« SARTRE JEAN-PAUL (1905-1980) »

SARTRE JEAN-PAUL

  • Écrit par 
  • Jacques LECARME, 
  • Juliette SIMONT
  •  • 8 894 mots
  •  • 2 médias

En avril 1980, la mort de Jean-Paul Sartre fut l'occasion d'une grande ferveur collective. Ses funérailles, sans rappeler exactement celles de Victor Hugo un siècle plus tôt, rassemblèrent la communauté intellectuelle, le peuple de gauche, la jeunesse qui lisait Libération, ce journal populaire qu'il avait aidé à fonder. La gauche en […] Lire la suite

Les médias de la recherche « SARTRE JEAN-PAUL (1905-1980) » :

Jean-Paul Sartre
Crédits : AKG-Images

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Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre
Crédits : Keystone/ Hulton Archive/ Getty Images

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SARTRE JEAN-PAUL (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Florence BRAUNSTEIN
  •  • 502 mots

21 juin 1905 Naissance, à Paris, de Jean-Paul Sartre.1906 Mort de son père, Jean-Baptiste Sartre.1914-1918 Première Guerre mondiale.1915 Sartre entre au lycée Henri-IV.1924 Entre à l'École normale supérieure, avec […] Lire la suite

L'ÊTRE ET LE NÉANT, Jean-Paul Sartre - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 769 mots
  •  • 1 média

C'est durant la « drôle de guerre » que Jean-Paul Sartre (1905-1980) élabore cette somme d'« ontologie phénoménologique » qui paraît en 1943 sous le titre de L'Être et le Néant. Essai d'ontologie phénoménologique, donnant à l' […] Lire la suite

HUIS CLOS, Jean-Paul Sartre - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Guy BELZANE
  •  • 1 102 mots

Deuxième pièce écrite par Jean-Paul Sartre (1905-1980), Huis clos fut représenté pour la première fois au théâtre du Vieux-Colombier à Paris, le 27 mai 1944, avant d'être publié chez Gallimard l'année suivante. Après Les Mouches (1943), parabole sur la […] Lire la suite

LES MOTS, Jean-Paul Sartre - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 822 mots
  •  • 1 média

Cent fois remis sur le métier, entre 1953 et leur parution en 1964, Les Mots sont un témoignage exceptionnel du débat, voire des combats, menés par Jean-Paul Sartre (1905-1980) avec son époque, son milieu et lui-même. Un livre inclassable, qu'on réduirait en le rangeant dans la catégorie des autobiographies. Même si le ton en est fort diffé […] Lire la suite

LA NAUSÉE, Jean-Paul Sartre - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 956 mots
  •  • 2 médias

Dans La Force de l'âge, Simone de Beauvoir, à qui est dédié le livre, écrit que Sartre avait voulu avec La Nausée « exprimer sous forme littéraire des vérités et des sentiments métaphysiques ». Difficile projet qui aurait pu donner un roman à thèse, un plaidoyer déguisé en récit afin de faire passer des « id […] Lire la suite

QU'EST-CE QUE LA LITTÉRATURE ? Jean-Paul Sartre - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Guy BELZANE
  •  • 1 132 mots

Avant d'être publié en un volume autonome, Qu'est-ce que la littérature ? a paru en 1947 dans Les Temps modernes, repris l'année suivante dans Situations II, précédé de deux autres articles : « Présentation des Temps modernes », manifeste de la revue créée par Jean-Paul Sartre (1905-1980) en 1945, et « La Nationalisati […] Lire la suite

LA RECHERCHE DE L'ABSOLU, SITUATIONS III, Jean-Paul Sartre - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Marianne JAKOBI
  •  • 1 057 mots
  •  • 1 média

En janvier 1948 paraît simultanément à New York et à Paris La Recherche de l'absolu de Sartre (1905-1980). Cet essai a valeur de manifeste et illustre magistralement la position de l'écrivain-philosophe vis-à-vis des artistes. À New York, le texte de Sartre figure dans le catalogue de l'exposition organisée à la Pierre Matisse Gallery : […] Lire la suite

AFFECTIVITÉ

  • Écrit par 
  • Marc RICHIR
  •  • 12 228 mots

Dans le chapitre "La disjonction de l'affectivité et de la subjectivité : Heidegger" : …  Ce n'est pas le lieu, ici, de redéployer toute la problématique, difficile par sa subtilité et par sa nouveauté, d' Être et Temps . Rappelons que, au lieu de caractériser l'homme par la subjectivité ou la conscience – ce qui sous-tend toujours, par l'autonomie de ce que ces concepts sont censés désigner, l'équivoque d'un être qui pourrait être tout autant hors du monde qu'être dans le monde ou au […] Lire la suite

ALTÉRITÉ, philosophie

  • Écrit par 
  • Sylvie COURTINE-DENAMY
  •  • 5 334 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre "Sartre et la conscience pour autrui" : …  Opposé aux doctrines du sujet transcendantal, L'Être et le Néant (1943) se présente comme une ontologie phénoménologique où Sartre va « tenter pour Autrui ce que Descartes a tenté pour Dieu ». L'hypothèse husserlienne d'un ego, foyer des actes de la conscience, est ici récusée comme inutile. L'exemple de la honte est censé montrer qu'il est impossible d'échapper au solipsisme si l'on envisage l […] Lire la suite

ANGOISSE EXISTENTIELLE

  • Écrit par 
  • Jean BRUN
  •  • 2 552 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "Angoisse et société" : …  Toutefois cette « maladie » ne serait-elle pas la traduction subjective d'un déséquilibre d'essence sociale ? Y a-t-il une angoisse de la conscience, ou seulement des conditions extérieures angoissantes qui, comme telles, doivent être supprimées par une révolution économico-sociale ? Faut-il parler, de façon plus ou moins implicite, d'un « malheur de la conscience » ou y a-t-il simplement des cons […] Lire la suite

ANTHROPOLOGIE

  • Écrit par 
  • Élisabeth COPET-ROUGIER, 
  • Christian GHASARIAN
  •  • 16 158 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "L'apport de Lévi-Strauss" : …  Il n'y a pas d'antinomie entre l'anthropologie structurale et l'anthropologie sociale. La première fut d'abord une méthode qui en vint à développer de telles implications théoriques qu'elle visa à rassembler les sciences humaines dans une science globale de la communication, dans une sémiologie où l'analyse structurale de la parenté et des mythes s'intégrerait en un de ses lieux, l'anthropologie […] Lire la suite

AUTRUI (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 3 534 mots

Dans le chapitre "Le conflit des consciences " : …  Si Kant est tout près d’écrire une philosophie de l’histoire, il ne franchira pas véritablement le pas, ce que fera quelques années plus tard G. W. H. Hegel (1770-1831). Dans la fresque grandiose que dessine pour la première fois la Phénoménologie de l’esprit (1807), Hegel va décrire par quelles étapes est passée la conscience avant de parvenir à la reconnaissance de l’autre conscience. « La con […] Lire la suite

BAUDELAIRE CHARLES

  • Écrit par 
  • Pierre BRUNEL
  •  • 6 903 mots
  •  • 2 médias

Paul Valéry, dans une conférence de 1924 dont le texte, Situation de Baudelaire , fut publié dans le recueil Variété (1924-1944), a fait du poète des Fleurs du mal le pionnier de la modernité ; pour lui Rimbaud, Verlaine et Mallarmé constituent la triade majeure. Telle que Baudelaire l'a conçue, la modernité doit beaucoup à son expérience de la peinture. Dès 1846, traitant de « l'héroïsme de la […] Lire la suite

BEAUVOIR SIMONE DE (1908-1986)

  • Écrit par 
  • Éliane LECARME-TABONE
  •  • 2 814 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre "Simone de Beauvoir et Sartre" : …  La destinée posthume de Simone de Beauvoir a dissocié son œuvre de celle de Jean-Paul Sartre . Il est cependant impossible de parler d'elle sans évoquer son rapport avec Sartre qu'elle s'est employée elle-même à ériger en mythe. Simone de Beauvoir raconte dans La Force de l'âge l'invention par Sartre de cette relation de couple originale fondée sur la “nécessité” (entre eux deux), la liberté et l […] Lire la suite

BERRIAU SIMONE (1896-1984)

  • Écrit par 
  • Robert de LAROCHE
  •  • 777 mots

Chanteuse lyrique, comédienne, productrice de films, promoteur immobilier à l'occasion, Simone Berriau fut pendant des années un « personnage » parisien. Mais c'est avant tout comme directrice du Théâtre-Antoine (à partir de 1943) qu'elle passera à la postérité, pour avoir révélé au public Jean-Paul Sartre dramaturge et avoir su pressentir en Peter Brook et Claude Régy deux metteurs en scène impo […] Lire la suite

CORPS (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 3 102 mots

Dans le chapitre "Visibilité et discipline" : …  Mais ce corps qui peut apparaître puissant quand on l’isole ne devient-il pas faible et manipulable dès qu’on le met en rapport avec les autres ? Jean-Paul Sartre (1905-1980) insiste sur le fait qu’alors que nous nous percevons comme tout-puissants dans la forteresse de notre conscience invisible à autrui, nous tombons de notre piédestal dès que nous comprenons que les autres nous voient. En tant […] Lire la suite

CRÉATION Création et créativité

  • Écrit par 
  • Bernard BOURGEOIS
  •  • 4 314 mots

Dans le chapitre "La métaphysique de la créativité humaine" : …  La philosophie moderne, issue de Kant, développe le thème de l'activité autonome du sujet humain dans la vie théorique et pratique. La pensée hégélienne, qui est à l'origine de tous les grands courants de la culture contemporaine, donne à cette activité un caractère concret et historique, et surtout elle lui confère une signification essentielle , d'une part, en tant qu' humaine , dans la mesure o […] Lire la suite

CRITIQUE LITTÉRAIRE

  • Écrit par 
  • Marc CERISUELO, 
  • Antoine COMPAGNON
  •  • 12 918 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre "Le modèle existentialiste" : …  La critique existentialiste a préservé les notions d'individu et de subjectivité promues par les écrivains eux-mêmes. Les grandes monographies de Sartre sur Baudelaire, Genet et Flaubert, empruntant au marxisme et à la psychanalyse, maintiennent la primauté de l'homme à travers une série de médiations, comme la famille et les groupes, qui font passer de la totalité à l'unicité. La relation de l'i […] Lire la suite

DÉBAT LE, revue

  • Écrit par 
  • Laurent LEMIRE
  •  • 1 244 mots

Dans le chapitre "Une revue dans un monde sans repères" : …  Cette expérience, fondée avec le philosophe Marcel Gauchet en mai 1980 avait une vocation d’« atelier » et de lieu de discussion. En voulant mettre à la portée du public des analyses de fond et faire remonter depuis les laboratoires de sciences sociales des éléments utiles à la compréhension d’un monde en pleine mutation, cette publication bimestrielle avait l’ambition de confronter les points de […] Lire la suite

DRAME Drame bourgeois

  • Écrit par 
  • René POMEAU
  •  • 3 500 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "Sartre" : …  Les pièces de J.-P. Sartre élèvent leurs débats à une autre hauteur que le théâtre d'idées du xix e  siècle. Ce n'est pas cependant diminuer ces œuvres que de marquer leur filiation. Elles restent dans la ligne du théâtre bourgeois antibourgeois, par la volonté de traiter des problèmes actuels (qui assez vite risquent de dater), comme par l'attention prêtée aux rapports sociaux des personnages. L […] Lire la suite

DRAME Drame moderne

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre SARRAZAC
  •  • 6 057 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre "Troisième paradoxe : la rhapsodie" : …  Ce travail de déconstruction des structures fondamentales de la pièce de théâtre – fable, conflit, personnage, dialogue – qui semble caractériser notre modernité, s'inscrit-il dans une dialectique optimiste de la reconstruction du drame ? Rien n'est moins sûr. Pourtant, le théâtre de la première moitié du siècle a connu, avec Brecht et Claudel, deux immenses bâtisseurs. Le marxiste et le chrétien […] Lire la suite

ÉMOTION (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 3 349 mots

Dans le chapitre "L’émotion, une « conduite magique » ?" : …  Aussi différentes que soient les explications de James, de Janet ou de Darwin, elles ont en commun de considérer nos émotions comme des manifestations déclenchées par notre corps et échappant entièrement à notre volonté. Sartre va refuser catégoriquement ces thèses qui nous retireraient toute la responsabilité par rapport à nos émotions. Dans un petit ouvrage de 1938, Esquisse d’une théorie des […] Lire la suite

ENGAGEMENT

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE, 
  • Jacques LECARME, 
  • Christiane MOATTI
  •  • 11 615 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "Le temps des désillusions" : …  Si, dans un premier temps, la littérature engagée s'inscrit dans l'actualité, elle n'en dépend pas moins de l'Histoire à venir qui va valider ou invalider la cause, objet de cet engagement. Le « J'accuse » de Zola reste dans la mémoire collective parce que la justice et l'Histoire ont confirmé l'innocence du capitaine Dreyfus. Or la grande majorité des écrivains français, sur tout ou partie de […] Lire la suite

EXISTENCE (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 3 075 mots

Dans le chapitre "La fin des grands systèmes philosophiques" : …  Un siècle avant l’essor de l’athéisme, Emmanuel Kant (1724-1804), à la fin du xviii e  siècle, et bien que croyant convaincu, porta un coup fatal aux thèses essentialistes en réfutant la célèbre preuve ontologique de l’existence de Dieu. Cette « preuve », attribuée à saint Anselme (1033-1109) et reprise par toute la philosophie classique, faisait de l’existence une perfection. L’Être suprême é […] Lire la suite

EXISTENCE PHILOSOPHIES DE L'

  • Écrit par 
  • Jean WAHL
  •  • 6 166 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre "L'instant de l'angoisse" : …  Il y a un lien profond pour Kierkegaard entre l'angoisse et l'instant. Et, par l'instant de l'angoisse, l'homme peut comprendre sa situation. Bien que toute pensée religieuse soit absente chez Sartre, l'angoisse demeure, mais elle n'est plus éthico-religieuse, c'est l'angoisse devant les choses telles qu'on les voit dans La Nausée (1938), devant les autres, devant nous-mêmes, devant notre choix. […] Lire la suite

EXISTENTIALISME

  • Écrit par 
  • Yves STALLONI
  •  • 1 084 mots

Indépendamment de ses fondements théoriques et de ses retentissements philosophiques, l’existentialisme mérite d’être considéré dans une perspective littéraire et même sociologique. Une des raisons de sa popularité est sans doute que cette philosophie de l’existence ne propose pas un système achevé. Elle formule plutôt un rapport au monde dont on pourra également trouver trace chez des penseurs an […] Lire la suite

FLAUBERT GUSTAVE

  • Écrit par 
  • Pierre-Marc de BIASI
  •  • 9 824 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "L'évolution des lectures critiques de l'œuvre" : …  Flaubert n'est devenu une véritable « star » de la littérature mondiale que vers les années 1960-1980. En 1970, le Flaubert de R. Debray-Genette (éd. Didier) favorisait cette prise de conscience en retraçant, textes à l'appui, la lente émergence critique de l'œuvre de 1870 à 1970. En fait, à quelques exceptions près (Maupassant, Théodore de Banville, George Sand, Baudelaire), les contemporains de […] Lire la suite

GENET JEAN (1910-1986)

  • Écrit par 
  • René de CECCATTY
  •  • 3 111 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "La reconnaissance littéraire" : …  À sa sortie de prison, en février 1943, Genet fait la rencontre essentielle de sa vie d'écrivain : Jean Cocteau, que lui présentent des amis intellectuels, croisés quand il tenait une « boîte » de bouquiniste sur les quais de la Seine. Cocteau est immédiatement bouleversé, malgré une certaine méfiance à l'égard du personnage. « La bombe Genet », écrit Cocteau dans son journal quand il a fini sa l […] Lire la suite

HASARD

  • Écrit par 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 6 817 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre "Suites imprévues d'une action" : …  De ce sens, on passe sans difficulté à celui du hasard comme désignant les suites imprévisibles d'une action. Certaines classes d'actions de ce genre ont été décrites par Jean-Paul Sartre ( Critique de la raison dialectique ) sous le nom de contre-finalités : c'est ainsi que des défrichements inconsidérés de forêts en vue d'augmenter les ressources agricoles provoquent une érosion rapide et désas […] Lire la suite

IMAGINAIRE ET IMAGINATION

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 12 565 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "L'expression onirique : psychanalyse et phénoménologie" : …  Que l'apport de la psychanalyse freudienne ait été décisif à cet égard, on s'en convaincra d'autant mieux qu'on l'aura plus précisément déterminé sur le terrain qui lui est propre. De toute évidence en effet, Freud n'aurait en rien innové, s'il s'était borné à assigner pour ressort aux processus d'imagination une force pulsionnelle. Une telle conception « dynamique » de l'imaginaire est déjà prése […] Lire la suite

IMAGINATION (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 792 mots

Dans le chapitre "L’imagination est-elle trompeuse ?" : …  Tous les penseurs idéalistes ont usé d’exemples similaires pour nous mettre en garde contre les illusions engendrées par nos sens. Erreurs sur la taille des objets liées en particulier à la distance et à la perspective (le Soleil à peine plus grand qu’une pièce de monnaie), erreurs sur le chaud et le froid entraînées par l’état de notre corps, etc. Ils ont eu recours à des arguments voisins pour […] Lire la suite

IMMANENCE ET TRANSCENDANCE

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 4 283 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "La transcendance horizontale" : …  Mais transascendance ou transdescendance ressortissent encore à « l'imagination en hauteur » dont parlait Brunschvicg, et le tout-autre de Jaspers comme le tout-autre d'Emmanuel Lévinas se situent également à la verticale de l'homme. C'est avec l'existentialisme athée de Heidegger et de Sartre qu'on aperçoit une nouvelle forme de la transcendance, tout à la fois intérieure à ce monde-ci et distin […] Lire la suite

INTELLECTUEL

  • Écrit par 
  • Jean Marie GOULEMOT
  •  • 9 442 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre "Les ivresses de Mai" : …  Mai-1968 fut un moment difficile pour les intellectuels qui se rallièrent au mouvement sans y être invités. Sartre vint prendre la parole à la Sorbonne. Aragon résista mal aux interpellations gouailleuses de Daniel Cohn Bendit. Pouvait-il en être autrement, dans la mesure où ce moment fut d'abord un refus des savoirs imposés et des maîtres qui les détenaient ? Ni Barthes ni Althusser, ni Foucault […] Lire la suite

JEANSON FRANCIS (1922-2009)

  • Écrit par 
  • Universalis 
  •  • 345 mots

Philosophe, fondateur d'un réseau de soutien au Front de libération nationale (F.L.N.) algérien. Né à Bordeaux, Francis Jeanson fait des études de lettres et de philosophie, avant de gagner l'Espagne en 1943 pour échapper au S.T.O. et rejoindre les Forces françaises libres en Afrique du Nord. En 1945, alors qu'il est journaliste à Alger républicain , il fait la connaissance de Jean-Paul Sartre q […] Lire la suite

JUIVE QUESTION

  • Écrit par 
  • Roland GOETSCHEL
  •  • 1 384 mots
  •  • 2 médias

Expression apparue à l'époque des Lumières, en Allemagne, lorsque se posa, à la fois sur le plan idéologique et sur le plan politique, le problème de l'émancipation des Juifs d'Occident. Idéologiquement, la question juive se trouve ouverte en Allemagne à travers l'activité de C. W. Dohm, auteur du manifeste Über die Bürgliche Verbesserung der Juden (1781), ainsi que par Lessing ( Nathan der Weise […] Lire la suite

JUSTIFICATION

  • Écrit par 
  • André DUMAS
  •  • 3 818 mots

Dans le chapitre "Débats contemporains" : …  Le débat sur la justification n'est plus au premier plan de la réflexion théologique comme il l'a été durant tant de siècles. L'absence du mot justification dans les tables analytiques du second concile du Vatican est déjà un indice. Deux raisons à cela : d'une part l'homme sécularisé et les croyants eux-mêmes sont moins sensibles au jugement final de l'homme envers son prochain et envers le monde […] Lire la suite

LA PESTE (A. Camus) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Guy BELZANE
  •  • 1 454 mots

Après L’ Étranger (1942), La Pest e est le deuxième roman publié par Albert Camus (1913-1960). Paru en 1947, il se présente comme la « chronique » d’une épidémie de peste survenue en « 194. » (l’auteur ne précise pas l’année) à Oran, en Algérie, durant la période coloniale. Fruit d’une lente et difficile gestation à partir de 1941, le livre sort en librairie le 6 juin 1947, malgré les doutes de […] Lire la suite

LA SAGA DES INTELLECTUELS FRANÇAIS (F. Dosse) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Laurent LEMIRE
  •  • 935 mots

Dans le chapitre "Le temps de l’engagement" : …  Les paroles prononcées en 1957 par Albert Camus à la réception de son prix Nobel de littérature sont à ce titre toujours d’actualité. « Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. » Nous sommes alors en pleine guerre d’Algérie, un moment […] Lire la suite

LA VIE DERRIÈRE SOI (A. Compagnon) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Marie-Ève THÉRENTY
  •  • 1 167 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "Décrépitude contre sénescence sublime" : …  Jusqu’au romantisme, l’idée prédominante reste celle d’une création tardive qui serait forcément dégradée par l’âge, comme le montre au xvi e  siècle l’historien de l’art Giorgio Vasari, lorsqu’il souligne, à propos du dernier Titien, que la nature par son déclin tendrait à l’imperfection. À l’inverse, le romantisme va défendre l’idée d’un style sublime associé à l’œuvre tardif d’un artiste. C’es […] Lire la suite

LE DEGRÉ ZÉRO DE L'ÉCRITURE, Roland Barthes - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Guy BELZANE
  •  • 1 257 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "« L'impasse de l'écriture »" : …  Cet ouvrage inaugural correspond aux prémisses de la réflexion barthésienne, qui ne cessera d'évoluer. Il n'en fixe pas moins quelques axes et thèmes fondamentaux. Barthes se situe d'abord par rapport à Sartre, référence obligée à l'époque, vis-à-vis duquel il assume sa dette : « Qu'est-ce que l'écriture ? » renvoie au « Qu'est-ce qu'écrire ? » de Qu'est-ce que la littérature ? La « tragédie de l […] Lire la suite

LE SPLEEN CONTRE L'OUBLI. JUIN 1848 (D. Oehler) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Daniel OSTER
  •  • 1 659 mots

Roland Barthes voyait dans la révolution de juin 1848 la fracture fondatrice de l' écriture . L'écriture, écrivait-il, « est le langage littéraire transformé par sa destination sociale, elle est la forme saisie dans son intention humaine et liée aux grandes crises de l'histoire ». 1848, en sonnant le glas de l'universalité de l'« idéologie bourgeoise », aurait marqué pour la littérature le moment […] Lire la suite

LIBÉRATION

  • Écrit par 
  • Christine LETEINTURIER
  •  • 1 327 mots

À travers des vicissitudes diverses, le quotidien français Libération a réussi à s'imposer comme un grand quotidien d'information, original par sa conception de l'information, particulier par son indépendance d'esprit et son système de gestion accordant une large place à l'ensemble du personnel de l'entreprise. Historiquement, le quotidien est l'héritier de l'Agence de presse Libération (A.P.L.), […] Lire la suite

LIBERTÉ (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 520 mots

Dans le chapitre "Une liberté infinie ?" : …  Mais la thèse du libre arbitre, aussi séduisante et flatteuse pour notre orgueil qu’elle soit, n’est-elle pas quelque peu délirante ? Au xx e  siècle, un philosophe l’a reprise et poussée à sa limite. Il s’agit de Jean-Paul Sartre (1905-1980), dont une célèbre formule suffit à rendre manifeste l’excès dont nous parlons : « Nous n’avons jamais été aussi libres que sous l’occupation allemande. » Sa […] Lire la suite

LITTÉRATURE Du texte à l'œuvre

  • Écrit par 
  • Alain VIALA
  •  • 6 945 mots

Dans le chapitre "Reprises et achoppements" : …  Cette structure du champ littéraire a été ré-interrogée par les ébranlements politiques et idéologiques qui ont secoué l'Occident au xx e  siècle. Ainsi l'essai de Jean-Paul Sartre, Qu'est-ce que la littérature ? (1947), reprend l'idée de la spécificité de la poésie comme exploration des ressources du langage, dans la lignée initiée par Baudelaire et Rimbaud, mais proclame à propos de la prose […] Lire la suite

LITTÉRATURE ENGAGÉE

  • Écrit par 
  • Olivier NEVEUX
  •  • 1 422 mots

En 1948, avec Qu'est-ce que la littérature ? , Jean-Paul Sartre (1905-1980) tente de déterminer ce qu'est la littérature engagée. Mais si l'expression connaît une théorisation, tardive et singulière, à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, le fait même n'est pas nouveau. Il existe dans l'histoire littéraire et politique nombre d'exemples où des écrivains ont « instrumentalisé » leur écriture au […] Lire la suite

MAURIAC FRANÇOIS (1885-1970)

  • Écrit par 
  • Henri PEYRE
  •  • 2 565 mots

Dans le chapitre "Controverses" : …  Sept ou huit autres romans de Mauriac, tous reprenant un décor, une intrigue, un leitmotiv analogues, n'atteignent que par moments à la beauté de ces réussites. La Pharisienne (1941), atroce peinture d'une dévote rigide et privée de charité, que l'on prendrait pour une attaque contre la religion si Mauriac n'avait tant proclamé sa foi catholique, a quelques parties saisissantes. Sartre a, dans un […] Lire la suite

MORT Les interrogations philosophiques

  • Écrit par 
  • René HABACHI
  •  • 7 550 mots

Dans le chapitre "Mort et temporalité : mort propre et mort d'autrui" : …  À la mort ponctuelle, Scheler substitue l'expérience du « mourir ». L'homme ne sympathise avec la mort d'autrui que parce qu'il y projette sa propre mort. Et il est vrai que la souffrance sensibilise et qu'inversement une certaine indifférence n'est que l'égoïsme d'une bonne santé. Maladie, intervention chirurgicale, vieillesse sont hantées par l'imminence d'une fin, qui approche, susceptible sou […] Lire la suite

NÉANT

  • Écrit par 
  • Jean LEFRANC
  •  • 3 220 mots

Dans le chapitre "« L'homme est l'être par qui le néant arrive au monde »" : …  Malgré la part faite aux références germaniques, c'est à partir de Descartes que Jean-Paul Sartre va élaborer une ontologie dualiste indiquée par le titre même de son ouvrage L'Être et le Néant et dont la première partie porte sur « le problème du néant ». En face de la massivité, de la matérialité de l'être des choses qui ne sont jamais que ce qu'elles sont et coïncident avec leur essence, l'ho […] Lire la suite

NIZAN PAUL (1905-1940)

  • Écrit par 
  • Jacqueline LEINER
  •  • 1 609 mots

Pamphlétaire, essayiste, journaliste, reporter et romancier marxiste, Nizan est, par excellence, l'écrivain-miroir des années 1930. Mais il est aussi, en dépit de sa volonté maintes fois explicitée de prétendre ne s'adresser qu'à ses seuls contemporains, un maître à penser de la jeunesse des années 1960. Inscrit au Parti communiste dès 1927, il rompit bruyamment avec lui, en septembre 1939, à l'oc […] Lire la suite

NON-ÊTRE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 355 mots

Le non-être n'est pas le néant, si l'on entend par néant la simple absence d'être (l'idée de néant ne surgit qu'après coup, de façon imaginaire, comme suppression de l'être). Au sens le plus fort, le non-être est la part de négativité qui est présente dans le réel ou bien le pouvoir de négation qui appartient à l'esprit. Par réaction contre une conception de l'être pur (Parménide), Platon a découv […] Lire la suite

NON & NÉGATION, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 965 mots

Opérateur linguistique de la négation, « non » apparaît dans le dialogue ou dans l'interaction comme réponse à l'interlocuteur ou au partenaire et exprime soit le rejet d'une croyance, soit le refus de la poursuite d'un processus. On peut distinguer : La réponse à une simple interrogation, qui met fin à son indétermination et à son ambivalence : « As-tu bien dormi ? — Non ! » Le non équivaut à une […] Lire la suite

ŒUVRES DE JEUNESSE (G. Flaubert)

  • Écrit par 
  • Pierre-Marc de BIASI
  •  • 973 mots

La Bibliothèque de la Pléiade avait réservé jusqu'ici à Gustave Flaubert un sort bizarrement inégal : d'un côté, une bonne édition de la Correspondance par Jean Bruneau (4 volumes étaient parus au moment de la publication de ces Œuvres de jeunesse , le cinquième est sorti en 2007) et, de l'autre, pour les œuvres proprement dites, une édition réduite aux « grands textes » et dénuée de tout apparei […] Lire la suite

PHÉNOMÉNOLOGIE

  • Écrit par 
  • Renaud BARBARAS, 
  • Jean GREISCH
  •  • 7 242 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre "La phénoménologie après Husserl" : …  En vertu de son caractère arborescent et inachevé, l'œuvre de Husserl ne pouvait que donner lieu à une postérité complexe. La structure de l'œuvre du maître excluait l'orthodoxie. Il n'en reste pas moins qu'il y a une unité des pensées que l'on qualifie de « phénoménologies » – par-delà le souci de fidélité aux phénomènes fréquemment invoqué – et que cette unité se comprend à partir de Husserl : t […] Lire la suite

RÉALISME, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 6 999 mots

Dans le chapitre "Les thèses métaphysiques du réalisme" : …  Renouvier rejette une histoire de la philosophie écrite comme le récit d'une évolution dont les étapes sont les systèmes particuliers, absorbés dans une série que l'auteur clôt en en proposant la somme (Hegel). La suite des systèmes est plutôt une succession de réponses à un petit nombre de questions qui ne se peuvent trancher que par l'affirmative ou la négative. Au lieu de se ranger selon un ord […] Lire la suite

REFUS ET VIOLENCES (J. Verdès-Leroux) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jacques LECARME
  •  • 1 646 mots

Il faut d'abord saluer le travail énorme, méthodique et maîtrisé de Jeannine Verdès-Leroux, qui entreprend, avec Refus et violences (Gallimard), de brosser le tableau d'une génération d'écrivains d'extrême droite. Personne, avant elle, n'avait inventorié cette masse de revues et de journaux, proliférant dans une période où un seul média, la presse, régnait sans partage. On évoque souvent, avec de […] Lire la suite

ROMAN De Balzac au nouveau roman

  • Écrit par 
  • Michel RAIMOND
  •  • 5 088 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre "De « La Nausée » au nouveau roman" : …  Le roman existentialiste, qui domine la production française entre La Nausée de Sartre, en 1938, et Les Mandarins de Simone de Beauvoir, en 1954, fait suite aux romans de la condition humaine. S'il y a une coupure, c'est entre une exaltation, romantique, héroïque, poétique, et une sorte d'accablement et de prostration qu'on voit s'installer au moment de la guerre et de l'Occupation : la bombe de […] Lire la suite

SENTIMENT

  • Écrit par 
  • Olivier REBOUL
  •  • 3 559 mots

Dans le chapitre "Le sentiment est-il spécifique ?" : …  Une telle définition ne dit pas si le sentiment existe vraiment comme tel, ou si l'on ne peut pas le réduire à autre chose. C'est ce qu'ont tenté la plupart de ceux qui ont prétendu l'expliquer. Les intellectualistes ramènent ainsi le sentiment à la connaissance. Il n'est, pour Leibniz, qu'une représentation confuse ; ainsi, le plaisir d'entendre la musique n'est que la représentation confuse des […] Lire la suite

SITUATION, philosophie

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 203 mots

La situation, ou situs , était une des dix catégories (concepts fondamentaux) d'Aristote : par exemple, être couché, être assis. Mais ce sont les philosophes contemporains (également les sociologues) qui ont élargi cette notion et imposé son crédit. Au sens le plus large, la situation est un état complexe résultant de l'interaction, à un moment déterminé, d'un vivant ou d'une personne avec son env […] Lire la suite

STRATÉGIE SOCIALE

  • Écrit par 
  • Gérard MAUGER
  •  • 846 mots

La notion de stratégie, enchaînement ordonné de « choix » conscients, guidés par le calcul rationnel ou par des motivations éthiques et affectives, est associée à la tradition intellectualiste et subjectiviste qui, de René Descartes à Jean-Paul Sartre, a dominé la philosophie occidentale. Dans La Distinction (1979), Pierre Bourdieu reconnaît à Sartre « le mérite d’avoir donné une formulation ult […] Lire la suite

TEMPS MODERNES LES

  • Écrit par 
  • Olivier CORPET
  •  • 718 mots

Revue par excellence de l'« intellectuel de gauche » des années 1950-1960, Les Temps modernes furent à la fois la revue de Sartre et le lieu d'expression privilégié d'un mouvement vite dominant dans la vie intellectuelle et littéraire d'alors : l'existentialisme. Dès le premier numéro, publié en octobre 1945 chez Gallimard, Sartre lance le thème-leitmotiv de ces années d'après guerre : la littéra […] Lire la suite

TRAGÉDIE

  • Écrit par 
  • Bernard DORT, 
  • Jacques MOREL, 
  • Jean-Pierre VERNANT
  •  • 5 375 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre "Une nouvelle tragédie ?" : …  Ce destin que des dramaturges crurent débusquer dans l'entremêlement des légendes grecques, d'autres se persuadèrent de le retrouver dans les profondeurs de l'homme moderne lui-même. La vieille fatalité antique ne pouvait-elle, aujourd'hui, être avantageusement remplacée par la libido selon Freud ? C'est ce que suggère O'Neill. Déjà, Ibsen et les naturalistes avaient tenté de hausser l'hérédité à […] Lire la suite

VALEURS, philosophie

  • Écrit par 
  • Pierre LIVET
  •  • 10 333 mots
  •  • 2 médias

La notion de valeur est souvent utilisée au pluriel. Il semble en effet difficile de considérer comme de même nature l'impression esthétique qui nous fait trouver un tableau saisissant, le respect pour une décision politique courageuse, l'approbation d'un acte charitable, l'admiration pour une performance intellectuelle, le jugement portant sur le rendement d'une machine, ou encore une estimation […] Lire la suite

VIOLENCE

  • Écrit par 
  • Yves MICHAUD
  •  • 8 217 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre "Violence et rapport à autrui" : …  Une approche philosophique très différente consiste à envisager la violence du point de vue du rapport à autrui et de l'intersubjectivité. Hegel dans la Phénoménologie de l'esprit (B-IV-A) a ouvert la voie à ces analyses avec sa dialectique du maître et de l'esclave. Dans la mesure où toute conscience dans son désir tend à réifier autrui, la violence est inévitable. Il ne peut pas y avoir de comm […] Lire la suite

VIOLENCE, notion de

  • Écrit par 
  • Philippe BRAUD
  •  • 1 462 mots

Dans le chapitre "Typologie de la violence" : …  Dans une première conception, très courante aussi bien en philosophie politique que dans le langage commun, la violence est considérée comme l'emploi inacceptable de la force. À ce titre, elle implique automatiquement une condamnation morale. S'il s'agit de violences extrêmes comme les tortures, les exécutions de masse, les traitements humiliants et dégradants, un consensus s'établira aisément su […] Lire la suite

VIOLENCE (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 3 527 mots

Dans le chapitre "Violence et subjectivité" : …  Si les philosophes qui ont cherché à porter un regard sociologique sur l’origine de la violence semblent avoir échoué, n’est-ce pas la nature humaine elle-même qu’il convient ici de sonder ? Quelle spécificité de l’être humain pourrait l'expliquer ? Ne serait-ce pas l’accès des humains à la subjectivité ? Il semblerait cohérent de situer, dans ce qui est propre à l’espèce humaine – sa conscience – […] Lire la suite

VOLONTARISME

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 349 mots

Doctrine qui affirme le primat de la volonté sur l'intelligence. Elle inspire des théologies (Duns Scot), des philosophies (Schopenhauer, Nietzsche, et aussi Descartes), des psychologies (Wundt, Burloud), des sociologies (Weber, Tönnies, jusqu'à un certain point Talcott Parsons et Alain Touraine). En fait, le volontarisme n'est radical que là où la volonté est conçue comme créatrice, non seulement […] Lire la suite