« UNITÉS RÈGLE DES TROIS, histoire littéraire »

UNITÉS RÈGLE DES TROIS, histoire littéraire

  • Écrit par 
  • Jean MARMIER
  •  • 516 mots

Observées dans certaines tragédies du xvie siècle, les unités d'action, de temps et de lieu sont posées comme règle par Jean de La Taille (1572), sous l'influence de la Poétique de Castelvetro (1570), qui emprunte les deux premières à Aristote. Mais le théâtre […] Lire la suite

AUBIGNAC FRANÇOIS HÉDELIN abbé d' (1604-1676)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 698 mots

L'un de ces abbés qui tiennent tant de place dans l'histoire de la littérature — et des théories littéraires — au xvii e siècle. Il a été prédicateur, romancier, dramaturge, poète, mais il a surtout voulu être, quant à lui, le législateur du théâtre. En 1640, une querelle l'oppose à Ménage à propos de la durée de l' Heautontimoroumenos de Térence, querelle de prestige en quelque sorte, qui doit […] Lire la suite

CLASSICISME

  • Écrit par 
  • Pierre DU COLOMBIER, 
  • Henri PEYRE
  •  • 13 810 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre "La pudeur, la vérité et les contraintes" : …  Tout en sondant impitoyablement les replis de leur cœur, « cet aveugle à qui sont dues toutes nos erreurs », comme l'appelle Saint-Evremond, les écrivains du classicisme n'ont pas, en général (à part quelques mémorialistes dont Retz est le moins réservé), étalé leur moi avec outrecuidance. Plusieurs d'entre eux ont dénoncé les pièges de l'amour de soi et dénié à l'auteur le droit de se préférer à […] Lire la suite

COMÉDIE

  • Écrit par 
  • Robert ABIRACHED
  •  • 5 412 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "L'entrée en littérature" : …  Mais, aux alentours de 1630, voici que l'évolution se précipite soudain. L'aristocratie commence à se policer et à s'intéresser aux débats littéraires et philosophiques ; les femmes prennent une place de plus en plus importante dans la société ; des salles de théâtre se créent, encore mal équipées, mais animées par des troupes de premier ordre qui s'y fixent en permanence. Les nouveaux théoriciens […] Lire la suite

CORNEILLE PIERRE

  • Écrit par 
  • Paul BÉNICHOU
  •  • 5 566 mots

Dans le chapitre "Corneille et le genre tragique" : …  Corneille était certainement convaincu de l'excellence de la tragédie régulière ; son théâtre a marqué un moment dans le triomphe progressif des règles. On n'en trouve pas moins chez lui, de façon latente, une résistance à la régularisation du poème tragique. Il hésitait, à ses débuts, entre le goût moderne et la discipline des doctes. Le Cid est une tragi-comédie médiocrement régulière ; mais, […] Lire la suite

DRAME Les écritures contemporaines

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre SARRAZAC
  •  • 6 535 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre " Déconstruction/Reconstruction" : …  S'il est un écrivain de théâtre qui, tout au long de sa carrière, fut préoccupé par le libre jeu, au sein de chaque œuvre, du lyrique et de l'épique avec le dramatique et par cette perspective d'assemblage, de métissage que l'on peut nommer la tendance rhapsodique du théâtre moderne, c'est bien Heiner Müller. Plus que tout autre, cet héritier direct de Brecht entretient avec son aîné un rapport qu […] Lire la suite

HOUDAR DE LA MOTTE ANTOINE LAMOTTE-HOUDAR dit (1672-1731)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 399 mots

Avec Les Originaux ou l'Italien (1693), Houdar de La Motte fait au théâtre des débuts désastreux qui le conduisent à la Trappe. Mais il revient bientôt aux lettres et entame avec succès une nouvelle et double carrière, dramatique et poétique. Ses opéras en particulier, L'Europe galante (1697), Le Triomphe des arts (1700), Sémélé (1709) sont bien accueillis. Ses Odes (1709) sentent, suivant le […] Lire la suite

SCALIGER JULES CÉSAR (1484-1558)

  • Écrit par 
  • Jean-Yves POUILLOUX
  •  • 660 mots

Né en Italie d'une famille qu'il prétendait illustre et qui fut très vraisemblablement obscure, condottiere de l'épée avant de devenir « gladiateur des lettres » (Nisard), tour à tour étudiant et moine, Jules César Scaliger s'initie à la médecine, qu'il vient exercer en France : il se fixe à Agen, qu'il ne quittera pratiquement plus. Doué d'une force de travail et d'une mémoire exceptionnelles, il […] Lire la suite

THÉÂTRE OCCIDENTAL Histoire

  • Écrit par 
  • Robert PIGNARRE
  •  • 8 347 mots

Dans le chapitre "La Renaissance" : …  L'Europe, de nom, est encore la Chrétienté. Cependant, l'Église romaine, si elle n'a pas renoncé à sa vocation œcuménique, est trop affaiblie par le schisme pour tenir d'une main ferme les clefs de la civilisation. Grandes découvertes, grandes inventions, révolution copernicienne, restitution des lettres antiques, tout semble se liguer contre la conception théocentrique de l'univers. C'est l' Ital […] Lire la suite

THÉÂTRE OCCIDENTAL La dramaturgie

  • Écrit par 
  • Christian BIET, 
  • Hélène KUNTZ
  •  • 12 279 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "La théorie dramatique « classique »" : …  Partons néanmoins de ce qu'il est convenu d'admettre. Que l'art dit « classique » est destiné à n'être pas ostensible, qu'il se veut présent mais invisible, qu'il souhaite émouvoir le spectateur et le transporter sur la scène d'une fable, d'une fiction, qu'il entend représenter. Que la tragédie, le genre le plus remarquable et le plus élevé, est, à « l'âge classique », aux xvii e et xviii e  sièc […] Lire la suite

TROIS DISCOURS SUR LE POÈME DRAMATIQUE, Pierre Corneille - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Christian BIET
  •  • 1 719 mots

Dans le chapitre "L'atelier de Corneille" : …  Corneille parle, comme il le souligne, selon son « expérience du Théâtre, et [selon] les réflexions sur ce que j'ai vu y plaire, ou déplaire ». Plus exactement, nous voyons ici, selon l'expression de Georges Forestier, un Corneille « à l'œuvre » qui précise a posteriori les éléments théoriques et pratiques grâce auxquels il conçoit ses pièces. Il s'agit donc ici non point d'un traité, mais d'une s […] Lire la suite

VRAISEMBLABLE, esthétique

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 649 mots

La règle de la vraisemblance — l'une des plus importantes et des plus générales de la doctrine classique — trouve sa source dans la Poétique d'Aristote : « Il est évident que l'œuvre du poète n'est pas de dire ce qui est arrivé, mais ce qui aurait pu arriver, ce qui était possible selon la nécessité ou la vraisemblance. » Le vrai est l'objet de l'historien, le possible, celui du poète (c'est-à-di […] Lire la suite