« ALTÉRITÉ, philosophie »

ALTÉRITÉ, philosophie

  • Écrit par 
  • Sylvie COURTINE-DENAMY
  •  • 5 334 mots
  •  • 3 médias

Soi et Autrui, identité et différence. D'une part, être conscient de soi, se saisir comme un Je, un sujet, privilège exclusivement humain. D'autre part, autrui, le différent, ce qui m'est étranger, un moi qui n'est pas moi et qui se prétend toutefois mon semblable, mon alter ego, un a […] Lire la suite

Les médias de la recherche « ALTÉRITÉ, philosophie » :

Emmanuel Kant
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Jean-Paul Sartre
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Martin Heidegger
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ALTRUISME

  • Écrit par 
  • Guy PETITDEMANGE
  •  • 3 328 mots
  •  • 1 média

Généralement, le terme d'altruisme qualifie une attitude morale concrète qui, par-delà toute crainte et même toute norme, privilégie autrui. L'altruisme manifeste un débordement de l'amour propre naturel, calculateur et soucieux de préserver le soi, et du désir érotique qui porte éperdument vers autrui mais un autrui à posséder. Une sorte d'aura entoure le terme d'altruisme. On est aux confins de […] Lire la suite

ARON RAYMOND (1905-1983)

  • Écrit par 
  • Bernard GUILLEMAIN
  •  • 6 092 mots

Dans le chapitre "L'autre, référentiel transcendant" : …  Comment puis-je être moi parmi les autres, comment puis-je être moi et comprendre les autres, comment puis-je être moi, c'est-à-dire l'autre de tous les autres ? Cette triple interrogation évoque le Montesquieu des Lettres persanes et son « Comment peut-on être persan ? ». Elle renouvelait l'anthropologie et la philosophie. L'auteur n'en a pas immédiatement vu toutes les implications : il aurait […] Lire la suite

AUTRE, psychanalyse

  • Écrit par 
  • Alexandre ABENSOUR
  •  • 1 306 mots

Le débat philosophique sur autrui est inséparable de la question du primat de la conscience : comment expliquer l'existence d'une autre conscience, sous quelles modalités la rencontrer ? La doctrine qui va produire un impact certain sur les réflexions proprement psychologiques est celle de la sympathie. Développée au xviii e  siècle, elle forme le cœur de l'ouvrage de Max Scheler, Nature et for […] Lire la suite

AUTRUI (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 3 534 mots

Tant que les hommes ont vécu au sein de petites communautés n’ayant que peu de relations entre elles, la notion d’« autrui » est demeurée absente. Trois conditions ont dû être remplies pour qu’une évolution significative se produise. D’abord une intensification des liens entre les groupes humains. Ensuite, la lente construction du concept d’« humanité ». Enfin, le surgissement de l’individualisme […] Lire la suite

CROYANCE

  • Écrit par 
  •  RIC&OElig, 
  • Paul UR
  •  • 11 987 mots

Dans le chapitre "Approche phénoménologique" : …  Le débat entre Kant et Hegel n'épuise le problème philosophique de la croyance que si l'on tient l'équivalence entre croyance et foi pour le dernier développement d'une notion dont on a rappelé plus haut le triple enracinement dans le concept grec de doxa ou opinion, dans le concept stoïcien et cartésien d'assentiment, dans le concept humien de belief . Après l'effondrement de la philosophie hégé […] Lire la suite

DÉSIR, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean GREISCH
  •  • 1 360 mots

Dans le chapitre "Désir et conscience de soi" : …  Le désir occupe une place particulièrement importante dans l'anthropologie de Spinoza, qui en fait « l'essence même de l'homme en tant qu'elle est conçue comme déterminée à faire quelque chose » ( Éthique , livre III). Le naturalisme conséquent de Spinoza l'empêche de distinguer appétit et désir, qu'il définit comme « l'Appétit avec conscience de lui-même » (livre III, prop. 9, scolie). Indépendam […] Lire la suite

DIFFÉRENCE, philosophie

  • Écrit par 
  • Alfredo GOMEZ-MULLER
  •  • 1 541 mots

Avant de devenir une catégorie centrale de la réflexion éthique, politique et anthropologique, la notion de différence a longtemps été comprise d'une manière négative. Dans la philosophie de la Grèce antique, et, en particulier, dans la pensée de Platon et d'Aristote, la différence est d'abord la négation de l'identité. Elle n'est pas pensée dans son être propre, mais à partir d'un être auquel la […] Lire la suite

DROIT Droit comparé

  • Écrit par 
  • Horatia MUIR WATT
  •  • 7 360 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "Le cadre épistémologique" : …  La pratique de la comparaison suppose défini le cadre épistémologique de l'acte de comparer : il s'agit de tirer les conséquences du fait que, d'une part, l'observateur étranger reste extérieur à l'objet de la comparaison, et que, d'autre part, toute comparaison revêt un caractère nécessairement interprétatif. Abordant le système étranger de l'extérieur, le comparatiste se perçoit comme autre dan […] Lire la suite

ÉTHIQUE

  • Écrit par 
  •  RIC&OElig, 
  • Paul UR
  •  • 5 700 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "Le « pôle-tu » de l'éthique" : …  La position par soi-même de la liberté a pu être appelée le point de départ de l'éthique, mais elle ne constitue pas encore l'éthique elle-même. Ce qui manque, c'est la position dialogique de la liberté en seconde personne. Nous n'avons donc fait que la moitié, et même le tiers, du chemin dans une analyse purement solipsiste de l'exigence d'effectuation de la liberté. On entre véritablement en ét […] Lire la suite

ETHNOCIDE

  • Écrit par 
  • Pierre CLASTRES
  •  • 4 699 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre "Génocide et ethnocide" : …  Créé en 1946 au procès de Nuremberg, le concept juridique de génocide est la prise en compte au plan légal d'un type de criminalité jusque-là inconnu . Plus précisément, il renvoie à la première manifestation dûment enregistrée par la loi de cette criminalité : l'extermination systématique des juifs européens par les nazis allemands. Le délit juridiquement défini de génocide s'enracine donc dans […] Lire la suite

INDIVIDU & SOCIÉTÉ

  • Écrit par 
  • André AKOUN
  •  • 4 496 mots

Dans le chapitre "Désir et sujet" : …  L'ordre biologique est à définir à partir de la symbolisation qu'il rend possible – symbolisation qui l'annule lui-même et le transpose. Ce n'est donc pas dans le discours du positivisme qu'il doit être traduit, mais dans un discours où il recevra son statut de manque. Ainsi compris, l'ordre biologique a un destin comparable à celui qu'a, dans la théorie psychanalytique, la pulsion. Celle-ci, dont […] Lire la suite

INFINI, philosophie

  • Écrit par 
  • Emmanuel LÉVINAS
  •  • 6 354 mots

La philosophie a emprunté la notion de l' infini – corrélative de la notion du fini – à la réflexion sur l'exercice de la connaissance, d'une part ; à l'expérience ou à la tradition religieuse, de l'autre. Ces deux sources déterminent la variété des significations qui s'attachent à cette notion, les problèmes qu'elle pose et l'évolution qu'elle subit au cours de l'histoire de la philosophie. Le t […] Lire la suite

INTERACTION, sciences humaines

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 3 848 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "De la genèse phénoménologique à la psychanalyse de l'interaction" : …  Qu'il y ait correspondance de la représentation sociale de l'interaction à la constitution phénoménologique d'autrui, telle que la présente en un texte fameux la cinquième Méditation cartésienne de Husserl, ressort de la constitution du concept évoquée, d'après Ormond, par le Traité de Park et Burgess. Rappelons en effet que pour Ormond l'interaction se détermine à partir du « dedans » de l'élé […] Lire la suite

INTÉRÊT, sciences humaines et sociales

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 7 568 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "Approche phénoménologique : intérêt propre et divertissement" : …  Un essai classique de Albert O. Hirschman, Les Passions et les intérêts , a montré comment, avec le déclin de l'idée de « gloire », s'est développée, du xvi e au xviii e  siècle, une stratégie visant à assurer le contrôle de l'intérêt sur la passion. Bien que purement égoïste en son principe, l'intérêt a été en outre appelé à se développer en intérêt collectif, sous le couvert de l'axiome de l'ha […] Lire la suite

L'ÊTRE ET LE NÉANT, Jean-Paul Sartre - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 769 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "Les aléas de la liberté" : …  Inconditionnelle liberté, le pour-soi, par angoisse devant le vide qu'il est, va chercher refuge dans les comédies illusoires que décrit le célèbre chapitre sur « La Mauvaise Foi », véritable envers de la liberté où « l'être-au-monde » tente vainement de se vivre comme « être-au-milieu-du-monde ». Dans tout le corps du massif ouvrage, Sartre va ainsi donner comme une suite de descriptions de la li […] Lire la suite

LÉVINAS EMMANUEL (1905-1995)

  • Écrit par 
  • Jean GREISCH
  •  • 3 191 mots

Dans le chapitre "Autrui me regarde : l'épiphanie du visage" : …  L'expérience du « déchirement profond d'un monde attaché à la fois aux philosophes et aux prophètes » ( Totalité et Infini ) est un aspect du thème central autour duquel gravite Totalité et Infini , qu'explicite le sous-titre : Essai sur l'extériorité . Lévinas cherche à étayer par des descriptions phénoménologiques originales sa thèse selon laquelle l'ontologie, aussi bien celle d'Aristote que c […] Lire la suite

MORALE

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 15 745 mots

Dans le chapitre "Le principe d'universalité" : …  Ce qu'est la liberté, non pas conçue comme une idée théorique, métaphysique, mais la liberté agissante, la volonté libre et la volonté de liberté, c'est donc le principe de l'universalité : la volonté libre est volonté d'universalité, puisqu'elle est la volonté de tout être humain qui se veut humain, elle est raison pratique (Kant). Le devoir est ainsi saisi, implicitement d'abord par toute consc […] Lire la suite

MORT Les interrogations philosophiques

  • Écrit par 
  • René HABACHI
  •  • 7 550 mots

Dans le chapitre "La mort en contestation" : …  Les philosophies ouvertes sur un au-delà de la mort ne prétendent pas expérimenter le non-être, mais, comme le souhaitait Spinoza, entreprendre une méditation sur la vie. C'est en approfondissant la vie elle-même qu'elles débouchent sur un « chiffre silencieux » avec Jaspers ou sur une espérance avec Marcel. Passant de l'existence à l'être, par un dessaisissement du temps, elles se recueillent en […] Lire la suite

NÉANT

  • Écrit par 
  • Jean LEFRANC
  •  • 3 220 mots

Dans le chapitre "Une certaine idée négative du néant" : …  On voit combien le rapprochement (pourtant souvent fait) avec l'analyse platonicienne du Sophiste doit être limité. Il s'agissait pour Platon de définir le sophiste comme celui qui fait être ce qui n'est pas. Contre l'aphorisme de Parménide, il faut donc affirmer la possibilité du faux dans le discours et dans les choses et montrer que, d'une certaine manière, le non-être est et l'être n'est pas […] Lire la suite

OPPOSITION CONCEPT D'

  • Écrit par 
  • Émile JALLEY
  •  • 18 859 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre "La psychologie de l'enfant : Wallon et Piaget" : …  Outre celui qu'il a chez Freud, le concept d'opposition joue aussi un rôle important dans l'étude des processus mentaux telle qu'elle a été développée par la psychologie contemporaine. Ainsi, pour Henri Wallon, la pensée par couples représente le mode primitif de fonctionnement intellectuel dont dispose l'enfant durant la période que cet auteur qualifie de précatégorielle (de six à neuf ans en […] Lire la suite

PLATON

  • Écrit par 
  • Monique DIXSAUT
  •  • 13 762 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre "L'être et le non-être" : …  Il lui faut donc penser différemment la différence, ce que va faire Le Sophiste en posant la question de l'être et du non-être. Parménide a rompu avec les anciennes cosmogonies qui prétendaient engendrer tout ce qui est à partir de principes comme l'eau, l'air ou le feu. Il n'a pu le faire qu'en appliquant un principe de non-contradiction fort : l'être, nécessairement, est ; il expulse hors de l […] Lire la suite

PLOTIN

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC
  •  • 4 922 mots

Dans le chapitre "L'Âme et l'Intelligence" : …  Cette limite pourtant ne s'atteint qu'en de rares moments, au terme d'une patiente ascension. Mais il la faut poser dès le départ, car, à chacune des étapes – « vie engendreuse », « sensation », « opinion » raisonnable ou pure « intellection » –, l'Âme doit prendre conscience de sa nature contemplative. La liaison avec le corps exige un mécanisme sensoriel essentiellement « utile », mais qui provo […] Lire la suite

RACISME

  • Écrit par 
  • Albert MEMMI
  •  • 3 459 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre "Motivations psychiques et sociales" : …  Quoi qu'il en soit de l'extension du racisme, la généralité des conduites qu'il engendre à travers de nombreux groupes sociaux et la ténacité des opinions et des attitudes qu'il suscite prouveraient déjà qu'elles répondent à des motivations similaires, individuelles et collectives, puisqu'il existe un racisme tant individuel que collectif. Autrement dit, il faut rechercher les fonctions psychiques […] Lire la suite

SENTIMENT

  • Écrit par 
  • Olivier REBOUL
  •  • 3 559 mots

Dans le chapitre "Valeur et vérité du sentiment" : …  Dans quelle mesure pouvons-nous nous fier à nos sentiments, discerner leur valeur positive ? À l'encontre des psychologues, qui font du sentiment le reflet passif d'ébranlements intellectuels ou corporels, « une image dans une glace », Pierre Janet a voulu donner une interprétation fonctionnelle du sentiment, qu'il définit comme une réaction utile, une conduite secondaire qui vient modifier la co […] Lire la suite

TOTALITÉ ET INFINI, Emmanuel Lévinas - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 710 mots

Dans le chapitre "Une pensée du visage" : …  Autrui, ici, n'est pas l'alter ego, l'autre moi que je rencontre dans les luttes, plus ou moins pacifiques, du monde quotidien. Le rapport à autrui, dont le face-à-face est la modalité la plus exemplaire, ne saurait se dire en effet dans les termes par lesquels s'affirment les rapports aux choses du monde. Le visage auquel Totalité et Infini consacre des pages inoubliables n'est pas de l'ordre du […] Lire la suite

VIOLENCE

  • Écrit par 
  • Yves MICHAUD
  •  • 8 217 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre "Violence et rapport à autrui" : …  Une approche philosophique très différente consiste à envisager la violence du point de vue du rapport à autrui et de l'intersubjectivité. Hegel dans la Phénoménologie de l'esprit (B-IV-A) a ouvert la voie à ces analyses avec sa dialectique du maître et de l'esclave. Dans la mesure où toute conscience dans son désir tend à réifier autrui, la violence est inévitable. Il ne peut pas y avoir de comm […] Lire la suite

ZOOS HUMAINS (ouvrage collectif) et L'ÉCRAN ET LE ZOO (O. Razac) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Mona CHOLLET
  •  • 999 mots

« Entre “eux” et “nous”, une barrière infranchissable. » Si toute civilisation élabore une représentation de l'autre qui lui permet de se valoriser elle-même, jamais cette construction n'a été poussée aussi loin qu'en Occident, où elle a accompagné et justifié les conquêtes coloniales : « Jusqu'au xix e  siècle, ces représentations de l'altérité ne sont qu'incidentes, pas forcément négatives et n […] Lire la suite