« Pluriel »

ARCHITECTURE CONTEMPORAINE Une architecture plurielle

  • Écrit par 
  • Joseph ABRAM, 
  • Kenneth FRAMPTON, 
  • Jacques SAUTEREAU
  •  • 11 661 mots
  •  • 18 médias

Jamais peut-être, depuis la fin du xvie siècle en Italie, l'architecture ne s'était trouvée au seuil d'une pareille crise, soumise à une discussion d'une si grande virulence. D'après la variété actuelle des approches en architecture, on se rend compte qu'est désormais à bout de course, sinon totalement discréditée, l'architecture moderne telle qu'on la concevait jusqu'ici, c'est-à-dire la syntaxe architectonique du xxe siècle, avec ses formes blanches, rectangulaires et abstraites, ses toits plats et ses vastes surfaces vitrées. […] Lire la suite

APPRENTISSAGE DE L'ORTHOGRAPHE

  • Écrit par 
  • Sébastien PACTON
  •  • 1 930 mots

Les enfants utilisent bien -s pour marquer le pluriel des noms mais généralisent erronément l’utilisation de cette flexion aux verbes, écrivant par exemple « les poules manges ». Ils ne prennent pas en compte la catégorie syntaxique des mots et appliquent la règle « si pluriel, ajouter -s » et non « si nom au pluriel, ajouter -s ». Plus tard, les enfants utilisent la flexion -nt pour les verbes mais aussi parfois pour les noms possédant un homophone verbal, surtout lorsque la forme verbale est plus fréquente que la forme nominale (« fouille » plus fréquent comme verbe versus « timbre » plus fréquent comme nom). […] Lire la suite

BÉHÉMOTH

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 228 mots

Pluriel du mot qui désigne, en hébreu biblique, les animaux domestiques (« bétail » dans le récit de la Création, Gen., i, 24). Dans le livre de Job (xl, 15), Béhémoth prend l'allure d'un pluriel intensif et mythique : il désigne la Bête par excellence, la force animale que Dieu le créateur peut seul maîtriser, mais dont la domestication échappe à l'homme. […] Lire la suite

COMBINATOIRES VARIANTES

  • Écrit par 
  • Louis-Jean CALVET
  •  • 259 mots

En effet, dans le contexte « troisième personne du pluriel » et « futur », la seule forme possible est /i/ qui exclut donc /al/ et /v/. De même, dans le contexte « première personne du pluriel » et « présent », la seule forme possible est /al/ qui exclut ainsi les deux autres formes. En phonologie, on dira que les sons [d] et [ð] sont en espagnol des variantes combinatoires, car ils ne s'opposent jamais et ne peuvent pas apparaître dans le même environnement : [ð] apparaît entre deux voyelles, [d] derrière une consonne. […] Lire la suite

NOMBRE, linguistique

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 619 mots

À part de rares exceptions lexicalisées, tout substantif est susceptible d'être à volonté employé dans l'énoncé au singulier ou au pluriel. Dans certaines langues, on rencontre, en outre, la désignation d'une paire d'objets dénombrables, le « duel ». Mais la catégorie du nombre connaît rarement une partition plus fine, quoique, a priori, cela ne soit pas impossible. […] Lire la suite

NUPÉ ou NUPECIZI

  • Écrit par 
  • Alfred FIERRO
  •  • 365 mots

Les Nupé (ou Nupe), peuple du Nigeria, s'appellent eux-mêmes Nupecizi (pluriel ; singulier Nupeci). Les Yoruba les appellent Takpa ; les Hausa les appellent Nufawa (pluriel ; singulier Banufe). L'histoire du royaume du Nupé, situé entre le Niger et la Kaduna, est liée à un héros mythique, Tsoedé, qui aurait délivré ses congénères du tribut dû aux Atta de Igala et qui aurait construit la capitale, Gbara, sur la Kaduna. […] Lire la suite

SADDUCÉENS

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 470 mots

Le pluriel néo-testamentaire saddoukaioi permet de supposer la vocalisation saddûqî (on ne connaît avec certitude que les consonnes hébraïques, sdwqî au singulier, sdwqym au pluriel), malaisément dérivable de Sadoc. Les sadducéens sont connus par Flavius Josèphe (bien que pharisien, il ne les accuse jamais d'être de mauvais Juifs) et par le Nouveau Testament (Évangiles synoptiques et Actes des Apôtres). […] Lire la suite

AMUÏSSEMENT

  • Écrit par 
  • Nicole QUENTIN-MAURER
  •  • 75 mots

Ce phénomène a un caractère diversement contraignant, mais lorsqu'il s'impose à la totalité des usagers d'une langue (comme par exemple en uruguayen, par rapport au castillan, l'amuïssement du s du pluriel), c'est que l'ensemble du système des oppositions phonologiques est complètement remanié. […] Lire la suite

GROULT FLORA (1924-2001)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 107 mots

Avec sa sœur Benoîte, elle publie Journal à quatre mains (1962), puis Féminin pluriel (1967), deux livres qui rencontrent un grand succès et que prolongera Il était deux fois (1968). À la veille des années 1970, on peut y lire une manière de requiem pour l'image traditionnelle de la femme : celle-ci y étant montrée dans son quotidien, scrutée avec ce qu'il faut de finesse et de cruauté. […] Lire la suite

GAON, plur. GEONIM

  • Écrit par 
  • Michel GAREL
  •  • 124 mots

Le mot hébreu gaon (pluriel : geonim) était, à l'origine, le titre porté par les chefs des académies de Sura et de Pumbedita en Babylonie. Les geonim étaient reconnus par les Juifs, de la fin du vie siècle au milieu du xie siècle, comme les plus hautes autorités en matière d'enseignement religieux. Au xe et au xie siècle, le titre fut donné également aux chefs des académies de Palestine. […] Lire la suite

MEGILLOTH

  • Écrit par 
  • Richard GOULET
  •  • 142 mots

Pluriel du mot hébreu megillâh (« rouleau »), les Megilloth représentent cinq livres bibliques, les Cinq Rouleaux, qui, chez les juifs, sont lus à la synagogue lors de certaines fêtes : le Cantique de Salomon (Cantique des cantiques) est lu le jour du sabbat de la semaine de Pâque ; le Livre de Ruth, à la fête des Shavuot (fête des Semaines ou de la Pentecôte) ; les Lamentations de Jérémie, le neuvième jour du mois d'Ab (juillet-août) ; l'Ecclésiaste, au sabbat de la semaine des Sukkot (fête des Tabernacles) et le Livre d'Esther (le mieux connu des Megilloth, le Rouleau par excellence), à la fête des Pourim ou des Sorts. […] Lire la suite

AGÔN, théâtre grec

  • Écrit par 
  • Barbara CASSIN
  •  • 158 mots

En rhétorique, le terme a le sens précis d'argument principal, par opposition à l'exorde et à l'épilogue (au pluriel, cf. Syrianus, In Hermogenem commentaria, II, 111, 170 R). Le mot agôn caractérise enfin une partie de la comédie grecque ancienne : celle (ou celles) des scènes alternant avec les chants du chœur, après le prologue et la parodos (premier chant du chœur quand il entre dans l'orchestra), qui présente un débat entre deux personnages soutenant chacun une thèse opposée, par exemple le débat du juste et de l'injuste dans Les Nuées d'Aristophane. […] Lire la suite

WALĪ

  • Écrit par 
  • Georges BOHAS
  •  • 191 mots

Dans le Coran, walī (pluriel awliyā') désigne celui qui est proche de Dieu. À cette idée de proximité s'ajoute celle de protection. Puis, ce terme en est rapidement venu à désigner de pieux personnages, réputés proches de Dieu et dont on pouvait escompter le patronage ; ainsi, walī est devenu l'équivalent du terme français : saint. Les théologiens se sont vite aperçus que cette vénération comportait un risque pour le monothéisme et bon nombre d'entre eux ont voulu empêcher les croyants de visiter les tombeaux des awliyā'. […] Lire la suite

NEFOUD

  • Écrit par 
  • Jean-Marc PROST-TOURNIER
  •  • 174 mots

Grand bassin sableux situé au nord de l'Arabie Saoudite, le Nefoud ou encore Nafoud (de l'arabe nufūd : pluriel de nifd, dunes) constitue un vaste désert de plus de 50 000 kilomètres carrés, entouré par des escarpements rocheux formés par le rebord du plateau calcaire du désert syrien (Chamiyé) au nord et par la frange déchiquetée de plateaux gréseux (djebel Chammar) au sud. […] Lire la suite

AMORAIM

  • Écrit par 
  • Michel GAREL
  •  • 224 mots

Pluriel de amora, mot araméen de la racine amar (parler, expliquer, interpréter), le terme amoraim désigne les docteurs érudits du judaïsme qui furent en activité depuis la période d'achèvement de la Mishnah (env. 200) jusqu'à l'achèvement des Talmudim de Jérusalem et de Babylone (fin du ive et fin du ve s.). Dans la chaîne de la tradition, ils constituent un maillon entre les tannaim et les saboraim. […] Lire la suite

RAPPORT SOCIAL

  • Écrit par 
  • François VATIN
  •  • 1 476 mots

Si l’expression « rapport social » est parfois utilisée, le pluriel est beaucoup plus usité. Elle apparaît à l’entrée « social » dans la septième édition du Dictionnaire de l’Académie française (1835). À l’entrée « rapport », on lit cette courte définition : « se dit souvent des relations que les hommes ont entre eux ». Dans le Dictionnaire d’Émile Littré (2e éd. […] Lire la suite

CHÉRUBINS

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 239 mots

Mot français qui correspond à l'hébreu kerubim, pluriel de kerub, l'un et l'autre étant employés dans la Bible. On les rapproche des termes akkadiens karibu ou kuribu, qui désignaient la figuration, en Mésopotamie, de divinités de second rang (karibu signifie bénir et correspond à l'hébreu barak). On représentait les chérubins comme des êtres particuliers, souvent lions ou bœufs à tête humaine (dans le temple décrit par Ézéchiel, les chérubins ont deux faces, l'une d'homme et l'autre de lion ; (Ez. […] Lire la suite

MULHOLLAND DRIVE (D. Lynch), en bref

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
  •  • 254 mots

Mais n'est-ce pas là la logique même du rêve ? Dépassant les éclats de Blue Velvet ou Lost Highway, le génie visuel de David Lynch, joue de la profusion d'images au statut indécis ou pluriel. Ce qui apparaissait au début comme une satire de l'univers hollywoodien se transforme progressivement en une vertigineuse quête de l'identité, où le dédoublement est la loi. […] Lire la suite

BAAL

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 853 mots

L'Ancien Testament parle fréquemment du Baal d'une certaine région, ou de baalim au pluriel, ce qui indique qu'il existait, sous ce nom, diverses divinités locales ou des « seigneurs » de différents lieux. On ne sait si les Cananéens tenaient ces baalim pour identiques ou dissemblables, mais il ne semble pas que le culte du Baal d'Ugarit ait été limité à une seule ville ; et, sans nul doute, d'autres communautés lui attribuaient également une souveraineté universelle. […] Lire la suite

IBN ‘AṬĀ' ALLĀH D'ALEXANDRIE TĀDJ AL-DĪN ABŪ L-FAḌL (mort en 1309)

  • Écrit par 
  • Roger ARNALDEZ
  •  • 264 mots

Son but est justement de montrer que ces maîtres ont tous les signes de la walāya, qu'ils sont des awliyā' (pluriel de walī : « ami de Dieu », « saint »). Ces awliyā' sont « le lieu de l'épiphanie (maẓhar) de la lumière prophétique, le miroir où se reflète la lumière des connaissances du Prophète » (P. Nwyia). Les Ḥikam constituent une série de réflexions et de maximes d'une haute portée spirituelle, intéressantes moins par leur originalité que par leur ton et leur beauté. […] Lire la suite

DJEBĀL

  • Écrit par 
  • Jean CALMARD
  •  • 252 mots

Le terme de Djebāl (ou Djibāl, pluriel de l'arabe djabal, montagne ou colline) est employé par les Arabes pour désigner deux régions différentes. D'une part, ils dénomment ainsi l'ancienne Médie (Māda, Māh) qu'ils appelèrent aussi ‘Irāk ‘Adjamī, c'est-à-dire l'Irak des « barbares », par opposition à ‘Irāk ‘Arabī, le pays que les Occidentaux appellent l'Irak. […] Lire la suite

SYNTAGME

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 372 mots

Le concept de syntagme, dans les théories structurales de la linguistique, s'oppose à paradigme et renvoie à la succession chronologique des unités mises en œuvre dans l'énoncé réalisé : au sens étroit, « renverrons » est un syntagme, car il consiste en une suite de quatre morphèmes, à savoir le préfixe (qui commute à cette place avec zéro), le radical lexical (qui pourrait être anim- ou toute autre idée verbale), le morphème du futur et celui de la première personne du pluriel ; chacun de ces éléments est en relation paradigmatique avec ses équivalents au même point de la séquence et en relation syntagmatique avec son entourage, qu'on appelle aussi « distribution » (la somme des environnements possibles). […] Lire la suite

ASES

  • Écrit par 
  • Régis BOYER
  •  • 974 mots
  •  • 1 média

À l'exception de Njördhr, Freyr et Freyja, toutes les grandes divinités nordiques, notamment Odhinn, Tyr, Thórr et Heimdallr sont réputées Ases (masculin singulier áss, pluriel aesir ; féminin singulier ásynja, pluriel ásynjur). Il n'y a pas lieu de s'attarder outre mesure sur la poussière de mythes qui les concernent, sur leur nombre, qui serait de douze, sur leur lieu de séjour, Ásgardhr (Enclos-des-Ases), situé exactement au centre de l'univers. […] Lire la suite

‘ABD AL-ḤAMĪD IBN YAḤYĀ (VIIIe s.)

  • Écrit par 
  • Gérard LECOMTE
  •  • 968 mots

Il faut distinguer deux sortes d'épîtres (risāla ; pluriel, rasā'il) : – les pièces de chancellerie proprement dites, celles qui – de façon plus ou moins authentique – entrent dans la catégorie des documents d'archives ; – les épîtres littéraires qui sont composées, en général, dans un but didactique et véhiculent les principes d'une éthique qui s'incorporera à la tradition arabo-islamique. […] Lire la suite

NOMBRES

  • Écrit par 
  • Jean-Marie PRUVOST-BEAURAIN
  •  • 1 762 mots

Le français moderne distingue singulier et pluriel (pour une quantité égale ou supérieure à deux : deux litres, mais 1,99 litre est un singulier). Le duel, désignant simultanément deux entités, existe dans des langues comme le grec ancien et le sanskrit, ou bien subsiste pour quelques mots dans certaines langues, comme le breton [lagad, « œil » (singulier) ; an daoulagad, « les deux yeux » (duel) ; lagadoù, « des yeux » (pluriel) ; daoulagadoù, « des paires d'yeux » (pluriel d'un duel)]. […] Lire la suite

LIEN SOCIAL

  • Écrit par 
  • Claude JAVEAU
  •  • 1 251 mots

D'un point de vue phénoménologique, il n'est pas déplacé d'indiquer que le « nous » est présent dans tout « moi », dans la mesure où le « moi » de l'individu est précisément façonné par l'action des autres dans le processus pluriel de socialisation. C'est la base de l'intersubjectivité décrite par Alfred Schütz (1899-1959), sur laquelle repose le moment situationnel des phénomènes sociaux, l'autre moment, l'institutionnel, constituant le social objectivé (en institutions, précisément). […] Lire la suite

TOSSEPHTA ou TOSEFTA

  • Écrit par 
  • Ernest GUGENHEIM
  •  • 394 mots

La Tossephta est un recueil de textes tannaïtiques qui n'ont pas été insérés par Rabbi Juda ha-Nassi dans son Code de la Mishna et qui sont appelés, pour cette raison, Baraytot (pluriel de barayta, qui signifie « en dehors », « extérieur »). Cette compilation, la seule qui nous soit parvenue intégralement parmi d'autres recueils semblables, se caractérise par son lien étroit avec la Mishna, qu'elle éclaire et complète. […] Lire la suite

QASR

  • Écrit par 
  • Nikita ELISSÉEFF
  •  • 332 mots
  •  • 1 média

En pays berbère, sous la forme Ksar ou le pluriel Ksūr, le mot désigne un village entouré d'une muraille (Ksūr al-Barai ou Ksūr al-Kraib, par exemple). […] Lire la suite

MOT

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 467 mots

Ainsi, civium représente à la fois un lexème (« citoyen »), plus un génitif, plus un pluriel, soit trois signes en un seul mot et en deux morphes. Il en va de même pour « anticonstitutionnellement », à cette différence près toutefois que l'usager ressent avec plus ou moins de prégnance les diverses composantes de cette séquence : le préfixe anti- et le suffixe adverbial ont sans doute l'effet le plus important, de même que la base adjectivale sur laquelle est formé l'adverbe ; celle-ci renvoie à une base nominale, « constitution », qui est encore sensible, mais à l'intérieur de laquelle on ne décode pas vraiment de radical, même si on y perçoit une dérivation à partir de constitu-, sans qu'on puisse y trouver de trace du latin st-, pourtant également présent derrière « instituer », « stable » ou même « constater ». […] Lire la suite

AVESTA

  • Écrit par 
  • Jean de MENASCE, 
  • Georges PINAULT
  •  • 1 900 mots

Les neutres en -n-, -r-, -s- présentent au nominatif-accusatif pluriel une finale à vocalisme long sans désinence, qui relève d'une formation de collectif, attestée également en hittite : par exemple, ayār : singulier ayar (« jour »). À la première personne du singulier de la flexion thématique, le gāthique a encore -ā (indo-eur. *-ō), en regard de l'innovation indo-iranienne -āmi ; la désinence secondaire de la troisième personne du pluriel *-ṇt est continuée par gāth. […] Lire la suite

ANGLAIS (ART ET CULTURE) Langue

  • Écrit par 
  • Guy Jean FORGUE, 
  • Hans KURATH
  •  • 6 289 mots
  •  • 2 médias

Dans la plupart des noms qui forment leur pluriel de cette manière, le morphème de base est invariable, mais certains d'entre eux, qui se terminent par des f ou s sourds au singulier, ont des variantes sonores v ou z au pluriel, comme wives (wife), houses (house). Un petit nombre de noms du langage courant conservent d'anciennes formes de pluriel, tels oxen (ox), children (child), feet (foot), mice (mouse), men (man), women (woman). […] Lire la suite

TARTARE, mythologie

  • Écrit par 
  • Robert DAVREU
  •  • 408 mots

Le mot grec Tartaros (ou, au pluriel, ta Tartara) est sans doute, à l'origine, une onomatopée qui sert à marquer quelque chose d'effrayant ou de mauvais et qui est à rapprocher peut-être de Barbaros (« Barbare »). Par ce vocable, Homère et Hésiode s'accordent à qualifier un lieu qu'ils disent ténébreux : « Que mon ordre ne soit enfreint par aucun dieu, par aucune déesse, tonne Zeus dans L'Iliade (VIII, 13), [. […] Lire la suite

CERTEAU MICHEL DE (1925-1986)

  • Écrit par 
  • Dominique JULIA, 
  • Claude RABANT
  •  • 2 886 mots
  •  • 1 média

Mais maintenant elle suscite à son tour l'énonciation multiple : « L'œuvre est la métaphore d'un acte de communication destiné à retomber en mille éclats et à permettre ainsi d'autres expressions du même type » (La Culture au pluriel). L'œuvre, s'égalant au murmure vers lequel elle tend son écoute, devient elle-même la source d'un « pullulement créateur » – « aussi pluriel que la voix dont les inflexions et les accents disent à une attention amoureuse, plus de choses que les phrases formées » (La Fable mystique). […] Lire la suite

ĀRAṆYAKA

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 452 mots

Mot sanskrit qui veut dire « forestier » et qui, au pluriel, désigne une classe de textes védiques, en prose ou en vers, destinés à l'enseignement de rites secrets et à l'herméneutique de cette liturgie marginale. Souvent d'ailleurs, le rituel est supposé connu, et les spéculations théologiques y prennent la première place : de ce point de vue, les Āraṇyaka sont très proches des Upaniṣads qui les prolongent naturellement, et le départ entre ces deux genres littéraires est parfois difficile à établir. […] Lire la suite

BOSQUET ALAIN (1919-1998)

  • Écrit par 
  • Jacques JOUET
  •  • 429 mots

C'est le vers libre, à l'inverse, qui est utilisé dans les textes brefs de Poèmes, deux (Les Notes) qui rassemble 100 Notes pour une solitude (1970), Notes pour un amour (1972), Notes pour un pluriel (1974). Après Le Livre du doute et de la grâce (1977), Alain Bosquet publie les Sonnets pour une fin de siècle (1981) qu'il a voulu enraciner dans le vocabulaire et le réel quotidiens, puis Bourreaux et acrobates (1989) et Le Gardien des rosées (1991). […] Lire la suite

CAMUS MARCEL (1912-1982)

  • Écrit par 
  • Robert de LAROCHE
  •  • 418 mots

Sa dernière réalisation pour le petit écran était encore une adaptation littéraire, celle du Féminin pluriel de Benoîte et Flora Groult. […] Lire la suite

AMÉRIQUE LATINE Vue d'ensemble

  • Écrit par 
  • Georges COUFFIGNAL
  •  • 551 mots

On pourrait égrener encore longtemps les particularités de chaque pays ou chaque groupe géographique (Amérique centrale, pays andins, cône sud), qui incitent nombre d'auteurs à préférer parler des Amériques latines, au pluriel, plutôt que de l'Amérique latine, au singulier. […] Lire la suite

SOUFISME ou ṢŪFISME

  • Écrit par 
  • Jacqueline CHABBI
  •  • 3 984 mots

Fakir, de l'arabe faqīr (pluriel fuqarā'), et derviche, du persan darwīsh (pluriel darwīshān), signifiaient tous les deux « pauvre », au sens commun. Les deux termes ont été appliqués aux membres réguliers des confréries mystiques. Mais le fait que certains de ceux-ci se livraient en public à des jongleries (notamment les Kalandariyya, E.I., 2) et que la plupart avaient fait de la danse (raqṣ) une de leurs activités habituelles explique le sens pris en français par les deux termes. […] Lire la suite

OSSÈTES

  • Écrit par 
  • Guy JUCQUOIS
  •  • 1 213 mots

Le pluriel se distingue du singulier par l'adjonction d'un élément -tœ, réduit à -t ailleurs qu'au nominatif. L'ossète a recréé une nouvelle déclinaison pour la plupart des cas, qui sont au nombre de dix en iron et de huit en digor. Les désinences s'ajoutent simplement au thème nominal singulier ou pluriel, c'est-à-dire au nominatif, mais elles se laissent encore clairement analyser, si bien que l'ossète à cet égard fait songer bien plus aux langues non indo-européennes qui l'entourent qu'à la protolangue dont il provient. […] Lire la suite

LUG(US), irl. LUG

  • Écrit par 
  • Christian-Joseph GUYONVARC'H
  •  • 436 mots

Désignant l'équivalent de Mercure dans le schéma religieux de César, le théonyme gaulois Lug(us) est attesté : par le toponyme latinisé Lugu-dunum (« forteresse de Lugus »), dont on connaît une quinzaine d'exemplaires — les principaux sont Lyon (Rhône), Laon (Aisne), Laudun (Gard), Loudun (Vienne), Loudon (Sarthe), Leiden (Pays-Bas) ; par le pluriel Lugoves (« les [trois] Lugus ») dans deux inscriptions gallo-romaines à Avenches (Suisse) et à Bonn (Allemagne) ; par l'anthroponyme Lugu-selva « [celle qui est] la propriété de Lug » dans une inscription de Périgueux ; par un petit nombre de dérivés suffixés du type Lugurix, à Genouilly (Cher), ou Lugius à Narbonne. […] Lire la suite

EAUX SYMBOLISME DES

  • Écrit par 
  • Gilbert DURAND
  •  • 4 082 mots
  •  • 1 média

, ces diverses accentuations d'un symbolisme qui contraint l'eau, seule parmi les quatre éléments, à se mettre au pluriel. Pluriel qui se pluralise de nouveau, si l'on peut dire, lorsque les eaux se différencient encore davantage par leurs températures : en vapeur, en glace et en neige. En témoignent le nombre et les appellations innombrables des divinités des eaux, de toutes les eaux, nymphes, naïades, néréides, sirènes, océanides, nāgī et, plus tard, fées, vouivres et serpents de nos fontaines et de nos sources. […] Lire la suite

PRIKAZE

  • Écrit par 
  • Wladimir VODOFF
  •  • 516 mots

Le mot russe prikaz (pluriel prikazy) signifie étymologiquement un « ordre », une « mission ». C'est à partir de ce sens que le terme a été appliqué à des unités administratives chargées, dans le cadre de la monarchie moscovite, de fonctions précises. Si le terme n'apparaît avec cette valeur que relativement tard dans le xvie siècle, la réalité institutionnelle qu'il recouvre tire ses origines du règne d'Ivan III (1462-1505), lorsque l'accroissement considérable du territoire de la grande-principauté de Moscou et l'établissement de rapports suivis avec d'autres États ont fait éclater l'ancienne organisation administrative domaniale concentrée autour du Trésor princier (Kazna). […] Lire la suite

MOIRES

  • Écrit par 
  • Robert DAVREU
  •  • 508 mots

Quoi qu'il en soit, ce que toutes ces généalogies ont en commun, c'est de rattacher les Moires — même dans la seconde version évoquée par Hésiode — à la première génération divine, celle des forces élémentaires : les Moires, bien que ce pluriel soit post-homérique (et ce d'une manière essentielle relativement au monde grec pour lequel L'Iliade est coup d'envoi), sont des divinités très anciennes, d'origine orientale probablement, liées au cycle naturel de la génération et de la corruption, de la naissance et de la mort. […] Lire la suite

STARETS

  • Écrit par 
  • Jacques DUBOIS
  •  • 545 mots

Dans l'Église russe, le mot starets (au pluriel startsy) désigne un moine qui, rempli des lumières du Saint-Esprit, est un guide dans la voie de la perfection. Le starets peut être prêtre, mais il ne l'est pas toujours ; il peut recevoir la charge de gouverner un monastère, mais ce n'est ni fréquent ni habituellement souhaité ; son rôle est de vivre une expérience spirituelle telle que les autres sentent en lui la présence de Dieu. […] Lire la suite

BAYLE FRANÇOIS (1932- )

  • Écrit par 
  • Brigitte MASSIN
  •  • 498 mots

S'il utilise encore dans ses premières œuvres (à titre d'expérience) des instruments traditionnels conjointement à la bande (L'Archipel, 1963 ; Trois Portraits d'un oiseau qui n'existe pas, 1963 ; Pluriel, 1963), la référence à ceux-ci est pratiquement abandonnée par la suite. Par le moyen d'une grammaire, d'une arithmétique nouvelle, uniquement dans le domaine de la manipulation du son, François Bayle cherche — en élargissant sans cesse son langage — à établir une logique (« biologique » dit-il) entre les deux mondes imaginatifs de la pensée et de l'expression. […] Lire la suite

PATHOCÉNOSE

  • Écrit par 
  • Danielle GOUREVITCH
  •  • 625 mots

On peut parler de pathocénoses au pluriel, dans la mesure où la notion s'applique à des périodes et à des régions déterminées, plus ou moins vastes : il y a une pathocénose d'aujourd'hui, dans la mesure où les problèmes de santé sont mondialisés par la concentration des industries pharmaceutiques, par la facilité des voyages intercontinentaux, par la libération massive des mœurs. […] Lire la suite

ALPAIS (1185 env.-env. 1215)

  • Écrit par 
  • Marie-Madeleine GAUTHIER
  •  • 603 mots

Alpais m'a fait à Limoges) ; il paraît en effet préférable de traduire ainsi en français le locatif Lemovicarum, toponyme dont le pluriel rappelle de façon remarquable les deux enceintes juxtaposées, assorties de deux « corps de ville » médiévaux, de cette antique cité. On avait souvent pris aussi, dans l'historiographie, le mot Lemovicarum pour le génitif désignant sinon le lieu de naissance, du moins le site de l'atelier de ce maître émailleur : G. […] Lire la suite

GENÈSE LIVRE DE LA

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 584 mots
  •  • 1 média

Cependant, au pluriel (geneseis), le mot se trouve dans la formule Biblos geneseôs, traduction grecque de l'hébreu Toledot (« générations », « généalogie », « origine », « histoire »). Toledot revient à dix reprises tout au long de la Genèse : formule clé ouvrant les grandes sections du livre, dix en tout, qui se regroupent en deux grandes parties. […] Lire la suite

PHILISTINS

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 697 mots

Jusqu'à leur défaite par l'armée de David, cette pentapole fut gouvernée par des seranim (pluriel de serem, à rapprocher du grec tyrannos) qui formaient le Conseil suprême du peuple. D'après les sources bibliques (Jér., xlvii, 4 ; Am., ix, 7 ; Deut., ii, 23), les Philistins seraient venus de Caphtor, qui serait la Crète ou peut-être la Cappadoce. Après avoir été probablement refoulés par la migration des Doriens (après la guerre de Troie, ~ 1180) avec les autres « peuples de la mer », leur population implantée en Canaan a dû s'accroître par les flots successifs de l'immigration. […] Lire la suite

FOUTA-DJALON

  • Écrit par 
  • Marie-Christine AUBIN
  •  • 629 mots

Ils sont souvent cuirassés de latérite ; on les désigne par le mot peul bowal (ou bowé au pluriel) ; leur importance économique et humaine est très grande. Les plateaux présentent des zones différentes : les hauts plateaux centraux (1 200-1 515 m), autour de Labé et de Pita, sont traversés par des vallées profondes ; le plateau oriental, où le Bafing, l'une des deux branches mères du Sénégal, prend sa source ; le rebord nord, tourné vers Youkounkoun et dominé par le mont Loura (1 515 m), point culminant du Fouta-Djalon, près duquel la Gambie prend sa source ; le plateau ouest, plus bas, autour de Gaoual et Télimélé, disséqué par le Cogon, le Tominé et le Fatala. […] Lire la suite

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