« Humus »

HUMUS

  • Écrit par 
  • Philippe DUCHAUFOUR
  •  • 4 685 mots
  •  • 3 médias

L'humus est la matière organique transformée par voie biologique et chimique et incorporée à la fraction minérale du sol, avec laquelle elle contracte des liens physico-chimiques plus ou moins étroits. Par extension, le mot « humus » désigne l'ensemble de la matière organique du sol, y compris les résidus d'origine végétale, peu transformés et incomplètement incorporés au sol minéral : c'est dans cette seconde acception qu'on parle de « formes d'humus » ou d'« humus forestier », ce terme désignant l'ensemble des horizons de surface du sol, colorés par la matière organique. […] Lire la suite

Les médias de la recherche « Humus » :

Humus

Humus
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Humus : néoformation

Humus : néoformation
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Humus : structure

Humus : structure
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Humus : différentes formes

Humus : différentes formes
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SOLS Biodynamique

  • Écrit par 
  • François TOUTAIN
  •  • 4 636 mots

Principaux types d'humus La morphologie des humus varie selon le milieu dans lequel ils se développent : dans les milieux forestiers, les humus sont constitués de couches de litière superposées à des horizons organo-minéraux A1 ; dans les milieux cultivés ou les milieux herbacés, les humus correspondent uniquement aux horizons organo-minéraux A1. […] Lire la suite

CLIMAX

  • Écrit par 
  • Yolande LUBIN
  •  • 661 mots

Le climax du sol ou pédoclimax est constitué par le profil pédologique en équilibre, par l'intermédiaire de l'humus, avec la végétation stable ou climacique, non modifiée par l'homme. Dans le cas d'une évolution normale, dite progressive, le sol, au fur et à mesure de la colonisation de la roche mère par la végétation, passe par des stades successifs pour atteindre un climax qualifié de climatique ou de stationnel selon qu'il dépend principalement du climat général (cas des « sols zonaux » des auteurs russes) ou de facteurs locaux tels que la roche mère ou l'hydromorphie (« sols intrazonaux »). […] Lire la suite

SAUSSURE NICOLAS THÉODORE DE (1767-1845)

  • Écrit par 
  • Jacqueline BROSSOLLET
  •  • 430 mots

Enfin, les défenseurs farouches de la théorie de l'humus n'hésitent pas à affirmer que les plantes puisent directement dans le sol une nourriture toute préparée, conception bien aristotélicienne. Les travaux de Saussure eurent le mérite de clarifier la situation et de discréditer la théorie de l'humus et celle de la transmutation. Il démontre, d'une part, que la plante puise les sels minéraux dissous dans la terre, d'autre part, que ces derniers jouent un rôle essentiel puisqu'il est possible de faire pousser des plantes sur un milieu artificiel inorganique. […] Lire la suite

OLIGOTROPHE MILIEU

  • Écrit par 
  • Didier LAVERGNE
  •  • 65 mots

La litière végétale s'y décompose lentement (par exemple mor ou humus brut des taïgas) ou incomplètement (par exemple dépôt de tourbes). […] Lire la suite

ÉCHANGES GAZEUX CHEZ LES PLANTES (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Claude LANCE
  •  • 496 mots

van Helmont, observant que la masse d'une plante augmente sans que celle du sol qui la porte diminue, met en question la théorie selon laquelle la matière végétale provient de l'incorporation de « l'humus » du sol (l'eau d'arrosage pourrait participer à 1'augmentation du poids des plantes). 1727 S. Hales établit que les plantes, comme les animaux, sont le siège d'échanges gazeux ; « l'air » pourrait contribuer à leur nourriture. […] Lire la suite

UTILISATION BIOLOGIQUE DE L'AZOTE DE L'AIR (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Claude LANCE
  •  • 597 mots

 von Liebig ruine la théorie de « l'humus » selon laquelle cette substance, constituant du sol, est incorporée dans la plante, lui fournissant son carbone et ses aliments minéraux. Il démontre la nécessité d'une alimentation minérale, à partir de la solution du sol absorbée par les racines. 1860 J. von Sachs élabore la formule d'une solution nutritive minérale permettant le développement complet d'un végétal, de la graine à la graine. […] Lire la suite

TELLURIQUE MILIEU

  • Écrit par 
  • Roger DAJOZ
  •  • 4 879 mots
  •  • 14 médias

Les types d'humus en relation avec la faune et la flore. Dans le mull, ou humus doux, de pH compris entre 5,5 et 7, il existe un horizon superficiel A0, presque nul car la décomposition de la litière est rapide. L'horizon sous-jacent A1, de couleur brune, est formé par un mélange intime d'argile et d'humus riche en calcium. Cet humus se forme lorsque les lombrics et les enchytréides sont nombreux ; la structure spongieuse et stable est due aux tortillons de terre rejetés par les vers. […] Lire la suite

SOLS Physico-chimie

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHET
  •  • 1 548 mots
  •  • 1 média

 Way dès 1850, ont été peu à peu précisés et expliqués ; de même que l'échange intervenant dans une résine synthétique, ils peuvent être schématisés ainsi : Les grosses molécules constituant la matière organique relativement stable des sols, souvent appelée humus, possèdent pour leur part des fonctions acides faibles et des fonctions phénoliques susceptibles de s'ioniser au fur et à mesure de l'alcalinisation du milieu ; il en résulte des réactions assimilables elles aussi à des échanges : Argile et humus étant intimement liés entre eux, c'est l'ensemble de leurs propriétés d'échange que l'on désigne par capacité d'échange de cations T. […] Lire la suite

NUTRITION AZOTÉE DES VÉGÉTAUX

  • Écrit par 
  • Claude LANCE
  •  • 256 mots

On savait que la matière organique du sol (humus) est une source importante d'azote, mais pas toujours suffisante. On devait démontrer par la suite que l'azote organique doit d'abord être transformé en nitrate (nitrification) pour pouvoir être absorbé par les plantes. Par la méthode des bilans (différence entre l'état initial et l'état final), Boussingault a montré, en 1838, que des plants de légumineuses, cultivés sur un sol dépourvu de matière organique, sont capables de s'enrichir en azote, ce dernier ne pouvant alors provenir que de l'air. […] Lire la suite

TRICHOCÉPHALOSE

  • Écrit par 
  • Yves GOLVAN
  •  • 312 mots

Le cycle du trichocéphale est simple : les œufs, émis avec les selles et embryonnés en quelques semaines dans le milieu extérieur, peuvent survivre plusieurs années dans l'humus. Ingérés avec des crudités ou de l'eau souillées de terre, leur coque est dissoute et ils libèrent des larves qui se développent directement dans le tube digestif. Il n'y a donc ni auto-infestation possible ni migrations complexes dans l'organisme. […] Lire la suite

BRÛLIS CULTURE SUR

  • Écrit par 
  • Roger BÉTEILLE
  •  • 344 mots
  •  • 1 média

Elle permet aux indigènes de tirer parti de la fertilité des sols forestiers et notamment de leur richesse en humus. Mais, par suite de la croissance démographique des populations concernées (Amazonie, Afrique, Indonésie), la récupération des terres forestières pour l'agriculture et l'élevage représente la principale cause de destruction des forêts tropicales. […] Lire la suite

LE ROI DU BOIS et LA GRANDE BEUNE (P. Michon)

  • Écrit par 
  • Jean ROUDAUT
  •  • 952 mots

Il n'y a pas à choisir entre la lumière et l'humus, la parole et la matière : ce qui est à découvrir, c'est la présence du ciel dans la terre ; il faut s'emplir d'une « terre céleste », selon l'expression de René Char. C'est la condition pour être vraiment prince. Le récit consacré à la puissance de la rivière La Grande Beune (Verdier) se déroule de nos jours à Castelnau. […] Lire la suite

AMMONIFICATION ou AMMONISATION

  • Écrit par 
  • Didier LAVERGNE
  •  • 1 920 mots
  •  • 1 média

– Dans les sols, la composition des résidus organiques frais et celle des humus n'est pas seule en cause. Les variations de température et d'humidité agissent directement sur l'activité de la microflore. De plus, la texture et la structure du sol interviennent : une terre riche en colloïdes agglomérés en agrégats grumeleux stables offre à l'ammonification le meilleur substrat. […] Lire la suite

CLOPORTE

  • Écrit par 
  • Jean-Yves TOULLEC
  •  • 593 mots

Ce type de comportement est d'ailleurs plutôt observé chez les familles vivant en surface que chez celles qui sont enfouies dans la couche d'humus où les variations d'hydrométrie sont moins importantes. Les pertes d'eau sont essentiellement compensées par la consommation d'eau et d'aliments humides. Mais le problème est bien plus aigu pour les espèces vivant en milieu désertique qui sont alors contraintes d'ingérer le sable humide des terriers. […] Lire la suite

SOLS Amélioration et travail

  • Écrit par 
  • Gérard MONNIER
  •  • 1 719 mots
  •  • 3 médias

Correction de la teneur en matières organiques La teneur en matière organique humifiée d'un sol résulte d'un équilibre entre les pertes par minéralisation et les apports par transformation en humus des résidus de récolte et des amendements organiques ( et tableau). Le but des amendements est de maintenir cette teneur à un niveau satisfaisant. Les modalités d'apport (choix des amendements, date et technique d'incorporation) doivent permettre de tirer le meilleur parti possible des conséquences favorables de la transformation des matières fraîches apportées, tout en évitant certains accidents tels que l'apparition de conditions réductrices, le blocage d'azote minéral, etc. […] Lire la suite

COLLEMBOLE

  • Écrit par 
  • Martine MAÏBECHE
  •  • 593 mots
  •  • 2 médias

Ces animaux jouent un rôle clé dans l'écologie des sols et la formation de l'humus. […] Lire la suite

CHÊNAIES

  • Écrit par 
  • Marcel BOURNÉRIAS
  •  • 3 675 mots
  •  • 3 médias

Sur sol podzolique, la dénudation entraîne une accentuation de la podzolisation, surtout par suite de l'envahissement du terrain par les bruyères (Calluna, parfois Erica) génératrices d'humus brut. Une dégradation incomplète aboutit à une chênaie à bouleau (avec callune, parfois myrtille et molinie), une dégradation totale à la lande à Éricacées sur podzol. […] Lire la suite

MEMED LE MINCE, Yachar Kemal - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Ariane MAGNIN
  •  • 683 mots
  •  • 1 média

Ils sont sales, infects, l'odeur en est repoussante : joncs pourris, herbes pourries, arbres, bambous, humus pourris. Mais l'hiver ce sont des eaux limpides, scintillantes et vives. » Le Taurus, région de la Turquie « où l'atmosphère était si remplie de lumière qu'on eût dit que monts et rochers... allaient soudain se sublimer et se transformer en lumière », les « terres où le narcisse se dresse avec majesté, où la marjolaine aux fleurs bleues atteint l'éperon du cavalier. […] Lire la suite

CORN BELT ou CORN-SOY BELT

  • Écrit par 
  • Jean-Paul CHARVET
  •  • 786 mots

La culture de ces plantes – toutes deux semées au printemps et récoltées à l’automne, ce qui permet à la production de ne pas risquer de pâtir d’hivers très rigoureux – bénéficie de conditions particulièrement favorables dans le Corn Belt, en raison de ses terres noires, très riches en humus et très fertiles (qu’il a fallu toutefois drainer avant leur mise en valeur), et de conditions climatiques estivales, à la fois chaudes et humides, qui permettent d’obtenir des rendements très élevés, même sans irrigation. […] Lire la suite

OCRES

  • Écrit par 
  • Jean RUDEL
  •  • 787 mots
  •  • 1 média

Jaunes ou rouges, naturelles ou artificielles, les ocres représentent une variété de pigments d'une large gamme colorée, qui doivent leur coloration à des sels minéraux (les terres étant constituées de sables, d'argile, d'humus et de sels minéraux). Les terres naturelles d'ocre (sable et argile), dont la coloration dépend du pourcentage plus ou moins élevé (entre 20 et 70 p. […] Lire la suite

ÉCOSYSTÈMES

  • Écrit par 
  • Luc ABBADIE
  •  • 6 409 mots
  •  • 7 médias

Sur le plan théorique, on parle de bistabilité : pour une gamme de conditions abiotiques (physico-chimiques) données, souvent assez étroite, deux écosystèmes sont possibles, mais l’un des deux seulement est réalisé, le plus souvent faute de disponibilité d’espèces, ou en raison d’un changement drastique d’une dimension de l’environnement (combustion totale de l’humus du sol par exemple). […] Lire la suite

KORELIS PETROS (1955- )

  • Écrit par 
  • Alain FÉRON
  •  • 817 mots

Ainsi, la rigueur qui sous-tend son écriture contrapuntique n'est point finalité mais humus organique, biologiquement intégré à son imaginaire sonore, à sa pensée musicale personnelle, par exemple dans Irialk, pour orchestre (1988), Ikaros, pour huit instrumentistes (1988), Eolos, pour orchestre (1990). C'est d'ailleurs peut-être là ce qui explique le sentiment d'équilibre et de plénitude que ressent l'auditeur à l'écoute de cette musique. […] Lire la suite

DESPLECHIN ARNAUD (1960- )

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
  •  • 2 313 mots
  •  • 1 média

La vie croît sur l’humus, la décomposition, la mort. Le film qui suit, La Sentinelle, surprend, au cœur d'un cinéma français plutôt porté à l'intimisme. Quoique l'auteur l'ait écrit en collaboration avec Pascale Ferran, Noémie Lvovsky et Emmanuel Salinger, le scénario évoque les romans de John Le Carré. Y sont évoquées, en arrière-plan, les relations Est-Ouest, du nazisme à la chute du Mur de Berlin en passant par la guerre froide, à travers l'aventure de Mathias (Emmanuel Salinger), apprenti médecin légiste et fils de diplomate, qui, après avoir découvert une tête momifiée dans ses bagages, se trouve mêlé à un réseau chargé de faire passer des « cerveaux » de l'Est à l'Ouest. […] Lire la suite

LIEBIG JUSTUS baron von (1803-1873)

  • Écrit par 
  • Georges KAYAS, 
  • Universalis
  •  • 1 073 mots
  •  • 3 médias

Toutefois, la « théorie de l'humus » continuait à persister, et c'est Liebig qui la détruit définitivement en soutenant avec passion la théorie minérale des engrais : les plantes se nourrissent exclusivement de sels minéraux et d'eau ; leurs sources en carbone et en azote sont le CO2 et l'azote ammoniacal atmosphériques. Cette conception est à l'origine des lois fondamentales de l'agriculture : les éléments puisés par les plantes cultivées doivent être restitués au sol sous forme d'engrais, car leurs quantités sont limitées. […] Lire la suite

HÊTRAIES

  • Écrit par 
  • Marcel BOURNÉRIAS
  •  • 2 494 mots
  •  • 6 médias

) ; – l'Asperulo-Fagion, sur sols bruns non ou modérément acides, à humus doux, où abondent Asperula odorata, la fougère femelle, Oxalis acetosella, le millet, le lamier jaune, souvent les ronces ; – le Luzulo-Fagion, sur sol très acide, podzolique, à humus de type moder, parfaitement typique dans l'Ardenne et souvent dans le Morvan, plus rare aux points les plus arrosés proches de la Manche ; le sous-bois renferme nombre d'espèces montagnardes acidophiles : Luzula albida, L. […] Lire la suite

SOLS Diversité des sols

  • Écrit par 
  • Georges AUBERT, 
  • Denis BAIZE, 
  • Mireille DOSSO, 
  • Marcel JAMAGNE
  •  • 4 558 mots
  •  • 1 média

L'association de ces oxydes avec la fraction argileuse et les matières organiques humifiées (formes d'humus de type mull) confère au sol une excellente structure très bien aérée qui favorise une intense activité biologique. La teinte brune caractéristique des horizons supérieurs justifie le terme brunification. Les processus d'oxydoréduction correspondent à des excès d'eau temporaires. […] Lire la suite

ÉRICALES

  • Écrit par 
  • Aline RAYNAL
  •  • 1 159 mots
  •  • 2 médias

L'hétérotrophie partielle est fréquente, et devient totale chez les plantes sans chlorophylle (Pyrolacées-Monotropées) ; les autres Pyrolacées passent par deux phases successives : la germination donne naissance à un organe thalloïde entièrement hétérotrophe, qui vit dans l'humus pendant des mois avant de devenir une plante aérienne, chlorophyllienne, à biologie partiellement hétérotrophe. […] Lire la suite

LANDES

  • Écrit par 
  • Marie-Christine AUBIN
  •  • 1 047 mots

Sur ces faibles pentes, le drainage est difficile et entraîne dans ce sol lessivé et pauvre en humus, imbibé d'eau, la formation de l'alios (sable cimenté en un grès ferrugineux et imperméable), à moins de 1 mètre de profondeur, par les eaux de pluie chargées de silice et de matières organiques au cours de l'infiltration. En arrière de cette bande de dunes vives, large de 8 à 10 kilomètres, continue tout le long de la côte, se sont formés de grands étangs d'eau douce, recueillant les apports de rares cours d'eau indécis et des fossés de drainage, reliés à la mer par des passes étroites. […] Lire la suite

FENOGLIO BEPPE (1922-1963)

  • Écrit par 
  • Gilles de VAN
  •  • 1 154 mots

Mais ce choix immédiat et absolu (mûri d'ailleurs bien avant la guerre) n'empêche pas chez Fenoglio une extraordinaire attention aux mille faits et gestes imprévus, pathétiques ou grotesques, héroïques ou dérisoires qui forment l'humus de l'Histoire. Au centre de cette saga, nous trouvons un personnage, toujours le même, qu'il s'appelle Johnny ou Milton, en lequel il n'est pas difficile de reconnaître l'écrivain : élégant, désinvolte, mais réservé et presque austère, solidaire sans perdre pour autant son humour corrosif, aussi sûr de sa révolte qu'il est incertain des perspectives qu'elle ouvre, observateur impitoyable et en même temps rêveur et esthète impénitent, ce héros incarne un mélange de désenchantement, d'ironie et de romantisme, une « aristocratie existentielle », une tension intérieure, bref un esprit qui, comme le dit Italo Calvino, couronne le travail de toute une génération et lui donne un sens. […] Lire la suite

LE JARDIN PLANÉTAIRE (exposition)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre RAFFIN
  •  • 1 116 mots

Pour lui, on en est arrivé à une conception aberrante des parcs et jardins conduisant, par exemple, à éliminer, sous les arbres, par souci de propreté, les feuilles mortes qui tombent à l'automne, ce qui provoque un appauvrissement de l'humus du sol qu'il faut alors compenser par un apport d'engrais à haute dose. Gilles Clément défend des jardins vivants, en mouvement, c'est-à-dire changeant constamment de forme au gré de l'évolution de la répartition des plantes et de leur croissance, comme c'est le cas du parc André-Citroën à Paris. […] Lire la suite

LE GALATÉ AU BOIS, Andrea Zanzotto - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jean-Michel GARDAIR
  •  • 1 272 mots

Horreur qui est aussi ravissement d'une descente au plus secret du corps maternel, au plus profond de l'humus où s'étrangle la voix de la jouissance. N'était qu'au fur et à mesure qu'il s'en rapproche, le poète multiplie les figures et les langues susceptibles de différer l'échéance délicieuse du désastre. D'où l'extrême virtuosité et séduction d'un livre on ne peut plus noir. […] Lire la suite

UNGARETTI GIUSEPPE (1888-1970)

  • Écrit par 
  • Angélique LEVI
  •  • 1 334 mots
  •  • 1 média

Le verbe renvoie alors du présent qui le suscite – écho assourdi d'une innocence perdue – à un passé d'avant la naissance, à l'humus primitif s'élevant ainsi au rang du mythe. « Je m'illumine d'immensité », écrit Ungaretti dans des vers où la clarté ruisselante du premier jour vient frapper l'homme dans un désert infini. C'est cette plongée dans l'abîme des temps, dans ce silence ou dans ce vide peuplé de rien séparant deux choses, qui fait l'unité étonnante d'une œuvre étalée sur plus d'un demi-siècle. […] Lire la suite

QUASIMODO SALVATORE (1901-1968)

  • Écrit par 
  • Angélique LEVI
  •  • 1 363 mots
  •  • 1 média

Chez le poète italien, la succession de verbes de mouvement (je m'abîme, je me jette, je m'enfonce, je dors) rythme une chute ou un abandon à l'humus originel. Cris inarticulés ou suspendus, arrachement douloureux ou ébloui de l'être à la masse indifférenciée, à un prémonde ou à un monde d'après le déluge, de lendemain de déluge comme le note Vittorini qui parle de la dissolution aquatique sous le signe de laquelle est placé le recueil Hautbois noyé : « En moi, il fait nuit, / l'eau se couche sur mes mains herbeuses. […] Lire la suite

BRYOPHYTES

  • Écrit par 
  • Suzanne JOVET
  •  • 5 075 mots
  •  • 3 médias

On rassemble sous le nom de Bryophytes ou Bryopsida ou, plus communément, Muscinées, plus de 25 000 espèces végétales (Anthocérotales, Hépatiques, Mousses et Sphaignes), toutes chlorophylliennes, vivant sur le sol, sur l'humus des forêts, sur d'autres végétaux, parfois dans l'eau douce, très rarement dans l'eau saumâtre. Leurs caractères morphologiques et anatomiques, leurs exigences écologiques diffèrent suivant les groupes, mais toutes les espèces appartenant à cet embranchement présentent le même cycle vital. […] Lire la suite

VÉGÉTAL Phytosociologie

  • Écrit par 
  • Marcel GUINOCHET
  •  • 5 739 mots
  •  • 2 médias

En s'appuyant sur les progrès réalisés dans la connaissance des humus, on a finalement proposé (P. Duchaufour) de distinguer des climax climatiques et des climax stationnels : les sols d'une association climacique climatique, même installée dans des stations différentes par la roche mère, l'exposition, etc., montrent une grande similitude des horizons de surface, en particulier des types d'humus ; les associations climaciques stationnelles, au contraire, diffèrent entièrement de l'une à l'autre, notamment par leurs types d'humus, même si elles sont installées sur un même type de roche. […] Lire la suite

NATURE WRITING, littérature

  • Écrit par 
  • Yves-Charles GRANDJEAT
  •  • 3 665 mots
  •  • 3 médias

Le séjour dans les bois le place à l’unisson du monde végétal : « Ne suis-je pas, moi aussi, fait en partie de feuilles et d’humus ? » Il révèle son « devenir-animal », pour citer l’expression des philosophes Deleuze et Guattari, et le titre d’un ouvrage de David Abram : « Il m’arriva une ou deux fois, lorsque je vivais au bord de l’étang, de me trouver en train de courir les bois, comme un chien féroce tenaillé par la faim, en proie à un étrange abandon, cherchant quelque gibier à dévorer », écrit-il. […] Lire la suite

SOLS Microbiologie

  • Écrit par 
  • Yvon DOMMERGUES
  •  • 7 138 mots
  •  • 5 médias

Lorsque les processus tendant au blocage de l'activité biologique prédominent dans les sols forestiers, la matière organique s'accumule pour former un horizon A0 désigné sous le terme de mor (humus brut) ; par contre, lorsque les litières se décomposent activement, cet horizon A0 n'apparaît pas : on est en présence d'un mull (cf. humus ; sols - Biodynamique). […] Lire la suite

ROCHES (Formation) Diagenèse

  • Écrit par 
  • André JAUZEIN
  •  • 2 014 mots
  •  • 4 médias

C'est une zone d'oxydation, où l'activité bactérienne est intense : les apports organiques abondants en font un véritable « humus » au pH légèrement acide. L'épaisseur de cette zone est de 0 à 50 cm. Les carbonates y sont dissous d'autant plus vite que les particules sont plus petites (grains d'aragonite, foraminifères, spicules d'éponges) ; les coquilles plus grandes sont en général protégées par le periostracum chitineux. […] Lire la suite

ÉQUATORIAL MILIEU

  • Écrit par 
  • François DURAND-DASTÈS, 
  • Yves GAUTIER, 
  • Emmanuelle GRUNDMANN
  •  • 6 377 mots
  •  • 6 médias

Les sols gris foncé et noirs (riches en humus) ou rouge et jaunes (latéritiques et limonitiques) font l'objet d'un lessivage intense ; en conséquence, les racines des plantes se développent dans les premiers décimètres uniquement, la plupart prenant assise dans l'humus récent ou grâce à un système aérien. Le climat Climat des très basses latitudes caractérisé par une chaleur humide constante et de fortes précipitations toute l'année, le climat équatorial est plus complexe et plus varié qu'on ne l'a cru pendant longtemps. […] Lire la suite

ACARIENS

  • Écrit par 
  • Jean-Louis CONNAT, 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 6 631 mots
  •  • 4 médias

Celles qui vivent dans les mousses, l'humus du sol, les feuilles mortes, le bois en décomposition sont des formes libres qui chassent de minuscules proies ou se nourrissent de débris. D'autres sont des parasites de l'homme, d'animaux ou de végétaux et constituent incontestablement le groupe d'arachnides le plus important du point de vue de la nuisance pour l'homme. […] Lire la suite

GLOZEL, site archéologique

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DEMOULE
  •  • 1 991 mots

Aucune trace d'occupation préhistorique ne fut découverte, le substrat sableux géologique se rencontrant directement sous la mince couche d'humus. Seule une occupation de verriers du xviiie siècle fut mise en évidence – la fosse originellement découverte par Émile Fradin ayant très probablement été un four de verrier. De nouvelles analyses par thermoluminescence, certaines sur des objets précédemment datés, donnèrent, grâce à la précision de cette méthode, des dates réparties entre le xiie et le xviiie siècle de notre ère, ainsi que plusieurs dates modernes, mais aucune date d'époque préhistorique. […] Lire la suite

PSILOPHYTES

  • Écrit par 
  • Édouard BOUREAU
  •  • 2 146 mots

C'est une espèce exceptionnellement terrestre vivant surtout en épiphyte dans les amas d'humus accumulés sur les Fougères arborescentes ou les Palmiers. Le Psilotion triquetrum est, au contraire, principalement terrestre et très rarement épiphyte. Comme chez toutes les Psilophytes, le sporophyte ne comporte pas de racines. Le rhizome de couleur brune, dichotome, coralloïde est couvert de rhizoïdes ; ses tissus renferment des champignons rappelant les mycorhizes. […] Lire la suite

TURBELLARIÉS

  • Écrit par 
  • Paul de BEAUCHAMP
  •  • 2 383 mots
  •  • 5 médias

Les Terricoles, qui vivent à la surface des végétaux et de l'humus moyennant une humidité suffisante, peu nombreux et petits en Europe (Microplana, Rhynchodemus), atteignent dans les régions tropicales, avec une forme cylindrique faiblement aplatie, une taille considérable et des colorations tranchées. Les yeux, doubles dans les précédents, deviennent multiples dans Geoplana ainsi que dans Bipalium où l'extrémité céphalique est élargie en demi-lune. […] Lire la suite

ARALES

  • Écrit par 
  • Chantal BERNARD-NENAULT, 
  • Jacques MIÈGE
  •  • 2 314 mots
  •  • 8 médias

La multiplication végétative est donc très importante : la plante peut être envahissante dans les sous-bois frais sur sol riche en humus neutre (mull) où elle se localise (chênaies-charmaies). Géographiquement, on les trouve dans les bois humides de l'Europe occidentale et méditerranéenne. Le genre, qui comporte quinze à vingt espèces, présente un génotype variable ; le nombre chromosomique 2N est 28 ou 36, et la polyploïdie est fréquente. […] Lire la suite

AULNAIES

  • Écrit par 
  • Marcel BOURNÉRIAS
  •  • 2 226 mots
  •  • 1 média

 pendula), Festuca gigantea, les dorines (Chrysosplenium) et de très nombreuses plantes forestières d'humus doux (Primula elatior, Melandryum silvestre, Veronica montana...), croissant aussi dans la chênaie-charmaie, type forestier succédant par drainage à l'aulnaie-frênaie. Variantes Dans certains cas, ce groupement constitue des états intermédiaires avec les autres aulnaies. […] Lire la suite

ÉTYMOLOGIE

  • Écrit par 
  • Paul ZUMTHOR
  •  • 5 411 mots

L'« étymologie » antique établit, entre deux mots, un rapport pensé comme idéal plutôt que réel, et cela en dehors de toute perspective historique : expliquer homo par humus revient à établir, entre les contenus de ces formes plus ou moins semblables, une relation d'analogie. C'est ce qu'exprime le mot origo (en français : origine), souvent employé comme synonyme d'étymologie. […] Lire la suite

CHAMPIGNONS

  • Écrit par 
  • Jacques GUINBERTEAU, 
  • Patrick JOLY, 
  • Jacqueline NICOT, 
  • Jean Marc OLIVIER
  •  • 10 958 mots
  •  • 19 médias

Le mycélium hypogé des champignons (micromycètes et macromycètes) du sol contribue à la formation de l'humus et maintient la fertilité des terres cultivées. En revanche, cette action destructrice s'exerce également sur les biens de consommation et les produits manufacturés : les dégâts causés par les polypores destructeurs du bois dans les maisons ou par les innombrables moisissures sont loin d'être négligeables. […] Lire la suite

MARAIS & VASIÈRES

  • Écrit par 
  • Fernand VERGER
  •  • 3 091 mots
  •  • 4 médias

Beaucoup d'entre eux sont des sols à gley avec un humus de type « anmoor » lorsqu'ils connaissent un assèchement à certaines périodes de l'année. S'il n'y a pas d'assèchement, le sol est constitué par de la matière organique qui ne se décompose que très lentement dans un milieu mal aéré où se forme la tourbe. La végétation des marais de la zone intertropicale chaude et humide peut comprendre des arbres (Ceiba pentenda, Symphonica globulifera. […] Lire la suite

ACTINOMYCÈTES

  • Écrit par 
  • Hubert A. LECHEVALIER
  •  • 3 450 mots
  •  • 3 médias

Les Actinomycètes, fort nombreux dans les sols, se joignent aux autres Bactéries et aux Champignons comme nettoyeurs de la nature et formateurs d'humus. Ils prolifèrent surtout quand l'action des Bactéries ordinaires touche à sa fin, on pourrait dire qu'ils terminent leur action. De plus, les Actinomycètes du genre Frankia vivent en association avec de nombreux arbres et arbrisseaux, tels que les aulnes, sur les racines desquels ils forment des nodules où l'azote gazeux est fixé. […] Lire la suite