« SUITE, musique »

SUITE, musique

  • Écrit par 
  • Roger BLANCHARD
  •  • 1 047 mots
  •  • 1 média

À l'origine, on désignait par « suite » une série d'airs de danse écrits dans la même tonalité (majeure ou mineure) mais de rythme et de caractère différents.On peut faire remonter au Moyen Âge l'usage de lier les danses, deux par deux : une lente et une vive. On remarque aussi que l'estampida ou estampie, danse d'origin […] Lire la suite

Le média de la recherche « SUITE, musique » :

Gaillarde
Crédits : Hulton Archive/ Getty Images

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ALLEMANDE, danse

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 193 mots

Danse lente à 4/4, connue depuis 1575 environ ; elle semble dériver du branle (en allemand, Reigen ), qui se développa dans les pays germaniques en opposition à la pavane, alors tombée en désuétude. L'allemande est de structure ABA. Aux xvii e et xviii e siècles, en France, elle est une partie essentielle de la suite instrumentale. Elle commence par une anacrouse de 1/16 à 3/16 de temps. Elle co […] Lire la suite

BASSE-DANSE

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 307 mots

Selon la plupart des auteurs, danse de cour, à deux temps (parfois à trois), de tempo lent, au caractère grave et solennel, répandue en France et en Italie ( bassa danza ). La basse-danse doit son nom à ses pas marchés ou glissés, donc effectués à ras de terre, « bas », par opposition aux danses « hautes » ( alta danza , pas de Brabant, saltarello ) qui comprenaient des sauts. En ce sens générique […] Lire la suite

CHAMBONNIÈRES JACQUES CHAMPION DE (1601 env.-1670 ou 1672)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 720 mots

Organiste et compositeur, mais aussi le plus grand virtuose du clavecin vers le milieu du xvii e siècle français ; il est le plus célèbre d'une longue lignée de musiciens qui part de Jacques Champion, chantre de Charles Quint, en passant par Nicolas, lui aussi chantre de la chapelle impériale, Thomas, dit Mithou (mort en 1580 env.), son grand-père, et Jacques son père (1555 env.-1638 env.), tous […] Lire la suite

COUPERIN LES

  • Écrit par 
  • Philippe BEAUSSANT, 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 5 500 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre "Les pièces de clavecin" : …  Quatre livres, publiés en 1713, 1717, 1722 et 1730, plus un traité, L'Art de toucher le clavecin (1716), qui contient une allemande et huit préludes non mesurés ; en tout deux cent trente-trois pièces, groupées en vingt-sept « ordres » : voilà ce qui, de son temps, a constitué l'essentiel de la gloire de Couperin. C'est dans ce domaine, en effet, qu'il a livré son message le plus personnel. Ce qu […] Lire la suite

COURANTE, danse

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 97 mots

Basse-danse (glissée, non sautée) à trois temps, proche de la saltarelle et de la gaillarde, la courante apparaît au xvi e siècle. Au xvii e siècle, elle constitue un mouvement essentiel de la suite instrumentale classique où elle vient souvent après l'allemande, à laquelle elle emprunte parfois le thème. Dans sa forme française, elle est à 3/2 alternant avec 6/4, dans un tempo modéré, avec une […] Lire la suite

FORME, musique

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 1 673 mots

Dans le chapitre "Les formes dans la musique instrumentale" : …  Issue de la musique vocale et influencée par la danse, la musique purement instrumentale s'épanouit en se structurant comme un discours, selon les règles de la rhétorique, oscillant entre le souci de rigueur et d'équilibre d'une part, l'exubérance et l'impétuosité d'autre part. La synthèse opérée entre les différents modes d'organisation des figures musicales, la dynamique propre au discours et le […] Lire la suite

GIGUE

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 308 mots

Nom donné au Moyen Âge aux vielles piriformes, par opposition aux vièles. A donné geige (violon) en allemand. Le nom de gigue (de l'anglais jig ou jigg , issu lui-même du vieux français giguer  : danser) désigne une danse de cour ou de ballet, d'allure rapide, à caractère sautillant, comique, avec frappements vifs du talon et jeu rapide des pointes ; plus vive que la loure, la sicilienne ou la f […] Lire la suite

GRIEG EDVARD (1843-1907)

  • Écrit par 
  • Piotr KAMINSKI
  •  • 1 672 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "Le voyageur" : …  Grâce à sa renommée internationale, il traverse régulièrement l'Europe, avec un programme obligatoire : le Concerto et les deux suites de Peer Gynt . Il se rend ainsi en 1879 en Allemagne, en 1883 en Allemagne et en Hollande, en 1885 à Leipzig, où il rencontre Brahms, qu'il retrouvera le jour de l'An 1888 en compagnie de Tchaïkovski. Ces années agitées n'apportent que peu d'œuvres nouvelles, parmi […] Lire la suite

MUFFAT GEORG (1653-1704)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 819 mots

Organiste et compositeur, véritable génie cosmopolite. Né à Megève (Savoie) d'une mère française et d'un père soldat de l'armée autrichienne, dont la famille était originaire d'Angleterre et d'Écosse, Georg Muffat est l'un des plus grands musiciens autrichiens. Il porta notamment la musique d'orgue de l'Allemagne méridionale au plus haut niveau qu'elle ait connu à l'époque baroque : ses toccatas s […] Lire la suite

OUVERTURE, musique

  • Écrit par 
  • Marc VIGNAL
  •  • 774 mots

Sous son acception la plus générale, l'ouverture désigne le morceau d'orchestre joué à rideau fermé avant une représentation d'opéra, voire avant tout spectacle (ouverture écrite par Beethoven pour son ballet Prométhée ). Le premier exemple connu en est sans doute la petite fanfare intitulée toccata précédant l' Orfeo de Monteverdi (1607) : pendant plus d'un demi-siècle, on trouvera ainsi au déb […] Lire la suite

PASSEPIED, danse

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 151 mots

Danse instrumentale, d'allure vive et gaie, de rythme ternaire (3/8), dont le tempo est plus rapide que celui du menuet. Le passe-pied ressemble fort à l'ancienne Schnellwalzer viennoise. Les pieds se croisent et s'entrecroisent en glissant. Il serait d'origine bretonne (le trihory de haute Bretagne) ou auvergnate (bourrée). On le dansait déjà à Paris en 1587, dans les rues, puis à la cour au x […] Lire la suite

PAVANE

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 266 mots

Basse-danse à mouvement lent, sur mesure binaire (2/4, 4/4), à caractère noble et grave, voire majestueux. Elle fut très en vogue dans l'Europe du xvi e  siècle. Selon certains, elle serait d'origine italienne et viendrait de paduana ou padovana (danse de Padoue ?) ; selon d'autres, son nom lui viendrait de l'espagnol, pavo (paon), comme si les danseurs se pavanaient à la façon de cet animal. T […] Lire la suite

RIGAUDON

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 174 mots

Danse d'origine provençale selon certains, inventée par Rigaud, maître à danser parisien ( xvii e  s.), selon d'autres. D'après C. Sachs, l'étymologie (italien rigodone ou rigolone ) indiquerait qu'il s'agit d'un « pendant augmentatif ou diminutif de rigoletto ou ronde en cercle ». Le rigaudon (ou rigodon) fut fort en vogue à la fin du xvii e  siècle. Cette ancienne danse, très vive, à 2/4 ou 2/ […] Lire la suite

ROUSSEL ALBERT (1869-1937)

  • Écrit par 
  • Arthur HOÉRÉE
  •  • 2 062 mots

Dans le chapitre "La grande époque" : …  1926 : la Suite en fa pour orchestre éclate avec la force du génie. Roussel a trouvé, un peu tardivement, sa vraie voie, celle d'un nouveau classicisme dont il donne, en créateur, les premiers monuments valables. On assiste alors, avec cette troisième manière, à une période de grande fécondité, celle, selon André Gide, du « romantisme dominé ». La production du musicien s'enrichit d'une série imp […] Lire la suite

SICILIENNE, danse

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 296 mots

Ancienne danse populaire de Sicile ( siciliano ), de rythme binaire (6/8, 12/8, quelquefois 6/4), de tempo modéré, très souvent écrite en mode mineur, ce qui est en harmonie avec son caractère volontiers sentimental, élégiaque et bucolique. C'est une sorte de forlane nettement ralentie. On mentionne déjà la sicilienne en 1389 et l'on en rencontre dans les éditions d'Ottaviano Petrucci (1505). Joha […] Lire la suite