« Science+de+la+vie »

HUXLEY JULIAN SORELL (1887-1975)

  • Écrit par 
  • Pierre AUGER
  •  • 1 064 mots
  •  • 1 média

Dans le même temps, comme ouvrages proprement scientifiques, il publiait notamment The Science of Life (1929, La Science de la vie), Animal Biology (1927, Biologie animale), The Living Thoughts of Darwin (1939, La Pensée vivante de Darwin). Après 1940, les titres serrent de plus près encore le leitmotiv de Julian Huxley : Evolution. The Modern Synthesis (1942, Évolution. […] Lire la suite

Les médias de la recherche « Science+de+la+vie » :

Ilia Metchnikov

Ilia Metchnikov
Crédits : Bibliothèque nationale de France

photographie

Cénozoïque : grands événements

Cénozoïque : grands événements
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

CANGUILHEM GEORGES (1904-1995)

  • Écrit par 
  • François DELAPORTE
  •  • 2 199 mots
  •  • 1 média

De même qu'il fallait faire pivoter l'axe de la réflexion pour demander à la maladie compte de la santé, de même la vérité est une valeur qu'il s'impose de penser à partir de l'erreur dont elle procède puisque le vivant humain forge des concepts : la pensée humaine et son histoire s'enracinent dans l'erreur de la vie. Canguilhem inclut donc la science dans la vie et propose de substituer une théorie des milieux à la théorie du sujet. […] Lire la suite

SEPT SAGES LES

  • Écrit par 
  • Clémence RAMNOUX
  •  • 448 mots

On remarque que la liste compte des experts dans la science des nombres, des figures, des astres, des lettres et de la législation ; des hommes de gouvernement, des donneurs de lois, des réformateurs et même un tyran (au titre disputé), à côté de « vieux théologiens ». L'homme sage du ~ vie siècle n'est donc pas, ou pas seulement, un homme de tradition. […] Lire la suite

LA PHILOSOPHIE DES FORMES SYMBOLIQUES, Ernst Cassirer - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 655 mots
  •  • 1 média

Ainsi faudrait-il décliner autant de « grammaires » que de domaines de l'activité humaine : science, art, religion, vie sociale... La connaissance exacte, mathématique, du réel n'apparaît plus alors de ce point de vue (celui d'une philosophie de la culture) que comme une « superstructure ». Reprenant à Hegel le projet d'une « phénoménologie », Cassirer voit dans la suite des réalisations humaines le déploiement d'une unité, non pas substantielle mais dynamique : c'est l'humanité dans son ensemble qui tient ici le rôle de l'esprit. […] Lire la suite

EFREMOV IVAN ANTONOVITCH (1907-1972)

  • Écrit par 
  • Alexis BERELOWITCH
  •  • 488 mots

Efremov est en même temps le plus connu des auteurs soviétiques de science-fiction. Il a redonné vie à un genre tombé dans l'oubli, après Nous autres de Zamiatine, Les Œufs fatidiques de Boulgakov, Aelita d'Alexeï Nicolaïevitch Tolstoï, œuvres écrites au début des années vingt. Après des récits de science-fiction et d'aventure, après Les Vaisseaux cosmiques (Zvëzdnye korabli, 1948), où l'esprit humain lutte contre les mystères de la nature, Efremov écrit le roman qui lui a apporté la notoriété, La Nébuleuse d'Andromède (Tummannost' Andromedy, 1957), une peinture de la société communiste future. […] Lire la suite

BOSANQUET BERNARD (1848-1923)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 895 mots

Cependant, Bosanquet s'intéresse moins à l'absolu comme tel qu'à ces expériences élevées que sont l'art, la science, la vie des communautés humaines. Il écrit par exemple : « Une analyse minutieuse d'un seul jour de la vie quotidienne d'un être humain suffirait à établir de manière éclatante tout ce dont on a en principe besoin pour l'affirmation de l'absolu. […] Lire la suite

LE GAI SAVOIR, Friedrich Nietzsche - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 810 mots

Une science nouvelle Gai savoir ? Gaya Scienza – die Fröhliche Wissenschaft. Nietzsche trouve la joie encore trop sérieuse. Il lui préfère la gaieté plus affirmative et bondissante, légère. Superficielle, mais « superficielle par profondeur », comme les anciens philosophes grecs. La vérité comme valeur philosophique est soupçonnée, mais la connaissance est célébrée, en ce qu'elle permet de se libérer des illusions naïves, des croyances anthropocentriques, finalistes : « Pourquoi l'homme serait-il maintenant plus méfiant et plus méchant ? – Parce que maintenant il a une science – il a besoin d'une science ! » Une science au service de la vie, critique et difficile, tentante et inquiétante, une science toujours entraînée cependant vers le dogmatisme, le besoin de fixer en formules des vérités définitives, lourdes d'un sens figé. […] Lire la suite

LITTRÉ ÉMILE (1801-1881)

  • Écrit par 
  • Jean-Didier WAGNEUR
  •  • 1 460 mots
  •  • 1 média

Figure exigeante de la science du xixe siècle, Émile Littré y occupe une place quasi sacrificielle. Celle d'un homme qui a préféré la science à la vie, offrant à la République, l'ethos, selon la formule de Pasteur, d'un « saint laïc ». […] Lire la suite

LEM STANISLAS (1921-2006)

  • Écrit par 
  • Jerzy JARZEBSKI
  •  • 1 165 mots

Né le 12 septembre 1921 à Lwów (alors en Pologne, aujourd'hui Lvív en Ukraine), mort le 27 mars 2006 à Cracovie, Stanislaw Lem est considéré comme l'un des grands visionnaires de la littérature de science-fiction. Issu d'une génération qui entra dans la vie adulte avec la Seconde Guerre mondiale, il revendiqua une haine profonde de la guerre et des totalitarismes. […] Lire la suite

NATURE PHILOSOPHIES DE LA

  • Écrit par 
  • Maurice ÉLIE
  •  • 6 363 mots

Erwin Schrödinger, qui a été cité en tant que physicien, s'interroge de son côté sur les rapports de la science à la vie de l'esprit : « Le monde matériel n'a été construit qu'au prix d'une exclusion du moi, c'est-à-dire de l'esprit. » Il parle aussi du « mystère des qualités sensibles », et affirme qu'« on ne peut rendre compte de la sensation de couleur par le modèle objectif des ondes lumineuses que le physicien possède ». […] Lire la suite

SIEGFRIED ANDRÉ (1875-1959)

  • Écrit par 
  • Jean-Claude MAITROT
  •  • 756 mots

Académicien, géographe, historien, économiste, enseignant, journaliste, grand voyageur, André Siegfried est surtout le véritable maître de la science politique française. Observateur privilégié de la vie publique française, analyste serein de l'évolution de la société mondiale, il a plus que tout autre contribué à faire naître deux disciplines promises à un grand avenir : la géographie économique et la géographie électorale. […] Lire la suite

ARISTOTÉLISME

  • Écrit par 
  • Hervé BARREAU
  •  • 2 242 mots
  •  • 1 média

Il importe, en effet, de savoir à quels secteurs de l'être la science peut s'appliquer. Mais il importe aussi de savoir comment la science traite de cet être qu'elle appréhende. C'est ce que développe l'ouvrage De l'interprétation, en montrant les espèces de propositions générales (universelles ou particulières) dont doit user la science, et comment elle peut montrer leur vérité ou leur fausseté, car la science tend à une connaissance vraie. […] Lire la suite

POLITIQUE La sociologie politique

  • Écrit par 
  • Delphine DULONG
  •  • 1 399 mots

Cette seconde impulsion doit beaucoup à une nouvelle génération de chercheurs que l'on peut qualifier à la suite de Bernard Lacroix (2006) de doublement « indisciplinés » : en ce qu'ils se reconnaissent moins dans le programme d'une discipline que dans le vieux projet des Annales de créer une science pluridisciplinaire du social, d'une part – en atteste le sous-titre significatif de la revue Politix : Revue des sciences sociales du politique, qui dans les années 1990 participe plus que tout autre de ce tournant sociologique de la science politique ; d'autre part, ces chercheurs des années 1970 sont aussi indisciplinés en ce qu'ils sont davantage portés que leurs collègues de la Fondation nationale de science politique à mettre en cause dans leurs travaux les fondements de l'ordre social et politique. […] Lire la suite

KELSEN HANS (1881-1973)

  • Écrit par 
  • Michel TROPER
  •  • 1 710 mots

Science du droit La grande ambition de Kelsen a été de construire une science du droit sur le modèle des sciences empiriques, bien que le droit ne soit pas lui-même une réalité empirique, quelque chose dont on pourrait faire une expérience sensible, tel un phénomène naturel. La théorie de la science du droit de Kelsen relève d'une épistémologie positiviste, qui se caractérise en premier lieu par une distinction radicale entre une science et son objet. […] Lire la suite

SCIENCES Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 713 mots
  •  • 6 médias

« Jamais que nous sachions, écrit Léon Robin, la science orientale, à travers tant de siècles d'existence, et même après qu'elle eut pris contact avec la science des Grecs, ne paraît avoir dépassé les préoccupations utilitaires ou les curiosités de détail, pour s'élever à la pure spéculation et à la détermination des principes. » Les Grecs du vie siècle avant notre ère ne cherchaient pas uniquement à transformer la nature, à tourner le cours des choses à leur avantage ; ils s'efforçaient de comprendre le monde, c'est-à-dire de construire un système cohérent et rationnel de la totalité du réel. […] Lire la suite

ONFRAY MICHEL (1959- )

  • Écrit par 
  • Yves KIRCHNER
  •  • 684 mots

Il en dégage plusieurs remarques qui heurtent sa sensibilité hédoniste et fonde sa position quant aux religions : « la religion procède de la pulsion de mort », elle hait le corps, la sexualité, la vie, la science, la liberté de pensée, la démocratie. Mais, plus encore que les extrémismes aisément identifiables, le véritable obstacle à l'athéisme tient aux traces de religieux qui subsistent dans notre société laïque et qu'il convient de débusquer pour pouvoir les combattre. […] Lire la suite

EDDINGTON ARTHUR STANLEY (1882-1944)

  • Écrit par 
  • Jacques MERLEAU-PONTY
  •  • 2 816 mots

Parallèlement, il écrivit des essais d'analyse philosophique dans lesquels se développent des vues pénétrantes sur la science contemporaine et s'affirme l'intention d'associer l'esprit de cette science à la défense de certaines valeurs traditionnelles du spiritualisme. Une vie sans histoire Arthur Stanley Eddington naît le 28 décembre 1882, à Kendal, dans le nord-ouest de l'Angleterre, où son père, Arthur Henry, est directeur d'une école secondaire réputée. […] Lire la suite

PRATIQUE ET PRAXIS

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 6 698 mots

Toute science vraie demeure, comme pour Platon, savoir de ce qui ne change pas ; mais l'immuable doit être découvert dans la réalité sensible, et il n'y a plus d'Idées transcendantes qui pourraient être contemplées elles-mêmes en elles-mêmes. Si la vie de l'homme n'est pas détournée du chemin de sa perfection naturelle (correspondant à la nature de l'homme, qui se distingue de l'animal par la raison et l'intellect), elle ne se passe cependant pas dans le travail, mais sur le plan politico-moral, celui du vrai savoir, de la théôria, étant réservé au petit nombre : pour la majorité, l'action politique (praxis), action du citoyen qui participe aux affaires de sa communauté, est le champ d'activité. […] Lire la suite

MAINE DE BIRAN (1766-1824)

  • Écrit par 
  • Henri GOUHIER
  •  • 1 787 mots

cette mystérieuse béatitude ne s'explique pas au niveau de la vie humaine, car elle apparaît et disparaît indépendamment de la volonté ; s'expliquerait-elle au niveau de la vie animale, signifiant mens sana in corpore sano ? Un organisme malade, prématurément vieilli, rend l'hypothèse douteuse. Ne serait-ce pas alors la grâce ? Dans une science de l'homme intégral, Maine de Biran ajoute une troisième « vie » : la vie de l'esprit, de l'âme sous l'action de l'Esprit qui souffle où il veut. […] Lire la suite

SCIENCES Sciences et discours rationnel

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 6 634 mots

La science, au cours de son histoire, s'est rendue parfaitement autonome à l'égard de la philosophie. Elle pose toutefois à la philosophie des problèmes fondamentaux : comment le savoir scientifique est-il possible ? comment s'explique l'accord, au moins partiel, enregistré par la démarche scientifique, entre les opérations de l'esprit et le fonctionnement des systèmes réels ? comment s'explique le progrès de la connaissance scientifique ? qu'en est-il de son historicité ? quelles sont ses limites éventuelles ? quels sont les rapports entre la science et l'action, entre la science et la vie sociale, entre la science et la destinée de l'homme ? y a-t-il ou non une téléologie de la science ? etc. […] Lire la suite

DROYSEN JOHANN GUSTAV (1808-1884)

  • Écrit par 
  • Albert CREMER
  •  • 643 mots

Partant de la théorie de Hegel sur l'histoire, il élabore la notion de structure médiatrice de la vie historique. Si d'un côté les connaissances historiques risquent d'être un amas inutile de détails et si de l'autre les grandes idées de libération et d'émancipation deviennent des idéologies, négligeant les réalités historiques, la tâche de la science historique est d'apporter et, si l'on se réfère au passé, de préparer l'avenir. […] Lire la suite

LE HASARD ET LA NÉCESSITÉ (J. Monod) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Antonine NICOGLOU
  •  • 459 mots
  •  • 1 média

Cet ouvrage est le fruit d'une réflexion épistémologique sur sa vie de chercheur, réflexion à travers laquelle il va donner un sens à la biologie moderne en tant que science. Dans cet essai, fondé sur une série de conférences données en Californie et sur son cours au Collège de France de 1969, Monod fait référence aussi bien à la théorie de Darwin qu'aux écrits de Démocrite. […] Lire la suite

VERSINS PIERRE (1923-2001)

  • Écrit par 
  • Denis GUIOT
  •  • 357 mots

Dans cette œuvre monumentale et originale, Pierre Versins part en quête des traces de « conjecture romanesque rationnelle » (il n'aime pas le mot science-fiction) dans la littérature mondiale de tous les pays et de toutes les époques, depuis l'Épopée de Gilgamesh. Quand on lui demande combien de temps il a mis pour rédiger un pareil ouvrage, il répond : « Quatre ans, plus toute une vie ! » En 1976, il fait don de son inestimable collection, fruit de vingt-cinq ans de passion et riche de cinquante mille volumes et documents, à la ville d'Yverdon, à la condition expresse que la municipalité crée un musée pour l'accueillir. […] Lire la suite

DUVERGER MAURICE (1917-2014)

  • Écrit par 
  • Didier MAUS
  •  • 1 052 mots

Universitaire et journaliste, spécialiste de droit constitutionnel et de science politique, Maurice Duverger a occupé une place de premier plan dans le monde intellectuel français de la fin des années 1940 au début des années 1990. Son seul mandat électif fut celui de député européen (élu sur la liste du Parti communiste italien, il siégea au Parlement de 1989 à 1994), mais sa participation à la vie politique française fut celle d’un homme d’influence. […] Lire la suite

HEINLEIN ROBERT (1907-1988)

  • Écrit par 
  • Jacques GOIMARD
  •  • 1 060 mots

Bien avant Hiroshima, Heinlein estimait que la science peut améliorer la condition humaine, mais qu'elle ne peut pas résoudre tous les problèmes. Sur ces deux points (on oublie trop souvent le second), il résume l'idéologie de la science-fiction classique. On saisit encore mieux les nuances de son propos dans d'autres récits, extérieurs à l'Histoire du futur : les portes entre les univers laissent voir — comme les tremblements de terre — qu'à l'occasion le monde ne tourne pas rond, les voyages temporels montrent que la vie n'est linéaire qu'en apparence, les doubles et les jumeaux attestent la fragilité de l'identité. […] Lire la suite

RESPONSABILITÉ SOCIALE DES SCIENTIFIQUES

  • Écrit par 
  • Jacques TESTART
  •  • 7 709 mots
  •  • 5 médias

La responsabilité de la science et de ses acteurs au regard de la société ne serait pas un problème crucial si la science avait un impact modéré sur la vie des hommes et sur la planète – ce qui n'est plus le cas depuis au moins un demi-siècle – et si elle n'était pas une activité sacralisée échappant au regard critique de la société – ce qui est le cas depuis au moins les Lumières. […] Lire la suite

LA CRISE DES SCIENCES EUROPÉENNES ET LA PHÉNOMÉNOLOGIE TRANSCENDANTALE, Edmund Husserl - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 807 mots

La réflexion ultime d'Edmund Husserl (1859-1938), l'auteur des Méditations cartésiennes et fondateur de la phénoménologie, au moment où l'Allemagne plonge dans le nazisme, porte sur la Krisis, « crise » des sciences qui met en péril son projet propre de philosophie comme « science rigoureuse » et, au-delà, crise de civilisation, « crise radicale de la vie de l'humanité européenne ». […] Lire la suite

JEURY MICHEL (1934-2015)

  • Écrit par 
  • Denis GUIOT
  •  • 884 mots

C'est à mon sens la devise de la science-fiction, avatar moderne du gnosticisme. » Vers la fin des années 1980, après avoir publié plus de soixante-dix nouvelles et une cinquantaine de romans, Michel Jeury abandonne progressivement la science-fiction pour se tourner vers le roman de terroir, et vers sa Dordogne natale. Dès Le Vrai Goût de la vie (1988), il connaît le succès médiatique. […] Lire la suite

ROSNY AÎNÉ JOSEPH HENRI BOEX dit J.-H. (1856-1940)

  • Écrit par 
  • Jean-Paul MOURLON
  •  • 413 mots

C'est la puissante évocation, aux accents hugoliens, de la vie d'une tribu d'hommes préhistoriques et de leurs efforts pour retrouver le feu perdu. Mais Rosny a composé également d'excellents romans de science-fiction, qui font de lui le véritable ancêtre du genre en France, et bien plus que Jules Verne, malgré les apparences. Bien qu'il ait une culture scientifique exceptionnellement vaste et abondante, Rosny aîné, à la différence d'un Verne ou même d'un Wells, s'intéresse moins à ce qu'on pourrait appeler l'aspect « technologique » de ses récits (description d'une invention, etc. […] Lire la suite

CONSCIENCE (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 718 mots

Adjectif essentiel, par lequel Descartes, achevant une argumentation inaugurée avec le Discours de la méthode (1637), démontre une dernière fois la dimension indiscutable de la vie intérieure. Ma conscience, scène intime sur laquelle se déroule le théâtre de ma vie subjective, est la dimension la plus vraie à laquelle je n'aurai jamais accès, aucune des vérités de la science ne pouvant jamais prétendre égaler la puissance irréfutable de mes impressions subjectives. […] Lire la suite

NEEDHAM JOSEPH (1900-1995)

  • Écrit par 
  • Karine CHEMLA
  •  • 1 233 mots

Ce dernier ouvrage comporte une description du principal projet éditorial auquel Joseph Needham a travaillé dans la seconde moitié de sa vie, ainsi que de son état d'avancement : Science and Civilisation in China, 7 vol., Cambridge Univ. Press, depuis 1954 (nombreuses éditions et/ou réimpressions). On y trouvera également la traduction en français d'une biographie de la première partie de la vie de Needham, rédigée par celle qui deviendra, en 1989, sa seconde épouse, Lu Gwei-Djen, ainsi qu'une liste des écrits de Needham entre 1980 et 1988. […] Lire la suite

JOMINI ANTOINE HENRI baron (1779-1869)

  • Écrit par 
  • Jean TULARD
  •  • 364 mots

Jomini y déclare, contrairement à Clausewitz, et c'est peut-être la raison du déclin de son influence aujourd'hui, que « la guerre est un drame passionné et non une science exacte ». Il donne une suite à cet ouvrage, Vie politique et militaire de Napoléon, racontée par lui-même au tribunal de César, d'Alexandre et de Frédéric (1827), où il met en lumière un trait du caractère napoléonien : « remettre ses résolutions les plus graves [aux] chances les plus fortuites ». […] Lire la suite

HISTOIRE DES SCIENCES, DE L'ANTIQUITÉ À NOS JOURS (dir. P. de la Cotardière)

  • Écrit par 
  • Hubert CURIEN
  •  • 1 035 mots

Le prochain événement dans la connaissance de l'Univers sera-t-il la découverte de la vie sur d'autres planètes ? Quoi qu'il en soit, comprendre l'origine de notre monde est sans doute l'un des plus grands espoirs de l'humanité. L'émergence de la chimie (Olivier Lafont), en tant que science, fut relativement tardive. Son identité propre ne s'affirme qu'au xviie siècle, avant que les travaux de Lavoisier ne marquent le grand tournant. […] Lire la suite

MORIN EDGAR (1921- )

  • Écrit par 
  • Jean-Louis LE MOIGNE
  •  • 1 626 mots

Reconnaître cette brèche, ces brèches plutôt (l'homme et le cosmos, l'homme et la nature, l'homme et la vie, l'homme et la société, l'homme et la culture...), et ne pas s'y résigner, proposer sans cesse de construire et de reconstruire quelques nouvelles arches, ainsi pourrait se définir l'entreprise d'Edgar Morin. Un nouvel encyclopédisme Cette entreprise relève-t-elle de la science, de la philosophie, de l'épistémologie, de l'essai politique ? Pour qui lit cette œuvre sans chercher d'abord à vérifier si elle appartient ou non à son propre pré carré disciplinaire, la réponse est spontanément oui à chacune de ces questions. […] Lire la suite

LANGUE & PAROLE, linguistique

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 1 222 mots

), dont l'étude relève d'une « sémiologie », c'est-à-dire d'une science générale de la vie des signes au sein de la vie sociale. La tâche du linguiste consistera donc à définir la spécificité de la langue parmi les différents types de faits sémiologiques. Totalement indépendante du développement contemporain de la théorie sémiotique de C. S. Peince (1839-1914), cette inscription de la linguistique dans le cadre de la sémiologie contribuera par la suite à faire émerger, au sein du courant structuraliste, une sémiologie d'inspiration linguistique ainsi qu'une réflexion générale sur la place de la langue au sein des autres systèmes de signes (voir, entre autres, les travaux de N. […] Lire la suite

ARISTOTE

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 23 786 mots
  •  • 2 médias

Les Idées platoniciennes avaient été posées, notamment dans le Cratyle, comme conditions de possibilité de la science : immuables, elles fournissent à la science l'objet stable que le sensible, toujours en mouvement, ne parviendrait pas à lui offrir. Et, pourtant, c'est le sensible qui, à travers les Idées, doit demeurer visé par la connaissance, faute de quoi la science des Idées, comme le pressent Platon dans la première partie du Parménide, ne serait que l'Idée de la science, et non la seule science qui nous importe, c'est-à-dire la science des choses de chez nous. […] Lire la suite

BRUNSCHVICG LÉON (1869-1944)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 948 mots

III : Science et Religion, 1958) manifestent l'étroite union chez Brunschvicg d'un rationalisme strict (qui s'oppose aux philosophies de la vie et de l'irrationnel), d'un idéalisme critique (loin du réalisme matérialiste du sens commun) et d'un spiritualisme éthique confiant en la liberté humaine et en la « qualité des idées » plutôt qu'en la « qualité des âmes ». […] Lire la suite

SÉMIOLOGIE

  • Écrit par 
  • Julia KRISTEVA
  •  • 5 442 mots
  •  • 1 média

Ainsi écrit-t-il : « On peut concevoir une science qui étudie la vie des signes au sein de la vie sociale ; elle formerait une partie de la psychologie sociale, et par conséquent de la psychologie générale ; nous la nommerons sémiologie (du grec σημε̃ιον, « signe ». Elle nous apprendrait en quoi consistent les signes, quelles lois les régissent [.. […] Lire la suite

SCIENCES Science et christianisme

  • Écrit par 
  • Jacques ROGER
  •  • 4 121 mots

À partir du milieu du siècle, la nouvelle philosophie gagne la science elle-même, et surtout les sciences de la vie, qui seront désormais le lieu des conflits majeurs entre science et religion. Le cas de Buffon, qui commence à publier son Histoire naturelle en 1749, est exemplaire. En rejetant la science du début du siècle, il entre automatiquement en conflit avec la « théologie naturelle ». […] Lire la suite

CARUS CARL GUSTAV (1789-1869)

  • Écrit par 
  • Paul-Henri BIDEAU
  •  • 973 mots

À partir de là, il revient à une étude de la vie organique de l'homme (Physis, 1851) et de sa dimension physiognomonique (Symbolique de la forme humaine, 1854), avant de donner dans Organon de la connaissance de la nature et de l'esprit (1856) et dans Nature et idée, ou le Devenir et sa loi (1861) une synthèse de sa philosophie de la nature. Cependant, la révolution de 1848 a marqué pour Carus une césure : l'esprit « démocratique » lui paraît le pendant d'une science analytique génératrice de progrès technique, mais oublieuse de l'homme. […] Lire la suite

SAVANT CHERCHE REFUGE (S. Balibar) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 1 130 mots
  •  • 1 média

Comment raconter les bouleversements qui eurent lieu dans la vie de ce petit monde, où chacun se connaît et pratique la même science ? Pourquoi Landau, le héros scientifique soviétique, ne cite-t-il jamais Tisza qui l’a devancé, ou encore Fritz London ? Comment montrer la générosité des collègues français, de l’administration du CNRS et du Collège de France à l’égard de Tisza (et de bien d’autres), alors que la xénophobie et l’antisémitisme étaient déjà très présents ? Des figures remarquables s’imposent, comme celles des physiciens du Collège, en particulier les Joliot-Curie, et celle moins connue du biologiste Louis Rapkine, à qui on devra le renouveau de la science en France après la guerre. […] Lire la suite

POLITIQUE La science politique

  • Écrit par 
  • Marcel PRÉLOT
  •  • 7 877 mots

On ne saurait les appeler « politiques », et moins encore « politiciens », ces vocables visant les hommes d'action engagés dans la vie publique à ses divers échelons. Plusieurs vocables ont été proposés ou suggérés. Pour la science elle-même, on a avancé « statistique », « cybernétique », « statologie », « politicologie » ; pour les adeptes de la science, on a retenu « politicologues », « politistes » ou même le terme anglais political scientists. […] Lire la suite

MCCAFFREY ANNE (1926-2011)

  • Écrit par 
  • Richard PALLARDY
  •  • 255 mots

Vingt ans plus tard paraît son premier roman Restoree (1967, Reconstituée), un ouvrage de science-fiction satirique où elle tourne en dérision l'image des femmes, telle qu'elle apparaît généralement dans ce genre littéraire. Un an plus tard, Anne McCaffrey publie Dragonflight (Le Vol du dragon), premier volume de la série qui la rendra célèbre : elle y décrit la vie sur la planète mythique de Pern, où hommes et dragons combattent ensemble des pluies de spores toxiques venus de l'espace. […] Lire la suite

CHRÉTIENNE SCIENCE

  • Écrit par 
  • Jean SÉGUY
  •  • 1 048 mots
  •  • 2 médias

Enfin, dans le cas de la Science chrétienne, il faut noter l'effort fait pour adapter la religion traditionnelle au mode de vie, au pragmatisme américains du xixe siècle et aux spéculations transcendantalistes. Cet ensemble de significations relie le mouvement à l'adventisme, ainsi qu'aux mormons et à des mouvements du genre New Thought. Pourtant, la lignée adventiste reste dans la mouvance protestante de type secte, tandis que mormons et Science chrétienne sont des religions nouvelles issues du christianisme et de type Église plutôt que secte. […] Lire la suite

COSMAS INDICOPLEUSTÈS CONSTANTIN D'ANTIOCHE dit (1re moitié VIe s.)

  • Écrit par 
  • Wanda WOLSKA-CONUS
  •  • 930 mots

S'il est légitime de concevoir le monde comme une maison où évolue l'humanité entière, l'erreur de Cosmas consiste, d'une part, à conjuguer sur un même plan la symbolique, la cosmographie et la géographie, et, d'autre part, à associer l'exégèse littérale de la Bible propre à l'école d'Antioche aux postulats de la science telle qu'elle était cultivée à Alexandrie au vie siècle. […] Lire la suite

DUBOS RENÉ (1901-1982)

  • Écrit par 
  • Jacqueline BROSSOLLET
  •  • 644 mots

À sa classique biographie Pasteur, franc-tireur de la science (1950) il ajoute dix ans plus tard Pasteur et la science moderne. Membre de nombreuses sociétés savantes internationales, lauréat pour ses travaux scientifiques ou philosophiques, il a reçu, en 1972, le prix international de l'Institut de la vie. Son testament scientifique, Chercher. Des médecins, des chercheurs. […] Lire la suite

SCIENCES Vue d'ensemble

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 2 061 mots

Comme les critères de la science, forgés par elle et pour elle, ne s'appliquent pas à l'acte intellectuel, car ce qui fait voir n'est pas vu ; comme la science d'un acte en acte est impossible, sauf à dénommer « science de la science » la définition négative d'un acte qui est à restituer, non à situer, à reconnaître (par voie régressive), non à connaître (par voie objective) ; comme la science ne perçoit de l'acte que ses effets (psycho-rationnels, psycho-empiriques), nombre d'hypothèses peuvent être avancées sur une instance qui se dérobe, y compris l'hypothèse que cet acte invisible n'est qu'une chimère, qu'il n'existe pas : de fait, puisque l'acte n'entre pas dans les propositions de la science, il échappe à la science sans que la science échappe à l'acte. […] Lire la suite

JAMES WILLIAM (1842-1910)

  • Écrit par 
  • Louise LAMBRICHS
  •  • 1 435 mots

Il ne considère plus alors la psychologie de façon traditionnelle, comme une science des phénomènes mentaux, mais comme une science fondée sur la physiologie. Cet enseignement parut révolutionnaire, dans la mesure où la psychologie était alors enseignée en Amérique comme une science fondée sur des principes théologiques. La psychologie, ainsi renouvelée, devenait une science de laboratoire, et la philosophie devint, d'un simple exercice de rhétorique qu'elle était, une aventure dont l'enjeu principal était de découvrir une méthode et une métaphysique. […] Lire la suite

BOURCART JACQUES (1891-1965)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 589 mots

Après la guerre, il dédia le reste de sa vie à cette science neuve et attirante qu'est l'océanographie, à laquelle il consacra plusieurs ouvrages : Océanographie, 1953 ; Le Fond des océans, 1954 et 1961 ; La Connaissance des profondeurs océaniques, 1964. De son œuvre vaste et féconde, on peut retenir sa « classification raisonnée des sédiments » s'opposant à une réduction en chiffres des réalités concrètes des sédiments : « Il n'est pas possible de grouper la totalité des sédiments meubles dans une classification continue allant des galets aux particules microscopiques qui constituent les argiles. […] Lire la suite

YGGDRASILL

  • Écrit par 
  • Régis BOYER
  •  • 646 mots

Source de vie, il naît de Hvergelmir, la vaste mer primordiale et nourricière dont sortent aussi tous les fleuves. Après le Ragnarök survivra le seul couple qui se soit réfugié à son ombre : Líf (Vie) et Lífprasir (Vivace). Source de tout savoir, il protège la source de Mímir, où Óðinn a mis son œil en gage de détention du savoir suprême. C'est pendu à l'une de ses branches qu'Óðinn a acquis la science ésotérique des runes. […] Lire la suite