« RENAISSANCE ITALIENNE ARTS DE LA, XVIe s. »

ALESSI GALEAZZO (1512-1572)

  • Écrit par 
  • Catherine CHAGNEAU
  •  • 105 mots

Formé à Pérouse, puis à Rome dans l'entourage de Michel-Ange, Alessi introduisit l'architecture maniériste à Gênes et à Milan. Il donna une interprétation du plan central de Saint-Pierre de Rome en élevant Santa Maria di Carignano (1549). En construisant la sévère et monumentale Villa Cambiaso (1541-1548), il définit le style du palais génois pour la nouvelle rue (Strada Nuova) qu'il devait créer […] Lire la suite

Les médias de la recherche « RENAISSANCE ITALIENNE ARTS DE LA, XVIe s. » :

Allégorie de l'Eau, G. Arcimboldo
Crédits : Bridgeman Images

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Allégorie de l'Été, G. Arcimboldo
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Allégorie du Temps gouverné par la Prudence, Titien
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Autoportrait dans un miroir convexe, Parmesan
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AMMANNATI BARTOLOMEO (1511-1592)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 316 mots
  •  • 3 médias

Après avoir été l'élève du sculpteur Baccio Bandinelli à Florence, Ammannati rejoint Jacopo Sansovino à Venise ; entre 1537 et 1540, il travaille avec lui à la Libreria Vecchia (reliefs de l'attique). Puis il part pour Padoue, où il sculpte notamment une statue colossale d' Hercule (1544), un portail avec Apollon et Jupiter et le mausolée de B. Benavides aux Eremitani (1546). Il se rend ensuit […] Lire la suite

ANATOMIE ARTISTIQUE

  • Écrit par 
  • Jacques GUILLERME
  •  • 8 926 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre "Recherches de la Renaissance et références à l'Antiquité" : …  Les débats sur l'essence mathématique de la beauté, et sur ces rapports avec l'ordre du monde, reprennent à la Renaissance dans un climat de mysticisme néo-platonicien qui se suffisait pour ainsi dire à lui-même, et détournait les théoriciens d'investigations proprement empiriques. Dans cet univers quasi mystique, L. B. Alberti et Léonard de Vinci inaugurent un nouveau type d'enquête, une analyse […] Lire la suite

ARABESQUE, histoire de l'art

  • Écrit par 
  • Peter FUHRING
  •  • 3 448 mots

Dans le chapitre "Succès et diffusion d'un ornement" : …  L'absence de sources littéraires rend difficile l'explication du succès inouï des arabesques en Italie. Et l'assimilation immédiate de cet ornement par la culture italienne est à l'origine de plusieurs variantes, sans qu'il soit aujourd'hui possible de suivre en détail le développement de chacune d'elles. Le jeu des lignes, permettant une infinité de solutions différentes, a sans doute contribué […] Lire la suite

ARCHITECTURE (Thèmes généraux) L'architecte

  • Écrit par 
  • Florent CHAMPY, 
  • Carol HEITZ, 
  • Roland MARTIN, 
  • Raymonde MOULIN, 
  • Daniel RABREAU
  •  • 16 589 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre "L'architecte démiurge" : …  Dès le milieu du xvi e siècle, en Italie d'abord, puis dans tous les pays gagnés par l'humanisme, la position sociale de l'architecte est bien affirmée. Que l'on pense par exemple à Philibert de l'Orme faisant graver son portrait en frontispice du Premier Tome de l'architecture (1567). Il est remarquable de voir l'architecture bénéficier, dès l'origine de l'invention de l'imprimerie, du principa […] Lire la suite

ASPERTINI AMICO (1475 env.-1552)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 169 mots

Élève de Francia à Bologne, Amico Aspertini subit aussi l'influence de Lorenzo Costa et d'Ercole de' Roberti. Il tenta d'assimiler le style de Pérugin et de Pinturicchio durant le séjour qu'il fit à Rome de 1500 à 1503 où il étudia également les grotesques. Il a laissé plusieurs carnets de dessins qui révèlent son intérêt pour les monuments et les sculptures antiques, dont il fait des croquis très […] Lire la suite

BAROCCI FEDERICO, dit BAROCCIO ou LE BAROCHE (1535 env.-1612)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 239 mots
  •  • 1 média

Après un bref apprentissage à Urbin, près de Battista Franco et de Bartolomeo Genga, son oncle, Barocci part pour Rome, et c'est là qu'il découvre les œuvres de son grand compatriote, Raphaël. Il travaille près des Zuccaro, notamment aux fresques du Belvédère ( Histoire de Moïse , 1563). Mais ses œuvres suivantes (la Madone du peuple , peinte en 1574 pour la Pieve d'Arezzo, aujourd'hui aux Offices […] Lire la suite

BARTOLOMEO DELLA PORTA FRA (1475-1517)

  • Écrit par 
  • Henri PERETZ
  •  • 1 006 mots
  •  • 3 médias

Baccio della Porta, devenu frère Bartolomeo della Porta, doit sa fortune et sa renommée plus à ses contemporains qu'à lui-même. Lié à Savonarole, il nous en a laissé un portrait saisissant (1497, couvent de Saint-Marc, Florence). Contemporain des plus grands peintres, il a su utiliser leurs découvertes. Ici, on reconnaîtra la construction rigoureuse de Piero di Cosimo, là, la ligne de Filippino L […] Lire la suite

BECCAFUMI DOMENICO (1486 env.-1551)

  • Écrit par 
  • Universalis 
  •  • 282 mots

Peintre et sculpteur italien né vers 1486 à Montaperti, mort en mai 1551 à Sienne. De son vrai nom Domenico di Pace, Beccafumi est le fils de Giacomo di Pace, paysan installé près de Sienne. Il prend le nom de son protecteur Lorenzo Beccafumi, propriétaire des terres où vit sa famille. Vers 1510, il se rend à Rome pour étudier l'œuvre de Raphaël et de Michel-Ange. De retour à Sienne en 1512, Becca […] Lire la suite

BERGOGNONE ou BORGOGNONE AMBROGIO DA FOSSANO dit (1450-1523)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 300 mots

Le nom de Bergognone apparaît pour la première fois, en 1481, sur une liste d'immatriculation d'artistes milanais, ce qui permet de supposer qu'il dirigeait alors un atelier, mais on ignore quels avaient été ses maîtres. Sa première œuvre signée et datée, La Crucifixion (1490, chartreuse de Pavie), et les peintures qui l'ont sans doute précédée (par exemple, la Pala de l'Ambrosienne à Milan, pro […] Lire la suite

BIOGRAPHIES D'ARTISTES

  • Écrit par 
  • Martine VASSELIN
  •  • 2 389 mots

La vie d'artiste est un genre littéraire d'une grande ancienneté, abondamment illustré depuis la Renaissance. On en fait remonter l'origine aux commentateurs de Dante qui ont élucidé et développé la mention lapidaire des noms de Cimabue et de Giotto insérée dans la Divine Comédie . C'est à Florence, en effet, qu'apparaissent chez les chroniqueurs, dès le début du xv e  siècle, les premières notice […] Lire la suite

BORDONE PARIS (1500-1571)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 315 mots
  •  • 1 média

Né à Trévise, Bordone eut Titien pour premier maître, mais le quitta très vite, déçu du peu d'intérêt que celui-ci portait à ses élèves, écrit Vasari, qui ajoute : « Désespéré de la mort de Giorgione, dont la manière lui plaisait plus que tout, et qui, en outre, avait la réputation d'enseigner avec amour tout ce qu'il savait, [...] il se mit en tête d'étudier ses œuvres et de les copier, en sorte […] Lire la suite

BRAMANTE (1444-1514)

  • Écrit par 
  • Pasquale ROTONDI
  •  • 2 208 mots
  •  • 2 médias

Le nom de Bramante est lié à quelques-unes des œuvres les plus importantes du xvi e siècle , celles qui ont donné naissance à un langage architectural qui, de Rome, s'étendit au cours des siècles dans l'Europe entière. Bramante avait hérité du Quattro-cento, plus particulièrement d'Alberti, sa curiosité pour l'Antiquité. Il voulut arracher aux monuments du passé les secrets de leur technique, et […] Lire la suite

CAMPAGNOLA GIULIO (1482-apr. 1514)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 197 mots

Fils de l'écrivain Girolamo Campagnola, élevé dans le milieu cultivé de Padoue, Giulio Campagnola, d'après les auteurs contemporains, parlait à treize ans le grec et le latin, chantait, jouait du luth, dessinait d'après Bellini et Mantegna. On est moins bien renseigné sur sa carrière de peintre et de graveur. Il participe, avec Girolamo del Santo et Domenico Campagnola au décor de la Scuola del Ca […] Lire la suite

CARAVAGE (vers 1571-1610)

  • Écrit par 
  • Arnauld BREJON DE LAVERGNÉE, 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 4 798 mots
  •  • 6 médias

Si tout le xvii e  siècle garde l'empreinte des Bolonais (Carrache, Reni, Dominiquin), force nous est de reconnaître que les plus grands peintres de cette époque – à l'exception de Nicolas Poussin – bénéficient sous une forme ou sous une autre de l'exemple de Caravage : Velázquez et Zurbarán en Espagne, Rubens, Rembrandt et Vermeer dans le nord de l'Europe. La vie de Caravage est rythmée par de no […] Lire la suite

CARPACCIO VITTORE (1460 env.-1526)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 2 779 mots
  •  • 5 médias

L'œuvre de Vittore Carpaccio n'a pas connu les longues périodes d'oubli et les « résurrections » spectaculaires dont l'histoire de l'art offre bien des exemples. Les jugements n'en ont pas moins varié, au cours des siècles, sur la valeur et la portée de sa vision picturale, sur l'originalité de son art. Les évocations radieuses, héroïques ou familières, des grandes toiles peintes pour les scuole […] Lire la suite

CELLINI BENVENUTO (1500-1571)

  • Écrit par 
  • Adrien GOETZ
  •  • 1 406 mots
  •  • 4 médias

Premier artiste à avoir laissé une autobiographie, Benvenuto Cellini, orfèvre florentin apprécié dans toute l'Europe, médailleur virtuose tardivement devenu sculpteur , entendait laisser de lui l'image d'un génie qui surpassait Michel-Ange et traitait d'égal à égal avec François I er , Côme de Médicis, Clément VII ou Paul III. La fortune romantique de son texte, que traduisit Goethe et qui inspira […] Lire la suite

CHASTEL ANDRÉ (1912-1990)

  • Écrit par 
  • Jean GUILLAUME
  •  • 1 361 mots

Dans le chapitre "L'histoire de l'art revisitée" : …  Dans ce contexte plutôt décourageant, les premières publications d'André Chastel firent date – et avant tout sa thèse, Art et humanisme à Florence au temps de Laurent le Magnifique, parue en 1959 et rééditée en 1982. Dans ce grand livre de sociologie de l'art (s'il est permis d'utiliser ce mot trop souvent déconsidéré par l'usage qu'on en fait), Chastel met en évidence la signification culturell […] Lire la suite

COLLECTIONNISME

  • Écrit par 
  • Olivier BONFAIT
  •  • 11 945 mots
  •  • 23 médias

Dans le chapitre "Le « studiolo » et le « cortile »" : …  Dans leur culte de l'Antiquité, les humanistes développent l'intérêt pour ses monuments, édifices, statues, médailles (c'est-à-dire des monnaies) et pierres gravées (gemmes et camées ). Ils légitiment en outre un rapport de plaisir artistique entre l'œuvre d'art et son propriétaire, comme en témoigne dans une lettre Pétrarque à propos du portrait de Laure, peint par Simone Martini. Enfin, en célé […] Lire la suite

CONSERVATION DES ŒUVRES D'ART

  • Écrit par 
  • Germain BAZIN, 
  • Vincent POMARÈDE
  •  • 6 744 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre "La restauration des antiques" : …  En Italie, cependant, et cela dès le xiv e  siècle, il arrive qu'on prenne des mesures de restauration de statues antiques. C'est le cas du fameux Regisole de Pavie (ainsi appelé parce que cette statue équestre d'un empereur était dorée) qui fut réparé en 1315, à la suite des dégâts subis lors de son transfert à Milan par Visconti ; à cette occasion, on le pourvut d'attributs chevaleresques. À la […] Lire la suite

CORRÈGE (1489 env.-1534)

  • Écrit par 
  • Andréi NAKOV
  •  • 1 435 mots
  •  • 2 médias

Hautement apprécié de son vivant, l'Émilien Corrège mérite les éloges de l'historiographe toscan Giorgio Vasari, qui le place dans la succession immédiate de Léonard et de Giorgione. L'évolution fulgurante de son œuvre servit de modèle aux maniéristes émiliens ; ses figures « sans pesanteur » seront reprises par Primatice. Tous les grands coloristes des xvii e et xviii e  siècles « fréquentent so […] Lire la suite

COSTA LORENZO (1460-1535)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 323 mots

Élève de Francesco del Cossa et d'Ercole De' Roberti à Ferrare, Lorenzo Costa s'établit à Bologne en 1483. Sous l'influence progressive d'Antonello de Messine et de Bellini, il oriente petit à petit la rigueur implacable de l'école ferraraise vers un style plus doux, soucieux d'assouplir les formes, de tempérer la tension des compositions en intégrant les figures à des paysages sereins et lumineux […] Lire la suite

CREDI LORENZO DI (1459-1537)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 265 mots

Peintre florentin, Credi fut l'élève et l'assistant de Verrocchio, dirigea son atelier lorsque celui-ci partit pour Venise (1482) et en hérita après sa mort (1488) : sa peinture n'a pas d'autre source, hormis l'influence du jeune Léonard de Vinci, qui fut son compagnon chez Verrocchio. La Vierge adorant l'Enfant (musée de Karlsruhe), avec son paysage d'eau et de rocher, trahit cette double influe […] Lire la suite

DEL BARBIERE DOMENICO, dit DOMINIQUE FLORENTIN (1506 env.-env. 1565)

  • Écrit par 
  • Sylvie BÉGUIN
  •  • 295 mots

Né à Florence, formé en Italie où, comme beaucoup d'artistes de cette époque, il subit l'influence de Michel-Ange, Dominique Florentin arrive en France sans doute avant Rosso, mais il n'est mentionné à Fontainebleau qu'entre 1537 et 1540, d'abord comme stucateur. De 1540 à 1550, il collabore avec Primatice et devient un des artistes les plus en vue, car les comptes révèlent qu'il est parmi les mie […] Lire la suite

DESSINS DE LA RENAISSANCE ITALIENNE (expositions)

  • Écrit par 
  • Martine VASSELIN
  •  • 951 mots

Dans divers espaces du musée du Louvre se sont tenues, durant le printemps de 2003, trois expositions de dessins de la Renaissance italienne : Michel-Ange, les dessins du Louvre  ; Léonard de Vinci, dessins et manuscrits et Savoir-faire, la variante dans le dessin italien au XVI e   siècle . Chacune des trois expositions proposait une visite commentée des coulisses de la création artistique, une […] Lire la suite

DI SOTTO, peinture

  • Écrit par 
  • Jean RUDEL
  •  • 554 mots
  •  • 1 média

L'expression italienne di sotto in sù (de dessous vers le haut) désigne les figures vues en raccourci de dessous ; grâce à un effet de perspective accusé, le peintre donne l'illusion que ses personnages occupent une position élevée et, dans certains cas, il crée même l'impression d'une ascension dans l'espace. Vasari, dans le chapitre  iii de son Introduction aux trois arts du dessin ( Introduzi […] Lire la suite

ÉMILIE

  • Écrit par 
  • Noëlle de LA BLANCHARDIÈRE
  •  • 2 403 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre "Parme et Bologne" : …  Parme, le fief des Farnèse, ville moderne qui a moins d'unité que Bologne, n'est pas cette cité imaginaire au nom « compact, lisse, mauve et doux » que Proust colorait de douceur stendhalienne et du reflet des violettes. Pourtant c'est un peu dans le monde du rêve que nous transporte Corrège. L'admiration suscitée par Antonio Allegri, dit Corrège, a été presque un lieu commun depuis l'émotion […] Lire la suite

ENSEIGNEMENT DE L'ART

  • Écrit par 
  • Annie VERGER
  •  • 16 115 mots

Dans le chapitre "De l'apprentissage à l'enseignement de l'art" : …  On a souvent insisté sur la coupure entre les deux étapes historiques de la formation artistique, l'une subordonnée aux exigences de la pratique artisanale, fondées sur la transmission d'un héritage technique, l'autre, élaborée par les artistes eux-mêmes, pour revendiquer un statut identique à celui des poètes et des mathématiciens. Cependant, il n'est pas certain que cette opposition, due en gra […] Lire la suite

ESSAIS FLORENTINS, Aby Warburg - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Martine VASSELIN
  •  • 1 207 mots
  •  • 1 média

Descendant d'une très vieille famille de banquiers juifs de Hambourg, Aby Warburg (1866-1929) est une figure aussi remarquable qu'influente de l'avant-guerre et de la république de Weimar. Un accord passé avec ses frères, qui reprirent la firme paternelle, lui permit de se consacrer à ses recherches, à ses voyages et à la constitution de la bibliothèque Warburg. Loin d'être un esthète dilettante, […] Lire la suite

FANTUZZI ANTONIO, dit FANTOSE (mort en 1550)

  • Écrit par 
  • Sylvie BÉGUIN
  •  • 226 mots

Parfois confondu avec le graveur italien Antonio da Trento, Antonio Fantuzzi est mentionné à Fontainebleau dans les comptes, entre 1537 et 1550. Il a travaillé surtout dans l'équipe de Primatice et à des ensembles aujourd'hui perdus qui rendent impossible l'identification de sa personnalité de peintre. Il a exécuté des patrons de grotesque au plafond de la galerie d'Ulysse, également détruite. À c […] Lire la suite

FOPPA VINCENZO (1427 env.-1515)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 331 mots
  •  • 1 média

On ignore tout de la première formation de Vincenzo Foppa, mais l'assertion de Vasari selon laquelle il aurait travaillé à Padoue, près de Mantegna, semble attestée par certains aspects de son style, sans que cet enseignement ait été déterminant. Le contact des Bellini, par contre, dut le confirmer dans son intuition personnelle de la lumière tonale. Sa première œuvre signée et datée est de 1456 ( […] Lire la suite

GAGINI ou GAGGINI LES (XVe-XVIe s.)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 314 mots

Famille de sculpteurs originaires de Bissone (Tessin), actifs à Gênes, à Naples et en Sicile dans la seconde moitié du xv e siècle (Giovanni d'Andrea est signalé de 1460 à 1491 à Gênes, notamment pour ses travaux au palais Doria en 1468). Domenico Gagini est la figure la plus intéressante. Né vers 1425, il travaille, entre 1448 et 1456, avec son neveu Elia dans la cathédrale de Gênes, à la chapel […] Lire la suite

GIORGIONE (1477-1510)

  • Écrit par 
  • Terisio PIGNATTI
  •  • 1 913 mots
  •  • 4 médias

Dans la Venise des toutes premières années du Cinquecento, Giorgione occupe avec Giovanni Bellini une place de premier plan. La peinture de la Renaissance en est à son aube avec Bellini ; sa maturité est préfigurée par Giorgione. Très connu durant sa brève activité – moins d'une décennie, entre 1500 et 1510 –, Giorgione a été célébré par la littérature artistique du temps comme le symbole du renou […] Lire la suite

GIOVANNI DA UDINE (1487-1561)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 502 mots

C'est apparemment en chassant et en capturant des oiseaux avec son père que, tout enfant, Giovanni prend le goût d'observer les animaux et de les dessiner. Son père, frappé de ses dispositions, le met en apprentissage, à Udine, chez Pellegrino da San Daniele. Après avoir séjourné à Venise, il part pour Rome et devient le collaborateur de Raphaël. Les grotesques découverts dans les grottes de l'Esq […] Lire la suite

GLYPTIQUE

  • Écrit par 
  • Mathilde AVISSEAU, 
  • Josèphe JACQUIOT
  •  • 5 306 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre "La Renaissance italienne et française" : …  Aux xv e et xvi e  siècles, la glyptique atteignit un degré de perfection digne de l'Antiquité ; dès la première moitié du xv e  siècle, les intailles antiques furent rassemblées, copiées, imitées. Des collections de pierres gravées furent réunies par le pape Martin V (1417-1431), par Lionello d'Este à Ferrare (1441-1450), les Giustiniani à Gênes, etc. La glyptique antique jouissait d'un tel pre […] Lire la suite

GROTESQUES, histoire de l'art

  • Écrit par 
  • Peter FUHRING
  •  • 552 mots

Le mot grotesque est apparu vers la fin du xv e  siècle, lors de la découverte de décors peints sur les murs de maisons romaines enterrées (et donc semblables à des grottes), à Rome et dans la campagne romaine. La Domus Aurea ou Maison dorée — la maison de Néron — est la plus connue de ces demeures. Les grotesques sont les décorations qui couvraient entièrement les murs des appartements de la Rome […] Lire la suite

LÉONARD DE VINCI (1452-1519)

  • Écrit par 
  • André CHASTEL
  •  • 12 038 mots
  •  • 8 médias

La personnalité puissante et séduisante de Léonard de Vinci est apparue au moment décisif de la Renaissance. Il a incarné la liberté nouvelle de l'artiste, émancipé des cadres professionnels, dominant par la réflexion scientifique et philosophique l'empirisme du métier, et devenu l'interlocuteur des grands. Mais son génie infatigable et singulier déborde les préoccupations objectives et sereines […] Lire la suite

LÉONARD DE VINCI (exposition)

  • Écrit par 
  • Christian HECK
  •  • 1 037 mots
  •  • 1 média

La rétrospective qu’a consacrée le musée du Louvre à Léonard de Vinci (24 octobre 2019 – 24 février 2020) ne pouvait être qu’exceptionnelle. Le cinquième centenaire de la mort de l’artiste ; sa reconnaissance, sur tous les continents, comme un génie universel de l’art, en même temps mythe et symbole d’une période prodigieuse, la Renaissance italienne ; la présence d’un ensemble unique de ses pein […] Lire la suite

LEONI LES

  • Écrit par 
  • Jean-René GABORIT
  •  • 372 mots

Artistes italiens, originaires d'Arezzo. Leone Leoni, ou Lioni (1509-1590), séjourna à Venise en 1527 avant d'entrer en 1538 comme graveur à la Zecca (hôtel des Monnaies) pontificale. Condamné aux galères pour le meurtre de l'orfèvre Pellegrino de Leuti, il fut libéré en 1541 sur l'intervention d'Andrea Doria, dont il fit la médaille. Maître de la Monnaie de Milan (1542-1545), compromis dans une a […] Lire la suite

LES GROTESQUES (P. Morel), LES GROTTES MANIÉRISTES EN ITALIE AU XVIe SIÈCLE (P. Morel) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Maurice BROCK
  •  • 1 418 mots

Malgré leur abondance dans l'Italie de la Renaissance, les décors de grotesques sont peu étudiés. Si on excepte un bref essai d'André Chastel et les travaux érudits de Nicole Dacos sur leur essor dans l'atelier de Raphaël à la suite de la découverte à Rome de la Maison dorée de Néron, ils ne font guère l'objet que d'analyses ponctuelles. Les grotesques souffrent en effet d'un préjugé tenace : bien […] Lire la suite

LIGORIO PIRRO (1500 env.-1583)

  • Écrit par 
  • Sylvie BÉGUIN
  •  • 192 mots
  •  • 2 médias

Né à Rome, Pirro Ligorio travaille dans cette ville de 1534 à 1569 comme peintre et comme architecte : le casino de Pie IV et la villa d'Este à Tivoli témoignent de son œuvre architecturale. La seule décoration certaine de cette période romaine, La Danse de Salomé (1540-av. 1550, oratoire de San Giovanni Decollato) est marquée par l'influence de Jules Romain et de l'art ferrarais. En 1549, il en […] Lire la suite

LIGURIE

  • Écrit par 
  • Michel ROUX, 
  • Giovanna TERMINIELLO ROTONDI
  •  • 2 777 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre "Une renaissance tardive" : …  La Ligurie du Quattrocento est demeurée étrangère à la révolution artistique issue de la renaissance toscane ; le style gothique y persiste durablement, comme le démontre notamment le prospetto de la chapelle du Baptiste à San Lorenzo de Gênes, exécuté par les Lombards Domenico et Elia Gagini, avec un souci décoratif inspiré du gothique fleuri. La peinture fait également survivre des accents goth […] Lire la suite

LOMBARDIE

  • Écrit par 
  • Franco MAZZINI
  •  • 3 753 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre "La Renaissance" : …  Dans cette même ville de Mantoue, les Gonzague se séparent du miniaturiste « gothique » Belbello et le remplacent par Gerolamo de Crémone (1462), élève de Mantegna. Cependant, Brescia, avec l'œuvre du jeune Vincenzo Foppa , et Crémone, avec Benedetto Bembo, s'ouvrent elles aussi à la culture de la Renaissance. Mais en Lombardie, que ce soit en raison des échanges commerciaux ou en raison d'un goût […] Lire la suite

LOMBARDO LES

  • Écrit par 
  • Renée PLOUIN
  •  • 448 mots
  •  • 2 médias

Famille d'architectes et de sculpteurs originaire des environs de Lugano qui se fit connaître par son activité en Vénétie au xv e et au xvi e  siècle. Pietro (1430-1515), son plus remarquable représentant, se forme à Florence sous la direction de Bernardo Rosselino et de Desiderio da Settignano, puis gagne Venise où il exécute les monuments funéraires des doges Marcello et Malipiero, ainsi que de […] Lire la suite

LOTTO LORENZO (1480 env.-env. 1556)

  • Écrit par 
  • Germain BAZIN
  •  • 2 238 mots
  •  • 5 médias

L'importance de Lotto, longtemps situé en marge des histoires de l'art parce qu'il ne s'inscrit pas aisément dans la courbe d'évolution de la peinture vénitienne, a été reconnue pour la première fois par Bernard Berenson dans une de ses études de jeunesse (1895). Bien que vénitien d'origine, Lotto, qui travailla surtout en dehors de la cité de la lagune, est un de ces indépendants qui, tels Porde […] Lire la suite

LUINI BERNARDINO (1475 env.-1532)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 200 mots
  •  • 1 média

C'est dans l'art de Borgognone, de Foppa, que Luini trouve son point de départ, et sa carrière reste toute lombarde : les influences successives qui l'atteignent perturbent à peine son univers calme, l'ambiance un peu froide de son chromatisme, bref, la monotonie de son style. Il emprunte seulement aux Vénitiens, à Bramantino un sens élargi de la construction spatiale, à Léonard de Vinci un léger […] Lire la suite

MANIÉRISME

  • Écrit par 
  • Sylvie BÉGUIN, 
  • Marie-Alice DEBOUT
  •  • 10 161 mots
  •  • 28 médias

Dans le chapitre "Caractères généraux des œuvres" : …  Toute analyse des caractères généraux de la peinture maniériste s'est révélée impossible en raison de la multiplicité des œuvres réalisées en une très longue période de temps. On ne peut dégager que de grands traits qui valent surtout pour les productions relevant du courant de la maniera  : – Primat du décoratif qui implique des conventions spatiales : juxtaposition des figures, plans superposés, […] Lire la suite

MICHEL-ANGE (1475-1564)

  • Écrit par 
  • Martine VASSELIN
  •  • 12 210 mots
  •  • 15 médias

Aborder l'œuvre de Michel-Ange, c'est rencontrer un art placé sous le signe de la complexité essentielle, de la difficulté voulue et du renouvellement incessant. L'extrême richesse, formelle et sémantique, de cette œuvre découle de la diversité des domaines et des techniques dans lesquels Michel-Ange s'est exprimé : sculpture, peinture, architecture et poésie, comme autant d'exercices de style aux […] Lire la suite

MONTAGNA BARTOLOMEO (1450-1523)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 180 mots

Originaire de Brescia, Montagna fut à Vérone l'élève de Domenico Morone. Mais l'art de celui-ci, issu de Mantegna, est moins déterminant dans son œuvre que l'exemple d'Antonello de Messine. Montagna réagit en effet à la nouveauté que constitue l'espace unifié, la vue en perspective montante, l'enveloppe tonale de la Pala de San Cassiano comme le montre la Madone avec quatre saints (1480, musée d […] Lire la suite

ORDRES, architecture

  • Écrit par 
  • Bernard HOLTZMANN, 
  • Claude MIGNOT, 
  • Éliane VERGNOLLE
  •  • 13 359 mots
  •  • 23 médias

Dans le chapitre "Redécouverte des ordres antiques et règles modernes" : …  Le système moderne des ordres résulte d'un compromis entre les prescriptions de Vitruve, l'étude des monuments romains et la recherche de règles idéales, compromis dont la lente élaboration justifie l'appellation « première renaissance » donnée à sa première phase, dont les avatars caractérisent l'effort de normalisation du xvi e  siècle, et qui se stabilise au xvii e autour de deux ou trois règl […] Lire la suite

PACIOTTO FRANCESCO (1521-1591)

  • Écrit par 
  • Catherine BRISAC
  •  • 172 mots

La carrière de Paciotto est l'exemple même de l'activité des ingénieurs-architectes italiens du xvi e  siècle, époque de l'essor de l'architecture militaire bastionnée. Son œuvre de constructeur est autant civile que militaire et se déroule auprès de plusieurs souverains européens. Né à Urbin, il entre au service des Farnèse en 1540 et modernise plusieurs de leurs places dont Plaisance (1558). Il […] Lire la suite

PALLADIO ANDREA (1508-1580)

  • Écrit par 
  • Daniel RABREAU
  •  • 4 315 mots
  •  • 9 médias

La basilique ou le théâtre olympique de Vicence, la Rotonda  : autant d'édifices qui symbolisent pour l'amateur éclairé l'œuvre de l' architecte italien Andrea Palladio. Un seul programme architectural résume même son génie : la villa, cœur aristocratique de la vie rurale, dernière conquête, forcée mais fructueuse, du grand négoce vénitien. Temple de l'humanisme où s'épanouit le loisir bucolique, […] Lire la suite

PALMA LE JEUNE JACOPO DI ANTONIO NEGRETTI dit (1544-1628)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 571 mots
  •  • 1 média

Fils du peintre Antonio Negretti, lui-même neveu de Palma le Vieux, Palma le Jeune se forme d'abord près de son père à Venise et étudie les œuvres de Titien avant de partir pour Urbin où il découvre Raphaël. Puis le duc d'Urbin l'envoie à Rome ; il y passe huit ans, copie Michel-Ange, Polydore de Caravage et, d'après C. Ridolfi, « toutes les statues célèbres de Rome ». Palma fréquente le milieu de […] Lire la suite

PALMA LE VIEUX JACOPO NEGRETTI dit (1480 env.-1528)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 746 mots

Les documents sur Palma le Vieux sont rares : il est cité à Venise en 1510 seulement, la première commande dont on garde la trace est de 1520 et elle concerne une œuvre perdue, Le Mariage de la Vierge , peinte pour Sant'Antonio di Castello. Pourtant, malgré les divergences de la critique sur le nom de ses premiers maîtres ou sur la paternité de plusieurs œuvres importantes (attribuées, selon les c […] Lire la suite

PARMESAN (1503-1540)

  • Écrit par 
  • Augusta G. QUINTAVALLE
  •  • 2 117 mots
  •  • 2 médias

Élève de Corrège : c'est ainsi que Vasari et la quasi-unanimité des biographes et des critiques, tant « anciens » que modernes, définissent Parmesan. Mais Parmesan n'est d'aucune école et il n'en a fondé aucune. Capable d'observer et d'analyser la réalité de l'Italie de son temps, c'est néanmoins dans ses propres sensations qu'il a trouvé ses sources d'inspiration. Au cours des vingt années qu'a d […] Lire la suite

PERSPECTIVE

  • Écrit par 
  • Marisa DALAI EMILIANI
  •  • 8 077 mots
  •  • 22 médias

Dans le chapitre "La quadrature" : …  S'ils refusent l'ordre et la mesure du code spatial de la Renaissance, le maniérisme et le baroque suscitent un regain d'intérêt pour la perspective avec la mode de la quadrature, genre décoratif qui connut un grand succès en Europe entre le xvi e et le xviii e  siècle, et qui consiste dans la peinture à fresque de structures architecturales qui élargissent et compliquent de façon illusionniste l […] Lire la suite

PÉRUGIN (1448-1523)

  • Écrit par 
  • Noëlle de LA BLANCHARDIÈRE
  •  • 1 273 mots
  •  • 2 médias

«  Perugino [...] è il meglio mastro d'Italia  », écrit en 1500 Agostino Chigi, et il ne fait qu'exprimer une opinion répandue parmi les contemporains : c'est Pietro Vannucci, dit il Perugino , que le jeune Raphaël a choisi pour maître ; le pape, Ludovic le More, Isabelle Gonzaga font appel à lui ; il est si surchargé de travail qu'il a deux ateliers ( botteghe ), l'un à Pérouse, l'autre à Florenc […] Lire la suite

PERUZZI BALDASSARE (1481-1536)

  • Écrit par 
  • Renée PLOUIN
  •  • 561 mots
  •  • 2 médias

Architecte et peintre du cercle de Raphaël, né à Sienne, Baldassare Peruzzi se consacre d'abord à la peinture, sous la direction de Pinturicchio avec qui il collabore aux fresques du dôme de Sienne (chapelle Saint-Jean), puis vers 1503 part pour Rome et travaille dans le même style avec Pietro d'Andrea, chargé de commandes à la fin du pontificat d'Alexandre VI. Avant de quitter Sienne, Peruzzi s'é […] Lire la suite

PIÉMONT

  • Écrit par 
  • Andreina GRISERI, 
  • Michel ROUX, 
  • Universalis 
  •  • 4 905 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre "Renaissance et baroque" : …  L'architecture de la Renaissance au Piémont révèle des influences toscano-romaines (cathédrale de Turin par Meo del Caprina, de 1491), la pression exercée par les réalisations lombardes, et des apports vénitiens (à Roccaverano, et à San Giorgio Canavese). Saluzzo se ressent de la présence de sculpteurs venus de la Chartreuse de Pavie et de l'œuvre de Matteo Sanmicheli (portails et monuments funéra […] Lire la suite

PIERO DI COSIMO (1461-env. 1521)

  • Écrit par 
  • Daniel ARASSE
  •  • 1 288 mots
  •  • 5 médias

On ne sait presque rien sur la vie du peintre florentin Piero di Cosimo. Pourtant, parmi les figures du Quattrocento finissant, la sienne est l'une des plus présentes. Dans Le Vite , Vasari a réussi à dresser une image vivante et particulièrement convaincante de sa personnalité et de son art ; mais cette réussite même est gênante et risque, aujourd'hui encore, de voiler la vraie signification d'un […] Lire la suite

PINO PAOLO (actif entre 1534 et 1564)

  • Écrit par 
  • Marc LE CANNU
  •  • 744 mots

Peintre et théoricien de l'art formé dans le milieu néo-giorgionesque, Paolo Pino est l'auteur d'un Dialogue sur la peinture ( Dialogo di pittura , 1548) qu'on peut considérer comme le reflet des débats esthétiques qui passionnaient les artistes actifs à Venise au milieu du xvi e siècle. L'importance de cet écrit réside avant tout dans son parti quasi polémique d'affirmer, à la suite des réflexio […] Lire la suite

PINTURICCHIO BERNARDINO DI BETTO dit (1454-1513)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 513 mots

Pinturicchio travaillait à Pérouse avec Pérugin, lorsque Sixte IV, en 1481, appela celui-ci à participer au décor de la chapelle Sixtine, avec Luca Signorelli, Botticelli, Ghirlandaio, et Cosimo Rosselli, assisté de Piero di Cosimo. Pinturicchio y fait ses débuts sous la direction de son maître avec la Circoncision du fils de Moïse . Après l'achèvement de la chapelle, il demeure à Rome et peint l' […] Lire la suite

PONTORMO JACOPO CARUCCI dit (1495-1557)

  • Écrit par 
  • Yve-Alain BOIS
  •  • 1 252 mots
  •  • 2 médias

La redécouverte de Pontormo a montré que l'histoire de l'art, plus que tout autre discipline, dépend des conditions historiques dans lesquelles elle s'élabore et de l'évolution du goût. Dès Vasari, en effet, Pontormo est incompris : sa farouche volonté de solitude, son désintéressement sont considérés comme folie. Ridiculisant le grand œuvre de Pontormo, aujourd'hui disparu (les fresques de San Lo […] Lire la suite

PORDENONE GIOVANNI ANTONIO DE' SACCHIS dit (1484 env.-1539)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 333 mots

Le début de la carrière de Pordenone est tout provincial. Ses premières œuvres sont à Susegana ( Vierge à l'Enfant avec quatre saints , 1516), à Pordenone (son village natal dont il prit le nom), à Udine ; il est à Trévise en 1521 ( Adoration des Mages ), à Crémone en 1522 ( Calvaire , Déposition de Croix ), de nouveau à Pordenone en 1525 ( Saint Érasme et saint Roch ) ; de 1429 à 1431, il décore […] Lire la suite

PRAGUE

  • Écrit par 
  • Marie-Claude MAUREL, 
  • Victor-Lucien TAPIÉ, 
  • Universalis 
  •  • 5 215 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre " Du flamboyant au baroque" : …  Prague, au tournant du siècle, avait retrouvé une grande puissance économique. Vingt-cinq mille habitants peuplaient ses trois villes (la Vieille Ville, la Nouvelle Ville, le Petit Côté au pied des Hradčany, chacune pourvue de son conseil). Les corporations d'artisans, d'où se dégageait un riche patriciat, animaient une production de textiles, de céramique et de ferronnerie. S'y ajoutaient changeu […] Lire la suite

PRIMATICE FRANCESCO PRIMATICCIO dit (1504-1570)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 1 046 mots

À l'époque où Primatice commence son apprentissage à Bologne, sa ville natale, il ne s'y trouve pas de grand maître : les peintres locaux travaillent dans le sillage de l'école romaine, et c'est auprès d'un élève de Raphaël, Bagnacavallo, que Primatice reçoit sa première formation. Ce que Bologne ne peut lui offrir, il va le chercher à Mantoue, près d'un plus éminent disciple de Raphaël, Jules Rom […] Lire la suite

PRIMATICE, MAÎTRE DE FONTAINEBLEAU (exposition)

  • Écrit par 
  • Robert DUPIN
  •  • 994 mots

Francesco Primaticcio, dit Primatice, figure majeure du maniérisme italien et de la Renaissance française, n'avait jamais fait l'objet d'une exposition monographique en France, et depuis la thèse de Louis Dimier en 1900, non illustrée et à dire vrai dépassée, aucun grand livre ne lui avait été consacré. Cette situation était d'autant plus surprenante que la mémorable exposition L'École de Font […] Lire la suite

RAPHAËL (1483-1520)

  • Écrit par 
  • Vincenzo GOLZIO
  •  • 3 565 mots
  •  • 7 médias

Raphaël a longtemps été considéré comme le plus grand peintre qui ait jamais existé, et on le tient toujours pour l'artiste en qui la peinture aurait trouvé son expression achevée. Ce mythe de Raphaël apparaît du vivant de l'artiste, et sa mort précoce, mettant fin brutalement à une activité marquée par la précocité, lui donne une singulière ampleur. Après trois siècles, la gloire de Raphaël s'es […] Lire la suite

ROMAIN JULES, ital. GIULIO PIPPI dit GIULIO ROMANO (1492 ou 1499-1546)

  • Écrit par 
  • Sylvie BÉGUIN
  •  • 326 mots
  •  • 3 médias

Né à Rome où il se forme au contact même de la ville antique que l'on redécouvrait alors avec passion, Jules Romain est le principal collaborateur de Raphaël entre 1515 et 1520 : il l'aide à la salle de l'Incendie (1512), peint, selon Vasari, plusieurs commandes importantes de Raphaël ( La Sainte Famille pour François I er , Louvre), travaille aux cartons de tapisseries (1515) et à la Farnésine ( […] Lire la suite

ROME

  • Écrit par 
  • Géraldine DJAMENT, 
  • Sylvia PRESSOUYRE
  •  • 11 408 mots
  •  • 14 médias

Dans le chapitre "Renaissance" : …  La Renaissance fut d'abord florentine. Mais, une fois admis le principe d'un art fondé sur l'imitation concertée de la nature et de l'antique, Rome reprendra la prééminence. Quand, au xv e  siècle, après l'épisode de la papauté d'Avignon et la crise du Schisme, elle recouvre son rang de ville pontificale, elle est l'objet de l'universel intérêt des humanistes. Alberti, Francesco di Giorgio, Giulia […] Lire la suite

RUINES, esthétique

  • Écrit par 
  • Mario PRAZ
  •  • 2 906 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "Le sentiment des ruines en Occident avant le XVIIe siècle" : …  Properce se lamenta sur les ruines de Veii et sur la défunte grandeur de cette ville, Venantius Fortunatus, au vi e  siècle, et l'auteur anglo-saxon anonyme de la Ville en ruine chantèrent aussi dans leurs vers la ruine de villes, et Pétrarque fut le premier des Italiens à traiter le thème des ruines de Rome que Du Bellay devait reprendre au xvi e  siècle. Le caractère patriotique de l'évocation […] Lire la suite

SALVIATI FRANCESCO DE' ROSSI dit (1510-1563)

  • Écrit par 
  • Catherine MONBEIG GOGUEL
  •  • 1 399 mots
  •  • 1 média

Salviati est le prototype de ce que le maniérisme italien a produit de plus personnel, inventif, raffiné. Son art polyvalent couvre tous les domaines, de la fresque au portrait, des modèles de scénographies princières aux projets pour l'orfèvrerie, la tapisserie et la gravure. Salviati est une des grandes figures du xvi e  siècle européen. Florentin de naissance, grand dessinateur formé à l'école […] Lire la suite

SANMICHELI MICHELE (1484-1559)

  • Écrit par 
  • Renée PLOUIN
  •  • 324 mots
  •  • 1 média

Membre d'une famille d'architectes véronais, élève de Falconetto et de Sansovino, Sanmicheli effectue un long séjour à Rome, vers 1500, pour étudier les monuments antiques ; il fréquente le cercle de Bramante et des Sangallo, puis entre au service du pape. Envoyé avec Antonio le Jeune à Orvieto, il travaille ensuite au dôme de Montefiasconne, puis à Pavie et à Plaisance. De là, Sanmicheli rejoint […] Lire la suite

SANSOVINO ANDREA CONTUCCI dit (1460-1529)

  • Écrit par 
  • Renée PLOUIN
  •  • 266 mots

Né à Monte San Savino d'où il tire son surnom et formé par Bertoldo, Andrea Contucci est inscrit en 1490 dans la corporation des legname de Florence. Puis Laurent de Médicis l'envoie au Portugal pour exécuter des travaux à Belém et à Coïmbre. Il reste neuf ans dans ce pays qui conserve de lui (musées de Lisbonne et de Belém) des madones de type donatellien et différentes statues. Revenu en Italie […] Lire la suite

SEBASTIANO DEL PIOMBO SEBASTIANO LUCIANI dit (1485 env.-1547)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 269 mots
  •  • 1 média

Travaillant près de Bellini puis de Giorgione, Sebastiano Luciani était déjà célèbre à Venise lorsqu'il partit pour Rome en 1511 : les grandes figures de Saint Louis de Toulouse et de Saint Sinibald à San Bartolomeo (1508) ont une monumentalité qui dérive des fresques de Giorgione au Fondaco dei Tedeschi. À Rome, il se lie d'abord avec Raphaël, mais sans réussir à assimiler la sereine élégance d […] Lire la suite

SICILE

  • Écrit par 
  • Maurice AYMARD, 
  • Michel GRAS, 
  • Claude LEPELLEY, 
  • Jean-Marie MARTIN, 
  • Pierre-Yves PÉCHOUX
  •  • 17 925 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre "En marge de la Renaissance ?" : …  Les succès mêmes de la fin du xv e  siècle contribuent à bloquer durablement l'art insulaire sur des formules de répétition. Même les meilleurs n'échappent pas à l'éclectisme. Tandis que se perd peu à peu la leçon d'Antonello, des peintres comme Cesare da Sesto, Polidoro da Caravaggio ou Vincenzo da Pavia diffusent dans l'île, avec plus de métier que d'originalité, telles autant de recettes formel […] Lire la suite

SIGNORELLI LUCA (1450 env.-1523)

  • Écrit par 
  • Pasquale ROTONDI
  •  • 2 180 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre "Vers la grandeur " : …  Après ses travaux à la chapelle Sixtine, Signorelli donne libre cours à ses riches capacités créatrices, dans une succession nourrie de chefs-d'œuvre. Rappelons ici les principaux : le Retable de Saint-Onofrio , au Musée de la cathédrale de Pérouse (1484) ; la Circoncision de la National Gallery de Londres ; le Triomphe de Pan , peint pour Laurent de Médicis (malheureusement détruit à Berlin en 1 […] Lire la suite

SODOMA GIOVANNI ANTONIO BAZZI dit (1477-1549)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 369 mots

Formé en Lombardie, dans le milieu marqué par Léonard de Vinci, le peintre Sodoma se fixe ensuite à Sienne, s'entourant de beaux jeunes gens et d'une véritable ménagerie : singes, écureuils, ânes nains, geais, chiens et chats ; il en fait d'ailleurs figurer quelques-uns près de lui sur la fresque où il s'est représenté à Monteolivetto Maggiore : il y complète, en effet, de 1505 à 1508, les neuf sc […] Lire la suite

SOLARI LES

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 708 mots
  •  • 2 médias

Famille d'artistes italiens. On ignore quels furent les débuts de Cristoforo Solari dit il Gobbo (actif de 1489 à 1520), sculpteur et architecte, frère aîné du peintre Andrea Solario. En 1489, il est à Venise, travaillant à l'autel de la chapelle Saint-Jean (détruit) dans l'église Santa Maria della Carita. Mais l'essentiel de sa carrière se déroule en Lombardie, à Milan et à la chartreuse de Pavie […] Lire la suite

STEINBERG LEO (1920-2011)

  • Écrit par 
  • Universalis 
  •  • 411 mots

Critique et historien de l'art américain, Leo Steinberg fut un spécialiste de la Renaissance et du baroque italien, notamment Léonard de Vinci, Borromini et Michel-Ange, mais a aussi soutenu l'école de New York. Zalman Lev Steinberg est né à Moscou en 1920 d'un père avocat et ministre de la Justice sous le régime bolchevique. Sa famille émigre à Berlin, puis à Londres. Là, Leo Steinberg étudie la […] Lire la suite

TAPISSERIE

  • Écrit par 
  • Pascal-François BERTRAND
  •  • 7 938 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre "La Renaissance" : …  Dès les premières années du xvi e  siècle, les tapissiers de Bruxelles imposèrent leur production de qualité, abondamment enrichie de fils d'or et d'argent, sur le marché et supplantèrent les ateliers de Flandres et du nord de la France, de Tournai et d'Arras principalement, qui avaient livré les plus belles pièces à l'époque précédente. En 1528, le magistrat de Bruxelles obligea les liciers de la […] Lire la suite

TIBALDI PELLEGRINO (1527-1596)

  • Écrit par 
  • Sylvie BÉGUIN
  •  • 306 mots

Né à Puria in Valsolda, formé à Bologne, Pellegrino Tibaldi, artiste très précoce, travaille à Rome, dès 1545-1546, avec Perino del Vaga au château Saint-Ange (décoration de la salle du Conseil, qu'il achèvera entre 1547 et 1549 dans un style nettement michelangelesque). Ce style est celui de ses autres œuvres romaines (Belvédère ; Sant'Andrea), peut-être sous l'influence de Daniel da Volterra, av […] Lire la suite

TINTORET (1519-1594)

  • Écrit par 
  • Anna PALLUCCHINI
  •  • 3 170 mots
  •  • 5 médias

Tintoret est un peintre vénitien par sa naissance mais aussi parce qu'il a exalté dans son œuvre les forces qui constituaient le fondement de la puissance de sa cité : un solide pouvoir civil et une religiosité ardente qui favorisaient les arts. Cette identification du peintre avec sa ville, avec une société qui, pendant la seconde moitié du xvi e  siècle, sut conserver un profond sentiment de la […] Lire la suite

TINTORET. NAISSANCE D'UN GÉNIE (exposition)

  • Écrit par 
  • Valentina SAPIENZA
  •  • 1 147 mots
  •  • 1 média

À la suite de sa « version » allemande du Wallraf-Richartz-Museum de Cologne ( Tintoretto . A star was born , 6 oct. 2017-27 janv. 2018), l’exposition Tintoret. N aissance d’un génie a ouvert au musée du Luxembourg à Paris (7 mars-1 er  juillet 2018), les célébrations du cinquième centenaire de la naissance de ce cervello terribile de la peinture vénitienne que fut Jacopo Robusti, mieux connu s […] Lire la suite

TISSUS D'ART

  • Écrit par 
  • Anne KRAATZ, 
  • Madeleine PAUL-DAVID, 
  • Michèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENS, 
  • Marie RISSELIN-STEENEBRUGEN
  •  • 22 617 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre "Tissus européens" : …  Malgré les travaux déjà anciens de Otto von Falke (1913), qui ont démontré le contraire, le mythe d'une production importante de tissus de soie en Sicile sous la domination arabe puis normande demeure assez répandu. Sans doute le roi Roger II (1095-1154) établit-il sur le modèle égyptien un tiraz à Palerme, pour la fabrication des étoffes de soie et d'or, la sériciculture ayant été introduite en […] Lire la suite

TITIEN (1488 env.-1576)

  • Écrit par 
  • Anna PALLUCCHINI
  •  • 3 098 mots
  •  • 9 médias

Lorsqu'en 1590 Paolo Lomazzo déclarait : « Comme l'éclat du Soleil l'emporte sur la lumière des étoiles, Titien resplendit plus que tous les autres peintres non seulement d'Italie mais du monde entier », l'écrivain consacrait une renommée qui reposait sur un vaste consensus et sur le sentiment d'acheteurs faisant autorité, ainsi que de maisons princières et royales. Titien représente un des sommet […] Lire la suite

TOSCANE

  • Écrit par 
  • Adrien GOETZ, 
  • Michel ROUX
  •  • 7 538 mots
  •  • 25 médias

Dans le chapitre "Comment la patrie de Michel-Ange devint le « salon de l'Europe »" : …  Michel-Ange, qui débuta peut-être comme apprenti lors de la décoration par Ghirlandaio du chœur de Sainte-Marie-Nouvelle, comme Léonard, formé, avec Lorenzo di Credi (vers 1460-1537 ?), dans l'atelier de Verrochio, sont issus de la grande tradition renaissante. Ils lui apportent, aux alentours de 1500, un renouvellement complet. Florence sert symboliquement de champ clos à leur lutte. Dans la sal […] Lire la suite

TROMPE-L'ŒIL

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 995 mots

On pourrait dire que le trompe-l'œil est une représentation destinée à donner l'illusion de la réalité, si cette définition n'était également applicable à presque toutes les œuvres d'art de conception réaliste. Le trompe-l'œil naît quand la volonté de « tromper » l'emporte sur l'intention esthétique et incite l'artiste à utiliser tous les artifices techniques possibles, le premier étant l'interven […] Lire la suite

URBIN

  • Écrit par 
  • Pasquale ROTONDI
  •  • 2 461 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre "Les monuments d'Urbin" : …  Tandis que la construction du palais était en cours, l'art de la Renaissance put s'exprimer aussi dans d'autres monuments. On mentionnera en particulier le palais Passionei et l'ancien hôpital della Misericordia (qui se rattachent encore à l'esprit de Luciano Laurana), l'ancien couvent de Santa Chiara, le petit palais Lucciarini et le couvent de San Bernardino, certainement élevés d'après des proj […] Lire la suite

VASARI GIORGIO (1511-1574)

  • Écrit par 
  • André CHASTEL
  •  • 3 240 mots
  •  • 3 médias

Vasari donne, comme certaines figures fortes de la Renaissance, l'impression d'avoir vécu plusieurs existences à la fois. Il est le fondateur de l'histoire de l'art ; son ouvrage extraordinaire et novateur de 1550, les Vite , a connu un succès tellement retentissant qu'une seconde édition a été nécessaire en 1568, mais on ne voit pas que Vasari ait jamais sacrifié à l'érudition une seule commande. […] Lire la suite

VENISE LES SCUOLE DE

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 1 126 mots

Institutions typiquement vénitiennes, les scuole sont des confréries d'entraide et de bienfaisance, parmi lesquelles on distinguait les scuole grandi , les plus importantes, les plus actives et les plus riches. Elles apparaissent dès le xiii e siècle : la plus ancienne, Sainte-Marie-de-la-Charité, a été fondée en 1260, celle de Saint-Jean-l'Évangéliste l'année suivante. La République encourageai […] Lire la suite

VÉRONÈSE (1528-1588)

  • Écrit par 
  • Terisio PIGNATTI
  •  • 2 155 mots
  •  • 5 médias

Il est bien étrange qu'aucun des critiques qui rendirent compte de l'art vénitien au milieu du xvi e  siècle (Aretino, Pino, Doni, Biondo, Dolce) ne se soit intéressé à Véronèse. Celui-ci, en fait, ne fut « découvert » que par Francesco Sansovino, qui parle de lui dans son Guide de 1556. Peut-être paraissait-il trop extérieur à la sphère culturelle de la peinture vénitienne et faisait-il figure d […] Lire la suite

VIES DES MEILLEURS PEINTRES, SCULPTEURS ET ARCHITECTES, Giorgio Vasari - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Martine VASSELIN
  •  • 1 251 mots
  •  • 1 média

Le peintre et architecte de la cour du duc de Toscane Côme I er de Médicis, Vasari d'Arezzo (1511-1574), semble avoir été sollicité dès 1543, par le cercle d'intellectuels fréquentant la maison du cardinal Alexandre Farnèse, pour rédiger des biographies des artistes italiens depuis le renouveau des arts, en raison de sa capacité à « parler en peintre ». Son manuscrit, soumis au lettré Annibale C […] Lire la suite

VILLA, histoire

  • Écrit par 
  • André CHASTEL, 
  • Robert FOLZ, 
  • Gilbert-Charles PICARD, 
  • Universalis 
  •  • 2 463 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre "La Renaissance" : …  Le développement de la demeure aristocratique à la campagne : villa, country house , maison des champs, etc., est commun à tous les pays occidentaux, mais le phénomène a longtemps été dominé par le souvenir de la villa romaine. Les écrits des deux Pline et de Vitruve, les résultats d'innombrables fouilles archéologiques permettent d'apprécier l'importance de ces demeures au sein d'exploitations ag […] Lire la suite

VITTORIA ALESSANDRO (1525-1608)

  • Écrit par 
  • Jean-René GABORIT
  •  • 346 mots

Originaire de Trente, Alessandro Vittoria reçut dans cette ville sa première formation artistique, probablement auprès de Vincenzo et de Giovanni Gerolamo Grandi. De 1543 à 1547, il travailla dans l'atelier de Jacopo Sansovino à Venise et, malgré quelques séjours à Vicence (1547 et 1576), à Padoue (1555) et à Brescia (1576), c'est à Venise que va se dérouler la majeure partie de sa longue carrière […] Lire la suite

ZUCCARO FEDERICO (1540 env.-1609)

  • Écrit par 
  • Sylvie BÉGUIN
  •  • 248 mots

Né à Sant'Angelo in Vado (Marches), formé par son frère Taddeo, Federico Zuccaro travaille en collaboration étroite avec lui jusqu'en 1566 et termine les ensembles inachevés à la mort de celui-ci. La distinction de leurs œuvres datant de cette époque demeure très délicate. Par la suite, Federico affirme une personnalité fort différente de celle de son frère : c'est un artiste doué, au talent facil […] Lire la suite

ZUCCARO TADDEO (1524-1566)

  • Écrit par 
  • Sylvie BÉGUIN
  •  • 277 mots
  •  • 1 média

Né à Sant'Angelo in Vado (Marches), Taddeo Zuccaro reçoit une première formation de son père Ottavio et de Pompeo da Fano ; il la complète à Rome, dès 1540, en copiant surtout les antiques et les chefs-d'œuvre de Raphaël et de Michel-Ange. La décoration de la façade du palais Mattei (1548) révèle à tous son talent et, en 1551, Guidobaldo II, duc d'Urbin, l'appelle pour compléter le décor du chœur […] Lire la suite