« Raisonnement »

RAISONNEMENT

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ
  •  • 5 009 mots

Raisonnement, intuition et calcul Le raisonnement est une opération discursive (discurrere, courir çà et là) et se distingue ainsi de l'intuition (intueri, voir), qui est la saisie immédiate et globale d'un objet de pensée. Toutefois, on l'a dit, l'intelligence d'un raisonnement présuppose l'intuition de la relation illative : je puis, par le raisonnement, faire admettre une proposition en invoquant les prémisses convenables, mais mon raisonnement serait sans effet sur qui serait incapable de saisir le nexus qui rattache la conclusion aux prémisses. […] Lire la suite

Les médias de la recherche « Raisonnement » :

Le sommeil de la raison engendre les monstres

Le sommeil de la raison engendre les monstres
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Place du T.A.L. en intelligence artificielle

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Robots : schéma de principe

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Courbe de Phillips de longue période

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DÉVELOPPEMENT DU RAISONNEMENT

  • Écrit par 
  • Pierre BARROUILLET
  •  • 1 349 mots

Les déboires du raisonnement adulte et l’hypothèse d’une dualité de processus La découverte de capacités de raisonnement chez le jeune enfant s’est accompagnée de la remise en cause du caractère logique et rationnel du raisonnement adulte. Celui-ci serait en fait affecté d’une foule d’erreurs systématiques, des biais, et reposerait davantage, selon Daniel Kahneman et Amos Tversky, sur l’utilisation d’heuristiques (des stratégies mentales rapides et peu coûteuses basées sur de simples intuitions) que sur une réelle logique. […] Lire la suite

RAISONNEMENT CHEZ L'ADULTE, psychologie

  • Écrit par 
  • Jean-François BONNEFON
  •  • 1 164 mots

L'un des grands défis de la psychologie du raisonnement est de proposer des théories unificatrices qui identifient ce que toutes les formes de raisonnement ont en commun, et, en particulier, si et comment toutes ces formes de raisonnement pourraient faire appel à des opérations mentales similaires. Des formes de raisonnement très différentes Les briques élémentaires du raisonnement sont les connecteurs « et », « ou », « si. […] Lire la suite

RAISON

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 13 180 mots
  •  • 1 média

Pour la pensée antique, il y avait sans doute lutte entre les passions et la raison ; l'universel, c'était aussi la lutte de la raison contre le sensible immédiat et pour la domination de ce sensible, qu'elle seule pouvait sauver en y découvrant une cohérence cachée aux sens ; mais les forces de la raison, si elles ne l'emportaient pas dans chaque cas, étaient toujours suffisantes. […] Lire la suite

RAISON D'ÉTAT

  • Écrit par 
  • Pierre LEGENDRE
  •  • 984 mots

D'autres expressions ou maximes, souvent empruntées au droit romain (utilité publique, raison de l'Empire, nécessité n'a pas de loi), furent les conducteurs du concept chez les juristes du Moyen Âge, dont les analyses raffinées ont préparé des théories plus modernes, inséparables du nom de Machiavel depuis le xvie siècle. En son sens actuel, hérité de l'expérience des États libéraux du xviiie au xxe siècle (système baptisé « État de droit » par la philosophie allemande), la raison d'État englobe les diverses espèces d'illégalités commises au nom des États souverains et contre lesquelles il n'existe aucune protection, sauf à contester ces pratiques par des moyens non juridiques. […] Lire la suite

RAISON CULTE DE LA

  • Écrit par 
  • Jean DÉRENS
  •  • 430 mots

Notre-Dame resta consacrée au culte de la Raison. Le 5 frimaire (25 nov. 1795), toutes les églises de Paris étaient à leur tour consacrées à la Raison. Le culte de la Raison ne fut jamais bien organisé. Hymnes patriotiques, lectures des lois, discours contre les superstitions ou cérémonies plus ou moins grotesques, tout cela était laissé à l'initiative des municipalités lors des réunions décadaires. […] Lire la suite

RAISON (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 947 mots

Néanmoins, après l’ébranlement provoqué par la découverte des postulats du discours par Aristote, la certitude selon laquelle la science repose elle aussi sur un postulat indémontrable va insensiblement ébranler l’édifice construit par la raison. Les limites de la raison Disciple de Galilée, Descartes (1596-1650) comprit mieux que son guide la puissance contenue dans la connaissance rationnelle de la nature. […] Lire la suite

GRAMMAIRE GÉNÉRALE ET RAISONNÉE, Antoine Arnauld et Claude Lancelot - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Gabriel BERGOUNIOUX
  •  • 782 mots

Dans ces ouvrages, il suit une inspiration cartésienne, acquiesçant à l'idée d'une raison partagée sous-jacente à l'ensemble des langues. Articulant logique et grammaire, il détermine les oppositions cardinales de la « grammaire générale » autour de la définition du signe et de l'opposition nom/verbe. Claude Lancelot (1616-1695), lui, a rejoint l'abbaye de Port-Royal en 1638. […] Lire la suite

LE BUISSON ARDENT ET LES LUMIÈRES DE LA RAISON (J. Greisch)

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL
  •  • 996 mots

De ce point de vue, l'« invention » de la philosophie de la religion coïncide avec celle d'une nouvelle manière de philosopher capable de prendre en compte le statut d'un discours – celui de la foi et de ses pratiques – qui met en danger l'assurance de la raison. Certes, le « buisson ardent » et les « lumières de la raison » éclairent la réalité d'une manière distincte, et potentiellement adverse. […] Lire la suite

CRITIQUE DE LA RAISON PURE, Emmanuel Kant - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 961 mots
  •  • 1 média

Enjeux d'interprétation La portée historique de la Critique de la raison pure est considérable. Kant entend désormais par « métaphysique » la science des limites et des fins de la raison et, localement, la partie rationnelle d'une science (connaissance par les seuls concepts a priori) – c'est en ce sens qu'il parle de « métaphysique de la nature », ou encore de Métaphysique des mœurs. […] Lire la suite

LA DIALECTIQUE DE LA RAISON, T. W. Adorno et M. Horkheimer - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 915 mots
  •  • 1 média

 » L'autodestruction de la raison est thématisée dans le dernier chapitre « Éléments de l'antisémitisme. Limites de la raison ». Le racisme y devient « auto-affirmation de l'individu bourgeois intégré dans la collectivité barbare ». L'irrationalisme qu'il professe n'est qu'un des avatars de la « dialectique de la raison » qui s'est retournée contre elle-même en niant « l'homme en tant que personne, en tant que représentant de la raison ». […] Lire la suite

PARADOXE

  • Écrit par 
  • Yannis DELMAS-RIGOUTSOS
  •  • 1 635 mots

 » Parfois implicitement, mais le plus souvent explicitement, ce simple énoncé est accompagné du raisonnement suivant : « Supposons que cette phrase soit vraie. C'est donc que ce qu'elle dit est faux. Donc elle n'est pas vraie. Donc elle est fausse. Etc. » Ce raisonnement, qui pourrait être plus longuement détaillé, et même formalisé, est imparable. […] Lire la suite

INFÉRENCE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 195 mots

Au sens strict, on distingue l'inférence du raisonnement en ce qu'elle peut être soit médiate soit immédiate (passer de « Quelque a n'est pas b » à « Quelque b n'est pas a »), tandis que le raisonnement comporte nécessairement des médiations (il est discursif) ; de plus, les propositions sont posées comme vraies, elles sont assertives au sens technique du terme, et non simplement supposées ou considérées. […] Lire la suite

ATTRIBUTION CAUSALE, psychologie sociale

  • Écrit par 
  • Olivier CORNEILLE
  •  • 961 mots

L’attribution causale concerne les processus psychologiques impliqués dans ce raisonnement. Elle peut également être entendue comme le produit de ce raisonnement (« si Jean a raté son examen, c’est parce qu’il est paresseux »). Suivant les circonstances, l’attribution causale correspondra à un processus largement automatisé ou, au contraire, très élaboré. […] Lire la suite

THE TRAGEDY OF THE COMMONS (G. Hardin)

  • Écrit par 
  • Fabien LOCHER
  •  • 964 mots

Le raisonnement de « La tragédie des communs » se présente sous la forme d’une expérience de pensée. Hardin part de l’exemple d’un pâturage exploité en commun par plusieurs éleveurs. Chacun y fait pâturer ses bêtes. Lorsque l’un des éleveurs ajoute un animal dans cette prairie, il en tire un revenu supplémentaire (+ 1), lié à la vente de cet animal. […] Lire la suite

ENTHYMÈME, rhétorique

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 221 mots

Quintilien récapitule trois sens de l'enthymème : ce qu'on a dans l'esprit, pensée, raisonnement ; affirmation appuyée sur la raison qui la justifie ; argument allusif et non rigoureux. Les deux sens techniques principaux sont les suivants : Aristote (Premiers Analytiques, II, xxvii, 70 a) désigne ainsi un syllogisme fondé sur des vraisemblances ou des signes, et donc assez lâche ; et Boèce fait de l'enthymème un syllogisme dont on sous-entend une prémisse ou la conclusion, par exemple : « Kiki-la-Doucette est un chat ; il chasse les oiseaux. […] Lire la suite

L'INTENTION (G. E. M. Anscombe)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI
  •  • 908 mots

Se trouve ainsi reprise la question aristotélicienne du « raisonnement pratique », inopportunément confondue avec le « raisonnement ordinaire ». Dans le véritable syllogisme pratique, la conclusion est une action dont les prémisses révèlent la pertinence. Les malentendus qui nous conduisent à appliquer, dans le registre de l'action, le modèle du raisonnement démonstratif tiennent en partie à notre habitude de voir dans l'intention un acte de l'esprit, distinct de l'action elle-même. […] Lire la suite

PERELMAN CHAÏM (1912-1984)

  • Écrit par 
  • Michel MEYER
  •  • 1 398 mots

La logique a si souvent été associée au raisonnement et à la rigueur que l'on comprend bien que, en assignant aux raisonnements non logiques une existence, une dignité et une « concluance », Perelman a opéré un véritable renversement conceptuel. Il ne s'agit d'ailleurs pas seulement de langage, mais tout simplement de raison. Bien davantage : l'élargissement dans la conception de la raison se poursuit tant au niveau pratique et moral qu'à celui de la métaphysique traditionnelle, dont il ruine les fondements au profit de la rhétorique humaniste. […] Lire la suite

NYĀYA

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 716 mots

On donne également à ce darshana les noms de Tarka-Vidyâ (Science du raisonnement) et de Vâda-Vidyâ (Science du discours), qui indiquent que la logique proprement dite n'est que l'un des éléments de la doctrine. Comme il est de règle en la matière, le premier texte que l'on possède de ce système est un ensemble d'aphorismes reliés les uns aux autres en une chaîne continue (sūtra, « fil »). […] Lire la suite

VIEILLISSEMENT COGNITIF

  • Écrit par 
  • Patrick LEMAIRE
  •  • 1 065 mots

Certaines diminuent plus que d’autres (ainsi, l’attention et la mémoire déclinent plus que le raisonnement ou la prise de décision). Certaines capacités diminuent très tôt (par ex., la flexibilité attentionnelle diminue dès seize ans) ; d’autres ne diminuent pas avant cinquante ou soixante ans (comme le raisonnement déductif) ; d’autres enfin commencent à diminuer après quatre-vingts ou quatre-vingt-dix ans (par ex. […] Lire la suite

TRADITIONALISME, philosophie

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 373 mots

Si, au contraire, l'homme entend user du sens propre, de la raison individuelle, il préfère la nouveauté à la « vérité oubliée » et il introduit l'erreur, puisque la nouveauté est « sans ancêtres », c'est-à-dire sans garantie, et devrait rester « sans postérité », faute de paternité légitime. Le traditionalisme fut condamné en 1855 par l'Église romaine, qui tint à réhabiliter l'usage normal de la raison et du raisonnement. […] Lire la suite

ARGUMENTATION

  • Écrit par 
  • Chaïm PERELMAN
  •  • 1 853 mots

Dans son sens usuel, l'argument est soit un raisonnement destiné à prouver ou à réfuter une proposition donnée, soit une raison avancée à l'appui d'une thèse ou contre celle-ci. Dans ce sens, on opposera l'argument à la preuve, et l'argumentation à la démonstration. C'est uniquement dans ce cas que l'argumentation présente une spécificité méritant une étude particulière. […] Lire la suite

NOUVELLE RHÉTORIQUE, droit

  • Écrit par 
  • Benoît FRYDMAN
  •  • 1 334 mots

La nouvelle rhétorique refuse un tel relativisme, qui impose de renoncer à la raison là où cette dernière apparaît le plus indispensable et interdit tout jugement critique dans le domaine du bien et du juste, y compris la condamnation des régimes criminels, des lois scélérates et des jugements iniques. Restauration de la fonction rhétorique Selon l'école de Bruxelles, il existe bien une logique propre au raisonnement pratique, mais celle-ci ne se réduit pas à la logique formelle, telle qu'elle a été conçue d'après l'idéal des démonstrations mathématiques. […] Lire la suite

CATÉGORIE (sociologie)

  • Écrit par 
  • Albert OGIEN
  •  • 547 mots

Dans cette perspective, le travail de la sociologie de la connaissance ne consiste plus à rendre compte de l’arbitraire des formes de classification mais plutôt de l’usage ordinaire que les individus font des catégories (de raisonnement, de jugement et de description) dans l’accomplissement de la coordination de l’action en commun. […] Lire la suite

SOPHISME

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 902 mots

Transcription du grec sophisma, désigne l'artifice de langage dont usait le sophiste de l'Antiquité, le raisonnement trompeur ou embarrassant pour l'interlocuteur, l'argumentation fallacieuse, voire la faute de raisonnement. Primitivement, c'est le tour d'adresse ingénieux, la prestidigitation habile dans l'ordre du langage : on n'y voit que du feu ; le raisonnement paraît valide, bien que sa conclusion soit inacceptable, mais on ne sait déceler la faille. […] Lire la suite

BROUWER LUITZEN (1881-1966)

  • Écrit par 
  • Gabriel SABBAGH
  •  • 117 mots

Après 1907, à partir d'une philosophie originale du raisonnement mathématique, il développe l'intuitionnisme, devenu aujourd'hui, sans doute contre sa volonté, une des grandes branches formalisées de la logique ; mais Brouwer ne réussit pas à imposer les mathématiques intuitionnistes, qui demeurent un objet de curiosité. […] Lire la suite

SOCIOLOGIE HISTORIQUE

  • Écrit par 
  • Laurent WILLEMEZ
  •  • 3 039 mots
  •  • 2 médias

Dans Le Raisonnement sociologique (1991), Jean-Claude Passeron montre que si la sociologie est essentiellement une science historique, c'est parce que le raisonnement sociologique se déploie dans un récit et analyse des phénomènes indexés à des contextes historiques – ce qui d'ailleurs l'éloigne du raisonnement proprement expérimental, sur lequel reposent les sciences physiques ou la biologie. […] Lire la suite

CONSCIENCE MORALE

  • Écrit par 
  • Laurent BÈGUE
  •  • 1 167 mots

Pour ce chercheur très influencé par la philosophie kantienne et la théorie de la justice de John Rawls, les individus élaborent des jugements moraux en fonction de la structure de raisonnement relatif à la justice qu’ils mobilisent spontanément. Ils progressent d’un stade à l’autre lorsque la complexité de leurs expériences sociales rend inopérante la mobilisation de schèmes de raisonnement adoptés antérieurement dans la résolution de conflits de valeurs auxquels ils avaient jusqu’alors été confrontés. […] Lire la suite

INTELLIGENCE

  • Écrit par 
  • Jean-François RICHARD
  •  • 6 591 mots

Le raisonnement déductif Le raisonnement déductif consiste à déduire d'un ensemble d'informations une information nouvelle. Ce type de raisonnement n'est pas réservé au domaine scientifique ; il est constamment mis en pratique dans la vie courante. Par exemple, si je sais qu'il a plu sur la Bretagne ce matin, je peux en déduire que mon ami qui est venu de New York en avion n'a certainement pas vu les côtes de Bretagne. […] Lire la suite

MARTIN ROGER (1920-1979)

  • Écrit par 
  • Jan SEBESTIK
  •  • 1 135 mots

Les travaux de Roger Martin comprennent notamment : « Sur les notions intuitives mises en œuvre par la construction et l'étude d'un système formel », in Le Raisonnement en mathématiques et en sciences expérimentales, (1958) ; « Les Idées actuelles sur la structure de la pensée logique », in Notion de structure et structure de la connaissance, (1957) ; « Raisonnement mathématique et récurrence », in Études philosophiques, vol. […] Lire la suite

BÉRENGER DE TOURS (999?-1088)

  • Écrit par 
  • André CANTIN
  •  • 604 mots

Exploitant des passages d'Augustin, il n'en affirme pas moins le plus grand respect pour l'autorité de l'Écriture, mais en la subordonnant à la suprématie de la raison, image de Dieu et source d'évidence. De fait, l'immense controverse déchaînée par lui aura servi l'entrée du raisonnement et de l'art dialectique dans l'étude sacrée, qui prépare immédiatement la scolastique. […] Lire la suite

DOUTE

  • Écrit par 
  • Olivier JUILLIARD
  •  • 731 mots

Le soupçon qu'il fait naître ne porte pas sur un argument, une prémisse du raisonnement mais sur la valeur globale de la réflexion elle-même, sur l'assurance tranquille d'un savoir acquis : la progression du doute peut suivre la progression du raisonnement, elle peut aussi la précéder, exiger un effort préalable : « Maintenant donc que mon esprit est libre de tout soin, et que je me suis procuré un repos assuré dans une paisible solitude, je m'appliquerai sérieusement et avec liberté à détruire toutes mes anciennes opinions » (Descartes). […] Lire la suite

ḤANBALITE ÉCOLE

  • Écrit par 
  • Yves THORAVAL
  •  • 177 mots

Ḥanbal ; ce dernier, partisan de l'origine divine du droit, rejetait par là même l'opinion personnelle (ra'y), le raisonnement par analogie (qiyās) et le dogme du mu'tazilisme, influencé par l'hellénisme, comme si la spéculation humaine ne pouvait qu'introduire des innovations pécheresses (bid‘a) par rapport au Qur'ān et aux ḥadīths. C'est donc sur une interprétation très littérale et très stricte des textes sacrés que les ḥanbalites fondent leur jurisprudence. […] Lire la suite

ÉCONOMIE (Histoire de la pensée économique) Théorie néo-classique

  • Écrit par 
  • Jean-Marc DANIEL
  •  • 2 844 mots
  •  • 2 médias

Cette assimilation du raisonnement néoclassique à l'économie en tant que discipline conduit certains théoriciens à en faire le mode d'explication des actes de la vie y compris ceux ne relevant pas a priori de l'économie. Le raisonnement néoclassique devient l'application de trois idées-forces à toute activité humaine. La première est que l'homme est rationnel. […] Lire la suite

SYLLOGISME

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 1 807 mots

Le syllogisme est une forme de raisonnement définie pour la première fois par Aristote : « Le syllogisme est un discours dans lequel, certaines choses étant posées, quelque chose d'autre que ces données en découle nécessairement par le seul fait de ces données »(Topiques, I, 1, 100 a 25 et Premiers Analytiques, I, 1, 24 b 18-20). Un syllogisme comporte donc un point de départ – les prémisses – et une conclusion. […] Lire la suite

VAIŚEṢIKA

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 690 mots

Mais l'âme et l'esprit (manas) sont aussi capables de raisonnement en dehors de toute connaissance sensible : c'est le système de l'inférence (anumāna), grâce à laquelle on peut connaître quelque chose en dehors du contact nécessaire. Ce dernier point parut faire difficulté, ce qui explique que les commentateurs se soient surtout intéressés à la logique du système. […] Lire la suite

MALIKITE ou MALÉKITE ÉCOLE

  • Écrit par 
  • Yves THORAVAL
  •  • 161 mots

Le mādhhāb malikite est fondé avant tout sur la pratique communautaire médinoise de la sunna ; il préfère donner comme base de la jurisprudence musulmane l'opinion personnelle (ra'y) et le raisonnement par analogie (qiyās) plutôt que les ḥadīth. Cependant, ceux-ci ont continué, d'une manière assez arbitraire, à être invoqués dans les jugements. On trouve nombre de mālikites dans toute l'Afrique du Nord et de l'Ouest, au Soudan et dans certaines parties du golfe Arabo-Persique. […] Lire la suite

EFIMOV VITALY (1938- )

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 644 mots

Comme le raisonnement théorique a un caractère universel, il reste à savoir si ce phénomène apparaît dans des états plus naturels que les gaz atomiques ultrafroids et pour les interactions nucléaires qui avaient été la source d’inspiration d’Efimov.  […] Lire la suite

ZERMELO ERNST (1871-1953)

  • Écrit par 
  • Gabriel SABBAGH
  •  • 187 mots

En 1904, Ernst Zermelo explicite l'axiome du choix et en déduit que tout ensemble peut être bien ordonné, résultat déjà conjecturé par Moritz Cantor et permettant de légitimer le raisonnement par induction transfinie. En 1908, cinq ans après avoir découvert le paradoxe de Bertrand Russell, il donne une axiomatique de la théorie des ensembles qui constitue encore l'ossature des systèmes usuels de théorie des ensembles et qui permet de développer une partie substantielle des mathématiques actuelles, en dépit de l'aspect informel et ambigu du schéma d'axiomes de compréhension. […] Lire la suite

ḤANAFITE ÉCOLE

  • Écrit par 
  • Yves THORAVAL
  •  • 194 mots

Les hanafites introduisent donc un élément rationnel dans le raisonnement juridique. Le madhhab hanafite a une place prépondérante en Asie centrale, en Inde musulmane, au Pakistan, en Turquie et dans les pays de l'ancien Empire ottoman en général. […] Lire la suite

GRMEK MIRKO DRAŽEN (1924-2000)

  • Écrit par 
  • Danielle GOUREVITCH
  •  • 716 mots

Il quitta bientôt l'étouffante Yougoslavie pour Paris (1963), devint Français en 1967 et soutint en Sorbonne une thèse ès lettres consacrée au raisonnement expérimental de Claude Bernard (1971). Il fut parallèlement chargé de conférences à l'École pratique des hautes études (1971), sous la direction de Pierre Huard, auquel il succéda en 1973. Admis à faire valoir ses droits à la retraite en 1989, il choisit Danielle Gourevitch pour successeur. […] Lire la suite

ESSAI POUR LES CONIQUES (B. Pascal)

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 199 mots
  •  • 1 média

Géomètre pur, il substitue à une analyse générale et abstraite un raisonnement déduisant les propriétés d'une figure complexe comme des modifications et ressemblances d'une figure plus simple. Ainsi les propriétés d'un cercle induisent celles des courbes obtenues par projections ; le célèbre théorème de l'hexagramme mystique figure comme premier lemme dans le cas du cercle et il est généralisé à toutes les coniques dans le troisième lemme. […] Lire la suite

APORIE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 803 mots

Il convient de noter que l'aporie n'est pas un argument ni un raisonnement, mais une situation où peut se trouver l'esprit au cours de sa recherche, situation qui peut, certes, être provoquée par la confrontation avec des arguments comme les paradoxes (« La vertu est un savoir, mais elle ne s'enseigne pas »), les antinomies ou les sophismes. C'est chez Platon que l'aporie a non seulement un sens précis mais une fonction déterminée. […] Lire la suite

EXEMPLUM

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre BORDIER
  •  • 809 mots

Aristote rapproche l'exemple, qui repose sur une inférence implicite, (raisonnement inductif) du syllogisme incomplet (déductif) ; après lui, la rhétorique latine (Cicéron, Quintilien, Valère Maxime) distingue le signe (preuve matérielle), l'argument (raisonnement déductif établissant le probable sur le certain) et l'exemple (fait ou dit d'un personnage célèbre du passé qu'il est conseillé d'imiter) dont un sous-genre est l'image, incarnation d'une vertu dans un homme. […] Lire la suite

MÉDECINE EXPÉRIMENTALE : CLAUDE BERNARD

  • Écrit par 
  • Pascal DURIS
  •  • 228 mots

Observation d'un fait contredisant les idées admises, hypothèse et expérience sont pour Claude Bernard les trois phases obligatoires du raisonnement expérimental. L'expérience est une observation provoquée dans des conditions déterminées en vue de contrôler l'hypothèse, laquelle n'est qu'un instrument pour découvrir la vérité. Observation et expérience, seules, donnent la connaissance des faits. […] Lire la suite

ORGANON, Aristote - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 821 mots
  •  • 1 média

En outre, l'étude formelle du raisonnement peut être considérée comme un préalable à toute connaissance : c'est le sens du titre d'Organon, qui signifie « instrument ». La tradition rassemble ainsi des textes en réalité très divers, écrits à des époques différentes et qui ne sont probablement pas tous de la main du Stagirite ; tels quels, ils n'en constituent pas moins l'acte de naissance de la logique – autre titre sous lequel on les a réunis. […] Lire la suite

PARALOGISME

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 257 mots

Raisonnement erroné, fait en toute bonne foi et sans intention de tromper (ce qui le distingue du sophisme, qui est un paralogisme perpétré avec l'intention de tromper). Étymologiquement, commettre un paralogisme c'est « raisonner à côté ». Historiquement, sont demeurés célèbres les paralogismes de la raison pure énoncés par Kant dans la dialectique de la Critique de la raison pure (1781) : la psychologie rationnelle prétendait à tort pouvoir démontrer grâce à eux certaines propriétés de l'âme (à savoir sa substantialité, sa simplicité, sa personnalité, l'idéalité de ses représentations). […] Lire la suite

CIRCULATION DU SANG PAR W. HARVEY

  • Écrit par 
  • Pascal DURIS
  •  • 226 mots

Bien que disciple fervent d'Aristote, Harvey n'en fonde pas moins sa démonstration sur un raisonnement à la fois expérimental et quantitatif emprunté à la physique de Galilée. Molière fait état (dans Le Malade imaginaire) du scepticisme de ses confrères attachés à défendre la tradition galénique contre les « circulateurs ». […] Lire la suite

SÉPARABILITÉ ET NON-SÉPARABILITÉ, mécanique quantique

  • Écrit par 
  • Alain ASPECT, 
  • Philippe GRANGIER
  •  • 1 347 mots
  •  • 3 médias

La réponse de Bohr au raisonnement E.P.R. se situe au niveau des concepts. Pour la comprendre, dégageons, de façon quelque peu schématique, les trois hypothèses qui se trouvent à la base du raisonnement E.P.R. : les prédictions de la mécanique quantique sont justes [H1] ; aucune interaction ne peut se propager plus vite que la lumière (causalité relativiste) [H2] ; lorsque deux objets sont très éloignés l'un de l'autre, on peut parler séparément des éléments de réalité physique propres à chaque objet [H3]. […] Lire la suite

DJĪLĀNĪ ou JĪLĀNĪ ‘ABD AL-QĀDIR (mort en 1166)

  • Écrit par 
  • Sayed Attia ABUL NAGA
  •  • 262 mots

Pour Djīlānī, le savoir théologique et le raisonnement dogmatique n'ont pas de force sans le consentement du cœur. En revanche, le sentiment religieux que ne soutiennent pas des critères doctrinaux aboutit parfois à des déviations fort condamnables. Seule est durable l'union du cœur et de la raison. Djīlānī exerça une grande influence par ses sermons simples, clairs et émaillés de citations coraniques. […] Lire la suite

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