« RAISONNEMENT »

RAISONNEMENT

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ
  •  • 5 009 mots

Le mot de raisonnement est ambigu. On ne dispose pas, pour ce qu'il recouvre, de deux vocables, comme c'est le cas pour le concept et le terme qui le désigne, pour le jugement et la proposition qui l'exprime. Un raisonnement, c'est d'abord une certaine activité de l'esprit, une opération discursive par laquelle on pas […] Lire la suite

DÉVELOPPEMENT DU RAISONNEMENT

  • Écrit par 
  • Pierre BARROUILLET
  •  • 1 349 mots

Dans le chapitre "Les approches modernes et les capacités du jeune enfant" : …  Les travaux des psychologues à partir des années 1970 du siècle dernier remettront doublement en cause cette conception. Il apparaîtra, d’une part, que les capacités des jeunes enfants d’âge préscolaire sont nettement supérieures à ce que supposait Piaget et que, d’autre part, la pensée adulte est beaucoup moins logique et rationnelle qu’on ne l’avait toujours supposé. Ainsi, la compréhension des […] Lire la suite

RAISONNEMENT CHEZ L'ADULTE, psychologie

  • Écrit par 
  • Jean-François BONNEFON
  •  • 1 164 mots

Le raisonnement est l'ensemble des opérations mentales qui nous permettent de distinguer le vrai du faux. On raisonne quand on s'efforce de juger si un énoncé est vrai (ou probablement vrai). On raisonne aussi quand on cherche à former une nouvelle conclusion à partir des informations à notre disposition. Le raisonnement peut prendre des formes très dif […] Lire la suite

ABSTRACTION

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 906 mots

Terme qui renvoie à tout au moins quatre significations, à la fois indépendantes les unes des autres et pourtant reliées par un jeu de correspondances profondes. Un sens premier du mot abstraction est le suivant : négliger toutes les circonstances environnant un acte, ne pas tenir compte des accidents d'une substance, ne pas s'arrêter aux particularités d'un être. Il s'agit pour la pensée de faire […] Lire la suite

ANALYTIQUE PROPOSITION

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 459 mots

Le mot « analytique » a au moins trois sens. 1. Au sens large, une proposition est dite analytique si elle est vraie en vertu de la signification des termes qu'elle contient. La simple considération des significations suffit à donner l'assurance de sa vérité. À ce sens se rattachent le nominalisme de Hobbes, pour qui la vérité nécessaire est telle qu'une proposition analytique est vraie en vertu d […] Lire la suite

ARGUMENTATION

  • Écrit par 
  • Chaïm PERELMAN
  •  • 1 853 mots

L'argumentation est la manière de présenter et de disposer les arguments ; le terme désigne aussi l'ensemble des arguments qui résulte de cette présentation. En logique formelle, dans son sens technique, le mot «  argument » indique une valeur déterminée, susceptible d'être substituée à une variable dans une fonction. Dans son sens usuel, l'argument est soit un raisonnement destiné à prouver ou à […] Lire la suite

ARISTOTE

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 23 786 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre "Le syllogisme" : …  Cette remarque suffirait à manifester que l' Organon d'Aristote, surtout dans sa partie consacrée à la dialectique, est très éloigné d'une logique proprement formelle ; car la structure de la prédication n'est pas sans comporter un certain savoir de l'être, une sorte de compréhension préontologique du sens – ou des sens – de l'être, qu'il appartiendra à la science de l'être en tant qu'être de thé […] Lire la suite

ATTRIBUTION CAUSALE, psychologie sociale

  • Écrit par 
  • Olivier CORNEILLE
  •  • 961 mots

Afin de mieux comprendre et prédire leur environnement, les individus tentent régulièrement d’identifier les causes responsables d’événements physiques et de comportements sociaux. L’attribution causale concerne les processus psychologiques impliqués dans ce raisonnement. Elle peut également être entendue comme le produit de ce raisonnement (« si Jean a raté son examen, c’est parce qu’il est pare […] Lire la suite

AUTOMATISATION

  • Écrit par 
  • Jean VAN DEN BROEK D'OBRENAN
  •  • 11 882 mots
  •  • 12 médias

Dans le chapitre "Raisonnement en logique floue" : …  Le raisonnement de la logique classique ne s'applique pas à la logique floue. En effet, en logique classique, des propositions telles que p ou q ne peuvent avoir que deux valeurs de vérité : le vrai ou le faux. Des opérateurs dont les principaux sont la conjonction (ET), la disjonction (OU), la négation (NON), et la règle de déduction ci-après : si p implique q vrai, et p vrai, alors q vrai […] Lire la suite

CHRYSIPPE (281-208 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 284 mots

Philosophe grec, Chrysippe a joué un rôle capital dans la formation du système stoïcien. De son œuvre immense (705 livres selon Diogène Laërce, Vie des philosophes , livre VII, 180) il ne reste que des fragments (réunis par H. von Arnim, Stoicorum veterum fragmenta , 4 vol., Leipzig, 1903-1924), dans lesquels il est souvent difficile d'identifier l'apport propre de Chrysippe, en le distinguant des […] Lire la suite

COGNITIVES SCIENCES

  • Écrit par 
  • Daniel ANDLER
  •  • 19 262 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre "Logique et raisonnement" : …  Pendant longtemps, la logique a été considérée comme fournissant les règles du raisonnement idéal : n'est-elle pas la science de l'inférence valide, c'est-à-dire de l'opération permettant de passer à coup sûr de prémisses vraies, ou supposées telles, à une conclusion vraie ? Si tel de nos raisonnements ne se conforme pas aux canons de la logique, la raison doit en être recherchée, pensait-on, da […] Lire la suite

CONSCIENCE MORALE

  • Écrit par 
  • Laurent BÈGUE
  •  • 1 167 mots

La faculté de formuler des jugements sur la valeur morale des actions humaines, ou conscience morale, a fait l’objet de développements importants en psychologie, notamment depuis la parution en 1932 de l’ouvrage Le Jugement moral chez l’enfant de Jean Piaget. Au moyen de protocoles d’observation, d’entretiens et de brèves histoires soumises à l’évaluation de ses jeunes participants, Piaget avait […] Lire la suite

DÉMONSTRATION (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 3 085 mots

Dans le chapitre "La logique, un outil pour penser" : …  Aristote (env. 385-322 av. J.C.), moins sensible à la beauté de la géométrie que son maître, se lança dans une vaste entreprise qui n’est pas sans lien avec celle de Platon. Convaincu que la géométrie était une discipline trop élitiste pour modifier la donne politique de l’époque, il élabora contre les sophistes un outil plus accessible et peut-être plus efficace : la logique. Organon , mot grec […] Lire la suite

DIALECTIQUE

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 8 037 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre "Origine éléatique ?" : …  D'après un texte d'Aristote rapporté par Diogène Laërce (IX, 29), Zénon d'Élée serait l'« inventeur de la dialectique ». Cette proposition, qui n'a de sens que dans le cadre de l'interprétation logique donnée par Aristote des anciens philosophes, n'a guère de chance d'être plus assurée que la précédente ; elle mérite pourtant d'être analysée. Zénon ne nous est en effet pas connu comme un penseur o […] Lire la suite

DIALECTIQUE, notion de

  • Écrit par 
  • Marie GAUTIER
  •  • 1 610 mots

La dialectique se conçoit, à l'origine, comme art du dialogue, c'est-à-dire comme mise en œuvre d'un dialogue effectif devant aboutir à un accord entre les interlocuteurs. Le but de cette entreprise est de parvenir au vrai, grâce à une mise à l'épreuve des arguments en présence. Comme l'exprime son étymologie grecque, qui associe les notions de discernement et d'échange à travers la discussion, l […] Lire la suite

DIALLÈLE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 463 mots

Raisonnement erroné qui a été repéré et thématisé par les philosophes grecs, notamment les sceptiques. Diallèle est la transcription de diallèlos , nom grec de ce qu'on appelle aussi « cercle vicieux » ou « inférence réciproque », et qui consiste à définir un terme ou à démontrer une proposition au moyen d'un autre terme ou d'une autre proposition, qui ne peuvent eux-mêmes être définis ou démontré […] Lire la suite

ENTHYMÈME, rhétorique

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 221 mots

Terme peu usité, qui vient de la logique grecque de l'Antiquité. Quintilien récapitule trois sens de l'enthymème : ce qu'on a dans l'esprit, pensée, raisonnement ; affirmation appuyée sur la raison qui la justifie ; argument allusif et non rigoureux. Les deux sens techniques principaux sont les suivants : Aristote ( Premiers Analytiques , II, xxvii , 70 a) désigne ainsi un syllogisme fondé sur des […] Lire la suite

EXPLICATION, sociologie

  • Écrit par 
  • Frédéric LEBARON
  •  • 981 mots

Depuis Wilhelm Dilthey, il est classique de distinguer deux démarches intellectuelles : la compréhension, qui serait caractéristique des sciences de l'esprit, et l'explication, qui serait propre aux sciences de la matière. Expliquer renvoie donc à première vue au cadre épistémologique dont se sont dotées, depuis la révolution scientifique, les sciences naturelles. Il s'agit de substituer à des ra […] Lire la suite

INFÉRENCE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 195 mots

Opération de l'esprit qui passe de propositions assertives, comme prémisses, à des propositions assertives, comme conclusions. Au sens strict, on distingue l'inférence du raisonnement en ce qu'elle peut être soit médiate soit immédiate (passer de « Quelque a n'est pas b  » à « Quelque b n'est pas a  »), tandis que le raisonnement comporte nécessairement des médiations (il est discursif) ; de plu […] Lire la suite

INTELLIGENCE

  • Écrit par 
  • Jean-François RICHARD
  •  • 6 591 mots

Dans le chapitre "Le raisonnement inductif et la découverte de règles" : …  Le raisonnement inductif consiste à chercher des relations entre observations de la forme : ceci est une condition nécessaire de cela. C'est un long processus comportant plusieurs étapes, dont la première est la formation d'hypothèses : à partir de ce qu'on sait déjà ou de ce que l'on a observé, on formule une relation. Par exemple, pour qu'une plante puisse pousser, il faut nécessairement de la […] Lire la suite

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (IA)

  • Écrit par 
  • Jean-Gabriel GANASCIA
  •  • 5 080 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre "Définition et fondement de l’intelligence artificielle" : …  Pour les promoteurs de cette école d’été de 1956, l’intelligence artificielle visait initialement à la simulation, sur des machines, de chacune des différentes facultés de l’intelligence, qu’il s’agisse de l’intelligence humaine, animale, végétale ou sociale . Cette discipline scientifique reposait sur la conjecture selon laquelle toutes les fonctions cognitives, en particulier l’apprentissage, le […] Lire la suite

JUGEMENT

  • Écrit par 
  • Noël MOULOUD
  •  • 6 869 mots

Dans le chapitre "L'analyse logique du jugement" : …  L'analyse du jugement s'est précisée au cours de l'histoire à travers une explicitation de sa structure propositionnelle. Ébauchée, d'une manière fondatrice mais incomplète, par Aristote, elle a été complétée et repensée par les écoles ultérieures. Aristote voit dans le jugement (l'ἀπόϕαυσις) la structure intermédiaire entre celle des concepts, qui sont ses composantes, et celle du raisonnement […] Lire la suite

LIBERTÉ

  • Écrit par 
  •  RIC&OElig, 
  • Paul UR
  •  • 11 649 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "Intention et fin" : …  À quelles actions reconnaîtra-t-on le plus volontiers le caractère libre ? À celles dont l'intention présente un trait remarquable que nous exprimons généralement en disant que nous faisons ceci ou cela « dans telle intention » ; ici, l'intention désigne moins un caractère par lequel on rend intelligible ce qu'on fait – c'est-à-dire une manière d'interpréter une action à la façon d'un texte qu'on […] Lire la suite

L'INTENTION (G. E. M. Anscombe)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI
  •  • 908 mots

L'Intention , de Gertrude Elisabeth Margaret Anscombe (trad. M. Maurice et C. Michon, Gallimard, Paris, 2002) figure au nombre de ces livres qui, malgré le peu d'écho dont ils ont bénéficié auprès d'une large fraction de la philosophie française, n'en ont pas moins contribué à transformer profondément l'état de nos questions. L'auteur s'y s'attaque à un problème dont seuls Aristote et Wittgenste […] Lire la suite

LOGIQUE

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Jan SEBESTIK
  •  • 12 972 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre "Suppositions et conséquences" : …  Les deux théories les plus originales de la logique médiévale sont celle des suppositions et celle des conséquences . La première, liée à la hiérarchie des « intentions », remplissait en partie l'office que nous demandons aujourd'hui à la distinction des niveaux du langage. La « supposition » d'un terme, c'est, au sens propre du mot, ce qui est mis sous ce terme. La principale distinction est c […] Lire la suite

LOGIQUE INDIENNE

  • Écrit par 
  • Kuno LORENZ
  •  • 6 569 mots

Dans le chapitre "Raisonnement et prédication" : …  L'attention portée aux questions de logique est intimement liée aux tentatives de mettre en question les autorités spirituelles ; en Inde, elle se manifeste d'abord par l'attention portée aux outils verbaux qu'il faut fabriquer pour savoir comment mener une controverse à propos de la tradition des Vedas. On s'y intéresse autour de 500 avant notre ère, époque où l'autorité védique se voit vigoureus […] Lire la suite

LOI, épistémologie

  • Écrit par 
  • Pierre JACOB
  •  • 6 820 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "Les lois universelles et le problème de l'induction" : …  Plus une loi est générale, abstraite, éloignée des détails de l'observabilité, plus variés sont les phénomènes auxquels elle s'applique, plus est grand son pouvoir explicatif. Ainsi, la loi de la gravitation universelle a révélé aux hommes la parenté inattendue entre la chute des corps à la surface de la Terre, la trajectoire parabolique des projectiles à la surface de la Terre, la trajectoire el […] Lire la suite

MÉTACOGNITION

  • Écrit par 
  • Joëlle PROUST
  •  • 1 932 mots

La métacognition est l'ensemble des processus, des pratiques et des connaissances permettant à chaque individu de contrôler et d'évaluer ses propres activités cognitives, c'est-à-dire de les réguler. La métamémoire désigne la régulation de sa propre mémoire. Face à une question à laquelle on ne sait pas immédiatement répondre, on peut avoir l'impression soit de connaître la réponse, soit de l'ign […] Lire la suite

MÉTHODE

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 066 mots

Le mot « méthode », d'origine grecque, signifie chemin : celui, tracé à l'avance, qui conduit à un résultat. La méthode ou bien se rapporte à la meilleure façon de conduire un raisonnement, ou bien est un programme de recherche (Aristote : Essayer d'expliquer les causes, celles des propriétés communes autant que celles des propriétés particulières ). En la première acception, elle comprend la logi […] Lire la suite

MOYEN ÂGE La pensée médiévale

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 22 212 mots

Dans le chapitre "Logique du sens" : …  Qu'est-ce que connaître pour un technicien de l'approche propositionnelle ? Tout acte de connaissance est un acte propositionnel, puisque toute connaissance est un énoncé sur le monde. Mais il y a différentes sortes de connaissances : la connaissance ordinaire et la connaissance scientifique. L'appréhension, la saisie, la perception de la nature d'une chose, par exemple d'un homme en tant qu'homm […] Lire la suite

NOUVELLE RHÉTORIQUE, droit

  • Écrit par 
  • Benoît FRYDMAN
  •  • 1 334 mots

La nouvelle rhétorique est un courant philosophique du xx e  siècle, parfois appelé aussi école de Bruxelles, qui, sous la conduite de son fondateur Chaïm Perelman (1912-1984), a contribué à renouveler l'intérêt de la pensée contemporaine pour l'argumentation, en mettant en évidence le rôle central de celle-ci dans le traitement des questions pratiques. Qu'elles relèvent de la morale, du droit […] Lire la suite

ORGANON, Aristote - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 821 mots
  •  • 1 média

Dans l'œuvre immense qui nous reste d'Aristote (385 env.-322 av. J.-C.) , ou qui est publiée sous son nom, on peut distinguer trois ensembles : les écrits qui relèvent directement de la connaissance scientifique (dont De l'âme ) ; ceux qui traitent plutôt des conduites humaines (dont l' Éthique à Nicomaque ) : vie de la cité, principes de l'action, et ce que nous pourrions appeler culture (ainsi […] Lire la suite

PARADOXE

  • Écrit par 
  • Yannis DELMAS-RIGOUTSOS
  •  • 1 635 mots

Dans le chapitre "Trois grandes classes de paradoxes" : …  Au sens fort, on peut séparer les paradoxes en trois grands types, qui jouent des rôles discursifs et épistémologiques différents. Dans les trois cas, le paradoxe se présente comme un récit qui comporte, explicitement ou implicitement, trois moments logiques : le premier pose un décor, convoque des représentations d'une petite scène, souvent fort simple à comprendre ; le deuxième est un raisonne […] Lire la suite

PARALOGISME

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 257 mots

Raisonnement erroné, fait en toute bonne foi et sans intention de tromper (ce qui le distingue du sophisme, qui est un paralogisme perpétré avec l'intention de tromper). Étymologiquement, commettre un paralogisme c'est « raisonner à côté ». Historiquement, sont demeurés célèbres les paralogismes de la raison pure énoncés par Kant dans la dialectique de la Critique de la raison pure (1781) : la ps […] Lire la suite

PERELMAN CHAÏM (1912-1984)

  • Écrit par 
  • Michel MEYER
  •  • 1 398 mots

L'œuvre de Chaïm Perelman s'inscrit depuis la fin des années 1950 dans le paysage de la pensée contemporaine, avec la parution du Traité de l'argumentation (2 vol., P.U.F., Paris, 1958) qu'il a écrit en collaboration avec M me  Olbrechts-Tyteca. Par la réhabilitation de la rhétorique, qui retrouve le statut philosophique que Platon lui avait dénié en la cataloguant comme sophistique et manipulatio […] Lire la suite

POINCARÉ HENRI (1854-1912)

  • Écrit par 
  • Gérard BESSON, 
  • Christian HOUZEL, 
  • Michel PATY
  •  • 6 137 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre "Poincaré philosophe" : …  Poincaré manifesta très tôt un vif intérêt pour la philosophie, notamment pour les problèmes de la connaissance, collaborant régulièrement à la Revue de métaphysique et de morale dès sa fondation, rédigeant de nombreux articles de « philosophie scientifique », rassemblés dans quatre recueils : La Science et l'hypothèse (1902), La Valeur de la science (1905), Science et méthode (1908) et Derni […] Lire la suite

PSYCHOLOGIE COGNITIVE

  • Écrit par 
  • Michel DENIS
  •  • 4 747 mots

Toutes les disciplines scientifiques rencontrent à un moment ou un autre la nécessité de qualifier leur dénomination par des épithètes qui spécifient un champ, un sous-domaine ou une orientation particulière en leur sein. Ainsi en va-t-il de la psychologie. S'il n'est pas question ici de recenser les désignations qualifiant tous les champs ou toutes les branches de la discipline, il est pertinent […] Lire la suite

PSYCHOMÉTRIE

  • Écrit par 
  • Jacques GRÉGOIRE
  •  • 6 219 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre "La construction d’une échelle de mesure " : …  Construire un instrument de mesure consiste à sélectionner des questions, appelées items, qui, une fois rangées par ordre de difficulté, vont constituer une échelle de mesure. Les items représentent les graduations de l’échelle qui vont permettre de mesurer la caractéristique psychologique considérée, en situant l’individu testé à un degré déterminé de l’échelle. Dans le cadre de la théorie class […] Lire la suite

RATIONALISME

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 7 634 mots

Dans le chapitre "La raison et la connaissance" : …  Être rationaliste, c'est assurément d'abord accorder un statut sans équivoque à ce que nous connaissons par expérience à travers le truchement de nos sens. Se proposer de reconstruire intégralement toute notre connaissance du monde par le seul effort d'une pensée abstraite ne saurait être une position tenable aujourd'hui, et procéderait d'une espèce d'hyperrationalisme tournant à vide. Un rational […] Lire la suite

SOPHISME

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 902 mots

Transcription du grec sophisma , désigne l'artifice de langage dont usait le sophiste de l'Antiquité, le raisonnement trompeur ou embarrassant pour l'interlocuteur, l'argumentation fallacieuse, voire la faute de raisonnement. Primitivement, c'est le tour d'adresse ingénieux, la prestidigitation habile dans l'ordre du langage : on n'y voit que du feu ; le raisonnement paraît valide, bien que sa con […] Lire la suite

SYLLOGISME

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 1 807 mots

Le syllogisme est une forme de raisonnement définie pour la première fois par Aristote : « Le syllogisme est un discours dans lequel, certaines choses étant posées, quelque chose d'autre que ces données en découle nécessairement par le seul fait de ces données »( Topiques, I, 1, 100 a 25 et Premiers Analytiques , I, 1, 24 b 18-20). Un syllogisme comporte donc un point de départ – les prémisses – […] Lire la suite

SYLLOGISME FIGURES & MODES DU

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 117 mots

On distingue diverses figures du syllogisme suivant la fonction jouée par le moyen terme dans les deux prémisses : sujet ou prédicat. Dans le tableau suivant sont notées toutes les combinaisons possibles des deux prémisses pour chaque figure, et on a étoilé les modes reconnus comme valides au Moyen Âge (soit davantage que n'en reconnaissait Aristote). Notation : A désigne la proposition universell […] Lire la suite

TRAITEMENT SYNTAXIQUE (perception et compréhension)

  • Écrit par 
  • Joël PYNTE
  •  • 1 333 mots

Dans le chapitre "La détection des irrégularités syntaxiques " : …  Dans quelle mesure peut-on parler de perception dans le cas de la syntaxe ? Le lecteur, ou l’auditeur, perçoit-il les relations qui unissent les mots au sein d’un énoncé de la même manière qu’il perçoit un son ou un caractère d’imprimerie ? Évidemment non. Néanmoins, il est possible de parler de perception en cas de violation de la syntaxe. Nous avons tous cette capacité à décider si un énoncé est […] Lire la suite

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