« INTENTIONNALITÉ, philosophie »

INTENTIONNALITÉ, philosophie

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 283 mots

Notion phénoménologique dérivée d'une notion scolastique. La philosophie du Moyen Âge appelait intentio (intention) l'application de l'esprit à un objet ; dans cette application, l'esprit tend vers l'objet, il se dirige vers lui. S'agissant d'un objet d […] Lire la suite

AFFECTIVITÉ

  • Écrit par 
  • Marc RICHIR
  •  • 12 228 mots

Dans le chapitre "Affectivité et passions dans la philosophie allemande des XIXe et XXe siècles" : …  Il ne saurait être question d'entrer ici dans une étude détaillée de l'idéalisme allemand (Fichte, Hegel, Schelling), qui, en tant que réinstitution de la métaphysique sur la base de ce que Kant n'avait réaménagé de la langue philosophique que dans un cadre architectonique, n'eut pas de postérité philosophique immédiate – exception faite de Hegel, mais dans le champ de la philosophie de l'histoire […] Lire la suite

ALTÉRITÉ, philosophie

  • Écrit par 
  • Sylvie COURTINE-DENAMY
  •  • 5 334 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre "L'intentionnalité husserlienne : une « reconstruction » de l'autre" : …  Dans ses Méditations cartésiennes (1929), Husserl va remettre en cause l'interprétation du cogito comme res cogitans , cette substantialisation de l' ego transcendantal étant à ses yeux le pire des fourvoiements. Pour constituer la philosophie comme science rigoureuse, pour trouver un fondement plus profond que celui de l'idéal géométrique cartésien, Husserl met en œuvre une « méthode universe […] Lire la suite

ANIMALITÉ

  • Écrit par 
  • Florence BURGAT
  •  • 7 682 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre "La notion de monde animal" : …  En réaction contre le béhaviorisme, l'éthologie, dont Konrad Lorenz , Nikolaas Tinbergen et Karl von Frisch furent les pionniers, prôna – c'est une première étape – l'observation des animaux dans leur milieu naturel, préférant systématiquement les études de terrain. Si ces derniers ont un comportement porteur de sens, il est indissociable du contexte dans lequel il s'élabore. Aussi, l'introducti […] Lire la suite

AUTO-ORGANISATION

  • Écrit par 
  • Henri ATLAN
  •  • 6 255 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "Le rôle de l'interprétation" : …  Mais nous devons faire maintenant une autre distinction, car pour décrire ces propriétés émergentes, à la fois structurales et fonctionnelles, on ne peut pas éviter de tenir compte de l'existence et du point de vue de l'observateur (non pas avec le sens d'une subjectivité, mais, de façon habituelle en physique, avec le sens de conditions objectives d'observation et de mesure). Considérer un résea […] Lire la suite

BRENTANO FRANZ (1838-1917)

  • Écrit par 
  • Samuel Hugo BERGMAN
  •  • 1 611 mots

Dans le chapitre "Nature des phénomènes psychiques" : …  Brentano définit la psychologie comme la science des phénomènes psychiques ; ceux-ci possèdent diverses caractéristiques. Le phénomène psychique est une «  représentation » ( Vorstellung ) ou se fonde sur une représentation. Les actes psychiques les plus complexes (le jugement, le vouloir, les émotions) reposent en dernière analyse sur la représentation, acte le plus élémentaire de la conscience. […] Lire la suite

CONCEPT

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 3 826 mots

Les théories de la connaissance s'accordent généralement à reconnaître qu'il y a essentiellement, dans l'être humain, deux modes de connaissances de la réalité, l'un qui porte directement sur le concret, saisi dans sa singularité, l'autre qui n'atteint le réel qu'à travers des déterminations de caractère abstrait (séparées des individus concrets en lesquels elles peuvent éventuellement se trouver […] Lire la suite

CONNAISSANCE

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL, 
  • Yves GINGRAS, 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 9 106 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "La phénoménologie" : …  La phénoménologie s'est efforcée de surmonter l'opposition du réalisme et de l'idéalisme, en proposant une interprétation de la connaissance qui élimine l'idée de représentation. Le concept central de la phénoménologie est celui d' intentionnalité. La conscience n'est ni la pure présence à soi d'une intériorité capable de se donner de surcroît une représentation du monde (par exemple, grâce à des […] Lire la suite

CROYANCE

  • Écrit par 
  •  RIC&OElig, 
  • Paul UR
  •  • 11 987 mots

Dans le chapitre "Approche phénoménologique" : …  Le débat entre Kant et Hegel n'épuise le problème philosophique de la croyance que si l'on tient l'équivalence entre croyance et foi pour le dernier développement d'une notion dont on a rappelé plus haut le triple enracinement dans le concept grec de doxa ou opinion, dans le concept stoïcien et cartésien d'assentiment, dans le concept humien de belief . Après l'effondrement de la philosophie hégé […] Lire la suite

FORME

  • Écrit par 
  • Jean PETITOT
  •  • 27 344 mots

Dans le chapitre "Phénoménologie et éidétique descriptive" : …  Un des apports essentiels de Husserl a été d'avoir réussi à dépsychologiser le concept brentanien d'intentionnalité et à le coupler à la thèse que l'être se phénoménalise. Dans la corrélation noético-noématique, les corrélats intentionnels (les contenus objectaux) des actes noétiques (des synthèses aperceptives) constituent autant de modes d'apparaître, autant de types de manifestation phénoménale […] Lire la suite

GESTALTISME

  • Écrit par 
  • Georges THINÈS
  •  • 6 590 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre "Un double courant originel : Wilhelm Wundt et Franz Brentano" : …  La psychologie moderne, à ses origines, est représentée par deux noms de première importance : Wilhelm Wundt (1832-1920) et Franz Brentano (1838-1917). Wundt est le fondateur de la psychologie expérimentale, qui s'assigne alors pour tâche de reconstruire scientifiquement la conscience en tentant d'appliquer les méthodes physiologiques de l'époque aux « éléments » qu'elle suppose pouvoir différe […] Lire la suite

HENRY MICHEL (1922-2002)

  • Écrit par 
  • Jean GREISCH
  •  • 796 mots

Philosophe français. Né le 10 janvier 1922 à Haiphong, en Indochine, Michel Henry fait ses études secondaires au lycée Henri-IV. Entré très tôt dans la Résistance, il passe l'agrégation de philosophie en 1945. Son cursus universitaire s'achève avec une thèse monumentale intitulée L'Essence de la manifestation (1963), doublée d'une Philosophie et phénoménologie du corps , dans laquelle il propos […] Lire la suite

IMAGINATION (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 792 mots

Dans le chapitre "L’imagination est-elle trompeuse ?" : …  Tous les penseurs idéalistes ont usé d’exemples similaires pour nous mettre en garde contre les illusions engendrées par nos sens. Erreurs sur la taille des objets liées en particulier à la distance et à la perspective (le Soleil à peine plus grand qu’une pièce de monnaie), erreurs sur le chaud et le froid entraînées par l’état de notre corps, etc. Ils ont eu recours à des arguments voisins pour […] Lire la suite

INTÉRÊT, sciences humaines et sociales

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 7 568 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "Psychologie et psychanalyse" : …  C'est à travers la pédagogie – et notamment grâce à la réflexion pédagogique de Johann Friedrich Herbart – que la notion d'intérêt s'est imposée à la psychologie. Encore conviendra-t-il de remarquer que ce déplacement n'est pas intervenu sans quelque appauvrissement. Le Traité de pédagogie de Herbart souligne, en effet, dans l'intérêt la détermination essentielle de l'action spontanée ( Selbsttät […] Lire la suite

MCDOUGALL WILLIAM (1871-1938)

  • Écrit par 
  • Georges THINÈS
  •  • 933 mots

Psychologue anglais, émigré aux États-Unis à l'époque où y fleurissait le béhaviorisme ; William McDougall s'intéressa à de multiples domaines allant de la psychologie sociale à l'étude de la vision des couleurs, à la psychiatrie, à la biologie du comportement et même, vers la fin, aux phénomènes supranormaux. Il représente un courant psychologique pénétré par la notion de dynamisme vital. À trave […] Lire la suite

MERLEAU-PONTY MAURICE (1908-1961)

  • Écrit par 
  • Alphonse DE WAELHENS
  •  • 3 511 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "L'intentionnalité" : …  L'idée de sens comme celle de dialectique sont au cœur même de la pensée de Merleau-Ponty. La tâche du philosophe (ni non plus celle du savant) ne saurait consister à saisir et à reproduire le spectacle de la réalité en soi, c'est-à-dire de celle qui serait censée ne s'offrir à aucun témoin. Cette opération contradictoire, idéal d'un certain réalisme objectiviste, doit être fermement récusée. On n […] Lire la suite

MÉTAPHORE

  • Écrit par 
  • Jean-Yves POUILLOUX
  •  • 6 370 mots

Dans le chapitre "Sémantique et logique de la métaphore" : …  Ces glissements témoignent bien qu'il fallait envisager une autre façon de considérer le terme, et en particulier qu'il était aberrant de réduire la métaphore à une substitution d'un mot à un autre. Il fallait donc reprendre la question du « sens propre » (dont Aristote dit qu'il est κ́υριος : maître...). C'est ce qu'a tenté I. A. Richards dans The Philosophy of Rhetorics (1966). D'un point de vu […] Lire la suite

MOYEN ÂGE La pensée médiévale

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 22 212 mots

Dans le chapitre "Retour à la sémiotique" : …  On pourrait croire qu'en articulant l'une à l'autre la théorie augustinienne du signe naturel et la notion d'« occurrence mentale » – l' intentio prima porteuse de toute une psychologie intentionnelle –, Guillaume d' Ockham formulait une théorie générale de la signification analogue à la conception baconienne de la connotation liant les uns avec les autres les mots, leurs « espèces » et les « esp […] Lire la suite

ONTOLOGIE

  • Écrit par 
  •  RIC&OElig, 
  • Paul UR
  •  • 15 658 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "Husserl" : …  Le mouvement qui se déploie à l'intérieur des Recherches logiques de Husserl est exemplaire pour cette première phénoménologie ; après avoir critiqué l'interprétation psychologisante des lois logiques, Husserl avait posé, dans les Prolégomènes à ses Recherches , les vérités logiques comme en-soi ; puis, dans les quatre premières recherches, il relie les significations du langage à l'acte de donne […] Lire la suite

PEIRCE CHARLES SANDERS

  • Écrit par 
  • Gérard DELEDALLE
  •  • 3 109 mots

Dans le chapitre "Le phénoménologue" : …  Peirce donna à sa théorie des catégories le nom de phénoménologie ou de phanéroscopie. Cette phénoménologie ne doit rien cependant à celle de Husserl. Il cite ce dernier une fois, en 1906, mais c'est pour lui reprocher de prétendre se garder du psychologisme et d'y sombrer lui-même. Peirce n'a employé le terme « phénoménologie » que pendant une période très courte, de 1902 à 1904, bien qu'il ait […] Lire la suite

PENSÉE

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 8 304 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "L'intentionnalité des pensées" : …  Au sens large, toute attitude propositionnelle et son contenu impliquent une « pensée » ou sont une forme de pensée : on ne peut pas croire que p sans avoir la pensée que p , ni désirer que p sans avoir la pensée que p . C'est en ce sens que l'on peut dire qu'attribuer des attitudes propositionnelles à un être quelconque, c'est lui attribuer des pensées. Si l'on accepte cette caractérisation gé […] Lire la suite

PHÉNOMÉNOLOGIE

  • Écrit par 
  • Renaud BARBARAS, 
  • Jean GREISCH
  •  • 7 242 mots

Dans le chapitre "L'« épochè » phénoménologique" : …  Dès les Recherches logiques , le sens philosophique de la phénoménologie est clairement établi : il réside dans l'idée d'une corrélation a priori et universelle entre l'objet transcendant et ses modes subjectifs de donnée. Autrement dit, la phénoménologie a pour projet de préserver la transcendance du réel tout en respectant sa relativité à la conscience, ce qui revient à en nier l'existence en so […] Lire la suite

PHÉNOMÉNOLOGIE, mathématique

  • Écrit par 
  • Jean-Michel SALANSKIS
  •  • 1 343 mots

Dans le chapitre "Les successeurs de Husserl" : …  L'école française fut représentée essentiellement par Albert Lautman (1908-1944) et Jean Cavaillès (1903-1944) dans le « moment 1940 », puis par Jean-Toussaint Desanti (1914-2002) dans ce qu'on peut appeler le « moment 1968 ». Tous ont repris l'idée du caractère intentionnel de l'objet, qui répond en quelque sorte à l'éternelle question du platonisme (faut-il poser une subsistance idéale extern […] Lire la suite

POÉTIQUE

  • Écrit par 
  • Jean-Marie SCHAEFFER, 
  • Tzvetan TODOROV
  •  • 4 795 mots

Dans le chapitre "Situation actuelle" : …  Avec le reflux du « structuralisme » vers la fin des années 1970, la poétique a subi une inflexion notable. Si l'analyse structurale a mis l'accent sur l'aspect syntaxique de la littérature, c'est-à-dire l'analyse immanente des formes, les développements récents de la poétique témoignent d'une prise en compte de la dimension pragmatique : sous ce terme, on regroupe l'ensemble des questions qui su […] Lire la suite

RÉALISME, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 6 999 mots

Dans le chapitre "Les thèses métaphysiques du réalisme" : …  Renouvier rejette une histoire de la philosophie écrite comme le récit d'une évolution dont les étapes sont les systèmes particuliers, absorbés dans une série que l'auteur clôt en en proposant la somme (Hegel). La suite des systèmes est plutôt une succession de réponses à un petit nombre de questions qui ne se peuvent trancher que par l'affirmative ou la négative. Au lieu de se ranger selon un ord […] Lire la suite

RECHERCHES LOGIQUES, Edmund Husserl - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 955 mots

Dans le chapitre "La critique du psychologisme et le « retour aux choses mêmes »" : …  Comme le souligne Husserl dans son « Esquisse d'une préface » (rédigée en 1913 pour la seconde édition des Recherches logiques ), « les thèmes traités sont très arides et se trouvent éloignés de l'intérêt du grand public ». Et, à la réception, les malentendus furent nombreux : les accusations de « retombées dans le psychologisme » – contre lequel il dirigeait précisément ses analyses – furent les […] Lire la suite

SARTRE JEAN-PAUL

  • Écrit par 
  • Jacques LECARME, 
  • Juliette SIMONT
  •  • 8 894 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre "L'intentionnalité" : …  C'est de cette doxa qu'il faut se défaire, pour tenter de restituer à la fraîcheur de son invention la pensée de Sartre . De quelle « subjectivité » s'agit-il de faire la philosophie ? La première « obédience » de Sartre fut husserlienne, mais se révéla d'emblée contestataire et déviante. De la phénoménologie, Sartre a retenu, avec un émerveillement jamais démenti, la notion d'intentionnalité : […] Lire la suite

SCIENCES Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 713 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre "Science et phénoménologie" : …  Husserl est beaucoup moins optimiste. La science moderne traverse aujourd'hui, selon lui, une « crise », qui n'est pas tant théorique que morale. Après avoir été synonyme de progrès, elle suscite de plus en plus souvent la défiance, voire l'hostilité. « Dans la détresse de notre vie [...], cette science n'a rien à nous dire. Les questions qu'elle exclut par principe sont précisément les plus brûla […] Lire la suite

SCIENCES Sciences et discours rationnel

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 6 634 mots

Dans le chapitre "Le type herméneutique" : …  Les sciences humaines posent un problème particulier, car elles s'intéressent aux systèmes de comportement et d'action, individuels et collectifs, dans lesquels la signification (des situations et des conduites) paraît jouer un rôle important, sinon capital. Deux positions peuvent être et sont effectivement défendues. On peut décider de mettre entre parenthèses les significations et de prendre po […] Lire la suite