« CHINE, histoire : de la Révolution de 1911 à la République populaire »

CHINE AU XXe SIÈCLE (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Vincent GOURDON
  •  • 385 mots

1912 Proclamation, le 1er janvier à Nankin, de la République chinoise par Sun Yat-sen. Abdication du dernier empereur, Puyi, sous la pression du général Yuan Shikai (12 février). Création du Guomindang (août) qui prend la succession de la Ligue jurée de Sun Yat-sen. […] Lire la suite

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Après le siège de Tsingtau
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Arrivée des communistes au pouvoir
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Char Renault en Chine
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Chine, 1931-1943
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PREMIÈRE RÉPUBLIQUE CHINOISE

  • Écrit par 
  • Vincent GOURDON
  •  • 259 mots
  •  • 1 média

Élu président de la République chinoise à Nankin le 1er janvier 1912, Sun Yat-sen (1866-1925), fondateur en 1905 de la Ligue jurée (Tongmenghui), mouvement républicain et nationaliste, prend temporairement la tête de la révolte contre la cour impériale et le pouvoir de la dynastie mandchoue qui, depui […] Lire la suite

ARMÉE ROUGE, Chine

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 1 016 mots
  •  • 4 médias

« Le pouvoir est au bout du fusil » : quand Mao Zedong énonce, en novembre 1938, cette formule désormais célèbre, il parle en orfèvre. Il fait la guerre à Tchiang Kaï-chek depuis plus de dix ans. Il lui faudra encore combattre plus d'une décennie pour prendre le pouvoir en 1949 . En guerre près d'un quart de siècle, le Parti communiste chinois, poursuivant l'idée de Sun Yat-sen, s'est attaché à fo […] Lire la suite

BLÜCHER VASSILI KONSTANTINOVITCH (1890-1938)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 788 mots

Issu d'un milieu de paysans, Blücher, qui exerce de multiples petits métiers, est emprisonné de 1910 à 1913, vraisemblablement pour incitation à la grève. La Grande Guerre en fait un officier mobilisé dans l'armée du front sud-ouest. Hospitalisé entre 1915 et 1916, il reprend bientôt du service comme volontaire et commande un détachement de gardes rouges dans la région de l'Oural. Faisant preuve d […] Lire la suite

BORODINE MIKHAÏL MARKOVITCH GROUZENBERG dit (1884-1951)

  • Écrit par 
  • Georges HAUPT
  •  • 300 mots

Principal agent du Komintern en Chine dans les années vingt, Borodine joua un rôle important dans la réorganisation du Guomindang et dans l'application de la politique de la III e Internationale en Chine. Borodine avait rejoint les rangs du Parti social-démocrate russe (bolchevik) en 1903. Arrêté et exilé en 1906, il émigra aux États-Unis, fréquenta l'université de Valparaiso (Indiana), et fonda […] Lire la suite

BOYCOTTAGE

  • Écrit par 
  • Berthold GOLDMAN, 
  • Universalis 
  •  • 4 926 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre " Le boycottage entre États ou embargo" : …  C'est surtout depuis le début du xx e  siècle, et d'abord par la Chine, que le boycottage a été utilisé en ce domaine (boycottage du commerce américain, en 1905, avec la complicité au moins tacite du gouvernement central, à la suite des mesures législatives restreignant l'immigration chinoise aux États-Unis ; boycottage des marchandises anglaises, de juin 1925 à octobre 1926, provoqué par un inc […] Lire la suite

CANTON ou GUANGZHOU [KOUANG-TCHEOU]

  • Écrit par 
  • Jean CHESNEAUX, 
  • Jean DELVERT
  •  • 1 140 mots
  •  • 2 médias

Canton (Guangzhou), capitale du Guangdong, est située à 60 kilomètres de la mer, au pied d'une colline rocheuse isolée au milieu de la plaine d'alluvions du Xijiang, à l'extrémité de l'estuaire formé par ce fleuve, ainsi que par son affluent le Beijiang et par le Dongjiang. Cet estuaire, le Zhuijiang (ou rivières des Perles), est une des trois zones majeures du développement chinois. C'est un sit […] Lire la suite

CHEN DUXIU [TCH'EN TOU-SIEOU] (1879-1942)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 1 110 mots

Prestigieux chef de file du Mouvement du 4-Mai et futur secrétaire général du Parti communiste chinois (P.C.C.), Chen Duxiu naît à Huaining en Anhui dans une famille riche. Influencé par les modernistes Liang Qichao et Kang Youwei, il étudie à l'École normale supérieure de Tōkyō, apprend le français et l'anglais avant d'éditer, épisodiquement, à Shanghai des feuilles radicales qui seront vite inte […] Lire la suite

CHEN YI [TCH'EN YI] (1901-1972)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 939 mots

Après des études classiques, Chen Yi, fils de magistrat né à Lezhi (Sichuan), est attiré par des idées progressistes diffusées par les étudiants revenus de l'étranger (en particulier l'anarchisant Li Shizeng) et apprend le français avant d'obtenir une bourse qui lui permet d'étudier la chimie en France (1919). Étudiant à Grenoble et à Lyon, il travaille épisodiquement aux usines Michelin et fréque […] Lire la suite

CHEN YUN [TCH'EN YUN] (1900-1995)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 850 mots

Né dans la région de Shanghai, il est peu probable que Chen Yun ait reçu plus qu'une instruction primaire. Travailleur de l'imprimerie, il rejoint les communistes en 1924 et travaille dans les syndicats, sa connaissance du prolétariat jointe à celle des coutumes locales étant précieuse pour le Parti communiste chinois (P.C.C.). C'est au sein des organisations ouvrières dont il dirige les mouvement […] Lire la suite

CHINE Histoire jusqu'en 1949

  • Écrit par 
  • Jean CHESNEAUX, 
  • Jacques GERNET
  •  • 44 594 mots
  •  • 50 médias

Dans le chapitre "Les soulèvements" : …  Le Tongmenghui n'était pas, à beaucoup près, une organisation aussi centralisée que l'ont fait croire par la suite ses héritiers du Guomindang ; c'était bien plutôt une sorte de confédération assez lâche, réunissant de nombreuses organisations révolutionnaires et associations à tendance républicaine, dont chacune avait une base régionale. Sun Yat-sen n'était qu'un de ses animateurs, pas plus influ […] Lire la suite

CHINOISE (CIVILISATION) La littérature

  • Écrit par 
  • Paul DEMIÉVILLE, 
  • Jean-Pierre DIÉNY, 
  • Yves HERVOUET, 
  • François JULLIEN, 
  • Angel PINO, 
  • Isabelle RABUT
  •  • 45 652 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "La révolution littéraire" : …  La révolution chinoise de 1911, l'instauration de la République l'année suivante furent suivies, à brève échéance, d'une profonde révulsion culturelle que ses promoteurs appelèrent la « révolution littéraire » et qui se déclencha pendant la Première Guerre mondiale, à partir de 1917. Le principal promoteur en fut Hu Shi (1891-1962), dont les premiers manifestes littéraires furent envoyés en Chine […] Lire la suite

CONFUCIUS & CONFUCIANISME

  • Écrit par 
  •  ETIEMBLE
  •  • 14 434 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre "Confucius et Mao" : …  Une fois supprimés les examens après la révolution de 1911, Kang Youwei, soucieux de revenir à Confucius et Mencius, voulut en vain faire adopter leur pensée, constitutionnellement, comme religion d'État ; c'est en vain également que Zhen Huanzhang prétendit déduire du confucianisme des principes économiques capables de « moderniser l'Empire du Milieu ». Le confucianisme se releva d'autant plus di […] Lire la suite

DALAÏ-LAMA TENZIN GYATSO (1935- )

  • Écrit par 
  • Jean-Claude CARRIERE
  •  • 1 988 mots
  •  • 2 médias

Quatorzième dalaï-lama, Tenzin Gyatso naquit le 6 juillet 1935 dans le village de Takster. Situé dans une région peu fertile de la province d'Amdo, dans l'extrême nord-est du Tibet, ce village ne nourrissait guère plus d'une vingtaine de familles. En 1935, cette province se trouvait sous la domination récente d'un chef musulman, Ma Bufeng, dont le gouvernement suivait les directives de la Républiq […] Lire la suite

DENG FA [TENG FA] (1906-1946)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 578 mots

Natif de Yunfu, au Guangdong, d'une obscure famille paysanne, Deng Fa ne reçoit pas la moindre instruction durant sa jeunesse et doit travailler comme matelot à bord des navires britanniques de la Butterfield Service Company ou comme cuisinier sur les vapeurs cabotant entre Hong Kong et Canton. En 1922, il est fortement impressionné par le vaste mouvement de grève déclenché par les marins cantonai […] Lire la suite

DENG XIAOPING [TENG SIAO-P'ING] (1904-1997)

  • Écrit par 
  • Valérie NIQUET, 
  • Universalis 
  •  • 1 206 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre "Les débuts d'un révolutionnaire" : …  Deng Xixian, qui ne prendra le nom de Xiaoping que dans les années 1920, est né, sans doute le 22 août 1904, dans le village de Paifang (province du Sichuan). En 1918, quelques années après la révolution républicaine de 1911, il reçoit à Chongqing, la capitale provinciale, l'éducation d'un tuteur. En 1920, sa famille l'envoie à Paris en compagnie de quatre-vingt-dix autres jeunes du Sichuan. Pris […] Lire la suite

EXTRÊME-ORIENT QUESTION D'

  • Écrit par 
  • Jean BRUHAT
  •  • 4 266 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre "L'exploitation économique" : …  Désormais les fondements économiques de la question d'Extrême-Orient évoluent. Il ne s'agit plus seulement pour l'Occident de se procurer, dans les meilleures conditions, des produits coloniaux de valeur et des matières premières destinées à l'industrie ou de vendre les excédents de sa production industrielle. Les échanges commerciaux demeurent vitaux, mais l'exploitation économique s'organise. Av […] Lire la suite

HE LONG [HO LONG] (1896-1969)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 590 mots

Né à Dayong (Hunan), l'ancien maréchal He Long est le fils d'un officier pauvre de l'armée mandchoue, membre important de la Gelaohui (la Société des aînés et des anciens) résolument antimandchoue et bien implantée en milieu militaire. Sous l'influence de son père, He Long entre dans l'armée ; en 1912, on le trouve à la tête de milliers de paysans poussés à la révolte par une terrible famine, prat […] Lire la suite

HONG KONG

  • Écrit par 
  • Jean-Philippe BÉJA, 
  • Pierre SIGWALT
  •  • 10 042 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre "Une école de modernité politique" : …  Bien qu'elle fût essentiellement vouée au commerce, la colonie, grâce à son système juridique protégeant la propriété et les droits des individus, fut aussi un lieu de liberté d'expression dont le cœur battait au même rythme que celui du peuple chinois. C'est à partir de l'île où il avait fait ses études de médecine que Sun Yat-sen dirigea nombre de soulèvements contre les Mandchous au tournant d […] Lire la suite

HUANGPU ACADÉMIE MILITAIRE DE

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 1 059 mots

C'est en mai 1924 que le Guomindang de Sun Yat-sen et l'embryonnaire Parti communiste chinois conviennent d'établir près de Canton, sur une île de la rivière des Perles, et avec le concours de l'Union soviétique, la future école des cadres politiques et militaires de la Chine contemporaine, la fameuse Académie militaire de Huangpu (Whampoa). Dès 1923, la majorité des leaders du Parti communiste et […] Lire la suite

JAPON (Le territoire et les hommes) Histoire

  • Écrit par 
  • Paul AKAMATSU, 
  • Vadime ELISSEEFF, 
  • Valérie NIQUET, 
  • Céline PAJON
  •  • 41 129 mots
  •  • 49 médias

Dans le chapitre "Le deuxième mouvement de sauvegarde de la Constitution" : …  Le marasme, cependant, continuait. Les syndicats s'organisaient peu à peu – la Sōdōmei, C.G.T. japonaise, en 1921 –, mais ne pouvaient espérer l'amélioration de la condition ouvrière sans la solution de la crise économique et ne trouvaient aucun porte-parole parmi les partis légaux. Le premier Parti communiste fut créé en 1922, puis écrasé, dès qu'il fut découvert, l'année suivante. Et ce fut la p […] Lire la suite

JÉSUITES EN CHINE

  • Écrit par 
  • Joseph DEHERGNE
  •  • 1 281 mots

Dans l'action des Jésuites en Chine (voir H. Bernard-Maître, art. « Chine » et « Chinois » in Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastique  ; J. Dehergne, Répertoire des Jésuites de Chine de 1552 à 1800, 1973), on peut distinguer trois périodes. La première période, de 1552 à 1686, est celle du Padroado portugais. Paradoxalement, le monde chinois est abordé au Japon par François Xavie […] Lire la suite

KANG SHENG [K'ANG CHENG] (1899-1975)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 624 mots

Originaire d'un milieu de propriétaires aisés, Kang Sheng voit le jour à Zhucheng (Shandong). Exclu de l'école pour ses activités subversives, il étudie à Shanghai et a pour professeur Qu Qiubai, futur secrétaire général du Parti communiste chinois (P.C.C.). Dans les années vingt, Kang Sheng adhère à la Ligue de la jeunesse socialiste puis au Parti communiste en 1925. Dès lors, il va devenir un ac […] Lire la suite

LIANG QICHAO [LEANG K'I-TCH'AO] (1873-1929)

  • Écrit par 
  • Kristofer SCHIPPER
  •  • 963 mots

Le plus important chef de file des lettrés réformistes chinois au début du xx e  siècle, Liang Qichao fut le plus illustre élève de Kang Youwei. Ce fils de paysan, d'origine cantonaise, passe le premier grade des concours impériaux à l'âge de onze ans. Sa profonde connaissance des classiques lui permet d'obtenir le titre de juren (équivalant approximativement au diplôme des grandes écoles de Fran […] Lire la suite

LI DAZHAO [LI TA-TCHAO] (1889-1927)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 962 mots

La pensée et l'action politique de Li Dazao, l'un des plus brillants intellectuels de la Chine révolutionnaire, ont largement contribué à la montée de la révolution chinoise. Originaire de Leting, au Hebei, Dazhao suit l'école de droit et d'administration de Tianjin, dont il sort diplômé ; il fréquente bientôt des intellectuels progressistes (Sun Hongyi). En 1913, il étudie l'économie politique au […] Lire la suite

LI FUCHUN [LI FOU-TCH'OUEN] (1901-1975)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 537 mots

Originaire d'une famille appauvrie de lettrés, Li Fuchun, qui est né à Changsha, au Hunan, se joint à la Société d'étude du peuple nouveau (Xin min xuexi), fondée par Cai Hesen et Mao Zedong, qui réunit des étudiants progressistes. Profitant du plan de travail et d'études organisé pour la formation d'étudiants chinois à l'étranger, Li Fuchun se rend en France vers 1919 et travaille un temps aux us […] Lire la suite

LI LISAN (1896-1967)

  • Écrit par 
  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 953 mots

Fils d'instituteur rural, Li Lisan naît à Liling (Hunan) et fréquente l'école normale de Changsha, lorsqu'en 1917, étudiant lui aussi dans cette ville, le jeune Mao Zedong invite « les jeunes gens intéressés aux activités patriotiques et résolus » à prendre contact avec lui ; il reçoit « trois réponses et demie » : « La demi-réponse, écrit Mao, venait d'un jeune homme très réservé appelé Li Lisan. […] Lire la suite

LIN BIAO [LIN PIAO] (1907-1971)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 1 075 mots

Né au Hubei dans un milieu de petits propriétaires terriens, Lin Biao s'intéresse très tôt aux mouvements radicaux de l'intelligentsia. Au sortir de l'école secondaire, il devient membre de la Ligue de la jeunesse socialiste puis entre, en 1925, à l'Académie militaire de Whampoa, où ses qualités attirent l'attention de ses instructeurs, parmi lesquels Tchiang Kai-chek, le général Blücher, le princ […] Lire la suite

LIU BOCHENG [LIEOU PO-TCH'ENG] (1892-1986)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 522 mots

Fils d'un musicien ambulant, originaire de Kaixian au Sichuan, Liu Bocheng embrasse la carrière des armes ; sous l'influence de Wu Yuzhang, universitaire révolutionnaire, il entre au Parti communiste chinois en 1926. Il sert dans les troupes de l'« expédition du Nord » dirigée par le Guomindang contre les féodaux militaristes (« seigneurs de la guerre ») et fait aussi partie du mouvement insurrect […] Lire la suite

LIU SHAOQI [LIEOU CHAO-K'I] (1898-1969)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 1 136 mots

Fils de petit propriétaire foncier, futur militant professionnel à l'itinéraire révolutionnaire classique, Liu Shaoqi naît à Yinshan (Hunan) ; en 1916, il entre à l'école normale de Changsha et a pour condisciples Mao Zedong, Li Lisan et Ren Bishi. Son radicalisme le porte vers la Ligue de la jeunesse socialiste que vient de constituer à Shanghai l'envoyé du Komintern Voïtinski, et, en 1921, il pa […] Lire la suite

LONGUE MARCHE, en bref

  • Écrit par 
  • Olivier COMPAGNON
  •  • 183 mots
  •  • 1 média

Confronté depuis 1927 aux campagnes d'anéantissement menées par le Guomindang de Tchiang Kai-chek, le Parti communiste chinois est contraint de quitter, en octobre 1934, les derniers bastions qu'il avait pu conserver dans le sud du pays. Commence alors une longue retraite à travers la Chine qui, en l'espace d'un an, conduit le noyau dur des militants communistes jusqu'au refuge de Yan'an, dans la […] Lire la suite

LONGUE MARCHE (LA)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 1 074 mots
  •  • 2 médias

Épopée militaire que l'on a comparée aux plus fabuleux exploits guerriers de l'histoire, la Longue Marche ( Chang Zheng ) constitue le meilleur symbole de l'accomplissement de la révolution chinoise. Elle a pour origine une défaite : celle de l'Armée rouge acculée dans ses bases rouges de plus en plus réduites par les troupes nationalistes du Guomindang (GMD) commandées par Tchiang Kai-chek . Aprè […] Lire la suite

LOTUS BLANC, chin. BAILIANJIAO [PAI-LIEN-KIAO]

  • Écrit par 
  • Kristofer SCHIPPER
  •  • 1 153 mots

La plus importante ou, en tout cas, la plus célèbre des sociétés secrètes chinoises (il faudrait plutôt l'appeler secte proscrite), le Lotus blanc (Bailianjiao, ou Bailian hui) est un vaste mouvement syncrétiste sotériologique et mystique qui remonte au moins au xii e  siècle ; à plusieurs reprises, il rassembla les masses paysannes en de vastes soulèvements, qui ne furent jamais couronnés de succ […] Lire la suite

LUO ZHENYU [LO TCHEN-YU] (1866-1940)

  • Écrit par 
  • Lucie RAULT
  •  • 412 mots

Appelé Shunyun et surnommé Xuetang, archéologue et bibliographe de renom, Luo Zhenyu est originaire de Huai'an (Jiangsu). Après une éducation modeste, il obtient en 1881 un emploi d'aide-magistrat qu'il occupe jusqu'au premier conflit sino-japonais. En 1896, animé par le désir de contribuer à l'édification d'une Chine plus forte, il fonde à Shanghai la Société d'agronomie (Nongxue she) et entrepre […] Lire la suite

MANDCHOURIE

  • Écrit par 
  • Jean CHESNEAUX
  •  • 1 972 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre "Instabilité politique et développement économique" : …  La poussée générale des forces centrifuges et l'anarchie militaire, qui caractérisent en Chine toute la période consécutive à la révolution républicaine de 1911, affectent tout particulièrement la Mandchourie, du fait de sa situation marginale. C'est l'ère des « seigneurs de la guerre », qui se disputent les provinces. Le maître de la Mandchourie est alors Zhang Zuolin, ancien bandit Honghuzi de […] Lire la suite

MAO ZEDONG ou MAO TSÉ-TOUNG (1893-1976)

  • Écrit par 
  • Yves CHEVRIER
  •  • 7 657 mots
  •  • 4 médias

Si le fondateur du régime communiste chinois continue d'occuper une place de choix dans l'imaginaire de son peuple, son œuvre semble appartenir à un monde qui n'est plus. Depuis 1978, la démaoïsation et les réformes de Deng Xiaoping ont fait reculer la terreur maoïste, mais aussi l'immémoriale Chine paysanne : dans les années 1930-1940, Mao y avait construit une révolution inédite, mariant le comm […] Lire la suite

MONGOLIE, histoire

  • Écrit par 
  • Françoise AUBIN, 
  • Vadime ELISSEEFF
  •  • 17 572 mots
  •  • 20 médias

Dans le chapitre " La Mongolie-Intérieure" : …  Dans les derniers jours de 1911, la République est proclamée en Chine. Les princes khalkha, qui ne s'étaient jamais sentis liés qu'à leur suzerain Qing, se déclarent aussitôt indépendants de la Chine. De ce jour, le destin des trois unités nées des conquêtes mandchoues en Asie centrale va se séparer . La Mongolie-Intérieure, formée des tribus méridionales ralliées dès les premières décennies du x […] Lire la suite

MONGOLIE, République mongole

  • Écrit par 
  • Françoise AUBIN, 
  • Marie-Dominique EVEN
  •  • 7 814 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre "La « Mongolie autonome »" : …  Si les Mongols chassent sans grande difficulté les quelques troupes Qing stationnées en Mongolie, ils peinent à faire reconnaître leur indépendance et leur réunification par la communauté internationale. Les lettres transmises en octobre 1912 aux consulats du Japon et de plusieurs pays occidentaux à Harbin restent sans réponse. La Chine, même faible, entend conserver les territoires périphériques […] Lire la suite

NANKIN, chin. NANJING [NAN-KING]

  • Écrit par 
  • Pierre-Étienne WILL
  •  • 1 158 mots
  •  • 2 médias

Capitale de la province chinoise du Jiangsu, Nankin est située sur la rive droite du Yangzi, à 250 kilomètres de son embouchure. Le site est protégé par le fleuve (au nord et à l'ouest) et par la montagne Pourpre (à l'est), qu'on a comparés à « un dragon lové et un tigre tapi ». Le royaume de Chu, qui conquiert la région à la fin du ~ iv e siècle, y établit la ville de Jinling, ce qui restera par […] Lire la suite

NATIONS UNIES

  • Écrit par 
  • Jacques FOMERAND, 
  • Cecelia M. LYNCH, 
  • Karen MINGST
  •  • 16 708 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre "Naissance et développement" : …  En dépit des difficultés que la Société des Nations a connues avant la Seconde Guerre mondiale pour résoudre les problèmes de conflits, de maintien de la paix et de la sécurité, les principales puissances alliées ont accepté pendant la guerre de créer un nouvel organisme mondial destiné à faciliter la gestion des affaires internationales. Cet accord s'est d'abord manifesté par la signature de la […] Lire la suite

NIE RONGZHEN [NIE JONG-TCHEN] (1899-1992)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 504 mots

Né à Jiangjin, au Sichuan, dans un milieu paysan, Nie Rongzhen participe au Mouvement du 4 mai 1919 avant de s'embarquer pour la France (plan travail-études organisé pour les étudiants chinois). Il y côtoie Deng Xiaoping, puis se rend en Belgique pour enseigner dans une institution privée patronnée par le Parti socialiste belge. De retour en France pour étudier la mécanique, il travaille un temps […] Lire la suite

PÉKIN ou BEIJING

  • Écrit par 
  • Jean CHESNEAUX, 
  • Marie-Annick LANCELOT, 
  • Universalis 
  •  • 5 903 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre "Les paysans et la cité" : …  Pékin existe donc seulement comme centre et comme support de toute la machine impériale ; la ville n'est pas du tout, comme le sont les villes d'Occident à la même époque, un centre autonome de développement, un foyer d'action où s'enracinent de nouvelles forces économiques et sociales. Il n'y a pas de bourgeoisie urbaine ; cette notion même est vide de sens. Pékin n'est qu'un rouage, essentiel il […] Lire la suite

PENG PAI [P'ENG P'AI] (1895-1928)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 827 mots

Premier parmi les communistes chinois à vouloir organiser la paysannerie et en cela précurseur de l'action de Mao Zedong, Peng Pai naît à Haifeng (Guangdong) dans une famille aisée. Il étudie l'économie politique à Tōkyō et, au contact de l'intelligentsia socialiste japonaise, s'intéresse de près aux problèmes agraires. Après sa participation à Tōkyō, en 1919, aux manifestations du 4-Mai, il rentr […] Lire la suite

PENG ZHEN [P'ENG TCHEN] (1902-1997)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 875 mots

De son véritable nom Fu Maogong, Peng Zhen naît à Chuwu, dans le Shānxi. Issu d'un milieu humble de paysans, il doit travailler très tôt pour survivre et poursuivre des études. À l'âge de vingt et un ans, les premiers périodiques révolutionnaires chinois, en particulier La Nouvelle Jeunesse ( Xin Qingnian ), et la presse communiste l'initient au marxisme-léninisme. Il rejoint alors la Jeunesse so […] Lire la suite

PUYI [P'OU-YI] (1906-1967)

  • Écrit par 
  • Claude HUDELOT
  •  • 522 mots
  •  • 2 médias

Né à Pékin, Puyi, fils du prince Chun et neveu de l'empereur Guangxu, prend la succession de celui-ci à l'âge de trois ans, le 2 décembre 1908 . La régence est d'abord assurée par le prince Chun puis par la veuve de l'empereur défunt, Long Yu. La République chinoise est proclamée le 1 er  janvier 1912. Long Yu signe le décret d'abdication au nom de l'empereur le 12 février de la même année. Ainsi […] Lire la suite

QU QIUBAI [K'IU TS'IEOU-PAI] QU SHUANG [K'IU CHOUANG] dit (1899-1935)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 1 021 mots

De son véritable nom Qu Shuang, Qu Qiubai naît à Changzhou (Jiangsu) dans une famille de lettrés. Il se destine à une carrière artistique et littéraire, mais la ruine et les dissensions familiales l'obligent à enseigner. Il étudie néanmoins la poésie, le bouddhisme, le français et le russe. En 1919, il est arrêté pour sa participation au Mouvement du 4 mai ; il entrevoit le marxisme grâce à l'infl […] Lire la suite

SHANGHAI [CHANG-HAI]

  • Écrit par 
  • Jean CHESNEAUX, 
  • Jean DELVERT, 
  • Universalis 
  •  • 2 666 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre "Du temps des concessions à celui de la bourgeoisie chinoise" : …  Shanghai, un des cinq ports « ouverts » aux étrangers dès le traité de 1842, est surtout au xix e  siècle un centre commercial, avec sa façade fluviale (Bund), ses hangars ( godowns ), ses firmes étrangères ( hong ). Les concessions administrées par les Britanniques et les Français comptaient, vers 1900, une population d'environ 350 000 personnes, dont 7 000 étrangers, et l'agglomération totale e […] Lire la suite

SOCIALISME Histoire des mouvements socialistes (1870-1914)

  • Écrit par 
  • Daniel LIGOU
  •  • 8 110 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre "Asie et Afrique" : …  Les grands pays du Tiers Monde asiatique n'ont guère connu, avant la Première Guerre mondiale, de véritable mouvement socialiste. Le Japon est la seule exception. Le socialisme japonais est d'importation américaine et il est né dans le milieu des intellectuels formés par les missionnaires protestants ( Katayama) ou par les travailleurs émigrés à San Francisco et rentrés ensuite dans leur pays (Fus […] Lire la suite

SOCIÉTÉS SECRÈTES EN CHINE

  • Écrit par 
  • Daniel HÉMERY
  •  • 1 567 mots
  •  • 1 média

Associations ou fraternités clandestines, connues dans l'Empire chinois dès les premiers siècles de notre ère et qui se sont perpétuées jusqu'au milieu du xx e  siècle. À la fois groupes d'insoumission collective, centres de lutte politique contre le pouvoir impérial et foyers de dissidence idéologique, elles constituaient un phénomène récurrent dans la vie sociale de l'ancienne Chine. Elles se re […] Lire la suite

SUN YAT-SEN (1866-1925)

  • Écrit par 
  • Marie-Claire BERGERE
  •  • 2 349 mots
  •  • 2 médias

Sun Yat-sen (forme coutumière cantonaise de Sun Yixian) a marqué de sa personnalité l'histoire de la Chine à l'époque où s'engageait la longue lutte qui devait faire de ce pays une nation moderne délivrée de l'humiliation coloniale. Attiré à l'origine par l'idéologie et par les méthodes des rébellions paysannes traditionnelles, Sun s'ouvre aux conceptions politiques et sociales de l'Occident ; il […] Lire la suite

TCHIANG KAI-CHEK ou JIANG JIESHI [TSIANG KIA-CHE] (1887-1975)

  • Écrit par 
  • Universalis 
  •  • 2 018 mots
  •  • 4 médias

L' objectif de Tchiang Kai-chek (ou Jiang Jieshi) était d'unifier la Chine, en proie au chaos après la chute de la dynastie mandchoue des Qing en 1911. Soldat avant tout, il combat alternativement ou parallèlement les seigneurs de la guerre et les communistes, et parvient à établir un gouvernement central nationaliste à Nankin en 1928. Mais le choix qu'il fait lors de la Seconde Guerre mondiale –  […] Lire la suite

TIBET (XIZIANG)

  • Écrit par 
  • Chantal MASSONAUD, 
  • Luciano PETECH, 
  • David SNELLGROVE, 
  • Pierre TROLLIET, 
  • Universalis 
  •  • 26 820 mots
  •  • 12 médias

Dans le chapitre "Le Tibet entre l'Angleterre et la Chine" : …  Depuis 1792, le Tibet s'était hermétiquement fermé aux étrangers, le clergé et le gouvernement impérial étant d'accord pour mener cette politique. Mais elle se heurtait de plus en plus à l'expansion anglaise ; pour les vice-rois de l'Inde britannique, qui se méfiaient des intrigues russes en Asie centrale, le Tibet était le glacis de la forteresse indienne et ils croyaient ne pouvoir s'en désinté […] Lire la suite

TRIADE, société secrète

  • Écrit par 
  • Kristofer SCHIPPER
  •  • 544 mots

Société secrète de la Chine moderne (Sanhehui) dont le nom chinois le plus usité est Tiandihui (Société du Ciel et de la Terre), alias Hongmen (Porte de Hong). Antidynastique, ou plutôt antimandchoue, la Triade fut très répandue en Chine, surtout au cours du xix e  siècle. Il s'agit d'une véritable société secrète que l'on a souvent rapprochée de la franc-maçonnerie. L'origine historique de la soc […] Lire la suite

VIETNAM

  • Écrit par 
  • Philippe DEVILLERS, 
  • Pierre-Bernard LAFONT, 
  •  NGUYÊN TRÂN HUÂN, 
  • Michèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENS, 
  • Matthieu SALOMON, 
  • Stéphanie SOUHAITÉ, 
  • Christian TAILLARD, 
  • Universalis 
  •  • 46 789 mots
  •  • 36 médias

Dans le chapitre "À la croisée des chemins" : …  Le nouveau gouvernement espérait beaucoup des États-Unis, dont l'anticolonialisme et la puissance lui paraissaient la meilleure garantie possible contre un rétablissement de la domination française ou une mainmise chinoise, et aussi pour le développement économique ultérieur du Vietnam. Mais Washington, comme Londres, Moscou et Chongqing, venait en août de confirmer la souveraineté française sur l […] Lire la suite

WANG JINGWEI [WANG TSING-WEI] (1884-1944)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 1 304 mots
  •  • 1 média

Une grande misère et une situation d'orphelin assombrissent les jeunes années de Wang Jingwei (dont le véritable nom est Wang Zhaoming) qui parvient malgré tout à recevoir une formation classique puis à enseigner tout en aidant ses cadets. Né à Canton et instruit par son père suivant les règles de l'enseignement chinois traditionnel, Wang Jingwei passe son enfance dans une famille pauvre ; étudian […] Lire la suite

XI'AN INCIDENT DE (1936)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 917 mots

Mutinerie d'un caractère original, la capture de Tchiang Kai-chek par Zhang Xueliang, connue comme « l'incident de Xi'an », constitue une péripétie diplomatique dont les implications politiques et psychologiques ont marqué le destin de la Chine et, en particulier, le développement de son sentiment national. Jeune puissance économique et militaire qui a déjà soumis la Chine impériale (1895) et la R […] Lire la suite

XINJIANG [SIN-KIANG] ou TURKESTAN CHINOIS

  • Écrit par 
  • Évelyne COHEN, 
  • Pierre TROLLIET, 
  • Universalis 
  •  • 7 032 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre "Un « quasi-protectorat » soviétique" : …  Avec la révolution républicaine chinoise de 1911 et la révolution soviétique de 1917, le régime intérieur fut bouleversé profondément des deux côtés de la frontière, mais sans que cela mette fin au mouvement de pénétration russe au Xinjiang. La Chine, depuis la chute de Yuan Shikai, était soumise au despotisme provincial des « seigneurs de la guerre », et le Xinjiang ne faisait pas exception. Yang […] Lire la suite

YAN'AN [YEN-NGAN]

  • Écrit par 
  • Pierre TROLLIET
  •  • 157 mots
  •  • 2 médias

Ville située au cœur des plateaux de lœss de la province chinoise du Shaanxi, sur la rive droite du Yanhe, affluent du fleuve Jaune. C'est la ville la plus célèbre de l'histoire de la Chine communiste : elle accueillit en octobre 1935 les restes de l'Armée rouge, sous la direction de Mao Zedong, après la fameuse Longue Marche (12 500 kilomètres) entreprise en octobre 1934 à partir de la province d […] Lire la suite

YE JIANYING [YE KIEN-YING] (1898-1986)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 949 mots

C'est à Meixian, un district hakka du Guangdong, que naît Ye Jianying, dans une famille de commerçants ; après une instruction scolaire classique, il s'expatrie en Malaisie où il se prépare à une carrière dans les affaires. En décembre 1915, des généraux du Yunnan dirigent une révolte contre le despotisme de Yuan Shikai et contre ses velléités de restauration monarchique. De nombreux Chinois d'out […] Lire la suite

YE TING [YE T'ING] (1897-1946)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 842 mots

Originaire d'un milieu paysan, Ye Ting naît au Guangdong, dans le district de Huizhou, non loin de Hong Kong. Assez tôt il choisit la carrière des armes. Il prépare l'Académie militaire de Whampoa et ne tarde pas à devenir chef de bataillon du Guomindang (GMD) en 1920, puis commandant de l'un des bataillons de la garde de Sun Yat-sen en 1921. L'année suivante, grâce à sa fonction, il permettra à S […] Lire la suite

YIGUANDAO [YI-KOUAN-TAO]

  • Écrit par 
  • Kristofer SCHIPPER
  •  • 609 mots

Société secrète, ou plutôt secte interdite et persécutée, de la Chine moderne, le Yiguandao (Voie de l'unité fondamentale) a connu un succès considérable dans la Chine du Nord, à partir de 1920. Quoique persécutée systématiquement, tant par le Guomindang (qui la considérait comme étant d'inspiration communiste) que par le Parti communiste (qui la jugeait inféodée au Guomindang), cette secte semble […] Lire la suite

YUAN SHIKAI [YUAN CHE-K'AI] (1859-1916)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 1 147 mots
  •  • 1 média

Né à Xiangcheng (Henan) dans un milieu de hauts fonctionnaires, Yuan Shikai , après des études classiques, opte pour le métier des armes. Sous-préfet militaire en Corée, alors que cette province est réclamée par la Chine et le Japon, il se montre un officier des plus énergiques. Après la défaite chinoise contre le Japon (1895), Yuan est appelé à moderniser l'armée chinoise sur les modèles européen […] Lire la suite

ZHANG BINGLIN [TCHANG PING-LIN] (1868-1936)

  • Écrit par 
  • Lucie RAULT
  •  • 511 mots

Lettré de la Chine moderne, Zhang Binglin, appelé Meishu, dit Taiyan, s'initia tôt d'une part aux écrits relatifs à la résistance antimandchoue et d'autre part à la philologie et à l'étude critique des textes. Après la désastreuse guerre contre le Japon (1894-1895), ayant adhéré au mouvement pour la réforme de la société, il s'occupe pendant deux années de la parution du Journal des affaires cour […] Lire la suite

ZHANG GUOTAO [TCHANG KOUO-T'AO] (1897-1979)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 918 mots

Leader influent du mouvement communiste chinois jusqu'en 1938, date à laquelle il entra en conflit direct avec Mao Zedong dont il fut un sérieux rival, Zhang Guotao naît dans une famille hakka de propriétaires aisés. Pendant ses années d'études il soutient l'agitation révolutionnaire contre Yuan Shikai (1915) et se lie avec Chen Duxiu qui deviendra son mentor durant vingt ans malgré les divergence […] Lire la suite

ZHANG XUELIANG [TCHANG HIUE-LEANG] (1898-2001)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 748 mots
  •  • 1 média

Surnommé le « jeune maréchal », gouverneur de Mandchourie évincé par les Japonais, la carrière militaire apporta à Zhang Xueliang peu de renom sur les champs de bataille. Il fut l'un des principaux protagonistes de l'« incident de Xi'an » en capturant Tchiang Kai-chek pour le persuader de rencontrer les communistes qu'il combattait depuis 1927 et lui faire conclure un accord avec Zhou Enlai contre […] Lire la suite

ZHOU ENLAI [TCHEOU NGEN-LAI] ou CHOU EN-LAI (1898-1976)

  • Écrit par 
  • Lucien BIANCO, 
  • Universalis 
  •  • 2 147 mots
  •  • 1 média

La personnalité de Zhou Enlai rassurait les Occidentaux. Comme ils avaient le sentiment d'être mieux connus et compris de lui que d'aucun autre dirigeant de la Chine populaire, ils croyaient le connaître lui-même assez bien et l'estimaient proche d'eux. À l'exception du secrétaire d'État John Foster Dulles qui refusa de lui serrer la main à Genève en 1954, il a séduit la plupart de ses interlocut […] Lire la suite

ZHU DE [TCHOU TÖ] (1886-1976)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 934 mots
  •  • 1 média

Né à Dawan (Sichuan), mais d'origine cantonaise, Zhu De fait des études classiques et, après l'abrogation du système traditionnel des examens, fréquente l'école moderne de Nanchang puis entre en 1909 à l'académie militaire du Yunnan ; il est, en 1911, l'un des premiers lieutenants diplômés de l' « armée étrangère » formée sur les modèles européens. Membre d'organisations progressistes (Tongmenghui […] Lire la suite

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