« INDUCTION, philosophie »

INDUCTION, philosophie

  • Écrit par 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 4 236 mots

Le processus de pensée qu'on appelle induction et qui relève de la méthode reconstructive évoque une question obscure qui peut se formuler ainsi : existe-t-il, à côté des inférences nécessaires qui se fondent sur le principe de la déduction, des inférences qui seraient seulement probables et reposeraient sur un autre principe, celui de l'induction ? Le probl […] Lire la suite

ARISTOTE

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 23 786 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre "Limites de l'idéal déductif" : …  La notion de causalité appliquée au syllogisme reste cependant ambiguë. Elle pourrait signifier, puisque le moyen terme est un concept, ou, comme dit Aristote, exprime une essence ( Mét. , M, 4, 1078 b 4), que le syllogisme manifeste le déploiement immanent d'une essence, qui médiatise dans l'unité synthétique de la conclusion deux moments d'abord disjoints : ainsi serait-ce l'humanité qui fait S […] Lire la suite

COGNITIVES SCIENCES

  • Écrit par 
  • Daniel ANDLER
  •  • 19 262 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre "Logique et raisonnement" : …  Pendant longtemps, la logique a été considérée comme fournissant les règles du raisonnement idéal : n'est-elle pas la science de l'inférence valide, c'est-à-dire de l'opération permettant de passer à coup sûr de prémisses vraies, ou supposées telles, à une conclusion vraie ? Si tel de nos raisonnements ne se conforme pas aux canons de la logique, la raison doit en être recherchée, pensait-on, da […] Lire la suite

EMPIRISME

  • Écrit par 
  • Edmond ORTIGUES
  •  • 13 324 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "Le problème central : induction et hypothèse" : …  L'empirisme professé au xix e  siècle a certaines caractéristiques qui lui sont propres : l'importance accordée aux méthodes inductives de Stuart Mill et à la psychologie génétique. La notion d'empirisme est alors associée, d'une part, avec la thèse sensualiste qui se propose d'expliquer l'origine des idées à partir de la sensation, d'autre part, avec l'idée que l'induction généralisante est une […] Lire la suite

ÉPISTÉMOLOGIE

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 13 112 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre "Sciences formelles, sciences empiriques" : …  Le développement simultané, et parfois conjoint, d'une mathématique et d'une physique semble poser plus que jamais la question de leurs statuts respectifs et de leurs rapports instrumentaux. Les néo-positivistes du Cercle de Vienne, qui se sont explicitement posé le problème dans les années trente, l'ont généralement résolu d'une façon radicale en ramenant les sciences formelles aux règles – larg […] Lire la suite

EXPÉRIENCE

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 7 147 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "Le défi empiriste" : …  L'empirisme a ceci de commun avec la conception « cartésienne » de l'esprit qu'il conçoit les expériences comme des épisodes mentaux conscients (des « idées »), qui nous représentent le monde d'une certaine façon. Comme le cartésianisme, il est une tentative pour fonder la connaissance. Mais, sous ses formes classiques, il s'en distingue à la fois par ses moyens et par ses résultats. D'une part, […] Lire la suite

HEURISTIQUE

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre CHRÉTIEN-GONI
  •  • 8 426 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre "Heuristique générale ou la logique de la découverte" : …  Toute épistémologie est tenue de décider de deux problèmes : comment la certitude peut-elle être atteinte dans la connaissance scientifique – problème que l'on a coutume d'indexer sous le titre de « problème des fondements » –, et comment la découverte est-elle possible, découverte qui s'insère dans un mouvement spécifique résumé dans le terme de « progrès ». C'est la réponse à cette seconde inte […] Lire la suite

INFÉRENCE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 195 mots

Opération de l'esprit qui passe de propositions assertives, comme prémisses, à des propositions assertives, comme conclusions. Au sens strict, on distingue l'inférence du raisonnement en ce qu'elle peut être soit médiate soit immédiate (passer de « Quelque a n'est pas b  » à « Quelque b n'est pas a  »), tandis que le raisonnement comporte nécessairement des médiations (il est discursif) ; de plu […] Lire la suite

INTELLIGENCE

  • Écrit par 
  • Jean-François RICHARD
  •  • 6 591 mots

Dans le chapitre "Le raisonnement inductif et la découverte de règles" : …  Le raisonnement inductif consiste à chercher des relations entre observations de la forme : ceci est une condition nécessaire de cela. C'est un long processus comportant plusieurs étapes, dont la première est la formation d'hypothèses : à partir de ce qu'on sait déjà ou de ce que l'on a observé, on formule une relation. Par exemple, pour qu'une plante puisse pousser, il faut nécessairement de la […] Lire la suite

LOI, épistémologie

  • Écrit par 
  • Pierre JACOB
  •  • 6 820 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "Les lois universelles et le problème de l'induction" : …  Plus une loi est générale, abstraite, éloignée des détails de l'observabilité, plus variés sont les phénomènes auxquels elle s'applique, plus est grand son pouvoir explicatif. Ainsi, la loi de la gravitation universelle a révélé aux hommes la parenté inattendue entre la chute des corps à la surface de la Terre, la trajectoire parabolique des projectiles à la surface de la Terre, la trajectoire el […] Lire la suite

MÉTHODE

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 066 mots

Dans le chapitre "L'hypothèse, l'induction et l'analogie" : …  Une tradition empiriste, qui remonte à Bacon, donne l'hypothèse pour un produit d'observations répétées. On trouverait la loi en généralisant à partir de faits. Plutôt que comme une opération logique, mieux vaudrait regarder l'induction comme un acte d'invention : l'esprit s'arrête sur une des propriétés que l'expérience lui a suggérées et introduit une conception que ne contient aucun des fait […] Lire la suite

MÉTHODE SCIENTIFIQUE

  • Écrit par 
  • Jean-Paul THOMAS
  •  • 2 299 mots

Dans le chapitre "Les voies de la découverte" : …  Les généralités descriptives se présentent communément sous la forme de versions assouplies et enrichies de la méthode proposée par Claude Bernard : à l'observation, l'expérience et l'hypothèse on ajoute le choix d'une question, la nécessité d'interpréter les résultats, l'importance de l'argumentation et l'on insiste sur les essais et les erreurs, les fausses pistes, les retours en arrière qui int […] Lire la suite

NÉO-POSITIVISME ou POSITIVISME LOGIQUE

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 3 405 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "Propositions générales, induction et probabilités" : …  Si les propositions empiriques singulières constituent bien la base de la science, les lois scientifiques ont néanmoins la forme de propositions généralisées, qu'une constatation empirique ne saurait directement vérifier. Aussi bien Popper a-t-il pu proposer de substituer au concept de vérification celui de « réfutation » ( Falsifizierung ) : une proposition générale peut être réfutée par une pro […] Lire la suite

NOVUM ORGANUM (F. Bacon)

  • Écrit par 
  • Michel MALHERBE
  •  • 781 mots

Le philosophe anglais Francis Bacon (1561-1626), au terme de plusieurs ébauches, fait paraître en 1620 son ouvrage le plus célèbre, le Novum Organum (c’est-à-dire « Le nouvel instrument »). Son ambition est de fournir une nouvelle logique pour la science à venir et par là même – comme le suggère le titre – de supplanter l’ Organon d’Aristote (env. 385-322 av. J.-C.). L’ouvrage exerça une influe […] Lire la suite

POINCARÉ HENRI (1854-1912)

  • Écrit par 
  • Gérard BESSON, 
  • Christian HOUZEL, 
  • Michel PATY
  •  • 6 137 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre "Poincaré philosophe" : …  Poincaré manifesta très tôt un vif intérêt pour la philosophie, notamment pour les problèmes de la connaissance, collaborant régulièrement à la Revue de métaphysique et de morale dès sa fondation, rédigeant de nombreux articles de « philosophie scientifique », rassemblés dans quatre recueils : La Science et l'hypothèse (1902), La Valeur de la science (1905), Science et méthode (1908) et Derni […] Lire la suite

POPPER KARL RAIMUND (1902-1994)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 2 095 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "La logique de la découverte scientifique" : …  Comment distinguer, plus précisément comment « démarquer » la science véritable des pseudo-sciences : mythologies, gnoses, idéologies, métaphysiques ? Telle est l'une des questions initiales auxquelles Popper se trouva très jeune confronté, lorsqu'il rencontra la psychanalyse, puis le marxisme, enfin – rencontre décisive – les théories d'Einstein. Le bilan de ses réponses, multiples, mesurées et c […] Lire la suite

PRAGMATISME

  • Écrit par 
  • Gérard DELEDALLE
  •  • 4 614 mots

Dans le chapitre "Le pragmatisme, théorie de la vérité ou théorie de la signification ?" : …  Le pragmatisme est-il essentiellement une théorie de la vérité ? Il l'est certainement pour James. On n'a pas pris garde cependant que ce dernier est surtout préoccupé du statut des « vérités établies ». S'il y a vérification, ou plutôt « validation » comme le dit James – et le choix du mot est suggestif –, cette opération a une fonction de validation rétrospective : « La vérité vit à crédit. » «  […] Lire la suite

PREUVE, épistémologie

  • Écrit par 
  • Fernando GIL
  •  • 3 338 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "Dispositifs de la preuve" : …  La proposition et le fait empirique semblent être sans mesure commune. Aussi le bien-fondé principiel des descriptions doit-il être cherché dans un troisième terme, par exemple les formes a priori de la sensibilité et l'armature catégoriale selon la Critique de la raison pure . Il en va de même de la certification proprement dite, l'observation et l'expérimentation jouant ce rôle de tertium dans […] Lire la suite

RAISONNEMENT

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ
  •  • 5 009 mots

Dans le chapitre "L'induction" : …  À la déduction on a coutume d'opposer l'induction. Cette division traditionnelle se justifie dans la mesure où elle recouvre celle du raisonnement direct et du raisonnement inverse. De fait, une telle inversion de sens a été très généralement reconnue par les théoriciens classiques de l'induction. Elle n'autorise pas pour autant à regarder comme équilibrée et exhaustive la division des raisonnemen […] Lire la suite

RAISON (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 947 mots

Dans le chapitre "La rationalité moderne" : …  Aussi étendu que soit leur génie, les Grecs ne croyaient guère à la rationalité du monde visible, ce monde que Platon dénommait le « monde sensible ». Pour lui, seul le ciel était réellement rationalisable, c’est-à-dire mathématisable, l’astronome étant le cousin germain du philosophe. Aristote, quant à lui, appelle « sublunaire » ce monde peu ordonné où on ne saurait identifier que des régularité […] Lire la suite

REICHENBACH HANS (1891-1953)

  • Écrit par 
  • Alexis BIENVENU
  •  • 1 494 mots

Hans Reichenbach fut à Berlin, dans l'entre-deux-guerres, puis lors de son exil à Istanbul et Los Angeles, le principal représentant de l'empirisme logique, mouvement philosophique apparenté au positivisme logique du cercle de Vienne. Fondateur de la Société de philosophie empirique, il défend comme les Viennois une « conception scientifique du monde » visant à libérer la pensée des « non-sens de […] Lire la suite

SCIENCES Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 713 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre "Science et ontologie" : …  Radicalisant la critique husserlienne, Heidegger affirme, dans un cours donné en 1952 à l'université de Fribourg-en-Brisgau : « la science ne pense pas, et ne peut pas penser ; et c'est même là, ajoute-t-il, sa chance, je veux dire ce qui lui assure sa démarche propre et bien définie » ( Qu'appelle-t-on penser ? ). Revenant quelque temps après sur cette proposition, si choquante à première vue, le […] Lire la suite