« JOYCE, JAMES »

JOYCE JAMES (1882-1941)

  • Écrit par 
  • Jean-Jacques MAYOUX
  •  • 7 706 mots
  •  • 1 média

 Dalloway de Virginia Woolf), l'héritage de James Joyce. On notera, pour l'histoire culturelle, le parallélisme entre l'invention de ces structures et la création (n'est-elle pas postérieure ?) de l'espace-temps au cinéma. Joyce aimait la musique : sa femme pensait qu'il aurait dû être chanteur. Les Sirènes (qui sont deux barmaids) lui donnent l'occasion d'une expérience de langage musical où l'entrecroisement et l'arrangement des motifs d'une fugue se substituent aux successions logiques et chronologiques du récit. […] Lire la suite

Les médias de la recherche « JOYCE, JAMES » :

James Joyce

James Joyce
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Robert Musil

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Italo Svevo

Italo Svevo
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ULYSSE, James Joyce - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Marc PORÉE
  •  • 895 mots
  •  • 1 média

 Eliot, La Terre vaine (1922), parut Ulysse de l'écrivain irlandais James Joyce (1882-1941), autre tournant majeur de la révolution moderniste. Rédigé entre 1914 et 1921, de Trieste à Zurich, de Zurich à Paris, il fut d'abord publié dès 1921 sous forme de fragments dans une revue américaine d'avant-garde, la Little Review, avant que la censure ne s'en mêle, pour cause d'obscénité. […] Lire la suite

OATES JOYCE CAROL (1938- )

  • Écrit par 
  • Aurélie GUILLAIN
  •  • 1 122 mots

Même si Joyce Carol Oates sait jouer de purs effets mélodramatiques, elle mise aussi sur la parodie. Dans Marriages and Infidelities (1972, Mariages et infidélités), elle « reprend » explicitement des nouvelles de James, Kafka et Tchekhov ; ailleurs, elle puise dans la mythologie antique, les contes de fée, mais aussi dans les textes de Freud (le triangle œdipien sert de matrice à de nombreux récits). […] Lire la suite

SALLIS JAMES (1944- )

  • Écrit par 
  • Claude MESPLÈDE
  •  • 1 171 mots

 » Au passage, il révèle lire de la science-fiction depuis l’âge de cinq ans et cite, parmi ses romanciers favoris, un trio composé de Theodore Sturgeon, James Joyce et Raymond Chandler. Son œuvre romanesque débute au milieu des années 1960 avec la publication de plusieurs nouvelles dans la revue New Worlds de l’auteur britannique Michael Moorcock, dont il assurera la succession au poste de rédacteur en chef. […] Lire la suite

FRAZER JAMES GEORGE (1854-1941)

  • Écrit par 
  • Nicole BELMONT
  •  • 3 470 mots

Écrivains et poètes, Rudyard Kipling, Ezra Pound, William Butler Yeats, James Joyce, David Herbert Lawrence, y ont puisé l'idée que la nature humaine comporte un verso mystérieux et sombre. Thomas Stearns Eliot reconnaissait sa dette envers Frazer dans les notes pour The Waste Land (1921-1922) : « Je suis [...] redevable, d'une manière générale, à un autre ouvrage d'anthropologie qui a profondément influencé notre génération : j'entends Le Rameau d'or. […] Lire la suite

DONLEAVY JAMES PATRICK (1926-2017)

  • Écrit par 
  • Pierre-Yves PÉTILLON
  •  • 886 mots

Son premier essai fut son coup de maître : c'est le personnage original de Sébastien Dangerfield qui, dès son premier roman, L'Homme de gingembre (The Ginger Man, 1955), dont le succès fut énorme, a fait connaître J. P. Donleavy. Dans une saga picaresque, bouffonne et désespérée, un « rigaudon de canaillerie gaillarde » déambule cette « espèce », ce vagabond sans scrupules, digne héritier du xviiie siècle de Smolett, Fielding ou Diderot. […] Lire la suite

KLEIN ABRAHAM MOSES (1909-1979)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 338 mots

Après un séjour en Israël, Klein revient sur la création de cet État dans The Second Scroll (1951), roman symbolique qui rappelle parfois les techniques de James Joyce, dont Klein est un éminent spécialiste. The Rocking Chair and Other Poems (1948) abandonne toute référence à la culture juive pour décrire de manière satirique les changements que provoque l'industrialisation du Québec. […] Lire la suite

STRICK JOSEPH EZEKIEL (1923-2010)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 365 mots

Cinéaste indépendant américain, Joseph Ezekiel Strick est demeuré célèbre pour avoir porté à l'écran, en 1967, le roman de James Joyce Ulysses. Si le film reçut une nomination pour l'oscar du meilleur scénario tiré d'un autre médium, il n'en subit pas moins diverses déconvenues : interruption de la projection au festival de Cannes, censure en Irlande, en raison de sa fidélité au langage explicite et au contenu sexuel voulus par l'écrivain irlandais. […] Lire la suite

STOPPARD TOM (1937- )

  • Écrit par 
  • Elisabeth ANGEL-PEREZ
  •  • 913 mots

Alors que la pièce choisit comme point de départ cette ironie du sort qui fait se retrouver au même moment James Joyce, Tristan Tzara et Lénine à Zurich, Stoppard élabore, à partir de cet historique concours de circonstances, une double parodie où se superposent The Importance of Being Earnest d'Oscar Wilde et Ulysses de James Joyce. Chez Stoppard, le politique n'existe jamais en soi. […] Lire la suite

BERIO LUCIANO (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 909 mots

Mars 1953 Chamber Music, pour voix de femme, violoncelle, clarinette et harpe, d'après un texte de James Joyce, est créé à Milan ; la voix de femme est interprétée par Cathy Berberian. 1955 Avec son compatriote Bruno Maderna, Luciano Berio fonde à Milan le Studio di fonologia musicale au sein de la R.A.I. Il s'agit de la première institution italienne dédiée à la musique électroacoustique. […] Lire la suite

BEACH SYLVIA (1887-1962)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 607 mots

En 1922, Sylvia Beach publie l'œuvre monumentale de James Joyce, Ulysses (dont la première traduction en français fut publiée par Adrienne Monnier en 1929). Le roman avait en effet été rejeté par plusieurs éditeurs ayant pignon sur rue certains extraits ayant été jugés obscènes lors de leur parution en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Sylvia Beach travaille en étroite collaboration avec Joyce pour venir à bout de la correction des épreuves, extrêmement ardue, ainsi qu'avec les protes français, généralement peu au fait des règles typographiques propres à la langue anglaise, et encore moins des savants jeux de mots et mots-valises élaborés par l'auteur. […] Lire la suite

VULLIAUD PAUL (1875-1950)

  • Écrit par 
  • François SECRET
  •  • 323 mots

Vulliaud épousa Annie Sullivan, la fille du ténor favori de James Joyce, et devint, pour gagner sa vie, archiviste au Journal des débats. Il publia en 1925 Le Cantique des cantiques d'après la tradition juive, qui enthousiasma Paul Claudel ; en 1926, Joseph de Maistre franc-maçon, qui aurait été dédié à l'abbé Henri Bremond, si ce dernier, qui se présentait alors à l'Académie française, n'avait esquivé cette publicité ; en 1929, Les Rose-Croix lyonnais au XVIIIe siècle, ouvrage composé à l'aide du fonds Willermoz, alors propriété de l'éditeur Émile Nourry. […] Lire la suite

BECKETT SAMUEL (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Florence BRAUNSTEIN
  •  • 298 mots

Durant ces années, il se lie d’amitié avec James Joyce. 1934 Publication d’un recueil de nouvelles, More Pricks than Kicks. 1938 Murphy. Commence à écrire des poèmes en français. 1939-1944 À Paris, Beckett entre dans la Résistance, puis se réfugie dans le Roussillon. 1951 Publication de Molloy et Malone meurt aux éditions de Minuit. 3 janvier 1953 Première à Paris de En attendant Godot au théâtre de Babylone, dans une mise en scène de Roger Blin. […] Lire la suite

BARNES DJUNA (1892-1982)

  • Écrit par 
  • Catherine ROVERA
  •  • 1 172 mots

Mais elle s'inscrit plus encore dans le courant « moderniste » de l'entre-deux-guerres, partageant avec certains de ses contemporains, comme James Joyce ou T. S. Eliot, un besoin d'expérimentation avec la langue. L'art de Djuna Barnes se distingue avant tout par le maniement du pastiche et de la parodie, par une ironie mordante, par un penchant pour le grotesque et les images insolites. […] Lire la suite

MONOLOGUE INTÉRIEUR

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 1 031 mots
  •  • 1 média

Rendu fameux par l'usage magistral qu'en a fait James Joyce dans Ulysse (1922), le monologue intérieur (l'expression, dans son sens actuel, a été introduite par Valery Larbaud) a immédiatement suscité d'interminables et persistantes controverses portant sur sa nature exacte et sur son origine. Faut-il en attribuer la paternité à Édouard Dujardin, écrivain français auteur d'un roman, Les lauriers sont coupés (1887), qui d'abord passa inaperçu, mais que Joyce devait plus tard exhumer ? Proclamant sa dette à l'égard de Dujardin en soulignant l'apport décisif de son livre, Joyce déclare : « Le lecteur se trouvait, dans Les lauriers sont coupés, installé, dès les premières lignes, dans la pensée du personnage principal, et c'est le déroulement ininterrompu de cette pensée qui, se substituant complètement à la forme usuelle du récit, apprenait au lecteur ce que fait ce personnage et ce qui lui arrive. […] Lire la suite

LE BROCQUY LOUIS (1916-2012)

  • Écrit par 
  • Maïten BOUISSET
  •  • 576 mots

Il faut citer d'abord une Tête ancestrale (1970, Fonds national d'art contemporain, Paris), puis les Images de James Joyce (1978, Bank of Ireland, Dublin), dont il illustrera en 1986 Les Dubliners ; les Images de Samuel Beckett (1979, Trinity College, Dublin), celles de Francis Bacon (1979, Taylor Galleries, Dublin), ou encore ces Images de William Butle Yeats, dont il réalisa une centaine de variations, qui ont été regroupées lors de l'exposition que lui a consacrée le musée d'Art moderne de la Ville de Paris, en 1976. […] Lire la suite

TREVOR WILLIAM (1928-2016)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 367 mots

Influencé par le James Joyce de Gens de Dublin et par Charles Dickens, il campe admirablement ses personnages, pour la plupart excentriques et marginaux. William Trevor Cox naît le 24 mai 1928 à Mitchelstown (comté de Cork). Après des études conduites au Trinity College de Dublin, il commence une carrière de professeur et de sculpteur. Il enseigne alors l'histoire et l'art dans différents établissements d'Irlande du Nord et d'Angleterre. […] Lire la suite

FRENCH MARILYN (1929-2009)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 384 mots

L'année suivante, Marilyn French obtient sa licence dans son alma mater, où elle retournera passer une maîtrise en 1964 avant de soutenir au début des années 1970 une thèse sur l'Ulysse de James Joyce. Tandis que la jeune femme se lance dans une carrière d'écrivain, son mariage se révèle un échec, et le couple divorce en 1967. En 1977, elle publie The Women's Room (Toilettes pour femmes), qui se vend à plus de vingt millions d'exemplaires et sera traduit dans une vingtaine de langues. […] Lire la suite

BONTEMPELLI MASSIMO (1878-1960)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 406 mots

Revue d'ambition européenne (elle compte notamment James Joyce au nombre de ses contributeurs), 900 cherche une juste position entre ces deux extrêmes que sont le mouvement traditionaliste et l'avant-garde littéraire. Bontempelli poursuit sa carrière d'homme de lettres en publiant des romans et des pièces de théâtre remarqués pour leur intelligence et leur humour chimérique. […] Lire la suite

MCLUHAN MARSHALL (1911-1980)

  • Écrit par 
  • François VIEILLESCAZES
  •  • 482 mots

Lors d'un séjour à Trinity University (Cambridge, Massachusetts), où il lit James Joyce, Ezra Pound, T. S. Eliot, au début des années 1930, il se convertit au catholicisme. Professeur de littérature, il s'intéresse aux problèmes du symbolisme et leur consacre une thèse en 1943. Sa carrière universitaire, brillante et diverse (il enseigne à Wisconsin University, puis à Assumption College, Saint Louis, et finalement à Toronto, où il a dirigé le Center for Culture and Technology), se caractérise, jusqu'en 1962, année de la parution de La Galaxie Gutenberg, par la prédominance d'un thème de réflexion : les conséquences et les modes des processus de communication de la pensée et des émotions par les médias. […] Lire la suite

CALLAGHAN MORLEY (1903-1990)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 409 mots

Sa bibliographie ultérieure est marquée par des œuvres telles que That Summer in Paris (1963, Cet Été-là à Paris), dans laquelle il relate son séjour dans la capitale française en 1929 ainsi que sa fréquentation de Francis Scott Fitzgerald, Ernest Hemingway et James Joyce, et A Fine and Private Place (1975, Clair obscur), où il relate la vie d'un écrivain qui cherche la reconnaissance artistique dans son propre pays. […] Lire la suite

LA TERRE VAINE, T. S. Eliot - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Marc PORÉE
  •  • 940 mots
  •  • 1 média

 Eliot (1888-1965) suit James Joyce et s'en démarque à la fois. Il avait lu des extraits d'Ulysse avant sa publication en 1922, et voyait dans le parallèle que Joyce créait avec l'œuvre d'Homère le moyen de « donner une forme et un sens à l'immense panorama de la futilité et de l'anarchie qu'est l'histoire contemporaine ». Mais Eliot substitue à la « méthode mythique » la voie de l'anthropologie. […] Lire la suite

WILDER THORNTON (1897-1975)

  • Écrit par 
  • André LE VOT
  •  • 684 mots

Parmi les influences majeures qui l'ont marqué (Wilder a, par ailleurs, reconnu sa dette envers Gertrude Stein et James Joyce), celle de Proust aura sans doute été, par le sujet et par le style, la plus constante et la plus fructueuse. À l'opposé, l'œuvre dramatique replonge aux sources populaires et réussit là où les romans, qui ont pour cadre l'Amérique, avaient échoué : évoquer avec simplicité et conviction les conflits et les espoirs de l'homme moyen dans son milieu familial. […] Lire la suite

BEAULIEU VICTOR-LÉVY (1945- )

  • Écrit par 
  • A. BERGENS
  •  • 539 mots
  •  • 1 média

Parmi ses principaux titres, dont certains se réfèrent à de grandes figures de la culture occidentale, citons Mémoires d'outre-tonneau (1968), Race de monde (1969), La Nuitte de Malcolmm Hudd (1969), Jos connaissant (1970), Les Grands-Pères (1971), Blanche forcée (1976), Monsieur Melville (1978-1980), Steven le Héraut (1985), Seigneur Léon Tolstoï (1992), James Joyce, l’Irlande, le Québec, les mots (2006), Se déprendre de soi-même : dans les environs de Michel Foucault (2008). […] Lire la suite

BERLIN ALEXANDERPLATZ, Alfred Döblin - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Lionel RICHARD
  •  • 898 mots
  •  • 1 média

Un roman de la ville Berlin Alexanderplatz est publié sept ans après l'Ulysse (1922) de James Joyce (1822-1941), et quatre ans après Manhattan Transfer (1925) de John Dos Passos (1896-1970). Lors de sa parution en Allemagne, il a été fréquemment comparé à ces œuvres, tenues pour des piliers du roman moderne. Döblin a reconnu qu'il avait découvert Joyce une fois qu'il avait écrit le quart de son propre livre, mais il a toujours rejeté l'idée qu'il ait pu être influencé par le romancier irlandais. […] Lire la suite

O'BRIEN EDNA (1930- )

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 537 mots

En 1999, elle publie une étude sur James Joyce, qui sera suivie en 2009 de Byron in Love, une biographie. Comme cet auteur et Frank O’Connor, elle souffre de la censure et voit certaines de ses œuvres interdites en Irlande pour irréligiosité. Dans un beau livre de mémoires, Country Girl (2012, Fille de la campagne), elle décrit sans fard l’ordre moral qui régnait dans l’Irlande des années 1950, et l’atmosphère du Swinging London, dans les années 1960. […] Lire la suite

FORD MADOX FORD (1873-1939)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 532 mots

À Paris, il anime le périodique Transatlantic Review (janvier 1924-janvier 1925), qui publie James Joyce et Ernest Hemingway, confirmant sa position de critique influent dans le panorama littéraire international du début du xxe siècle. Au cours de sa longue carrière littéraire, Ford aura des contacts féconds avec la plupart des grands écrivains du moment et il laissera le souvenir d’une personne prodigue d’encouragements envers les jeunes auteurs. […] Lire la suite

PRÈS DU CŒUR SAUVAGE, Clarice Lispector - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Rita OLIVIERI-GODET
  •  • 854 mots

La critique a salué les nouvelles voies inaugurées par ce premier roman, en soulignant ses affinités avec la prose de Virginia Woolf et de James Joyce : discontinuité narrative, rupture du principe de causalité, monologue intérieur, intériorisation de l'action romanesque, autant de procédés utilisés pour construire une forme singulière d'appréhension de la conscience individuelle. […] Lire la suite

MANHATTAN TRANSFER, John Dos Passos - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Michel FABRE
  •  • 901 mots

Dos Passos a recours évidemment aux techniques narratives mises en œuvre par James Joyce et Gertrude Stein. Mais il transpose surtout les procédés de cinéastes comme Eisenstein et Griffith en ne retenant, par découpage et montage en contrepoint, que des éléments significatifs présentés sous un éclairage immédiat, et selon un rythme tel que le sens apparaît dans le récit sans que celui-ci donne l'impression qu'une thèse est expressément formulée. […] Lire la suite

SMITH ZADIE (1975- )

  • Écrit par 
  • Vanessa GUIGNERY
  •  • 1 079 mots

Hormis la première partie rédigée selon la technique moderniste du courant de conscience à la manière de James Joyce ou Virginia Woolf, Smith adopte dans NW une langue et une structure narrative fragmentées et heurtées pour tailler au scalpel les tranches de vie de ses personnages à la dérive. L'une des réussites de Smith, dans chacun de ses romans, a trait à l'authenticité des dialogues et à la façon dont elle parvient à reproduire les diverses inflexions de voix, les accents, les variantes du parler populaire et du jargon universitaire, le rythme et les sonorités de la langue orale aussi bien chez les jeunes rappeurs que chez les immigrés du Bangladesh. […] Lire la suite

SELF WILL (1961- )

  • Écrit par 
  • Vanessa GUIGNERY
  •  • 1 051 mots
  •  • 1 média

Cette prouesse linguistique se situe dans la lignée des expérimentations de James Joyce, mais aussi de l'écossais de la classe ouvrière chez Irvine Welsh ou de la langue futuriste de Russell Hoban dans Riddley Walker (1980). Situé dans un hôpital psychiatrique (comme la longue nouvelle de 2004, Dr Mukti), Umbrella (2012) est un long « courant de conscience » à la manière de modernistes tels que Joyce ou Virginia Woolf : diffracté en quatre points de vue, mêlant trois espaces temporels, le récit passe parfois de l'un à l'autre au sein d'une même phrase et reflète la dimension erratique de la mémoire. […] Lire la suite

LA PROMENADE AU PHARE, Virginia Woolf - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Marc PORÉE
  •  • 1 084 mots
  •  • 1 média

Confrontée aux mêmes contraintes que James Joyce et D. H. Lawrence, elle travailla à se libérer comme eux de la psychologie et de la chronologie. Sa manière propre triomphe dans La Promenade au phare, où s'opposent deux manières d'interpréter le monde : la masculine, éprise de domination et synonyme de raidissement, la féminine, fluide car épousant le rythme des choses. […] Lire la suite

LODGE DAVID (1935- )

  • Écrit par 
  • Vanessa GUIGNERY
  •  • 1 095 mots

 Lawrence ou James Joyce. Dans Jeu de société, qui s'inscrit dans la tradition du roman industriel victorien à la Charlotte Brontë ou George Eliot, Lodge décrit l'impact social et économique de la politique ultralibérale mise en place par le gouvernement Thatcher sur le monde de la métallurgie. Au-delà des thèmes de société, ses ouvrages reposent souvent sur une intrigue sentimentale de l'ordre du vaudeville ou de la « romance », et mettent en œuvre une dynamique du suspens digne des meilleurs récits policiers. […] Lire la suite

JONES DAVID (1895-1974)

  • Écrit par 
  • Louis BONNEROT
  •  • 1 001 mots

David Jones, en raison d'affinités d'inspiration et de style, est destiné à prendre place aux côtés de Gerard Manley Hopkins, de James Joyce, de T. S. Eliot et d'Ezra Pound. Il a abordé la création littéraire en autodidacte, et fortuitement à l'occasion d'une convalescence en Palestine. La guerre et cette expérience « expliquent, a-t-il dit, pour une très large part ses tentatives d'écrivain ». […] Lire la suite

ABBOTT BERENICE (1898-1991)

  • Écrit par 
  • Christian CAUJOLLE
  •  • 801 mots

Cocteau, James Joyce, Sylvia Beach, Gide, Foujita, Max Ernst ou la princesse Bibesco sont ses modèles. C'est en 1925 qu'elle rencontre, grâce à Man Ray, le photographe Eugène Atget, inlassable chroniqueur d'un Paris architectural qu'il explore systématiquement, de vitrines en hôtels particuliers, de classes sociales en paysages urbains, d'arrondissement en arrondissement. […] Lire la suite

MOORE GEORGE AUGUSTUS (1852-1933)

  • Écrit par 
  • Jean NOËL
  •  • 750 mots

Le jeune James Joyce aimera ce livre. The Lake (1905) narre dans un style envoûtant l'histoire d'un prêtre irlandais qui perd la foi. Les Vacances d'un conteur (A Story-Teller's Holiday, 1918) marque la conjonction de la prose saisie dans sa continuité narrative et de l'art des conteurs traditionnels. Se rattachent encore à ce mode d'écriture trois beaux romans historiques : La Solitude de Kerith (The Brook Kerith, 1916), hérétique « vie de Jésus », Héloïse et Abélard (1921), Aphrodite in Aulis (1930), trois œuvres où l'on retrouve Moore fidèle à lui-même, ennemi de tous les dogmatismes tyranniques et voyant dans les arts l'activité humaine la plus haute. […] Lire la suite

FOCALISATION, littérature

  • Écrit par 
  • Alain BRUNN
  •  • 1 085 mots
  •  • 1 média

Sa forme idéale se trouve alors dans les monologues intérieurs, comme dans La Jalousie d'Alain Robbe-Grillet, chez James Joyce ou Nathalie Sarraute ; mais, au-delà de ces cas particuliers, tout « mode personnel » (R. Barthes) du récit – c'est-à-dire la possibilité de passer de la troisième personne à la première sans autrement modifier le récit –, participe de ce type. […] Lire la suite

PAJAK FRÉDÉRIC (1955- )

  • Écrit par 
  • Clarisse BOUILLET, 
  • Universalis
  •  • 1 122 mots

Tout comme L'Immense Solitude (mais aussi Martin Luther, paru en 1997 et peu diffusé), il s'agit à chaque fois de biographies subjectives, faites de ce que Pajak appelle des « rêveries » autour de certains aspects de la vie d'un philosophe, d'un romancier ou d'un poète : ainsi des amours contrariées d'Apollinaire (Le Chagrin d'amour, 2000), du génie et de l'alcoolisme d'un James Joyce (Humour, 2001), des errances de Nietzsche gagné par la folie (après L'Immense Solitude, Nietzsche et son père, 2003 et J'entends des voix, 2006). […] Lire la suite

TROIS SOUVENIRS DE MA JEUNESSE (A. Desplechin)

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
  •  • 1 088 mots

(ma vie sexuelle) que le personnage de Paul Dédalus fait son apparition dans l’œuvre d’Arnaud Desplechin : figure hybride, qui emprunte tout à la fois au Stephen Dedalus imaginé par James Joyce, à l’Antoine Doinel de François Truffaut et à Desplechin lui-même. Quelque vingt ans après, voici Trois Souvenirs de ma jeunesse (2015), qui nous révèle, à la manière d’une préquelle, ce que fut la vie de Paul avant sa mystérieuse dispute avec Favier. […] Lire la suite

MRS. DALLOWAY, Virginia Woolf - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Marc PORÉE
  •  • 842 mots
  •  • 1 média

Dalloway est proche par bien des aspects de l'Ulysse (1922) de James Joyce, ou de Manhattan Transfer (1925) de John Dos Passos, dont il partage la commune volonté de s'affranchir des lois du réalisme et d'une chronologie linéaire, il s'en distingue néanmoins par son charme impressionniste, ses jeux de miroir entre surfaces et profondeurs également réfléchissantes, sa profonde intuition, enfin, des failles qui s'ouvrent sous l'écume des jours. […] Lire la suite

POTOK CHAÏM (1929-2002)

  • Écrit par 
  • Lazare BITOUN
  •  • 794 mots

Dès l'âge de seize ans cependant, moment où il découvre Evelyn Waugh et James Joyce, Chaïm Potok forme le projet de devenir écrivain. Cette ambition se concrétise à l'issue de la période 1955-1957 durant laquelle il sert comme aumônier militaire en Corée : « Une expérience cruciale, fondamentale, qui m'a totalement transformé. » La mort de plusieurs de ses amis, les dangers encourus pour sa propre vie, les atrocités dont il est le témoin dans cette période d'après guerre lui inspirent un premier récit qu'il transformera des années plus tard pour le publier sous forme de roman : Je suis l'argile (1992). […] Lire la suite

ANTHEIL GEORGE (1900-1959)

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 774 mots

 Eliot, James Joyce, Erik Satie, Gertrude Stein, Ezra Pound, William Butler Yeats, Picasso... Après Luigi Russolo, qui avait fait l'objet d'une attention sérieuse de la part de Stravinski et d'Arthur Honegger, notamment, et un peu avant Edgar Varèse, cet Américain expatrié qui pense que « la musique est l'art le plus à même d'explorer la beauté des machines » fait sensation en 1926 à Paris. […] Lire la suite

HAMMACHER ABRAHAM (1897-2002)

  • Écrit par 
  • Thierry DUFRÊNE
  •  • 832 mots

L'ouverture d'esprit qui fit de ce spécialiste reconnu de Van Gogh l'auteur d'essais sur Lipchitz, Marino Marini, Dodeigne, Marta Pan, Raynaud ou Pagès l'amenait à opérer les rapprochements les plus fructueux entre Sol LeWitt et Paolo Uccello, entre Tony Smith et James Joyce et à placer en regard des découvertes de la sculpture les évocations spatiales de Michaux et de Perec. […] Lire la suite

HILL GEORGE ROY (1921-2002)

  • Écrit par 
  • Alain GAREL
  •  • 744 mots

Libéré, il travaille comme reporter avant de se rendre en 1946 en Irlande, où il poursuit ses études au Trinity College de Dublin et achève sa thèse de doctorat sur l'emploi des formes musicales par James Joyce dans Ulysse et Finnegans Wake. George Roy Hill, qui avait commencé à s'intéresser à l'art dramatique à Yale, fait, en 1948, ses débuts d'acteur professionnel, au sein de l'Irish Company, dans The Devil's Disciple de George Bernard Shaw. […] Lire la suite

Sinfonia, BERIO (Luciano)

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 873 mots

Mais Berio y superpose une mosaïque de citations de sources très diverses: James Joyce, dialogues issus de conversations privées amicales, slogans d'étudiants de Mai-68 à Paris, bribes de solfège, titres des œuvres utilisées, indications diverses pour l'exécution des musiques entendues («nicht eilen, bitte», «In ruhig fliessender Bewegung», «sehr gemächlich». […] Lire la suite

BERIO LUCIANO

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 4 826 mots

En 1958, la découverte d'un passage du chapitre ix, « Les Sirènes », d'Ulysse de James Joyce, avait inspiré à Berio une pièce électroacoustique : entièrement composée à partir d'éléments provenant de la voix de Cathy Berberian, Thema, Omaggio a Joyce résulte d'une élaboration sonore extrêmement complexe. Les premières étapes de ce travail ont consisté en de simples lectures du texte, soit dans sa version anglaise originale, soit dans ses traductions française et italienne. […] Lire la suite

ADAMI VALERIO (1935- )

  • Écrit par 
  • Alain JOUFFROY
  •  • 858 mots

), il est passé sans heurts et d'une façon presque intimiste au portrait de personnalités du xxe siècle (Lénine, Freud, Walter Benjamin, James Joyce...). Et s'il a changé sa manière — en y introduisant un certain modelé et une certaine douceur — depuis qu'il a recours à la mythologie classique dans le choix de sujets plus nostalgiques ou plus élégiaques, c'est qu'il semble avoir cherché à redécouvrir et à faire resurgir la naïveté, la poésie du fond archaïque de la pensée occidentale. […] Lire la suite

HARMONIA CÆLESTIS (P. Esterházy)

  • Écrit par 
  • Jacques LE RIDER
  •  • 936 mots
  •  • 1 média

Elle fait de lui l'émule de James Joyce, de Robert Musil et du roman expérimental du xxe siècle, en même temps que l'archiviste et le bibliothécaire à la Borgès du patrimoine intellectuel et artistique de la Mitteleuropa. On dit le plus souvent qu'il n'est pas facile de porter un des noms les plus célèbres de l'ancienne monarchie habsbourgeoise et de la Hongrie ancienne et moderne. […] Lire la suite

PANE GINA (1939-1990)

  • Écrit par 
  • Gilbert LASCAULT
  •  • 992 mots

 » En riant, elle avoue être une artiste qui lit et elle aime citer « pêle-mêle » les auteurs qui, parfois, l'aident dans ses recherches artistiques : Rimbaud, Baudelaire, Georges Bataille, Ezra Pound, James Joyce, Merleau-Ponty, Cioran, « et puis Socrate, oui, Socrate ». Une de ses œuvres s'intitule : L'Homme à la branche verte qui n'avait pas lu « Les Fleurs du mal » (partition pour une blessure), 1982. […] Lire la suite

HÉROLD JACQUES (1910-1987)

  • Écrit par 
  • Alain JOUFFROY
  •  • 967 mots

Hérold rencontre ainsi, dans l'atelier de Brancusi, Marcel Duchamp, Man Ray, James Joyce. Quand Claude Servet, l'un des membres de la rédaction d'Unu, arrive à Paris, il lui présente Yves Tanguy, dont il devient aussitôt l'ami, puis Victor Brauner et Giacometti. Les souvenirs de la révolte, les signes du hasard se transforment en destin : Jacques Hérold entre en 1934 dans le groupe fondé en 1924 par André Breton ; il y assiste à l'exclusion de Salvador Dali. […] Lire la suite