« RÉCEPTION, art et littérature »

RÉCEPTION, art et littérature

  • Écrit par 
  • Elsa MARPEAU, 
  • François-René MARTIN
  •  • 2 287 mots

En histoire de l'art comme en littérature, la notion de « réception » recouvre des objets et des méthodes variés, relevant de traditions intellectuelles distinctes. Le terme lui-même renvoie à l'« esthétique de la réception », développée dans le domaine de la littérature à partir des années 1960, au sein de l'école de Constance, par l'universitaire allemand […] Lire la suite

CRÉATION LITTÉRAIRE

  • Écrit par 
  • Gilbert DURAND
  •  • 11 578 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre " Genèse du mythe, génie du lieu" : …  Il est banal de dire que les « lieux » littéraires sont devenus des lieux sacrés. À jamais le modeste chemin qui mène aux Charmettes et ses pervenches printanières ont pris, grâce aux Confessions , l'ampleur d'une route et de stations de pèlerinage. Ce lac près d'Aix-les-Bains que Lamartine, lors d'un très bref séjour, a immortalisé dans un célèbre poème rejoint la rive de l'Arno à jamais fixée pa […] Lire la suite

CRITIQUE LITTÉRAIRE

  • Écrit par 
  • Marc CERISUELO, 
  • Antoine COMPAGNON
  •  • 12 918 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre "L'esthétique de la réception" : …  L'esthétique de la réception apparaît comme un compromis entre l'histoire littéraire et la philosophie herméneutique. À la question « comment faire encore de l'histoire littéraire après Heidegger ? », elle répond en mettant l'accent sur le lecteur, sur la relation du texte et du lecteur, sur le procès de la lecture. Son point de départ remonte à Husserl et à l'idée d'une conscience dans la lecture […] Lire la suite

GENRES LITTÉRAIRES

  • Écrit par 
  • Jean-Marie SCHAEFFER
  •  • 3 086 mots
  •  • 1 média

La notion de genre littéraire a joué de tout temps un rôle important dans la description et l'explication des faits littéraires. C'est que la littérature n'est jamais simplement la somme des œuvres individuelles, mais se constitue tout autant à travers les relations que ces œuvres tissent entre elles. Du côté de l'auteur, et à travers le jeu infini des prescriptions et des interdits, des imitatio […] Lire la suite

JAUSS HANS ROBERT (1921-1997)

  • Écrit par 
  • Karlheinz STIERLE
  •  • 822 mots

Né à Göppingen, Hans Robert Jauss est avec Wolfgang Iser le fondateur d'un groupe de recherche littéraire connu sous le nom d'école de Constance. À la théorie traditionnelle de la production et de l'imitation littéraires, celle-ci oppose une théorie de la réception qui, pour la première fois, fait du lecteur un protagoniste essentiel de la communication littéraire. Hans Robert Jauss, professeur de […] Lire la suite

LITTÉRATURE Du texte à l'œuvre

  • Écrit par 
  • Alain VIALA
  •  • 6 945 mots

Dans le chapitre "Petit organon littéraire" : …  Pour saisir cet ensemble jusque dans ses contradictions et tenter d'en décrire l'intelligibilité, il faut donc accepter de ne pas privilégier l'une ou l'autre doctrine. Comme l'histoire montre que la littérature peut parler de tout, – religion, nation, sociabilité, jeux de langage transcendances... –, ce n'est pas sur les sujets abordés que peut se fonder la réflexion. Pas davantage sur les genres […] Lire la suite

STYLISTIQUE

  • Écrit par 
  • Georges MOLINIÉ
  •  • 6 198 mots

Dans le chapitre "Vers la sémiostylistique" : …  De la sorte, on reste en présence de la dialectique du plural et du singulier, du différentiel et du typique. Et l'on est confronté aux prestiges de la plus puissante des figures, seul outil véritablement fiable d'investigation, et unique structuration objectale des faits étudiés : la répétition. Ce n'est pas par hasard qu'aujourd'hui, dans une vraie modernité au-delà la statistique lexicale, Pie […] Lire la suite

THÉÂTRE OCCIDENTAL La dramaturgie

  • Écrit par 
  • Christian BIET, 
  • Hélène KUNTZ
  •  • 12 279 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "Une dramaturgie de la réception" : …  L'intérêt porté, au xviii e  siècle, à la réception de la pièce de théâtre inscrit d'emblée la dramaturgie dans une économie de la représentation. Ainsi Diderot, s'attachant à déconstruire les codes de la dramaturgie classique, adopte-t-il le point de vue du spectateur. De la poésie dramatique oppose le public du Père de famille (1758), en proie à une « longue inquiétude » parce que « confident […] Lire la suite