« Rationalisme »

RATIONALISME

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 7 634 mots

Après quoi nous examinerons la problématique du rationalisme dans le contexte contemporain. Quelques variantes historiques du rationalisme Le rationalisme de l'Antiquité classique Dans un grand nombre de systèmes philosophiques apparaissent les traits d'une attitude rationaliste dominant l'organisation de thèses tout à fait diverses, et à certains égards opposées. […] Lire la suite

DURAND JEAN NICOLAS LOUIS (1760-1834)

  • Écrit par 
  • Jacques GUILLERME
  •  • 415 mots

Si son système se prête aux interminables développements qui hantent les rêves de l'académisme, il se déploie dans l'espace abstrait de la planification et de l'économie, ascétique quant aux valeurs expressives, son rationalisme structural exténue le caractère mélodique de l'architecture qu'il soumet aux contraintes de la normalisation. […] Lire la suite

ORGANIQUE ARCHITECTURE

  • Écrit par 
  • Bruno ZEVI
  •  • 3 085 mots
  •  • 4 médias

Prémisse du rationalisme, en ce que l'intuition anticipe le raisonnement, que le Paléolithique précède le Néolithique ; mais la villa Hadriana à Tivoli, le bas-antique et l'urbanisme médiéval viennent après le géométrisme gréco-romain, tout comme le maniérisme et le baroque succèdent à la Renaissance. Wright nourrit de vastes secteurs du rationalisme européen, mais il a puisé lui-même dans le rationalisme de l'école de Chicago des années 1883-1893. […] Lire la suite

QUANTA CURA ENCYCLIQUE (1864)

  • Écrit par 
  • Roger AUBERT
  •  • 73 mots

Encyclique du pape Pie IX, publiée le 8 décembre 1864, condamnant le naturalisme sous ses diverses formes, en particulier le rationalisme moderne et la conception libérale des rapports entre la religion et la société civile. Elle est complétée par une liste de quatre-vingts propositions erronées, intitulée Syllabus (c'est-à-dire Recueil « comprenant les principales erreurs de notre temps »). […] Lire la suite

MEYERSON ÉMILE (1859-1933)

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 567 mots

Gaston Bachelard, qui, au contraire, démarque nettement la science de sa préhistoire, oppose « à la polémique qui s'appuie sur l'irrationalisme insondable du phénomène pour affirmer une réalité » (La Philosophie du non, 1940) un rationalisme qui n'affronte pas le réel mais le transforme, un rationalisme qui valorise l'expérimentation et la réalisation. […] Lire la suite

ROGERS ERNESTO N. (1909-1969)

  • Écrit par 
  • Jean-Étienne GRISLAIN
  •  • 616 mots

42) entérine la défaite du rationalisme dont les animateurs passent à la résistance au régime. Le Monument de Milan, construit en 1946 à la mémoire des victimes des camps de concentration, est une sorte d'hommage au mouvement rationaliste et l'expression de sa prolongation après la chute du fascisme. À cette date, Ernesto N. Rogers remplace Giò Ponti comme rédacteur en chef de Domus. […] Lire la suite

LUZZATTO SAMUEL DAVID (1800-1865)

  • Écrit par 
  • André NEHER
  •  • 163 mots

Mais, parallèlement à son œuvre d'historien et d'exégète, rédigée en italien, il composa une œuvre ramifiée en langue hébraïque, à la modernisation de laquelle il apporta une importante contribution : ses poèmes, lettres, recherches philosophiques ou polémiques ont fait de lui l'une des grandes autorités du mouvement des « sciences du judaïsme » et de la « haskala » (rationalisme éclairé), mouvement à travers lequel la pensée juive a acquis sa forme originale et moderne, dans la voie ouverte, au xviiie siècle, par le philosophe juif allemand Moses Mendelssohn. […] Lire la suite

PREMIER CONCILE DU VATICAN

  • Écrit par 
  • Jean-Urbain COMBY
  •  • 208 mots
  •  • 1 média

La constitution Dei Filius (24 avril 1870) définit, face aux erreurs du rationalisme, du panthéisme, du fidéisme..., l'existence d'un Dieu personnel que la raison peut atteindre, tout en affirmant la nécessité de la Révélation. Tandis qu'une majorité d'évêques est favorable à la définition de l'infaillibilité, une minorité – des Français et des Allemands – la juge inopportune et se retire ; la majorité vote la constitution Pastor aeternus, le 18 juillet, qui définit la primauté et l'infaillibilité pontificales en des termes plus mesurés que ceux qui étaient souhaités par les plus radicaux des ultramontains. […] Lire la suite

ABARIS (VIe s. av. J.-C. ?)

  • Écrit par 
  • Michel GAREL
  •  • 175 mots

Les témoignages dont on dispose à son sujet le font vivre tantôt au ~ VIIe, tantôt au ~ VIe, voire au ~ Ve siècle ; en fait, il semble qu'Abaris, comme Aristéas et Épiménidès, ait été un des chefs de file de la réaction religieuse et mystique qui se produit au ~ VIe siècle contre l'essor du rationalisme. Selon la légende, Abaris serait issu du peuple mythique des Hyperboréens et aurait été prêtre d'Apollon. […] Lire la suite

SYLLABUS, en bref

  • Écrit par 
  • Jean-Urbain COMBY
  •  • 198 mots
  •  • 1 média

Sous la pression de plusieurs évêques, Pie IX réagit dans deux documents du 8 décembre 1864 : l'encyclique Quanta cura condamne le rationalisme, le gallicanisme, le socialisme, le libéralisme, etc. À l'encyclique, le pape joint un catalogue (Syllabus) de quatre-vingts propositions condamnées. La dernière proposition semble impliquer le refus de toute la société moderne. […] Lire la suite

LOTZE RUDOLF HERMANN (1817-1881)

  • Écrit par 
  • Georges THINÈS
  •  • 820 mots

De manière assez paradoxale, la métaphysique clairement affirmée de Lotze a fourni à la psychologie expérimentale les éléments d'une théorie de la subjectivité empirique, résultat qui ne fut jamais atteint par les constructions formelles du rationalisme de Herbart. […] Lire la suite

DESCARTES ET L'ARGUMENTATION PHILOSOPHIQUE (dir. F. Cossutta)

  • Écrit par 
  • Jean LEFRANC
  •  • 1 443 mots

Cet exemple semble décisif, tout d'abord parce que le cartésianisme détermine notre modernité sur les thèmes majeurs du rationalisme, de la critique, de la subjectivité et même de l'individualisme. Mais surtout l'évidence des idées claires et distinctes semble préserver la philosophie de tout artifice d'ordre rhétorique. Descartes lui-même a caractérisé sa démarche comme « analytique » en la distinguant à la fois des démonstrations géométriques et de la disputatio des scolastiques. […] Lire la suite

MAIMONIDE

  • Écrit par 
  • Gérard NAHON
  •  • 214 mots
  •  • 1 média

Philosophe, il concilie croyance et rationalisme dans son Guide des Égarés écrit en arabe mais bientôt traduit en hébreu, puis en latin à l'usage des chrétiens. L'œuvre de Maimonide suscite, après sa mort, une longue controverse à travers le monde juif méditerranéen et oriental avant de lui valoir le titre incontesté d'Aigle de la Synagogue. […] Lire la suite

SYLLABUS

  • Écrit par 
  • Roger AUBERT
  •  • 815 mots

le panthéisme, le naturalisme et le rationalisme absolu ; 2. le rationalisme modéré ; 3. l'indifférentisme, qui considère que toutes les religions se valent ; 4. le communisme, les sociétés secrètes et les sociétés bibliques protestantes ; 5. des erreurs concernant l'Église et ses droits ; 6. des erreurs concernant la société civile et ses relations avec l'Église, entre autres, la séparation de l'Église et de l'État ; 7. […] Lire la suite

RATIONALISTE ARCHITECTURE

  • Écrit par 
  • Jean-Louis AVRIL
  •  • 4 312 mots
  •  • 2 médias

De l'affrontement inéluctable entre la tradition plasticienne de l'architecture et l'ambition nouvelle d'une architecture raisonnée naîtront des formalismes nouveaux qu'il faudra distinguer des efforts délibérés pour atteindre un rationalisme objectif plus radical.Dans la matérialité des œuvres, formalisme rationaliste et rationalisme objectif pourront fusionner, mais le fréquent discours de légitimation qui les accompagne révélera parfois le glissement qui s'opère des intentions théoriques vers des pratiques formalistes. […] Lire la suite

TURMEL JOSEPH (1859-1943)

  • Écrit par 
  • Émile POULAT
  •  • 234 mots

Son œuvre principale est une Histoire des dogmes en six volumes (1931-1936), où s'affirme un rationalisme érudit et militant. Au temps de la crise moderniste, il a soufflé sur le feu, pourrait-on dire, du dedans de l'Église mais alors qu'il était loin lui-même du modernisme. On trouve une bibliographie et la liste de ses pseudonymes dans Félix Sartiaux, Joseph Turmel, prêtre, historien des dogmes (Paris, 1931). […] Lire la suite

ROSSI ALDO (1931-1997)

  • Écrit par 
  • François CHASLIN
  •  • 828 mots

Il invoquait parmi ses sources le « rationalisme exalté » de Boullée, l'idée de types élémentaires présente chez J. N. L. Durand, la rigueur de Loos et l'austérité de Mies van der Rohe. Mais aussi la peinture métaphysique de Giorgio De Chirico et un certain nombre d'images obsédantes venues de l'enfance : toits, drapeaux figés et girouettes de tôle, cafetières en fer émaillé, cadrans ronds d'horloge, escaliers déserts, théâtres vides, cabines de plage, vastes cours des habitations ouvrières à coursives, phares et cheminées d'usine. […] Lire la suite

BRUNSCHVICG LÉON (1869-1944)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 948 mots

II : L'Orientation du rationalisme, 1954 ; t. III : Science et Religion, 1958) manifestent l'étroite union chez Brunschvicg d'un rationalisme strict (qui s'oppose aux philosophies de la vie et de l'irrationnel), d'un idéalisme critique (loin du réalisme matérialiste du sens commun) et d'un spiritualisme éthique confiant en la liberté humaine et en la « qualité des idées » plutôt qu'en la « qualité des âmes ». […] Lire la suite

ALQUIÉ FERDINAND (1906-1985)

  • Écrit par 
  • Jean BRUN
  •  • 1 586 mots

Si Alquié parle de la raison, il ne le fait pas à la manière des rationalistes du xviiie siècle, ni à la façon des positivistes ; le rationalisme dont il se fait le défenseur est un rationalisme critique qui se détourne à la fois de ceux qui vaticinent et de ceux qui baptisent « synthèses » les pires confusionnismes. Cette raison critique permet à Alquié d'éclairer tout d'abord ce qu'il est convenu d'appeler la vie psychologique, dont relèvent le désir, la passion et l'affectivité. […] Lire la suite

FIDÉISME

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 293 mots

De même que le rationalisme tend à surestimer la raison au point de professer que la science est l'unique source de vérité (récusant ainsi par avance toute croyance), de même le fidéisme tend à surestimer la foi au point de professer que la révélation est l'unique garantie du vrai (discréditant ainsi les efforts de toute activité rationnelle). […] Lire la suite

MINKOWSKI EUGÈNE (1885-1972)

  • Écrit par 
  • Jacques POSTEL
  •  • 313 mots

1953), il intègre l'enseignement de Bleuler et sa profonde expérience clinique sur cette maladie mentale dans une perspective phénoménologique où le « vécu » du malade, sa perte de contact avec la réalité, son rationalisme morbide sont étudiés avec beaucoup de finesse. Dans Le Temps vécu (1933), il privilégie l'analyse phénoménologique de cette donnée et en montre la richesse dans l'étude de l'activité psychique normale et pathologique. […] Lire la suite

ANAMORPHOSE, art

  • Écrit par 
  • Marie-José MONDZAIN-BAUDINET
  •  • 983 mots
  •  • 1 média

Ainsi se trouvent réunis théoriciens et praticiens du rationalisme nouveau et de l'univers maniériste. Il faudra y joindre d'autres grands noms comme ceux de Desargues (Pratique de la perspective, 1636), de Bosse, du père Kircher (Ars magna lucis et umbrae, 1646). Ainsi se développe cette diabolique (magia) partie de la géométrie et de l'optique qui se pratiquait selon des procédés fort empiriques dès le xvie siècle en Italie. […] Lire la suite

EMPIRISME, sociologie

  • Écrit par 
  • Louis PINTO
  •  • 1 051 mots
  •  • 4 médias

Les auteurs de référence sont John Locke et David Hume auxquels on oppose les représentants du rationalisme comme Platon, René Descartes et Emmanuel Kant pour qui l’expérience est impuissante à rendre compte de certains éléments de la connaissance qui ont un caractère a priori ou intelligible. Les sociologues n’ont pas, en tant que tels, à prendre directement parti dans ce type de débat. […] Lire la suite

MORE HENRY (1614-1687)

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 319 mots

More a essayé de réunir en une harmonieuse synthèse Descartes et Platon, la kabbale et le rationalisme du xviie siècle, le vitalisme néo-platonicien et la physique nouvelle. Mais aux « correspondances » mécaniques de Descartes il oppose les « monades » ; il enseigne l'existence d'un « Esprit de nature », ou âme du monde guidant les processus naturels selon la volonté divine. […] Lire la suite

NAẒẒĀM AL- (775-846)

  • Écrit par 
  • Roger ARNALDEZ
  •  • 321 mots

Le rationalisme de cette doctrine et, peut-être, l'influence du brahmanisme, que les auteurs musulmans présentent comme la négation radicale de la prophétie, amènent Naẓẓām à nier le caractère inimitable du Coran (I‘djāz al-Qur'ān), ce qui revient à dire que beaucoup de préceptes révélés dans le Livre tombent également sous la loi de la raison. En physique, il admet l'infinie divisibilité de la matière et, pour rendre compte de la réalité du mouvement, il a recours à la doctrine du ṭafra (« saut ») : une fourmi qui se déplace selon une ligne sur un rocher parcourt une partie de cette ligne de façon continue et une partie en sautant. […] Lire la suite

VACCHINI LIVIO (1933-2007)

  • Écrit par 
  • Joseph ABRAM
  •  • 1 072 mots

La maison Fumagalli à Ascona (1984-1985), l'école de Montagnola (1978-1984) et l'immeuble Alfredo à Dietlikon (avec Mario Piatti, 1984-1986) témoignent d'une prise en compte de la tradition historique du rationalisme constructif, mais aussi d'une tentative de dépassement de la rhétorique classique attachée à ce rationalisme. Cela apparaît nettement dans des réalisations comme l'aménagement du lido d'Ascona (1980-1985) ou l'agence Vacchini à Locarno (1984-1985), où l'on constate, à travers un affermissement du discours structurel, la recherche d'un langage essentiel de l'architecture. […] Lire la suite

BELGE JEUNE PEINTURE

  • Écrit par 
  • Robert L. DELEVOY
  •  • 338 mots

Le groupe s'identifie à un mouvement d'avant-garde animé par une volonté d'ouvrir une problématique fondée sur le refus de poursuivre l'anecdote figurative dominante entre les années 1930 et 1940 : il ambitionne de remettre en question le discours pictural à partir de la recherche amorcée naguère par le rationalisme cubiste et le romantisme expressionniste. […] Lire la suite

HOMO JURIDICUS. ESSAI SUR LA FONCTION ANTHROPOLOGIQUE DU DROIT (A. Supiot)

  • Écrit par 
  • Grégoire BIGOT
  •  • 1 028 mots

La législation des droits de l'homme, fruit du rationalisme des Lumières, continue, à l'instar de la loi divine, d'être un référent commun et stable ; dans les deux cas, l'humain s'explique suivant des déterminations objectives qui permettent d'élever l'homme au rang de sujet. Le contrat n'est alors qu'une traduction linguistique et particulière de la loi garante du sujet. […] Lire la suite

KARINTHY FRIGYES (1887-1938)

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 385 mots

Cependant, cette distinction est parfaitement artificielle, car la foi de cet écrivain dans le progrès technique, son rationalisme et son scepticisme, son apolitisme et son attitude antifasciste se retrouvent indifféremment quand il rit ou quand il est sérieux. Né dans une famille très ouverte à la vie culturelle animée de Budapest, Frigyes Karinthy s'essaie dès son enfance à la poésie, au roman et à la traduction de son poète préféré, Heine ; les sciences l'attirent également. […] Lire la suite

SAINT-MÉDARD CONVULSIONNAIRES DE

  • Écrit par 
  • Jean-Robert ARMOGATHE
  •  • 400 mots

Mais les thèmes doctrinaux primitifs avaient depuis longtemps été remplacés par un besoin de surnaturel et d'extraordinaire que le rationalisme religieux ambiant semblait ne plus pouvoir satisfaire. À ce titre, le mouvement convulsionnaire mérite l'attention des historiens. […] Lire la suite

LU JIUYUAN [LOU KIEOU-YUAN] (1139-1193)

  • Écrit par 
  • Kristofer SCHIPPER
  •  • 371 mots

Contemporain de Zhu Xi, Lu Jiuyuan est aussi le principal antagoniste de ce dernier, auquel il reproche son rationalisme dogmatique. L'orientation intellectualiste que prend la philosophie néo-confucianiste avec Cheng Yi lui répugne profondément. Lu préfère le frère aîné Cheng Hao et son approche idéaliste. Il rejette toute discussion compliquée sur la prééminence du Li (Raison universelle), du Xing (Nature innée) et du Taiji (Faîte suprême) par rapport à l'esprit ou au cœur humain (xin). […] Lire la suite

GLOBE LE

  • Écrit par 
  • Pierre ALBERT
  •  • 410 mots

En réaction, d'une part, contre le rationalisme des encyclopédistes et le classicisme culturel des idéologues, d'autre part, contre le conservatisme politique des notables du régime et l'individualisme exagéré de certains romantiques, Le Globe fut, avec raideur et mesure, le meilleur défenseur de la nouvelle littérature, du nouveau théâtre et de la nouvelle peinture, au point de passer pour l'organe de la révolution littéraire. […] Lire la suite

CANDILIS GEORGES (1913-1995)

  • Écrit par 
  • Pierre GRANVEAUD
  •  • 1 083 mots

Rationalisme subtil pourtant, distinguant, à la manière de Louis Kahn (espace servant/espace servi), des fonctions précises (accès, rangements, bains, etc.) qui exigent à la fois des solutions précises et des fonctions moins déterminées pour lesquelles la notion d'adaptabilité dans le temps doit être mise en œuvre. Mais le rationalisme et l'organisation du plan, d'abord exprimés sous forme de modèles abstraits, sont ensuite confrontés aux climats, aux lieux, aux modes de vie. […] Lire la suite

LE DÉCLIN DE L'OCCIDENT, Oswald Spengler - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Éric LETONTURIER
  •  • 1 242 mots

Partagée par Mosca, Weber, Pareto et Michels, l'analyse spenglérienne des effets de la montée du rationalisme contient des éléments originaux qui la distinguent des auteurs des « idées de 1914 » (T. Mann, M. Scheler, W. Sombart), opposant la culture allemande à la dépravation des autres civilisations européennes. En effet, l'option nationaliste adoptée ici consiste non pas à croire en une résurgence possible des valeurs anciennes, mais à transcender l'opposition classique des deux concepts en incitant le peuple à s'approprier le rationalisme pervers de la modernité et à l'instrumentaliser froidement pour servir la volonté de puissance et les fins de l'imperium germanicum. […] Lire la suite

SIZA ALVARO (1933- )

  • Écrit par 
  • François CHASLIN
  •  • 1 106 mots

Il privilégie, notamment au début de sa carrière, un certain vernaculaire puis effectue un retour à un rationalisme très épuré, avant d'opter pour un large registre expressif d'un maniérisme raffiné. Subjective, poétique, souvent blanche, unitaire bien que très articulée, son architecture est de celles qui ont le plus systématiquement exploré les voies stylistiques ouvertes dans les années 1920 par l'abstraction. […] Lire la suite

SCHAROUN HANS (1893-1972)

  • Écrit par 
  • Bernard HAMBURGER
  •  • 438 mots

Les débuts du fonctionnalisme, illustrés par Gropius, mouvement qui allait déboucher sur le Bauhaus et, plus tard, sur l'« architecture internationale », ont eu en Allemagne une coloration très particulière : l'ensemble des artistes d'avant-garde exprimait à travers l'expressionnisme une attitude éloignée du rationalisme ascétique d'Adolf Loos. C'est pourquoi Bruno Taut, Hans Poelzig, Finsterling et Mendelsohn ont exploré à cette époque un grand nombre de formes et de structures qui indiquent une vision différente de l'architecture « cubiste ». […] Lire la suite

ROSENZWEIG FRANZ (1886-1929)

  • Écrit par 
  • Gérard NAHON
  •  • 388 mots

Peu satisfait du rationalisme hégélien, il songe à adopter le christianisme ; un office de Kippur auquel il assiste dans une synagogue berlinoise l'en détourne. Entre 1913 et 1921, il subit l'influence d'Hermann Cohen et entre en relation avec Martin Buber. Sous l'uniforme, durant la Première Guerre mondiale, il écrit son œuvre maîtresse L'Étoile de la rédemption (Der Stern der Erlösung, 1921). […] Lire la suite

GEYMONAT LUDOVICO (1908-1991)

  • Écrit par 
  • Fabio MINAZZI
  •  • 1 182 mots

Son adhésion au programme de l'empirisme logique est liée à un engagement renouvelé pour un rationalisme à la fois critique, constructif et ouvert. Après avoir publié une Storia e filosofia dell'analisi infinitesimale (1947), il fonde avec N. Abbagnano, E. Frola et N. Bobbio le Centro di studi metodologici et s'engage dans les débats épistémologiques les plus contemporains. […] Lire la suite

REED ISHMAEL (1938- )

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 376 mots

Mumbo-Jumbo (1972, traduit sous le même titre en français) oppose les tenants du rationalisme et du militarisme à ceux qui croient en la magie et l'intuition. The Last Days of Louisiana Red (1974, « Les derniers jours de Louisiana Red ») est un roman fantastique qui se déroule au cœur des violences raciales de Berkeley dans les années 1960. Flight to Canada (1976, « La fuite au Canada ») dépeint un esclave de l'époque de la guerre de Sécession qui s'enfuit vers la liberté en bus et en avion. […] Lire la suite

HANSEN MARTIN (1909-1955)

  • Écrit par 
  • Régis BOYER
  •  • 409 mots

Et, si la civilisation moderne est inhumaine et moralement dissolue, ce que fustigeait Le Voyage de Jonathan (Jonathans Reise, 1941), c'est qu'elle est accablée de rationalisme et d'une vision étroitement scientiste de la réalité. Nous avons perdu le sens global, religieux et éthique de l'existence. Il faut le retrouver ou périr. Voilà pourquoi nous est proposé de bout en bout l'exemple du Moyen Âge : non pour nous inciter à y revenir, l'histoire ne fait jamais machine arrière, mais pour nous décider à redécouvrir les valeurs qui avaient conféré à cette époque sa réussite humaine, et à les mettre en application là où nous sommes et en notre temps. […] Lire la suite

LOUIS Ier (1786-1868) roi de Bavière (1825-1848)

  • Écrit par 
  • Fernand L'HUILLIER
  •  • 414 mots

Elle consacre Schelling, le philosophe de la révélation, pour ainsi dire en réplique au philosophe du rationalisme, Hegel, gloire de Berlin. Dans les autres domaines, Louis Ier est un velléitaire. On a souvent tourné en ridicule ses tergiversations entre le libéralisme et l'autoritarisme de 1825 à 1831, et surtout la tragi-comédie qui s'est déroulée autour de Lola Montès : ce roi sexagénaire, brusquement subjugué, nomme comtesse Landsfeld la danseuse, provoque des tumultes qui ouvrent la porte à un programme quasi démocratique et abdique, non sans pathos, le 21 mars 1848. […] Lire la suite

PRICE RICHARD (1723-1791)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 383 mots

Son ouvrage Review of the Principal Questions and Difficulties in Morals (1758) plaide en la matière la cause de l'intuitionnisme et du rationalisme, annonçant la philosophie de Kant et celle du xxe siècle. Price est admis à la Royal Society en 1765 en raison de ses travaux sur les probabilités. Ces derniers permettront par la suite de créer un système rationnel de retraite et d'assurance sur la vie, dont les cotisations seront fonction de l'âge des assurés. […] Lire la suite

RATIONALITÉ, sociologie

  • Écrit par 
  • Isabelle KALINOWSKI
  •  • 1 434 mots

Loin de constituer des prérogatives exclusives de l’Occident, les facteurs dont la conjonction seule a donné naissance, selon Weber, à la spécificité du capitalisme occidental ont souvent connu ailleurs un développement aussi poussé, en particulier le rationalisme intellectualiste que l’Inde, notamment, a porté à ses sommets dans bien des domaines (Hindouisme et bouddhisme, 1915). […] Lire la suite

DROIT, LÉGISLATION ET LIBERTÉ, Friedrich von Hayek - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Samuel FEREY
  •  • 1 297 mots

Ce faisant, Hayek introduit une posture épistémologique originale, le rationalisme limité. La connaissance à laquelle parvient l'économiste ou le juriste est nécessairement limitée car l'ordre spontané réalise ce dont précisément un esprit humain est incapable. Les juristes positivistes tel Hans Kelsen, les tenants de la planification derrière Oskar Lange ou même les économistes néo-classiques dans la lignée de Léon Walras partagent tous, selon Hayek, une même illusion scientiste : prétendre pouvoir, par la raison et la science, contrôler le social. […] Lire la suite

VATICAN (Ier CONCILE DU)

  • Écrit par 
  • Roger AUBERT
  •  • 3 148 mots

Le 28 décembre, on aborda l'examen du premier projet de constitution dogmatique, contre les erreurs issues du rationalisme moderne. Ce schéma fut très critiqué, même du côté de la majorité : on le trouva obscur et trop technique, trop peu inspiré par des préoccupations pastorales, trop affirmatif sur les points librement discutés entre théologiens catholiques. […] Lire la suite

BACHELARD GASTON (1884-1962)

  • Écrit par 
  • Jean-Jacques WUNENBURGER
  •  • 3 478 mots
  •  • 1 média

Situant la démarche de la modernité comme un dépassement des méthodes antérieures, au-delà de l’empirisme et de l’idéalisme, du réalisme et du constructivisme, il adopte dans Le Rationalisme appliqué (1949) la voie équilibrée que représente un rationalisme dialectique (nommé aussi « surrationalisme »), à égale distance des courants irrationalistes et relativistes, d'une part, et des tenants des formalismes, des logiques analytiques et autres cognitivismes, d'autre part. […] Lire la suite

TSCHICHOLD JAN (1902-1974)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 491 mots

Son travail, qui se veut représentatif du rationalisme moderne, est fonctionnel, esthétiquement satisfaisant et conçu pour être reproduit par les machines à composer et les nouvelles techniques d'imprimerie. Devenu promoteur de la nouvelle typographie, il publie en 1925 « Elementare typographie », un numéro spécial de la revue professionnelle Typographische Mitteilungen, et son premier livre Die neue Typographie (1928), où il expose les principes et l'emploi fonctionnel de la nouvelle typographie à destination des imprimeurs, compositeurs et graphistes. […] Lire la suite

L'ÉTHIQUE PROTESTANTE ET L'ESPRIT DU CAPITALISME, Max Weber - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Éric LETONTURIER
  •  • 1 501 mots

Ils entrent en effet dans une éthique puritaine à l'origine de l'esprit du capitalisme, qui par la suite s'en émancipera pour ne garder de cet ancrage religieux premier que sa « bonne conscience pharisaïque » et la force de son rationalisme. La controverse post-wébérienne La thèse de L'Éthique protestante se fonde sur une argumentation qui n'a cessé, depuis sa parution, d'être critiquée sous divers angles. […] Lire la suite

VKHOUTEMAS ou VHUTEMAS (Ateliers supérieurs d'art et de technique)

  • Écrit par 
  • Anatole KOPP
  •  • 618 mots

En même temps qu'ils acquéraient une technique et une culture artistiques, les étudiants baignaient dans un climat de recherches expérimentales fondées sur le fonctionnalisme et le rationalisme de la construction de l'« objet ». Les études duraient cinq ans. Les deux premières années dispensaient un enseignement commun qui introduisait à toutes les disciplines des arts plastiques et industriels et qui reposait sur le programme de rénovation pédagogique mis au point par Kandinsky à l'Inkhouk (Institut de culture artistique) en 1920. […] Lire la suite

MIRARI VOS ENCYCLIQUE (1832)

  • Écrit par 
  • Roger AUBERT
  •  • 613 mots

Après un tableau sombre de la situation que Grégoire XVI avait trouvée à son avènement et un renouvellement des condamnations contre le rationalisme et le gallicanisme, si vigoureusement dénoncés par Lamennais depuis quinze ans, l'encyclique s'en prenait avec une extrême violence au libéralisme sous ses différentes formes, « cette maxime fausse et absurde ou plutôt ce délire, selon lequel on doit procurer et garantir à chacun la liberté de conscience » : la liberté de la presse, « liberté exécrable pour laquelle on n'aura jamais assez d'horreur » et dont il est illusoire d'attendre d'heureux résultats, l'excitation à la révolte contre les princes (ce point était développé avec un pathos particulier), la séparation de l'Église et de l'État. […] Lire la suite

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