« Vitalisme »

VITALISME

  • Écrit par 
  • Marie-Christine MAUREL
  •  • 3 768 mots
  •  • 3 médias

 » La « vitalité du vitalisme » permettra-t-elle que la biologie advienne réellement après la physique, la dépassant et l'englobant : une méta-physique en quelque sorte ? […] Lire la suite

PAPINI GIOVANNI (1881-1956)

  • Écrit par 
  • Sandro BRIOSI
  •  • 740 mots

Il développe ces idées dans la revue Leonardo qu'il créa à Florence en 1903 et qui se présente comme l'une des premières manifestations du vitalisme, doctrine qui, au cours des années suivantes, jouera un rôle important dans la culture italienne. Soumise aux influences de Stirner, de Bergson, de Blondel, on doit néanmoins accorder à cette revue le mérite d'avoir fait connaître en Italie le pragmatisme, malgré l'interprétation déformante de Papini qui attribuait à W. […] Lire la suite

DRIESCH HANS (1867-1941)

  • Écrit par 
  • Jane M. OPPENHEIMER, 
  • Universalis
  •  • 814 mots

Ses études sur l'induction embryonnaire, l'action des enzymes, et les interactions entre noyau et cytoplasme ont conduit à des recherches toujours d'actualité, mais hors du cadre du vitalisme. En 1935, sous la pression des nazis, Driesch est contraint de prendre sa retraite, mais il continue à écrire jusqu'à sa mort. […] Lire la suite

WROŃSKI HOËNÉ (1776-1853)

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 948 mots

Comme Schelling, il propose une synthèse du vitalisme leibnizien et de la théorie kantienne de la finalité interne. À la suite de Spinoza, il fait résider l'absolu dans l'esprit-corps, ou corps-esprit, mais, voulant réfuter le monisme spinoziste, il affirme que l'être, pour devenir vie, doit se faire triade en se changeant en 4 pour revenir à 1, sans que le passage du 1 au 3 signifie contradiction ou schizophrénie interne. […] Lire la suite

DUTROCHET RENÉ JOACHIM HENRI (1776-1847)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 345 mots

Très opposé au vitalisme, il s'efforça de démontrer la similitude des fonctions biologiques des plantes et de celles des animaux, de telle sorte que la plupart de ses travaux se portèrent sur la physiologie comparée, montrant l'universalité des échanges gazeux chez les êtres vivants et soulignant la généralité de la structure cellulaire. Il fut l'un des pionniers de la technologie physiologique en construisant son osmomètre (dispositif pour mesurer la pression osmotique) et en utilisant la technique des couples thermoélectriques pour déceler la production de chaleur dans le tissu musculaire et chez certains végétaux : « Il n'y a qu'une seule physiologie, disait-il, science du fonctionnement des êtres vivants », affirmation fondée sur sa conviction que les phénomènes vitaux peuvent être expliqués en termes d'activités physiques et chimiques. […] Lire la suite

MORE HENRY (1614-1687)

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 319 mots

More a essayé de réunir en une harmonieuse synthèse Descartes et Platon, la kabbale et le rationalisme du xviie siècle, le vitalisme néo-platonicien et la physique nouvelle. Mais aux « correspondances » mécaniques de Descartes il oppose les « monades » ; il enseigne l'existence d'un « Esprit de nature », ou âme du monde guidant les processus naturels selon la volonté divine. […] Lire la suite

INDIVIDUATION

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 416 mots

La notion d'individuation a une longue histoire philosophique, dont on peut indiquer plusieurs temps forts : saint Thomas et le principe d'individuation des formes substantielles ; Leibniz reprenant l'hypothèse d'un tel principe pour critiquer le cartésianisme ; le vitalisme moderne, de la constitution du concept d'organisation par les naturalistes français (Cabanis, Lamarck, Geoffroy Saint-Hilaire, Cuvier, C. […] Lire la suite

STREUVELS FRANK LATEUR dit STIJN (1871-1969)

  • Écrit par 
  • Marcel JANSSENS
  •  • 371 mots

Stijn Streuvels cherche une voie médiane entre un fatalisme naturaliste et une sorte de vitalisme primitif, entre une fidélité à la tradition et un progressisme engagé. À partir de 1927, le mémorialiste prend le pas sur le conteur pour se consacrer à un vaste ouvrage sur sa vie et l'histoire de sa famille (notamment la chronique de la famille Gezelle). […] Lire la suite

CANGUILHEM GEORGES (1904-1995)

  • Écrit par 
  • François DELAPORTE
  •  • 2 199 mots
  •  • 1 média

On peut dire que c'est un vitalisme qui constitue, chez Canguilhem, l'ossature du rationalisme : « La raison est moins un pouvoir d'aperception de rapports essentiels dans la réalité des choses ou de l'esprit qu'un pouvoir d'institution de rapports normatifs dans l'expérience de la vie. » […] Lire la suite

LE HASARD ET LA NÉCESSITÉ (J. Monod) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Antonine NICOGLOU
  •  • 459 mots
  •  • 1 média

À travers cette approche, il en vient à critiquer le vitalisme (tradition philosophique qui envisage la vie comme de la matière animée d'un principe ou force vitale, qui s'ajouterait pour les êtres vivants aux lois de la matière) ainsi que le matérialisme dialectique (addition relativement tardive à l'édifice socio-économique érigé par Karl Marx et reposant en grande partie sur la Dialectique de la nature de Friedrich Engels, cette pensée structure une théorie universelle selon laquelle l'évolution de la biosphère jusqu'à l'homme serait dans la continuité), qui obligent à abandonner le postulat d'objectivité nécessaire à toute science. […] Lire la suite

LUNDKVIST ARTUR (1906-1991)

  • Écrit par 
  • Régis BOYER
  •  • 472 mots

Dès ses premiers recueils de poèmes (Ardeur, 1928 ; Vie nue, 1929), il exaltait, en images fulgurantes qui resteront sa marque, un primitivisme — ce que l'on appellera là-bas un vitalisme — qui fait souvent penser à D. H. Lawrence et se ressent de la lecture attentive de Freud. Avec Le Vol d'Icare (1939), il ouvre les voies à un modernisme fracassant dont la coloration majeure était une ouverture étonnante à tous les souffles venus des quatre coins du monde que ce grand voyageur aura explorés méthodiquement. […] Lire la suite

DELBRÜCK MAX (1906-1981)

  • Écrit par 
  • Pierrette KOURILSKY
  •  • 582 mots

Cette attitude, totalement étrangère à tout vitalisme, eut un retentissement profond. L'idée que les principes de la physique restaient à découvrir avait de quoi tenter les théoriciens. Une véritable école de pensée se formera bientôt, vers 1940, autour de Delbrück, Luria et Hershey, dans ce qu'il est convenu d'appeler le phage group (groupe du phage), dont les travaux marquent la confrontation d'une certaine méthode de pensée avec un fait biologique précis : le cycle vital des bactériophages. […] Lire la suite

BERZSENYI DÁNIEL (1776-1836)

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 525 mots

Ce vitalisme lui permet d'insuffler une nouvelle vie à la poésie hongroise traditionnellement rimée et accentuée en adaptant les formes métriques, comme le vers alcaïque ou la strophe saphique. […] Lire la suite

BARYE ANTOINE LOUIS (1796-1875)

  • Écrit par 
  • Jacques de CASO
  •  • 749 mots
  •  • 1 média

Elle était de nature à nourrir la réflexion des romantiques et à entraîner leur admiration alors qu'eux-mêmes s'efforçaient de comprendre les structures du monde naturel et son vitalisme. Au même titre que la nature sauvage, l'animal représente pour Barye — comme pour les romantiques — un aspect essentiel, encore intact, de la création mais, comme cette dernière, menacé par l'homme et par les progrès de la société industrielle. […] Lire la suite

ADY ENDRE (1877-1919)

  • Écrit par 
  • André KARATSON
  •  • 1 855 mots
  •  • 1 média

Deux images se superposent et se confondent ainsi : celle de l'homme, héros tragique du vitalisme, génie orgueilleux engagé dans la quête désespérée du bonheur physique et métaphysique, et celle de la Hongrie divisée entre l'Orient et l'Occident, accablée par son passé féodal et tourmentée par son vouloir-vivre, dans l'atmosphère paralysante de la monarchie des Habsbourg. […] Lire la suite

BROWNE sir THOMAS (1605-1682)

  • Écrit par 
  • Pascal AQUIEN
  •  • 830 mots

C'est là qu'il découvrit la théorie du vitalisme, c'est-à-dire la croyance en un principe vital, indépendant de l'âme, qui donne vie, mouvement et chaleur à la matière vivante et donc au corps humain tout entier. C'est aussi à Montpellier qu'il observa avec consternation l'intolérance de ses coreligionnaires à l'endroit des processions catholiques. […] Lire la suite

MCDOUGALL WILLIAM (1871-1938)

  • Écrit par 
  • Georges THINÈS
  •  • 933 mots

Il est moins aisé de récuser, à ce propos, l'influence du vitalisme, encore que le concept de motivation, tel qu'il figure dans de nombreux textes psychologiques actuels, ne marque guère de progrès par rapport à l'ancien dualisme de l'énergie et de l'acte. Comme beaucoup de créateurs, William McDougall vécut dans l'opposition. Émigré aux États-Unis depuis 1920, il ne parvint pas à s'assimiler à la mentalité américaine ; professeur à Harvard, il combattit sans interruption le béhaviorisme régnant ; expérimentateur versé en physiologie, il manifesta un intérêt étrange pour la parapsychologie ; enfin, et ceci fut lourd de conséquences, il crut démontrer l'hérédité des caractères acquis à partir d'expériences de discrimination effectuées sur plusieurs générations de rats. […] Lire la suite

FRANCIS SAM (1923-1994)

  • Écrit par 
  • Jacinto LAGEIRA
  •  • 898 mots

Pleines de vitalisme, puissamment colorées, les peintures de Francis sont l'espace où s'est matérialisée la lutte de l'artiste avec lui-même et, essentiellement, le lieu symbolique et physique où devait se concrétiser l'équilibre entre le vide et le plein qui l'attirait tant dans la pensée orientale. Sa gestualité picturale, lourde du poids du corps et de ses déplacements répétés, formait une écriture ; dans les blancs réservés de la toile semblaient se précipiter les couleurs et se résoudre la tension entre le corps et son image. […] Lire la suite

FIXISME

  • Écrit par 
  • Hervé LE GUYADER
  •  • 997 mots

Mais si l'on remplace « création » par « génération spontanée », c'est-à-dire passage de l'inanimé à l'animé (ce que défend le vitalisme), on retrouve le thème de « l'origine de la vie », événement qui ne s'est passé qu'une fois sur Terre, il y a de cela quelque 3,5 milliards d'années. […] Lire la suite

CARUS CARL GUSTAV (1789-1869)

  • Écrit par 
  • Paul-Henri BIDEAU
  •  • 973 mots

Ce paradoxe vécu entraîne deux conséquences : il invite à ne pas sous-estimer chez Carus de réelles et fécondes tensions intérieures ; il interdit d'assimiler sa pensée à un vitalisme, voire à une philosophie comme celle de Klages. Lorsque meurt Carus, positivisme et darwinisme occultent presque totalement en Allemagne l'époque si riche en cheminements et les interrogations scientifiques que fut le premier tiers du siècle. […] Lire la suite

RÉDUCTIONNISME, sciences

  • Écrit par 
  • Jean-Paul THOMAS
  •  • 1 043 mots

Croit-on sérieusement éclairer les lois des échanges monétaires par l'étude des propriétés physiques des objets utilisés à titre de monnaie ? Des remarques analogues vaudraient pour la biologie, où la rupture avec le vitalisme (doctrine selon laquelle il existe dans tout individu un « principe vital » distinct de l'« âme pensante », comme de la matière), qui s'affiche dans la biologie moléculaire, ne signe pas l'absorption de la biologie par la physique. […] Lire la suite

ŽUPANČIČ OTON (1876-1949)

  • Écrit par 
  • Franc ZADRAVEC
  •  • 981 mots

Mais, combinés à la fraîcheur du langage, à la transparence de l'expression, à la gaieté du rythme, ils donnent une œuvre humaine et jeune, dont la double orientation se maintiendra plus tard dans toute l'œuvre, en un complexe enchevêtrement, dominé toutefois par le vitalisme. Dans cette poésie, la femme est une « puissance sublime », une « rose intense », et l'amour, qui investit tout, s'élève jusqu'à « la mélodie des étoiles », en un mouvement tout à la fois dionysiaque et apollinien qui semble plonger le poète tantôt dans l'extase du beau, tantôt dans la peur et dans le dégoût. […] Lire la suite

ACTION ET RÉACTION (J. Starobinski)

  • Écrit par 
  • Gilles QUINSAT
  •  • 949 mots

Ainsi, dans une belle analyse, Starobinski montre comment la philosophie de la nature de Goethe, tout en s'appuyant à son tour sur le couple action-réaction, renoue avec le vitalisme exprimé par Aristote et la philosophie médiévale : « Désireux surtout d'affirmer les liens unissant entre eux les phénomènes naturels, Goethe voit le monde comme le champ de multiples „actions“ et „réactions“, mais il n'utilise pas ces termes au sens mécanique qu'ils avaient pour Laplace ou pour Senancour : il leur donne l'acception qu'ils avaient dans le vocabulaire de la physique qualitative des péripatéticiens du Moyen Âge ou des néo-stoïciens de la Renaissance pour qui le monde était un animans, un grand être animé. […] Lire la suite

SAY JEAN-BAPTISTE (1767-1832)

  • Écrit par 
  • Pierre-Louis REYNAUD
  •  • 1 069 mots

La notion de dynamisme économique, que l'on retrouve dans son vitalisme et son physiologisme, le rapproche beaucoup de certaines conceptions pluridisciplinaires modernes. Il préconise parfois une véritable étude de la psychologie économique des milieux en cause. Influence sur la pensée économique Les commentateurs de Say adoptent des attitudes très divergentes à son égard, E. […] Lire la suite

LE TAMBOUR, Günter Grass - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Lionel RICHARD
  •  • 1 025 mots
  •  • 1 média

 » Suggérant que le vitalisme anarchique et la tutelle autoritaire s'appellent et se répondent, Grass jongle avec des personnages à double identité. Il prête deux pères à Oscar. Un vrai, qui est le cousin de sa mère : Jan Bronski, un Kachoube qui a opté pour la Pologne au lieu de l'Allemagne en 1920. Et un présumé, dont il a reçu le patronyme : le mari trompé, Alfred Matzerath, un Rhénan, blessé au combat en 1918, et qui a échoué à l'hôpital de Dantzig. […] Lire la suite

LA MONTAGNE MAGIQUE, Thomas Mann - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Marc CERISUELO
  •  • 1 053 mots
  •  • 1 média

Il est encore accentué par l'introduction d'un nouveau protagoniste, Mynker Peeperkorn, un Néerlandais, personnage haut en couleur, dont le « vitalisme » contraste avec la fragilité du personnage principal. Il apparaîtra cependant comme un ultime leurre, en mettant fin à ses jours après la séquence dionysiaque du carnaval qui réunira Hans Castorp et Clawdia Chauchat : « Peeperkorn était couché sous la couverture en soie rouge, dans sa chemise de tricot, comme Hans Castorp l'avait souvent vu. […] Lire la suite

PIERRE PHILOSOPHALE

  • Écrit par 
  • Sophie JANKÉLÉVITCH
  •  • 1 070 mots

Croyance en l'omniprésence de l'esprit dans la nature, vision d'un monde clos et harmonieux, on retrouve dans la représentation alchimiste de la nature des traits caractéristiques du vitalisme naturaliste de la Renaissance. L'histoire a conservé la trace de différents types d'alchimistes qui peuvent se regrouper autour des deux pôles déjà indiqués. […] Lire la suite

EMIL NOLDE (exposition)

  • Écrit par 
  • Lionel RICHARD
  •  • 1 038 mots

D'où l'usage de couleurs vives, parfois criardes, opposées les unes aux autres de manière tranchée en tout cas, pour tenter de traduire ce « vitalisme » qui était toute sa philosophie. […] Lire la suite

ORS Y ROVIRA EUGENIO D' (1882-1954)

  • Écrit par 
  • Sylvie LÉGER
  •  • 1 168 mots

Après avoir fait, au moyen de groupes formels ou familles, une classification en espèces du genre Barochus, comme Buffon l'avait fait pour la zoologie et la botanique, d'Ors en vient à conclure qu'aux « formes qui volent » (les classiques) s'opposent les « formes qui pèsent » (les baroques) et que ces dernières, face à l'intellectualisme et au caractère normatif de ce qui est classique, sont le triomphe du vitalisme le plus effréné et une licence sentimentale au caractère passionnel, instinctif et irrationnel. […] Lire la suite

LEWIS PERCY WYNDHAM (1882-1957)

  • Écrit par 
  • Jean-Jacques MAYOUX
  •  • 1 081 mots

À Paris il suivit les cours de Bergson dont il renia très vite le vitalisme, tandis qu'il retenait à jamais la théorie du comique qui viendrait de ce qu'on voit un automate conditionné là où on attend un individu autonome. Il s'intéressa surtout de très près aux penseurs de droite violemment anti-romantiques et néo-classiques, Massis, Lasserre, qui l'influenceront et qui seront relayés par un jeune théoricien anglais, T. […] Lire la suite

BUYTENDIJK FREDERIK (1887-1974)

  • Écrit par 
  • Georges THINÈS
  •  • 1 281 mots

Cette optique est la conséquence directe, soulignons-le, de la spécialisation de Buytendijk dans le domaine de la physiologie et non l'indice d'une quelconque conception de la conscience apparentée au vitalisme. Dans une ligne de réflexion qui s'apparente à celle qui est suivie par Erwin Straus, Buytendijk s'efforce de montrer l'inadéquation des modèles mécanistes à partir des faits physiologiques eux-mêmes. […] Lire la suite

BABITS MIHÁLY (1883-1941)

  • Écrit par 
  • André KARATSON
  •  • 1 198 mots

Face au vitalisme d'Endre Ady, il propose l'idéal de perfection de l'homme de lettres. Ses premiers recueils, Feuilles de la couronne d'Iris (1908), Prince, l'hiver peut venir ! (1911) et Récitatif (1916) marquent la volonté de rejoindre la littérature européenne. Sous les diaprures d'un style changeant, nourri de manières aussi diverses que celles de Robert Browning, de Poe, de Tennyson, de Wilde, de Baudelaire, de Verlaine, de Carducci, de Liliencron, et orchestré souvent à l'aide de voluptueux rythmes antiques, comme en écho de Swinburne, se révèlent la tension, les inquiétudes et les crises d'une sensibilité intellectuelle formée à l'école de Spinoza, de Kant, de Schopenhauer, de Nietzsche et surtout de Bergson. […] Lire la suite

LA BALLADE DE L'IMPOSSIBLE et LE PASSAGE DE LA NUIT (Haruki Murakami)

  • Écrit par 
  • Antonin BECHLER
  •  • 1 167 mots

D'où sa proposition basée sur les thèses d'un Bergson, d'un Hegel, parfois directement citées (comme dans Kafka sur le rivage), recourant à un « vitalisme » porteur d'une harmonie universelle capable de renouer le lien physique de l'homme moderne à son environnement naturel et social. Depuis le milieu des années 1990, on constate également une évolution chez l'auteur qui semble vouloir revenir à une littérature plus engagée, ou du moins chercher à rendre compte plus justement des réalités sociales du Japon contemporain. […] Lire la suite

MARINETTI FILIPPO TOMMASO (1876-1944)

  • Écrit par 
  • Muriel GALLOT
  •  • 1 319 mots
  •  • 3 médias

Sa production française symboliste (La Conquête des étoiles, 1902 ; Destruction, 1904 ; La Ville charnelle, 1908), en vers libres, est d'une inspiration principalement épique et cosmique : lutte de l'océan pour s'emparer des étoiles, combat du poète contre le Soleil pour posséder la ville ; les éléments s'opposent et s'agressent de manière clairement sexuelle (« Les clochers brandis comme des lances noires meurtrirent la chair lasse et auguste du soir »), la nature est empreinte d'un remarquable vitalisme. […] Lire la suite

RÉDUCTIONNISME & HOLISME

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 6 970 mots

Le réductionnisme d'aujourd'hui est le mécanisme d'autrefois ; de même, le holisme recouvre à peu près l'ancien vitalisme. Ce rajeunissement du vocabulaire devrait au moins contribuer à écarter les confusions. Mieux vaut éviter tout rapprochement entre le mécanisme, au sens d'explication exclusive de la finalité, et la mécanique rationnelle. L'antiréductionnisme n'implique pas nécessairement l'admission de forces vitales. […] Lire la suite

FRANCIS BACON (exposition)

  • Écrit par 
  • Jacinto LAGEIRA
  •  • 1 448 mots

Pour que la vie apparaisse dans la toile, pour que l'existence soit piégée dans l'image du tableau, il faut que la peinture soit une forme capable à la fois de représenter le vitalisme des actions propres aux êtres vivants et de montrer qu'elle est elle-même un acte strictement formel. Or, à propos de l'œuvre de Bacon, le public oublie très souvent qu'il s'agit d'abord de peinture et de travail sur des formes plastiques. […] Lire la suite

PROLÉTAIRES ÉCRIVAINS SCANDINAVES dits

  • Écrit par 
  • Régis BOYER
  •  • 3 238 mots

L'inspiration suédoise : vitalisme et solidarité La Suède a ouvert le mouvement avant la Première Guerre mondiale avec une bonne demi-douzaine d'écrivains dont nous retiendrons deux noms : celui de Martin Koch (1882-1940), d'abord, peintre en bâtiment puis journaliste, qui retrace, dans Ellen (1911), l'histoire pathétique de sa fiancée, morte de tuberculose. […] Lire la suite

CORPS Vue d'ensemble

  • Écrit par 
  • Monique DAVID-MÉNARD
  •  • 1 814 mots

La notion de schéma corporel peut se réclamer du dualisme cartésien, parce qu'elle correspond à la prise de conscience de modifications psychologiques, ou du vitalisme aristotélicien, puisqu'elle désigne une intégration de diverses données. Mais la perspective gestaltiste est impuissante à concevoir l'image du corps, car celle-ci est un fantasme. En dépit de sa théorie de l'imagination, Aristote ne peut nullement nous aider à penser ce que Freud nomme fantasme, et la psychologie de la forme non plus. […] Lire la suite

CLAUS HUGO (1929-2008)

  • Écrit par 
  • Paul GELLINGS
  •  • 1 618 mots
  •  • 1 média

Citée à plusieurs reprises pour le prix Nobel, son œuvre, placée sous le signe d'un vitalisme hors pair, se caractérise par une écriture à la fois poétique et directe. Tout en s'inspirant volontiers des classiques, Claus ne redoute nullement de verser dans le propos burlesque, trivial, voire obscène. Un mille-pattes aux allures de lion Né à Bruges le 5 avril 1929, Hugo Maurice Julien Claus est le fils aîné de Joseph Claus et de Germaine Vanderlinden. […] Lire la suite

MANN HEINRICH (1871-1950)

  • Écrit par 
  • André GISSELBRECHT
  •  • 2 012 mots
  •  • 2 médias

En même temps, l'individualisme aristocratique y est démasqué comme rêve élitaire : dans la critique sociale, vitalisme et esthétisme s'effacent derrière une dénonciation de la « décadence ». 1905, année charnière, marque le passage de l'« art social », préfiguré dans l'essai de 1895 sur Flaubert et George Sand, puis à la « vertu jacobine ». De cette première manière il restera le type de faux homme fort (Malvolto dans la nouvelle Pippo Spano, 1904 ; la cantatrice Branzilla. […] Lire la suite

LOTTO LORENZO (1480 env.-env. 1556)

  • Écrit par 
  • Germain BAZIN
  •  • 2 238 mots
  •  • 5 médias

Le tempérament de Lotto oscille entre l'enthousiasme et la mélancolie, ce dernier sentiment n'animant que ses portraits ; mais son talent est nourri par un vitalisme sans défaillance qui fait de lui un prébaroque. […] Lire la suite

BERGSON HENRI (1859-1941)

  • Écrit par 
  • Camille PERNOT
  •  • 8 128 mots
  •  • 1 média

L'expression qui conviendrait le mieux ici serait peut-être celle de vitalisme spiritualiste ou théorie de l'esprit (et donc de toutes choses) comme vie. […] Lire la suite

BERTHELOT MARCELIN (1827-1907)

  • Écrit par 
  • Jacques GUILLERME
  •  • 2 618 mots
  •  • 1 média

Dans ses écrits doctrinaux, il se donne en pourfendeur du vitalisme, créant ainsi une légende « suivant laquelle, au seul nom de Berthelot, les fumées de l'obscurantisme se seraient brusquement dissipées ! » Il en fut bien autrement ; nombreux étaient les chimistes, avant lui, qui crurent la synthèse possible ; le propre de Berthelot fut de soutenir polémiquement la réduction de l'univers de la chimie à un déterminisme commun. […] Lire la suite

FORME

  • Écrit par 
  • Jean PETITOT
  •  • 27 344 mots

Le vitalisme structuraliste et sémiotique Avant d'exposer brièvement divers aspects de ces entreprises de subjectivation, il est bon de dire quelques mots sur le vitalisme du xixe siècle. Après Kant, et en particulier en rapport avec la Naturphilosophie schellingienne, un certain nombre de penseurs en sont revenus à une position aristotélicienne-leibnizienne en tentant d'élargir le concept objectif de Nature. […] Lire la suite

ORGANICISME

  • Écrit par 
  • Pierre BIRNBAUM
  •  • 2 871 mots
  •  • 1 média

Elle se trouve, de plus, considérablement renforcée, à la fin du xviiie siècle et au début du xixe, par le progrès des sciences physiques, qui, à partir du modèle de la machine, conçoivent la nature du corps humain non plus selon le vieux principe du vitalisme, mais au contraire comme un tout dont chacune des parties répond à une fonction nécessaire à l'ensemble. […] Lire la suite

KLIMT GUSTAV (1862-1918)

  • Écrit par 
  • Yves KOBRY
  •  • 2 681 mots
  •  • 4 médias

À côté de paysages plus construits (Attersee, son lieu de résidence estivale, ou les lacs italiens), il expérimente une nouvelle version du néo-impressionnisme en recourant à une touche fragmentée, dispersée et rapide afin de restituer le vitalisme de la nature. Cette technique très particulière le conduira aux confins de l'abstraction avec Le Parc, (1910, MoMA, New York), anticipant ainsi sur les recherches menées par les artistes américains du colour field et du all over. […] Lire la suite

LAMARCK JEAN-BAPTISTE DE MONET chevalier DE (1744-1829)

  • Écrit par 
  • Charles BOCQUET, 
  • Pietro CORSI
  •  • 3 178 mots
  •  • 1 média

 Teissier a fait remarquer que la tendance innée de la vie vers le perfectionnement « élément central de la doctrine de Lamarck, trop entaché de vitalisme et de spiritualisme » n'avait pu, pour cette raison, acquérir droit de cité dans la seconde moitié du xixe siècle. La destinée du lamarckisme Le courant transformiste prélamarckien Bien que cette idée d'une histoire de la vie sur la Terre ne fût pas nouvelle, elle n'avait pu s'exprimer devant le poids de la pensée fixiste qui affirmait que les espèces étaient des entités immuables depuis leur création. […] Lire la suite

COURNOT ANTOINE AUGUSTIN (1801-1877)

  • Écrit par 
  • Bernard VALADE
  •  • 3 247 mots

Ni l'abandon de tout appareil mathématique, d'abord dans ses Principes de la théorie des richesses (1863), puis dans sa Revue sommaire des doctrines économiques (1877), ni l'exposé simplifié de sa philosophie que constitue Matérialisme, vitalisme, rationalisme (1873) n'augmentèrent la réputation qu'il s'acquit, en 1834 (après avoir été pendant dix ans le secrétaire du maréchal Gouvion Saint-Cyr, qu'il aida à rédiger ses Mémoires sur les campagnes de l'armée du Rhin, 1829, et dont il publia les Mémoires pour servir à l'histoire militaire sous le Directoire, le Consulat et l'Empire, 1831), en traduisant le Traité d'astronomie de John Herschel, ainsi que les Éléments de mécanique de Kater et Lardner, puis en éditant, comme l'avait fait précédemment Condorcet, les Lettres à une princesse d'Allemagne de Euler. […] Lire la suite

ÉVÉNEMENT, sociologie

  • Écrit par 
  • Roger BASTIDE
  •  • 3 191 mots

Cournot a souligné ce changement quand il a élaboré sa loi des trois états : vitalisme-histoire-rationalisme. Cela ne veut pas dire que les sociétés modernes ne laissent pas subsister des groupes sociaux qui continuent à faire appel à la divination (groupe féminin, groupe paysan, certains secteurs de la population des grandes villes), car les sciences rationnelles peuvent bien prévoir – de la météorologie à la « prospective » –, elles ne peuvent prédire que des événements collectifs, intéressant la masse ; elles laissent de côté le « privé ». […] Lire la suite

VIVANT (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 934 mots

 » Quel est donc ce « savoir » que la science ne produit pas et que chacun de nous possède ? De l’animisme au vitalisme Les hommes ont été longtemps animistes, c’est-à-dire convaincus que tout était vivant autour d’eux. C’est en vertu d’une projection qui avait sa logique propre qu’ils considéraient, après avoir repéré en eux-mêmes une intention précédant toutes leurs actions, que les phénomènes de la nature étaient de la même façon intentionnels, et que rien n’était inanimé. […] Lire la suite

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