et même le « Casta Diva » de Bellini, mimé en play-back par Michel Piccoli – citation directe des Yeux bleus cheveux noirs, où Marguerite Duras avait mis en variation la thématique de La Maladie de la mort. […] Lire la suite

HURLER MALADIE DE

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre ABOULKER
  •  • 359 mots

Comme l'a montré récemment O'Brien, une accumulation de mucopolysaccharides et de gangliosides dans les cellules des sujets atteints est la cause de cette maladie. Dans sa forme complète, le syndrome associe un retard statural sévère, des malformations multiples très évocatrices et une déficience mentale grave. L'affection commence à se manifester, entre un et trois ans, par des troubles de plus en plus importants de la croissance. […] Lire la suite

LITTLE MALADIE DE

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre ABOULKER
  •  • 315 mots

Paraplégie spasmodique progressive, consécutive à un traumatisme obstétrical, la maladie (ou syndrome) de Little est presque exclusivement observée chez d'anciens prématurés. La lésion anatomique déterminante consiste en une sclérose cicatricielle bilatérale de la substance blanche périventriculaire. Le syndrome associe une paraplégie spasmodique et une débilité mentale de degré très variable (et inconstante). […] Lire la suite

MALADIES MENTALES

  • Écrit par 
  • Paul SIVADON, 
  • Universalis
  •  • 5 780 mots

C'est dire qu'il peut s'agir aussi bien d'une maladie liée à une atteinte organique du cerveau, une démence par exemple, que d'un trouble du comportement lié à une anomalie fonctionnelle plus ou moins subtile telle qu'une perversion. Ce n'est pas sa cause qui fait qu'une maladie est mentale, c'est sa manifestation au niveau de la personnalité et des relations interhumaines. […] Lire la suite

TAY-SACHS MALADIE DE

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 225 mots

Maladie héréditaire du métabolisme responsable d'une détérioration mentale et neurologique progressive entraînant le décès dans la petite enfance. On enregistre chez les nourrissons atteints une activité très basse d'hexosaminidase A, entraînant l'accumulation d'un sphingolipide anormal, le ganglioside GM2, dans le cerveau, où il joue un rôle dévastateur sur les fonctions neurologiques. […] Lire la suite

NIEMAN-PICK MALADIE DE

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 253 mots

On distingue cinq formes de cette maladie. La plus fréquente est la forme aiguë infantile (type A). Les nourrissons atteints ont un retard de croissance, une perte de poids, et une détérioration mentale et neurologique progressive ; ils décèdent en général avant l'âge de quatre ans. Dans la forme chronique viscérale (type B), le développement est normal pendant plusieurs années jusqu'à l'apparition progressive d'un défaut de coordination musculaire et une hépatomégalie ; il n'y a pas de retard mental ni d'autres symptômes neurologiques. […] Lire la suite

MALADES MENTAUX ŒUVRES DES

  • Écrit par 
  • Gilbert LASCAULT
  •  • 3 035 mots

La curiosité, l'intérêt scientifique se tournent vers cet autre radical que semble constituer la maladie mentale et vers les expressions propres de cette maladie. On veut considérer l'art des malades comme la parole de cette altérité, peut-être révélatrice de l'inconscient.Trouver des œuvres constituées hors des normes de la culture dominante ; étudier les rapports entre créativité et troubles psychiques ; approcher, par la médiation de la pathologie, les problèmes de la genèse des œuvres : telles sont les espérances qui commandent l'intérêt porté à l'art des malades. […] Lire la suite

MALADIES MENTALES (NOSOGRAPHIE DES)

  • Écrit par 
  • Chantal GUÉNIOT
  •  • 876 mots

La nosographie des maladies mentales, c'est-à-dire l'identification des signes cliniques et leur regroupement au sein d'une maladie définie, a de tout temps posé de délicats problèmes d'interprétation, eux-mêmes souvent liés aux représentations des troubles mentaux dans la société. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le besoin de disposer d'un outil permettant de rationaliser les diagnostics a poussé l'Association américaine de psychiatrie à lancer un vaste travail de classification. […] Lire la suite

DÉFICIENCES MENTALES

  • Écrit par 
  • Bernard GIBELLO
  •  • 3 797 mots

Typologie des déficiences mentales Les différentes formes cliniques de la déficience mentale – appelée encore arriération mentale, déficience intellectuelle, débilité mentale, et plus anciennement encore idiotie ou imbécillité – ont été peu à peu précisées depuis le début du xixe siècle. Diagnostic Le diagnostic de déficience mentale se fonde sur trois critères cliniques essentiels : le retard du développement de l'expression par le langage ou ses précurseurs ; les retards d'apprentissages tonico-moteurs et intellectuels ; enfin les retards d'autonomisation. […] Lire la suite

MALADIES INFANTILES

  • Écrit par 
  • Constantin MISSIRLIU, 
  • Universalis
  •  • 3 370 mots
  •  • 2 médias

Une seule maladie sévère n'a pas bénéficié de la prophylaxie vaccinale généralisée (mais la protection locale par sa vaccination reste possible). Il s'agit de la méningite à méningocoque, bactérie qui partage avec le pneumocoque un tropisme pour le système nerveux central, d'effet très nocif. Il est vrai que l'antibiothérapie est efficace contre ces germes dangereux. […] Lire la suite

ANTIPSYCHIATRIE

  • Écrit par 
  • Robert LEFORT
  •  • 2 424 mots

Dans son rapport de 1969, l'association se fixe, entre autres, les buts suivants : délivrer la maladie mentale, en particulier la schizophrénie (au sens extensif des Anglo-Saxons), de toutes les descriptions ; entreprendre de rechercher les causes des maladies mentales, les moyens de les détecter, de les prévenir, de les traiter ; organiser des lieux d'accueil pour les personnes souffrant ou ayant souffert de maladie mentale. […] Lire la suite

CYCLOTHYMIE

  • Écrit par 
  • Georges TORRIS
  •  • 279 mots

Les caractérologues contemporains acceptent l'idée d'une parenté structurelle, mais non génétique, entre l'état cyclothymique (ou « cyclique ») et la maladie mentale en question. Pour l'école de Tübingen, le cyclothymique est expansif, extraverti, réaliste ; sa sensibilité est émoussée, mais spontanée et ouverte ; son humeur oscille de la dépression à l'excitation, son rythme général de la rapidité à la lenteur ; enfin, il y a corrélation entre ce type psychologique et le type somatique psychique. […] Lire la suite

DÉMENCE PRÉCOCE

  • Écrit par 
  • Georges TORRIS
  •  • 329 mots

Kraepelin (1855-1926) choisit cette expression en 1883 pour désigner des « démences » observées chez des jeunes gens ; en 1896, il rapporta ces cas à l'hébéphrénie de Kahlbaum-Hecker ; enfin, en 1899, il reprit le terme pour nommer une maladie mentale incurable, évolutive, vaguement parallèle à la paralysie générale, et dont il proposa de faire une entité opposée point par point à la folie circulaire de Falret, ou psychose maniaco-dépressive, qu'il considérait comme curable. […] Lire la suite

MINKOWSKI EUGÈNE (1885-1972)

  • Écrit par 
  • Jacques POSTEL
  •  • 313 mots

1953), il intègre l'enseignement de Bleuler et sa profonde expérience clinique sur cette maladie mentale dans une perspective phénoménologique où le « vécu » du malade, sa perte de contact avec la réalité, son rationalisme morbide sont étudiés avec beaucoup de finesse. Dans Le Temps vécu (1933), il privilégie l'analyse phénoménologique de cette donnée et en montre la richesse dans l'étude de l'activité psychique normale et pathologique. […] Lire la suite

LANTÉRI-LAURA GEORGES (1930-2004)

  • Écrit par 
  • Jean GARRABÉ
  •  • 640 mots

Les trois paradigmes identifiés par Lantéri-Laura en psychiatrie, celui de l'aliénation, celui de la maladie mentale et celui de la psychopathologie se sont en quelque sorte superposés, au lieu de se succéder. Georges Lantéri-Laura a écrit de nombreuses mises à jour périodiques pour le Traité de psychiatrie de L'Encyclopédie médico-chirurgicale ; dans celle qui est parue peu avant sa mort, il développait l'idée d'une fin des théories générales dans la psychiatrie contemporaine, qui serait caractérisée par une multiplicité de théories ne portant plus que sur des domaines limités de la pathologie mentale et laissant entre elles des blancs. […] Lire la suite

PINEL PHILIPPE (1745-1826)

  • Écrit par 
  • Jacques POSTEL
  •  • 1 585 mots

L'idiotisme, qui peut être de naissance ou acquis, deviendra ultérieurement la « démence aiguë » avec Esquirol, la « stupidité » avec Georget, la « confusion mentale primitive » avec Chaslin. Cette classification des vésanies est reprise dans le Traité médico-philosophique sur l'aliénation mentale (1801). L'accent est mis alors, surtout dans la première édition, sur la manie, maladie mentale qui est pour Pinel la plus typique et la plus fréquente. […] Lire la suite

SCHIZOÏDIE

  • Écrit par 
  • Georges TORRIS
  •  • 425 mots

c) Sous la dénomination de schizoïdie évolutive, des cas qui dépassent le trouble du caractère pour constituer une véritable maladie mentale, qui n'est cependant pas encore la schizophrénie proprement dite ; on parle aussi de schizophrenia mitis ou de schizophrénie apsychotique ou ambulatoire. Les bizarreries s'accroissent lentement au cours de l'existence. […] Lire la suite

CASTEL ROBERT (1933-2013)

  • Écrit par 
  • Gérard MAUGER
  •  • 1 414 mots

Les deux volets de l'œuvre de Robert Castel – la maladie mentale, d'une part, le salariat, d'autre part – font écho à son double intérêt pour les mécanismes psychologiques et pour les mécanismes sociaux et, plus précisément, pour les tentatives – nouvelles dans les années 1960 – de compréhension du sujet psychologique et du sujet social comme « les deux faces d'une même médaille ». […] Lire la suite

SYMONS ARTHUR (1865-1945)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 399 mots

Symons souffre de graves crises de maladie mentale en 1908-1910. Une fois guéri, il produit, pendant les vingt années suivantes, un flot de récits de voyage, critiques et traductions, bien qu'il ne réussisse pas à retrouver l'originalité intense de sa première période. […] Lire la suite

CONCLAVE

  • Écrit par 
  • Hervé LEGRAND
  •  • 381 mots

Selon le droit, tout catholique de sexe masculin, pubère, est éligible, s'il a une foi droite et s'il est exempt de maladie mentale. Le dernier pape qui ait été élu autrement que par le collège des cardinaux fut Urbain VI, en 1378. […] Lire la suite

GUILLAUME Ier (1797-1888) roi de Prusse (1861-1888) et empereur d'Allemagne (1871-1888)

  • Écrit par 
  • Léon STRAUSS
  •  • 462 mots
  •  • 1 média

Il ne succède qu'en 1861 à Frédéric-Guillaume IV ; il est cependant, dès 1858, à la suite de la maladie mentale de son frère, le véritable souverain avec le titre de régent. Sa principale préoccupation sera le renforcement de l'armée, qui doit, selon lui, échapper au contrôle parlementaire et ne dépendre que du roi. Mais la majorité libérale de la Diète refuse les crédits militaires et cause ainsi une crise constitutionnelle : il s'en faut de peu qu'il n'abdique en faveur de son fils, réputé libéral. […] Lire la suite

EXPERTISE PSYCHIATRIQUE CIVILE ET PÉNALE

  • Écrit par 
  • Paul BENSUSSAN
  •  • 3 741 mots

En l’absence de maladie mentale, le criminel est jugé pleinement responsable – y compris en cas de troubles sévères de la personnalité qui, en psychiatrie légale aussi bien que dans les classifications internationales, ne sont pas considérés comme des maladies mentales –, le discernement et le contrôle de ses actes n’étant jugés « ni altérés ni abolis ». […] Lire la suite

RIBOT THÉODULE (1839-1916)

  • Écrit par 
  • Georges TORRIS
  •  • 578 mots

C'est la maladie mentale qui, en dissolvant les fonctions normales, fait apparaître les hiérarchies sous-jacentes ; on appelle encore « loi de Ribot » le processus de la perte de mémoire, processus qui descend de l'instable au stable (Les Maladies de la mémoire, 1881). Dans sa Psychologie des sentiments (1896), Ribot affirme, indépendamment de Freud, la primauté de la vie affective et des tendances inconscientes ; dans Les Maladies de la volonté (1883), dans La Psychologie de l'attention (1889) et dans La Vie inconsciente et les mouvements (1914), il pousse, avec beaucoup de subtilité et une remarquable documentation, son épiphénoménisme jusqu'aux limites du matérialisme ou d'un déterminisme que ne désavoueraient pas les béhavioristes : l'attention est une réaction motrice déterminée par l'intérêt ; les tendances sont des mouvements en puissance ; la volonté n'est qu'un fait physiologique accompagné de conscience. […] Lire la suite

PONTOPPIDAN HENRIK (1857-1943)

  • Écrit par 
  • Régis BOYER
  •  • 547 mots

Tenter héroïquement de lutter contre les innombrables déterminismes qui pèsent insidieusement sur nous (milieu, enfance, éducation, entre autres) mène au silence, au désespoir ou à la maladie mentale. Et nul ne peut se vanter de peser victorieusement contre le destin. On voit que l'ombre immense de Kierkegaard couvre cette pensée dont le courage force l'estime, et explique qu'il ait obtenu, avec Karl Gjellerup, le prix Nobel en 1917. […] Lire la suite

TKATCHEV PETR NIKITITCH (1844-1886)

  • Écrit par 
  • Vladimir Claude FISERA
  •  • 714 mots

Atteint de maladie mentale dès 1882, il est conduit dans un hôpital psychiatrique parisien, où il s'éteint quatre ans plus tard. Il y a deux Tkatchev : le critique d'art et le militant-théoricien. Comme critique littéraire, il développe et pousse à l'extrême les idées de Dobrolioubov, de Tchernychevski et de Pissarev. Il exclut toute appréciation « esthétiste » de l'œuvre d'art, qu'il considère comme le produit d'un procès psychologique reflétant les conditions socioéconomiques. […] Lire la suite

MALDINEY HENRI (1912-2013)

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 754 mots

« La maladie mentale n'est pas une aberration de la nature, mais une forme d'existence en échec ou défaillante, dont les conditions de possibilité et, par là même, le principe d'intelligibilité sont inscrits dans notre constitution à tous. » La notion de style, sous laquelle il serait possible de placer bon nombre des recherches de l'auteur, permet de penser tout à la fois l'existence défaillante et celle que l'art en ses plus hauts moments a su mettre en œuvre. […] Lire la suite

KRUSENSTJERNA AGNES VON (1894-1940)

  • Écrit par 
  • Régis BOYER
  •  • 863 mots

Née à Växsjö, dans le Småland, objet d'une éducation raffinée, elle découvre, jeune, que sa famille est marquée d'une « ombre noire », une maladie mentale héréditaire, et passe à la littérature pour conjurer les menaces et la hantise de ce monde double. Elle n'échappera pourtant pas pour autant à de graves crises de dépression nerveuse dont elle reviendra, partie en écrivant, après divers essais peu significatifs dans le goût post-romantique, une autobiographie voilée de son enfance, Tony (3 vol. […] Lire la suite

MASARYK JAN (1886-1948)

  • Écrit par 
  • Vladimir Claude FISERA
  •  • 842 mots

Ce doux géant est en fait un infirme et un valétudinaire angoissé par le spectre de la maladie mentale qui emporta sa mère et son frère Herbert. À vingt et un ans, il quitte Prague, sa ville natale, pour les États-Unis, où il reste six ans, et rentre au pays à la veille de la Première Guerre mondiale. Il y participe comme lieutenant sur les fronts polonais et italien, puis gagne l'Ouest et devient tout naturellement secrétaire particulier des dirigeants du Conseil national tchécoslovaque. […] Lire la suite

DIATKINE RENÉ (1918-1997)

  • Écrit par 
  • Florence QUARTIER-FRINGS
  •  • 874 mots

Et puis sont essentielles aussi les rencontres avec ceux qui, comme Serge Lebovici, Philippe Paumelle, René Angelergues, Évelyne et Jean Kestemberg, pour ne citer qu'eux, deviennent des compagnons de route, avec lesquels il entreprend de poser les jalons d'une nouvelle psychiatrie de l'enfant, d'élargir le champ de la psychanalyse, de redéfinir la compréhension de la maladie mentale. […] Lire la suite

OURY JEAN (1924-2014)

  • Écrit par 
  • Alain VANIER
  •  • 974 mots

« Cette “sous-jacence”, véritable collusion entre les faits d’aliénation massive et les fantasmes les plus lointains de tout un chacun, est ce qui peut nous guider pour mieux comprendre que la soi-disant “psychothérapie institutionnelle” n’est pas une simple technique qui peut se plaquer, en tant que telle, sur différentes configurations d’établissements psychiatriques, mais, au contraire, qu’elle est en prise directe avec le “réel” de la maladie mentale. […] Lire la suite

BONNAFÉ LUCIEN (1912-2003)

  • Écrit par 
  • Yves THORET
  •  • 879 mots

Dans les années 1950 et 1960, il fera partie de ce petit groupe de médecins pionniers de la « psychothérapie institutionnelle », réunis autour de George Daumézon et de Marie-Rose Mamelet, partisans d'une ouverture des hôpitaux psychiatriques, qui encouragent leurs collègues et les équipes soignantes à développer les soins en dispensaire de consultations externes, à tisser des liens forts avec les représentants de la population et à briser l'image d'irréversibilité et d'incurabilité de la maladie mentale. […] Lire la suite

DAUMEZON GEORGES (1912-1979)

  • Écrit par 
  • Georges LANTERI-LAURA
  •  • 1 310 mots

Tout aussi forte fut, chez lui, l'influence de la formation médicale et de l'exercice de la médecine : c'était, à ses yeux, une nécessité impérieuse de reconnaître la dignité propre au malade, en particulier au malade mental, et le droit de celui-ci à bénéficier des conditions thérapeutiques convenables et efficaces, de manière que la maladie mentale reste une maladie et ne devienne pas une malédiction. […] Lire la suite

VAN DER GOES HUGO (1440 env.-1482 ou 1483)

  • Écrit par 
  • Dominique VANWIJNSBERGHE
  •  • 1 299 mots
  •  • 7 médias

Sa courte carrière, le caractère extrêmement original et tourmenté de son art, son entrée en religion, ainsi que la maladie mentale qui devait avoir raison de lui, ont contribué à créer autour de l'artiste le mythe d'une personnalité à la fois maudite et géniale. De Gand au Rouge-Cloître Les origines de l'artiste et ses premiers pas dans la profession ne sont pas documentés. […] Lire la suite

SUICIDE ET CONDUITES SUICIDAIRES

  • Écrit par 
  • Fabrice JOLLANT
  •  • 5 951 mots
  •  • 5 médias

Facteurs de stress Les facteurs de stress sont principalement les événements de vie douloureux proximaux (évoqués plus haut), les épisodes de décompensation aiguë de maladie mentale et l’intoxication par l’alcool ou les drogues. La maladie mentale augmente considérablement le risque suicidaire (idées et actes). C’est le cas notamment de la dépression (dans le cadre d’un trouble dépressif ou bipolaire), de la schizophrénie, des troubles liés à l’usage de l’alcool et des substances illicites, de l’anorexie mentale et du trouble obsessionnel compulsif (Chesney et al. […] Lire la suite

CILEA FRANCESCO (1866-1950)

  • Écrit par 
  • Piotr KAMINSKI
  •  • 1 000 mots

Sa situation familiale est extrêmement difficile : sa mère est victime d'une maladie mentale et son père meurt prématurément, abandonnant toute sa famille entre les mains du garçon. Le choc est profond, et l'on mettra le ton mélancolique de la musique de Cilea sur le compte de sa jeunesse brisée. En 1889, son premier opéra, Gina, est créé, et le succès suffit pour que le célèbre éditeur Sonzogno lui propose un contrat. […] Lire la suite

LA FÉLINE, film de Jacques Tourneur

  • Écrit par 
  • Jacques AUMONT
  •  • 969 mots

Mariée à Oliver, elle lui demande de ne pas la brusquer ; inquiet mais prosaïque, il l'envoie consulter un psychanalyste, le docteur Judd, qui ne comprend Irena que sous l'angle de la maladie mentale et refuse d'accepter son explication par la malédiction. Irena apprend qu'Alice, la collègue de son mari, est au courant de leur vie conjugale difficile. […] Lire la suite

LAING RONALD DAVID (1927-1989)

  • Écrit par 
  • Pamela TYTELL
  •  • 1 278 mots

Ensemble, ils ont essayé de « dépsychiatriser » l'abord de la maladie mentale et de mettre l'accent sur l'influence des facteurs socioculturels dans l'origine des troubles psychiques. Notre culture, selon eux, reste trop souvent génératrice d'aliénation, car elle enferme l'individu dans « la camisole de force des conformismes sociaux ». Dans Reason and Violence, 1964 (Raison et violence, 1972), ils présentent la pensée existentialiste de Jean-Paul Sartre comme responsable de la nouvelle vision que l'homme a de lui-même et comme prenant en compte à la fois le fantasme individuel, les relations entre personnes, les systèmes socio-techniques et les relations entre groupes. […] Lire la suite

FOLIE (histoire du concept)

  • Écrit par 
  • Alphonse DE WAELHENS
  •  • 4 755 mots
  •  • 1 média

Transformée et adaptée à la pensée scientifique moderne, cette théorie des origines de la maladie mentale devait être appelée à la prodigieuse fortune que l'on sait. Quant aux causes lointaines de l'affection mentale, elles sont innombrables et peuvent englober tous les sentiments violents, les transformations du milieu, les maladies organiques et surtout les passions et l'abandon de l'esprit à l'imagination, « la folle du logis ». […] Lire la suite

UNICA ZÜRN (exposition)

  • Écrit par 
  • Nelly FEUERHAHN
  •  • 1 078 mots
  •  • 1 média

Atteinte de schizophrénie, Unica Zürn, née le 6 juillet 1916 à Berlin, a séjourné et beaucoup dessiné dans différents lieux chargés d’histoire de la maladie mentale. Anne-Marie Dubois, directrice du musée d’Art et d’Histoire de l’hôpital Sainte-Anne et commissaire de l’exposition, a été confrontée à la dispersion de son importante production plastique dont seules cinq œuvres, parmi lesquelles trois gouaches, appartiennent au musée, sur près de soixante-dix exposées. […] Lire la suite

CRIME ET CHÂTIMENT (exposition)

  • Écrit par 
  • Robert FOHR
  •  • 1 138 mots

 Morel (1857) s'installe l'idée de l'hérédité de la maladie mentale et de l'atavisme du crime. La photographie (électrisations de Duchenne, anthropométries de Bertillon) fournit un matériau à l'anthropologie criminelle théorisée notamment par Cesare Lombroso (1876) et Max Nordau (1894). Les artistes – notamment Géricault dans ses portraits de monomanes peints pour le Dr. […] Lire la suite

LEUCODYSTROPHIE MÉTACHROMATIQUE

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 215 mots

La leucodystrophie métachromatique est une maladie rare et héréditaire du métabolisme, liée au déficit d'une enzyme clé, qui entraîne une démyélinisation, c'est-à-dire la perte de la gaine protectrice de myéline dans la substance blanche du système nerveux central. Cette démyélinisation est responsable d'une détérioration mentale, de troubles psychologiques et de déficits sensitifs et moteurs. […] Lire la suite

PSYCHIATRIE

  • Écrit par 
  • Jean AYME, 
  • François CAROLI, 
  • Georges LANTERI-LAURA, 
  • Jean-Michel THURIN
  •  • 17 834 mots

La notion d'aliénation mentale les résume assez bien, et nous devons lui consacrer ici les développements qu'elle mérite. L'époque de l'aliénation mentale Ce que la médecine peut expliquer de ce que la société et la civilisation nomment « folie » s'appelle donc, depuis Pinel (an IX, puis 1809), l'aliénation mentale. Il s'agit d'une maladie, de sorte que ceux qui s'en trouvent atteints doivent rester à l'abri des poursuites de la police et des condamnations de la justice ; mais cette maladie demeure unique, malgré les quatre aspects qu'elle peut revêtir (manie, mélancolie, idiotisme et démence), et cette maladie unique est tout à fait distincte de toutes les autres maladies dont s'occupent les diverses branches de la médecine. […] Lire la suite

EY HENRI (1900-1977)

  • Écrit par 
  • Charles MELMAN
  •  • 1 512 mots

Situé à égale distance entre ceux qui voient dans la maladie mentale l'effet d'une inadéquation sociale (sociogenèse) et ceux qui l'interprètent comme le résultat d'un désordre organique (organogenèse), l'organodynamisme de Henri Ey affirme à la fois la nature organique de la cause (une lésion ou une dysfonction de l'axe cérébral) et le caractère original, personnel et socialisé en même temps de l'expression symptomatique. […] Lire la suite

KIVI ALEKSIS (1834-1872)

  • Écrit par 
  • Régis BOYER
  •  • 1 559 mots

La maladie mentale qu'il entretient, plus ou moins consciemment, depuis longtemps, éclate l'année même où il s'est délivré de son chef-d'œuvre. Y a certainement contribué la malveillance d'une critique qui, dépassée par le caractère insolite de l'ouvrage et trop habituée aux productions romantiques à la mode, n'a pas cessé un seul instant de le harceler de ses attaques. […] Lire la suite

FÉMINISME Le féminisme des années 1970 dans l'édition et la littérature

  • Écrit par 
  • Brigitte LEGARS
  •  • 6 178 mots
  •  • 5 médias

Nombreuses sont, par exemple, les fictions de femmes qui se présentent comme un récit de maladie mentale, une correspondance avec un psychanalyste, etc. À cet égard, deux livres ont peut-être plus particulièrement fait date dans le contexte du féminisme : celui de Lara Jefferson, Folle entre les folles, et celui de Mary Barnes et Joseph Berke, Mary Barnes, un voyage à travers la folie. […] Lire la suite

TROUBLES SCHIZOPHRÉNIQUES

  • Écrit par 
  • Pierre-Michel LLORCA
  •  • 7 202 mots

Dans le domaine de la santé mentale, il s’agit de toute parole ou toute action qui viserait à transformer le diagnostic d’une maladie en une « marque » négative pour la personne atteinte de cette affection. La discrimination peut se définir comme une distinction injuste dans la façon de traiter différentes catégories de personnes. Il s’agit alors de la restriction ou de l’élargissement des droits de ces personnes par rapport aux autres. […] Lire la suite

ESQUIROL JEAN ÉTIENNE DOMINIQUE (1772-1840)

  • Écrit par 
  • Jacques POSTEL
  •  • 484 mots

Il tient à séparer soigneusement ce qui est de l'ordre d'une insuffisance de développement mental congénitale ou héréditaire (idiotie, crétinisme, imbécillité) de ce qui est affaiblissement acquis ou démence (« le riche devenu pauvre »). La démence, maladie chronique, peut être parfois transitoire : c'est la démence aiguë, que l'élève d'Esquirol, Georget, préférera appeler « stupidité » et qui deviendra, avec Chaslin, la « confusion mentale primitive ». […] Lire la suite

KORSAKOFF SYNDROME DE

  • Écrit par 
  • Georges TORRIS
  •  • 237 mots

On rencontre cette encéphalopathie carentielle essentiellement dans l'alcoolisme chronique (où elle se présente sous des formes lentes relativement curables, et sous des formes aiguës très graves), dans le béribéri, la pellagre, les complications de la grossesse et de l'accouchement, la maladie postopératoire, certaines tumeurs de la base ; elle peut aussi faire partie des séquelles postencéphalitiques. […] Lire la suite