« Grammaire »

GRAMMAIRE

  • Écrit par 
  • Jean-Claude MILNER
  •  • 8 586 mots

La description proposée par la grammaire est elle-même exprimée en langue ; il peut arriver que la langue-objet et la langue de la grammaire soient différentes (ainsi, une grammaire allemande rédigée en français) ; il peut se faire que la langue-objet et la langue de la grammaire soient la même (ainsi une grammaire française rédigée en français).Cette activité est certainement fort ancienne. […] Lire la suite

Les médias de la recherche « Grammaire » :

Une grammaire à états finis

Une grammaire à états finis
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Émile Benveniste

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Le Maître et son disciple

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Champollion

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MODE, grammaire

  • Écrit par 
  • Nicole QUENTIN-MAURER
  •  • 238 mots

Enfin, on peut, à l'inverse, s'interroger sur la valeur temporelle ou modale du futur, traditionnellement reçu pour un temps par la grammaire. […] Lire la suite

ACCORD, grammaire

  • Écrit par 
  • Nicole QUENTIN-MAURER
  •  • 266 mots

On désigne par accord, en grammaire, la co-occurrence de marques intervenant, dans les langues flexionnelles, entre des unités de la phrase reliées entre elles par une cohésion grammaticale. Les règles d'accord sont très différentes selon qu'on les examine dans le code oral ou dans le code écrit : dans ce dernier cas, elles manifestent un certain degré de redondance, alors que la langue parlée utilise les morphèmes grammaticaux d'accord avec le simple souci de lever l'ambiguïté de l'énoncé, lorsque le système le permet (ils chantent / il chante est un énoncé ambigu dans le code oral : / il ∫ãt /). […] Lire la suite

FLEXION, grammaire

  • Écrit par 
  • Nicole QUENTIN-MAURER
  •  • 44 mots

Modification morphologique d'un mot variable par l'affixation à sa finale de désinences exprimant les catégories grammaticales. On parle également, par extension, de flexion interne en présence d'alternances internes au radical du mot. […] Lire la suite

CAS, grammaire

  • Écrit par 
  • Nicole QUENTIN-MAURER
  •  • 203 mots

Dans les langues flexionnelles, chacune des marques morphologiques, dont l'ensemble est appelé flexion, et qu'on assigne à toute catégorie grammaticale faisant partie du syntagme nominal ou le représentant. Ce phénomène constitue le caractère formel et repérable de la rection, ou ensemble des rapports syntaxiques des éléments d'une construction, dont les cas contribuent à marquer la structure, ou en sont parfois même les seuls indices (notamment quand il s'agit de langue où l'ordre n'est pas contraignant). […] Lire la suite

ASPECT, grammaire

  • Écrit par 
  • Catherine TRESSON
  •  • 310 mots

Si le temps grammatical situe chronologiquement l'énoncé, il n'en va pas de même de l'aspect, qui désigne le mode de déroulement du procès. On distinguera ainsi, parmi les différentes dualités du système aspectuel : le couple déterminé/indéterminé, qui oppose une action décrite quant à son but à un prédicat de valeur générale (il parle latin/il est bavard) ; le couple duratif/ponctuel l'anglais connaît, de ce point de vue, la forme progressive) ; le couple inchoatif/résultatif (il se mit à parler/j'ai dit !) ; le couple accompli/non accompli (il est mort, il sera mort, il était mort/il meurt, il mourra, il mourait) ; le couple semelfactif/fréquentatif (en latin clamare/clamitare : crier, crier sans cesse) ; le couple général/particulier (l'eau bout à 1000/l'eau bout, ferme le gaz !) ; enfin, le couple plus nettement sémantique perfectif/imperfectif : si le sens du verbe est nettement borné dans son résultat, on sera dans le premier cas ; sinon dans le deuxième. […] Lire la suite

TEMPS, grammaire

  • Écrit par 
  • Nicole QUENTIN-MAURER
  •  • 175 mots

Ensemble des marques morphologiques d'une conjugaison destinées à traduire la situation chronologique d'un procès, dans l'absolu, par rapport au locuteur ou à un autre procès. La division grammaticale du temps en trois moments, passé, présent, futur, correspond mal aux réalités linguistiques, et la situation temporelle à l'intérieur d'un énoncé est relativement indépendante des temps grammaticaux. […] Lire la suite

NOMINATIF, grammaire

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 154 mots

Cas du groupe nominal sujet dans les langues à flexion. Bien que, dans les langues européennes, il soit porteur d'une marque morphologique, du reste souvent caduque, on peut parler, à propos du nominatif, de cas non marqué, dans la mesure où il affecte le thème, indispensable à tout jugement assertif bien formé (lorsque du moins il n'est pas représenté sous la forme zéro). […] Lire la suite

ACCUSATIF, grammaire

  • Écrit par 
  • Nicole QUENTIN-MAURER
  •  • 108 mots

Dans une langue à flexion, l'accusatif est le cas qui s'oppose de façon minimale au nominatif : alors que celui-ci renvoie à l'origine du procès, l'accusatif exprime la position syntaxique du deuxième argument de la fonction verbe, lorsqu'il s'agit d'un transitif. L'emploi s'en est étendu à des prépositionnels aux diverses valeurs logiques et même à certains arguments circonstanciels avec le degré zéro de la préposition. […] Lire la suite

GÉNITIF, grammaire

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 229 mots

Cas de la flexion dont le nom provient du fait qu'il permet d'identifier de façon certaine (casus genitivus, cas qui engendre) la base morphologique du thème. Le génitif est donc le seul cas à ne pas englober sous sa dénomination l'indication des fonctions syntaxiques qu'il assume par rapport au reste de la phrase. Celles-ci dépendent d'ailleurs beaucoup de la totalité du système flexionnel et des oppositions qui peuvent se manifester entre les rôles respectifs des différents cas ; une constante semble cependant se faire jour dans l'emploi du génitif, son emploi adnominal avec valeur de qualification ou, plus généralement, d'extraction. […] Lire la suite

INSTRUMENTAL, grammaire

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 108 mots

En linguistique, le terme instrumental caractérise la valeur sémantique attribuée à l'un des rapports possibles (traditionnellement, l'expression du moyen) entre le procès et un syntagme nominal, généralement prépositionnel. Dans les langues flexionnelles, ce rapport s'exprime le plus souvent par l'ablatif, lorsqu'il existe (cas du latin), ou par le datif (cas du grec, de l'allemand) ; dans quelques langues cependant survit un instrumental à l'état pur (russe), qui exprime aussi, sans préposition, l'aboutissement d'un procès en train de se faire (budit vračom : « il sera médecin »). […] Lire la suite

VOCATIF, grammaire

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 92 mots

Cas marqué dans certaines langues flexionnelles, le vocatif s'oppose au nominatif dont il représente le thème nu, qui peut être allongé d'une voyelle. Syntaxiquement, son rôle est de dénoter l'interpellatif, terme détaché du procès, qu'on s'attend donc, par définition, à rencontrer à la deuxième personne. Dans quelques langues, le vocatif est volontiers assorti d'une particule de renforcement, onomatopée d'appel intégrée dans la représentation phonologique du système (grec, o long ; arabe, ya). […] Lire la suite

LOCATIF, grammaire

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 90 mots

Cas de la déclinaison qu'on trouve dans quelques langues indo-européennes, et qui, dans les langues classiques, n'existe plus que sous forme de traces, pour exprimer la localisation du procès : seule une série sémantiquement et morphologiquement caractérisée (en latin, les noms de villes en a ou en um, par exemple) ainsi que quelques mots isolés ont conservé cette forme ancienne, généralement remplacée par un des emplois de l'ablatif (ou du datif, comme en grec), parfois prépositionnel. […] Lire la suite

PORT-ROYAL GRAMMAIRE DE

  • Écrit par 
  • Michel BRAUDEAU
  •  • 1 031 mots

Les règles de la grammaire ne sont donc pas normatives (art de « bien » parler), mais sont la condition même d'existence de la langue. La grammaire est à la fois art de parler et ensemble des principes fondant cet art. La Grammaire de Port-Royal présente donc un certain nombre de règles comme universelles (règles d'accords, etc.) ; l'ordre des mots doit être naturel (la nature étant ici française) et le nom doit venir avant l'adjectif, le sujet avant le verbe. […] Lire la suite

GRAMMAIRES (HISTOIRE DES) Grammaire et langage dans l'Inde ancienne

  • Écrit par 
  • Pierre-Sylvain FILLIOZAT
  •  • 3 019 mots

La grammaire C'est dans la grammaire que l'on voit se manifester l'esprit scientifique de la façon la plus remarquable. Pāṇini n'est pas le premier grammairien indien. Il cite lui-même quelques prédécesseurs. Mais les ouvrages de ces derniers n'ont pas survécu. Il semble que, par ses qualités propres, celui de Pāṇini ait éclipsé tout ce qui l'a précédé. […] Lire la suite

GRAMMAIRE GÉNÉRALE ET RAISONNÉE, Antoine Arnauld et Claude Lancelot - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Gabriel BERGOUNIOUX
  •  • 782 mots

Arnauld est l'auteur, avec Claude Lancelot, en 1660, d'une Grammaire générale et raisonnée et, en 1662, avec Pierre Nicole, de La Logique, ou l'Art de penser. Dans ces ouvrages, il suit une inspiration cartésienne, acquiesçant à l'idée d'une raison partagée sous-jacente à l'ensemble des langues. Articulant logique et grammaire, il détermine les oppositions cardinales de la « grammaire générale » autour de la définition du signe et de l'opposition nom/verbe. […] Lire la suite

LA GRANDE GRAMMAIRE DU FRANÇAIS (A. Abeillé et D. Godard) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 1 886 mots

La parution de la GGF, grammaire d’un état de langue abordé exclusivement dans une perspective synchronique, vient donc à point nommé après celle, parue en 2020 chez De Gruyter Mouton, de La Grande Grammaire historique du français (GGHF), sous la responsabilité éditoriale de Christiane Marchello-Nizia, Bernard Combettes, Sophie Prévost et Tobias Scheer. […] Lire la suite

GRAMMAIRE COMPARÉE DES LANGUES INDO-EUROPÉENNES, Franz Bopp - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Gabriel BERGOUNIOUX
  •  • 755 mots

Auteur dès 1816 d'un travail qui le signale comme le fondateur du comparatisme, Sur le système de conjugaison du sanscrit comparé à celui des langues grecque, latine, perse et germanique (en allemand), Bopp rédige sa Grammaire comparée des langues indo-européennes de 1833 à 1852, consacrant le reste de sa vie à la révision de cette œuvre. Michel Bréal en donne une traduction française en 1866-1874. […] Lire la suite

GRAMMAIRES SPÉCULATIVES

  • Écrit par 
  • Bernard CERQUIGLINI
  •  • 1 198 mots

La grammaire doit donc se fonder sur une théorie, que l'on pourrait dire structurale, de l'activité psychique (la recherche grammaticale est une spéculation) ; elle doit montrer comment la langue reflète (telle un miroir, lat. speculum) les structures de la pensée : la grammaire normative (regularis) cède la place à une grammatica speculativa ; dès lors, l'ars grammatica devient une scientia, et le grammairien un philosophe. […] Lire la suite

GRAMMAIRES COGNITIVES

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 1 352 mots

La sémantique grammaticale proposée est qualifiée de « configurationnelle », car la grammaire est réputée organiser les différents éléments de l'énoncé en vue de construire une « configuration », c'est-à-dire une scène complexe cohérente. Cette manière de concevoir la grammaire constitue sans doute l'apport le plus original des grammaires cognitives. […] Lire la suite

GRAMMAIRES (HISTOIRE DES) Les grammairiens latins

  • Écrit par 
  • Marc BARATIN
  •  • 1 548 mots

La grammaire à Rome est d'abord un héritage, celui de la grammaire grecque. Cet héritage se présente sous les deux aspects fondamentaux de la grammaire à partir de la période alexandrine : l'enseignement proprement dit, ce qui a toujours été la tâche du « grammairien », et la description systématique de la langue, dont la Tekhnè attribuée à Denys le Thrace constitue l'illustration grecque. […] Lire la suite

GRAMMAIRES (HISTOIRE DES) Les grammairiens grecs

  • Écrit par 
  • Jean LALLOT
  •  • 2 760 mots

Il est sans contestation possible le représentant le plus éminent de la grammaire antique arrivée à maturité. […] Lire la suite

GRAMMAIRES (HISTOIRE DES) La tradition arabe

  • Écrit par 
  • Georgine AYOUB, 
  • Georges BOHAS, 
  • Jean-Patrick GUILLAUME, 
  • Djamal Eddine KOULOUGHLI
  •  • 3 432 mots

Ce n'est cependant qu'à la fin du siècle, avec al-H̲alīl (mort en 786) et son élève Sībawayhi (mort en 791) que s'établit la première grammaire systématique de l'arabe (Carter, 1968). Le grand traité de Sībawayhi, le premier qui soit historiquement attesté, témoigne déjà d'un haut niveau théorique et manifeste certains traits spécifiques dont la tradition postérieure ne se départira plus. […] Lire la suite

LES GRAMMAIRES DE L'INTELLIGENCE (J.-M. Ferry) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jean GREISCH
  •  • 1 042 mots

La première partie de l'ouvrage analyse les deux grammaires infralinguistiques présupposées dans la genèse du langage humain : grammaire iconique de l'association des images, grammaire indiciaire qui se présente d’abord comme la compétence de reconstituer des scènes à partir de traces. La seconde partie établit la spécificité du discours humain et ce qui en lui relève de la grammaire syntaxique, reposant sur la différenciation verbale suivant les temps, les personnes, les modes et les voix, et de la grammaire discursive, capable de distinguer les ordres de la validité : exactitude des constatations, justesse des recommandations, sincérité des déclarations, vérité des affirmations. […] Lire la suite

GRAMMAIRES (HISTOIRE DES) Du Moyen Âge à la période contemporaine

  • Écrit par 
  • Jean-Claude CHEVALIER, 
  • Jean STÉFANINI, 
  • Universalis
  •  • 4 799 mots

Cette dimension spéculative influera profondément sur son évolution, en l'amenant à concevoir l'idée de grammaire universelle, tournée vers l'étude des traits communs à toutes les langues. Cette réflexion, qui lie étroitement art de parler et art de penser, trouve des prolongements à l'âge classique dans la grammaire de Port-Royal, ou encore, plus près de nous, dans l'œuvre de Noam Chomsky. […] Lire la suite

STRUCTURES SYNTAXIQUES, Noam Chomsky - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Gabriel BERGOUNIOUX
  •  • 839 mots

La « grammaire générative » s’y présente comme la suite et le dépassement de la grammaire structurale. La grammaire universelle La carrière de Chomsky, qui s’est déroulée au Massachusetts Institute of Technology, est marquée par les divers états d’une réflexion contrainte constamment de réviser ses attendus pour préserver son orientation fondamentale : le postulat d’une grammaire universelle, immédiatement présente dans le cerveau, qu’il appartiendrait à chaque locuteur d’adapter en fonction des contraintes de la langue particulière qui est la sienne. […] Lire la suite

TAXINOMIE, linguistique

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 215 mots

La critique de la grammaire taxinomique a été menée par N. Chomsky et s'insère dans le passage obligé, pour la théorie, de l'induction à la déduction. Pour la grammaire générative, en effet, il s'agit d'énumérer automatiquement les phrases grammaticales d'une langue (ce qui exclut notamment qu'on s'en tienne aux données fournies par le corpus) et de représenter la grammaticalité au niveau des structures sous-jacentes, nouvelle raison pour ne voir dans les faits que l'élaboration terminale d'une procédure non manifeste. […] Lire la suite

LINGUISTIQUE Vue d'ensemble

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 932 mots

La Grammaire de Condillac propose, en préambule à son étude grammaticale du français, une approche générale de la genèse, de l’évolution et des fonctions du langage, dans le cadre d’une théorie sensualiste. La première moitié du xixe siècle verra ensuite se développer le courant « comparatiste », à la recherche d’une filiation entre les langues indo-européennes fondée sur la comparaison des formes des langues : le pionnier dans ce domaine est Franz Bopp, auteur de la Grammaire comparée des langues indo-européennes. […] Lire la suite

PHRASE, linguistique

  • Écrit par 
  • Christiane MARCHELLO NIZIA
  •  • 999 mots

L'introduction dans la grammaire du terme et de la notion de phrase est relativement récente. Le mot lui-même, emprunté, au xvie siècle, au latin, signifie uniquement, jusqu'à la fin du xviie siècle, « expression, tournure ». C'est avec ce sens qu'il fait son entrée dans la grammaire à la fin du xviie siècle, et, au siècle suivant, les dictionnaires et quelques traités encore ne lui reconnaissent que cet emploi. […] Lire la suite

MARSAIS CÉSAR CHESNEAU sieur Du (1676-1756)

  • Écrit par 
  • Michel BRAUDEAU
  •  • 294 mots

Beauzée, son successeur à l'Encyclopédie, publiera en 1767 sa Grammaire générale et en 1769 paraîtront sa Logique et ses Principes de grammaire. On ne lit plus guère de lui que le Traité des tropes, car l'estime où est, de nos jours, tenue la rhétorique justifie cette espèce de retour aux sources du côté de la théorie ou plutôt de la taxinomie rhétoricienne : « Pour le xviiie siècle, le traité le plus célèbre, et, au reste le plus intelligent, est celui de Du Marsais [. […] Lire la suite

BEAUZÉE NICOLAS (1717-1789)

  • Écrit par 
  • Michel BRAUDEAU
  •  • 278 mots

Né à Verdun, Beauzée s'attache d'abord aux sciences et aux mathématiques avant de s'intéresser à la grammaire. Lorsque Dumarsais meurt en 1756, Beauzée lui succède à la rédaction des articles de grammaire de l'Encyclopédie. Il publie en 1767 sa Grammaire générale ou Exposition raisonnée des éléments nécessaires pour servir à l'étude de toutes les langues qui lui vaut une médaille d'or de Marie-Thérèse d'Autriche et le poste de professeur à l'École royale militaire de Paris. […] Lire la suite

PATAÑJALI LE GRAMMAIRIEN (IIe s. av. J.-C. ?)

  • Écrit par 
  • Pierre-Sylvain FILLIOZAT
  •  • 1 877 mots

Elle définit le sujet de la grammaire, à savoir les mots du veda et de l'usage courant, définit la notion de parole, sons qui procurent la connaissance d'objets, la forme sonore étant ce dont traite directement la grammaire. Elle expose les buts de la grammaire : conservation des veda en premier ; correction dans l'exécution du rituel, qui n'est efficace que si la forme des mots utilisés est respectée ; compréhension exacte du sens, une bonne connaissance de la grammaire permettant seule de résoudre des ambiguïtés, etc. […] Lire la suite

ACQUISITION DE LA SYNTAXE

  • Écrit par 
  • Michèle KAIL
  •  • 1 217 mots
  •  • 1 média

Spécifiques de l’espèce humaine, les possibilités créatives infinies du langage s’enracinent dans la grammaire, composante emblématique de l’acquisition du langage. Dans l’appropriation de la grammaire, l’enfant est confronté à deux tâches : d’une part, isoler les éléments grammaticaux de la langue et les règles qui président à leur ordre et, d’autre part, déterminer la signification des différentes structures syntaxiques de sa langue. […] Lire la suite

CHOMSKY NOAM (1928- )

  • Écrit par 
  • Jean-Yves POLLOCK
  •  • 4 012 mots
  •  • 1 média

Dès lors, ils ne requerront aucun apprentissage et donneront un riche contenu à ce que la grammaire universelle représente – la faculté de langage – et nous rapprocheront d'une véritable réponse à la question (2). C'est à l'élaboration de cette grammaire universelle que Chomsky travaille dès cette époque, d'abord à peu près seul, notamment lors des controverses avec la « sémantique générative ». […] Lire la suite

GRAMMATICALITÉ

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 317 mots

Une bonne grammaire doit être capable de « projeter le corpus fini et toujours plus ou moins aléatoire des énoncés observés sur l'ensemble, qu'on présuppose infini, des phrases grammaticales », écrit N. Chomsky (Structures syntaxiques). Ce passage de l'induction à la projection ne peut se faire qu'au moyen d'un appareil hypothético-déductif qui concerne la grammaticalité. […] Lire la suite

RÉMUSAT ABEL (1788-1832)

  • Écrit par 
  • Yves HERVOUET
  •  • 492 mots

Son enseignement consiste en des exposés sur la grammaire chinoise et des explications de textes : c'était en effet de toute première nécessité pour la poursuite des études sinologiques. En 1821, il publie la première grammaire à la fois de la langue écrite et de la langue parlée, en même temps que la première grammaire qui ne soit pas une pure transposition des grammaires occidentales, sous le titre Éléments de la grammaire chinoise, ou Principes généraux du kou-wen, ou style antique, et du kouan-hoa, c'est-à-dire de la langue commune généralement usitée dans l'Empire chinois. […] Lire la suite

DIDACTIQUE La didactique de la langue maternelle

  • Écrit par 
  • Jean-Paul BRONCKART, 
  • Jean-Louis CHISS
  •  • 3 719 mots

Certains ont conclu de cette expérience que si elle avait sans nul doute introduit une nouvelle grammaire, elle n'avait pas suffisamment suscité une nouvelle manière d'enseigner la grammaire. Il est surtout apparu que l'apport de connaissances nouvelles dans la structuration grammaticale, lexicale, voire orthographique de la langue ne se traduisait pas en termes de transfert dans les compétences d'expression orale, de lecture et d'écriture des élèves. […] Lire la suite

BERNARD DE CHARTRES (mort apr. 1126)

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 403 mots

, II et III, Oxford, 1929) dit qu'il brillait dans l'enseignement de la « grammaire » (c'est-à-dire pour nous la grammaire et les lettres) et était « le plus parfait platonicien de son temps ». Selon Bernard, les genres et les espèces sont des idées, soustraites à la corruption et au mouvement ; des « formes exemplaires, raisons primordiales de toutes les choses ». […] Lire la suite

LINGUISTIQUE Théories

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 7 713 mots
  •  • 1 média

Sont particulièrement représentatives de ces nouveaux modèles la grammaire fonctionnelle lexicale (LFG) de Joan Bresnan, la grammaire syntagmatique généralisée (GPSG) de Gerald Gazdar, la grammaire syntagmatique guidée par les têtes (HPSG) de Carl Pollard et Ivan Sag et la grammaire d'arbres adjoints (TAG) de Aravind Joshi. Dans le modèle LFG de Bresnan, deux niveaux de structures syntaxiques sont distingués : celui des structures de constituants, qui décrit les agencements superficiels des constituants de la phrase, et celui des structures fonctionnelles, qui représente notamment les fonctions des constituants. […] Lire la suite

PĀṆINI (Ve s. av. J.-C. env.)

  • Écrit par 
  • Pierre-Sylvain FILLIOZAT
  •  • 2 003 mots

Cette dernière est très poussée et l'on a, dans cette grammaire, le plus ancien exemple de métalangue et l'un des plus riches. Le vocabulaire grammatical est formé d'abord de mots déjà existants, dont on définit une nouvelle acception en grammaire. Ensuite des mots entièrement artificiels sont créés : par exemple, la base placée devant un suffixe à initiale vocalique ou y est appelée « bha », etc. […] Lire la suite

FORMANT, linguistique

  • Écrit par 
  • Michel BRAUDEAU
  •  • 217 mots

On distingue en grammaire générative les formants des morphèmes : les morphèmes sont les éléments qui composent les suites syntagmatiques terminales engendrées par la base de la grammaire (soit l'ensemble des règles syntagmatiques et le lexique) avant l'application des transformations. Les formants sont les éléments minimaux composant les suites transformationnelles terminales (obtenues par l'application de toutes les transformations aux suites syntagmatiques terminales). […] Lire la suite

GROSS MAURICE (1934-2001)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 212 mots

En 1975, il publie Méthodes en syntaxe, qui sera suivi, en 1977, de Méthodes en grammaire française, en collaboration avec Jean-Claude Chevalier. […] Lire la suite

GREVISSE MAURICE (1895-1980)

  • Écrit par 
  • Jacques CELLARD
  •  • 699 mots

Maurice Grevisse estimait avec raison qu'il était impossible de faire en même temps la théorie et la pratique d'un ensemble aussi complexe que la grammaire du français. Il s'en tenait avec modestie à la part méticuleuse et fastidieuse de cette grammaire. L'immense succès commercial du Bon Usage l'avait laissé d'une simplicité et d'une discrétion inaltérables. […] Lire la suite

THÉORIE STANDARD ÉTENDUE

  • Écrit par 
  • Jean-Yves POLLOCK
  •  • 1 108 mots

Dans le cadre général de la grammaire générative, on peut caractériser de façon informelle la théorie standard étendue comme un effort visant à rendre aussi spécifiques et restrictifs que possible les outils descriptifs mis à la disposition du linguiste dans sa tâche d'analyse des différentes langues naturelles. Ainsi, par rapport à la théorie standard de la grammaire générative, représentée par exemple par le livre de Noam Chomsky, Aspects de la théorie syntaxique, la théorie standard étendue restreint la richesse descriptive des transformations et, corrélativement, accorde une grande attention à des contraintes et conditions universelles qui régissent les transformations et les règles sémantiques. […] Lire la suite

KIMHI LES

  • Écrit par 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 480 mots

Ses ouvrages principaux sont des traités de grammaire, s'appuyant sur ceux d'Ibn Jannah, qu'il s'attacha à faire connaître à ses coreligionnaires non arabisants (Sefer ha-zikkaron, W. Bacher éd., 1888). En tant qu'exégète, il expliqua le sens littéral (pshat) du Pentateuque, des livres prophétiques (commentaire perdu) ; des Proverbes, du Livre de Job (éd. […] Lire la suite

ABRAHAM IBN EZRA (1089-1164)

  • Écrit par 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 813 mots

Bien qu'il n'ait pas créé un système de grammaire original, Abraham ibn Ezra est tenu pour le plus grand grammairien de la langue hébraïque, parce qu'il fut le premier à composer ses ouvrages de grammaire en hébreu et à introduire en Europe le principe des racines trilitères repris des œuvres de Hayyuj, qu'il traduisit d'arabe en hébreu. Sa doctrine philosophique se trouve dans son traité sur les noms divins (Sefer ha-Shem), dans l'interprétation des commandements (Yesod Mora) et dans de nombreux passages de ses commentaires bibliques. […] Lire la suite

LAROUSSE PIERRE (1817-1875)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 326 mots

En 1852, il crée avec Augustin Boyer (1821-1896) une maison d'édition, la Librairie Larousse et Boyer, qui publie une collection de manuels pédagogiques conçus en grande partie par Larousse lui-même et qui visent à améliorer l'enseignement de la grammaire (Traité complet d'analyse et de synthèse logique, 1852 ; Grammaire complète syntaxique et littéraire, 1868, etc. […] Lire la suite

ḤARĪRĪ AL- (1054-1122)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 315 mots

Les œuvres d’Abū Muhammad al-Qāsim ibn ‘Ali al-̣Harīrī, plus connu sous le nom d’al-Harīrī, comprennent un long poème sur la grammaire (Mulhat al-i’rab fi al-nahw) accompagné d’un commentaire, et un ouvrage sur le mauvais usage de l’arabe (Durrat al-ghawwas fi awham al-khawass). Cependant, al-̣Harīrī est surtout connu pour ses Maqāmāt (« séances »), une collection de récits rédigés dans un style raffiné et spirituel. […] Lire la suite

COMPÉTENCE & PERFORMANCE, linguistique

  • Écrit par 
  • Louis-Jean CALVET
  •  • 389 mots

Dans la terminologie de la grammaire générative, le comportement linguistique d'un locuteur est défini par un couple de concepts : compétence, ou savoir linguistique du locuteur, et performance, ou réalisation concrète de ce savoir linguistique dans des actes de communication, qu'il s'agisse d'émission (le sujet fait des phrases) ou de réception (le sujet comprend des phrases). […] Lire la suite

LANGAGE ACQUISITION DU

  • Écrit par 
  • Michèle KAIL
  •  • 4 950 mots
  •  • 3 médias

Ces théories ne sont pas mutuellement exclusives, mais elles privilégient un type de connaissance dans l’initialisation de la grammaire. Les théories formelles sous-estiment les mécanismes cognitifs à l’œuvre dans l’acquisition du langage : imitation, processus de comparaison, mémorisation, catégorisation. Elles se concentrent sur les structures linguistiques à découvrir et recherchent les analogies entre grammaire de l’enfant doté d’un savoir linguistique préspécifié et grammaire de l’adulte, dans une perspective a-développementale. […] Lire la suite