« MARSHALL ALFRED (1842-1924) »

MARSHALL ALFRED (1842-1924)

  • Écrit par 
  • Jean MATHIOT
  •  • 1 057 mots

La pensée d'Alfred Marshall, fondateur et principal théoricien de l'école néo-classique, premier représentant de l'« école de Cambridge », apparaît comme le trait d'union entre l'économie politique classique (Smith, Ricardo et J. S. Mill) et l'économie contemporaine ; en outre, c'est auprès de Marshall que Keynes commença sa carrière. La diversité de sa formation (après des études de mathématiques […] Lire la suite

PRINCIPES D'ÉCONOMIE POLITIQUE, Alfred Marshall - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jean-Sébastien LENFANT
  •  • 1 054 mots

Ouvrage de référence du marginalisme anglais (Stanley Jevons, Francis Edgeworth), source d'inspiration dominante de l'orthodoxie cambridgienne jusqu'au regain d'intérêt pour la théorie de l'équilibre général sous l'impulsion de John Hicks (Valeur et capital, 1939), les Principes d'économie politique (Prin […] Lire la suite

DE LA MESURE DE L'UTILITÉ DES TRAVAUX PUBLICS, Jules Dupuit - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François ETNER
  •  • 1 178 mots

Dans le chapitre "Une nouvelle conception de l'utilité" : …  « L'utilité d'un objet est le sacrifice maximum que chaque consommateur serait disposé à faire pour se le procurer. » Si je suis prêt à payer 20 sous cette bouteille de vin, je gagne « une espèce de bénéfice » de 5 sous en l'achetant à 15 sous. Les 20 sous sont « l'utilité absolue », les 5 sous sont « l'utilité relative ». L'utilité ainsi définie dépend des goûts du consommateur et de sa richesse, […] Lire la suite

ÉCHANGE TERMES DE L'

  • Écrit par 
  • Jean-Marc SIROËN
  •  • 3 472 mots

Dans le chapitre "Le jeu du commerce international" : …  Les États-Unis et la Thaïlande produisent chacun du maïs et des composants électroniques. Avant que ces deux pays ne décident d'échanger, les prix relatifs sont respectivement de 0,5 et de 0,25 composant contre un quintal de maïs. Ces prix relatifs désignent les termes de l'échange internes, autrement dit la quantité d'un bien nécessaire pour obtenir une certaine quantité de l'autre bien. La théo […] Lire la suite

ÉCONOMIE (Définition et nature) Enseignement de l'économie

  • Écrit par 
  • Jean-Marc DANIEL
  •  • 5 551 mots

Dans le chapitre " L'éclosion des chaires d'économie" : …  L'année 1871 va marquer une rupture. À trois titres. En Angleterre, William Stanley Jevons publie sa Théorie de l'économie politique, où l'essentiel de son propos est assis sur des raisonnements mathématiques. Depuis un an, un Français, Léon Walras, enseigne à Lausanne une économie dont il a trouvé la substance dans les écrits d'Antoine Augustin Cournot, un ancien ami de son père qui a utilisé l […] Lire la suite

ÉCONOMIE (Histoire de la pensée économique) Les grands courants

  • Écrit par 
  • Jérôme de BOYER
  •  • 8 689 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre "La révolution marginaliste" : …  Parallèlement, en Angleterre avec Stanley Jevons (1871, Théorie de l'économie politique ), en Autriche avec Carl Menger (1871, Grundzätze der Volkswirtschaftslehre [ Principes d'économie politique ]) et en France avec Léon Walras (1874, Éléments d'économie politique pure ), on assiste à une révolution dans l'analyse de la valeur. L'utilité marginale du bien, c'est-à-dire l'utilité de la derniè […] Lire la suite

ÉCONOMIE (Histoire de la pensée économique) Marginalisme

  • Écrit par 
  • Jean-Sébastien LENFANT
  •  • 2 035 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "Trois auteurs, trois traditions" : …  Rétrospectivement, c'est Jevons qui nous apparaît comme le plus marginaliste des marginalistes. Son système théorique est, de tous, le plus directement relié à la tradition utilitariste et au projet de fonder une théorie des prix à partir des principes de l'utilité marginale décroissante et de la peine marginale croissante (le travail est de plus en plus pénible). Ces caractéristiques se retrouven […] Lire la suite

ÉCONOMIE (Histoire de la pensée économique) Théorie néo-classique

  • Écrit par 
  • Jean-Marc DANIEL
  •  • 2 844 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre "Mathématique et axiomatique" : …  En termes de méthode, l'économie politique cherche à acquérir le statut de science. Pour atteindre cette scientificité, elle adopte le formalisme mathématique qui donne à la physique son ossature. C'est l'aboutissement d'un processus déjà engagé au début du xix e  siècle. En 1840, l'économiste allemand Johann Heinrich von Thünen (1783-1850) dérive une fonction pour arriver à une formule donnant, […] Lire la suite

FAMILLE Économie de la famille

  • Écrit par 
  • Catherine SOFER
  •  • 5 334 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre "La valeur de la production domestique" : …  Une troisième approche va ensuite tenter d'intégrer le rôle social de la famille et des femmes au foyer dans une analyse économique, en insistant sur la valeur économique créée par le travail domestique. Alfred Marshall (1890), en particulier, va adapter, en la faisant entrer dans le champ de la théorie, la défense de la division sexuelle traditionnelle du travail. Il fait du travail domestique u […] Lire la suite

INNOVATION

  • Écrit par 
  • Abdelillah HAMDOUCH
  •  • 8 853 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "Systèmes d'innovation et compétitivité technologique" : …  De nombreux travaux ont établi de manière très convaincante l'importance des spécificités nationales et régionales dans l'explication des performances technologiques des systèmes d’innovation Ces spécificités concernent tout d'abord l'importance et la qualité des infrastructures de la connaissance : système éducatif général, importance des universités et des organisations de recherche, poids resp […] Lire la suite

L'ÉCONOMIE DE LA CONCURRENCE IMPARFAITE, Joan Violet Robinson - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jean-Marc DANIEL
  •  • 1 017 mots
  •  • 1 média

C'est en 1933 que la Britannique Joan Violet Robinson (1903-1983) publie avec The Economics of imperfect competition (L'Économie de la concurrence imparfaite) , son premier livre significatif. Elle a trente ans et fait partie des économistes de Cambridge – le Cambridge Circu s  – qui depuis la mort d'Alfred Marshall en 1924, cherchent à dépasser les théories de ce dernier. Quoique formés par lui, […] Lire la suite

MACROÉCONOMIE Emploi

  • Écrit par 
  • Bernard GAZIER
  •  • 9 632 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre "Le schéma du marché" : …  Une des premières pistes explorées par les théoriciens a consisté à appliquer aux transactions entre employeurs et employés les outils intellectuels forgés pour les échanges de marché. On parle ainsi du « marché du travail », expression devenue courante et qui n'est pourtant pas si évidente. Ce qui caractérise, en effet, les relations de marché, c'est, pour un produit donné, l'établissement d'un […] Lire la suite

MATHÉMATIQUE ÉCOLE ÉCONOMIQUE

  • Écrit par 
  • François ETNER
  •  • 2 776 mots

Dans le chapitre "Mathématiques et science économique" : …  Au xviii e  siècle, et en partie au siècle précédent, la pensée économique empruntait le style qui avait si bien réussi aux sciences de la nature. Elle cherchait des propositions très générales, si possible sous la forme de lois universelles, étayées par des chiffres. Les mathématiques ne dominaient certes pas, mais les calculs du moins étaient les bienvenus et nul n'avait à s'excuser d'y recourir […] Lire la suite