« Dialectique+idéaliste+-+Dialectique+matérialiste »

MARXISME Le matérialisme dialectique

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 6 395 mots
  •  • 2 médias

L'existence de la philosophie sous la forme de système est l'effet de la domination du point de vue idéaliste sur le point de vue matérialiste. La domination du point de vue matérialiste fera probablement disparaître la philosophie comme système, et lui donnera une forme radicalement nouvelle. Seconde remarque : les deux principes réalisent (ou représentent) deux points de vue, deux camps. […] Lire la suite

ENGELS FRIEDRICH (1820-1895)

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 2 671 mots
  •  • 1 média

D'où l'œuvre philosophique d'Engels (l'Anti-Dühring, les manuscrits de la Dialectique de la nature, et Ludwig Feuerbach et la fin de la philosophie classique allemande, 1888) qui pose ces problèmes en fonction d'un thème privilégié : l'histoire de la catégorie de dialectique et des rapports entre la dialectique idéaliste (hégélienne) et la dialectique matérialiste (marxiste). […] Lire la suite

KORSCH KARL (1886-1961)

  • Écrit par 
  • Raoul VANEIGEM
  •  • 717 mots

Korsch insiste alors sur l'importance de la dialectique matérialiste comme instrument d'émancipation et soupçonne la version léniniste du marxisme de ne s'être pas dégagée de la dialectique idéaliste par laquelle la bourgeoisie résout les antagonismes, mais idéalement seulement. Son Karl Marx expose « les principes et le contenu de la science sociale marxienne dans ce qu'ils ont d'essentiel, et cela à la lumière tant des événements historiques récents que des besoins théoriques surgis sous l'impact de ces événements ». […] Lire la suite

HORKHEIMER MAX (1895-1973)

  • Écrit par 
  • Gerhard HÖHN
  •  • 615 mots

Pour lui, le « pessimisme métaphysique » est un « moment implicite de toute pensée matérialiste authentique ». Dans quelques interviews qu'il accorde à la suite de la mort d'Adorno (1969), le fondateur de la théorie critique déclare que seules les idées de la métaphysique, de la religion et de la morale peuvent apporter quelques lumières dans ce monde qui s'enfonce de plus en plus dans la domination terroriste et violente. […] Lire la suite

BOSCOVICH ou BOŠKOVIĆ RUDJER (1711-1787)

  • Écrit par 
  • Jacques GUILLERME
  •  • 739 mots

Il célébrait ainsi le pourfendeur de l'« atomisme matérialiste » qui fut, en effet, l'un des plus audacieux auteurs de systèmes du monde. Abondante, l'œuvre scientifique de Rudjer Josíf Boscovich embrasse des questions d'optique instrumentale et d'astronomie théorique, d'analyse mathématique et de mécanique tant rationnelle qu'appliquée, outre sa Theoria philosophiae naturalis (Venise, 1763) qui formule souverainement sa physique. […] Lire la suite

FRANCFORT ÉCOLE DE

  • Écrit par 
  • Gerhard HÖHN
  •  • 2 789 mots
  •  • 1 média

Il en vient ainsi à affirmer : « Le pessimisme métaphysique, facteur implicite de toute pensée authentiquement matérialiste, m'a toujours été familier. » De Jürgen Habermas à l'influence actuelle de l'école Face à cette prédominance quasi exclusive de la théorie, Habermas, pour sa part, fait retour à l'analyse pratique et politique de l'évolution sociale. […] Lire la suite

DIALECTIQUE

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 8 037 mots
  •  • 2 médias

L'effet philosophique produit par Marx, et par la constitution de la science du matérialisme historique, est justement de caractériser la dialectique classique comme dialectique idéaliste : dialectique de l'essence ou de l'idée, de l'un ou du multiple, du même ou de l'autre, qui parcourt interminablement le cercle de ses contradictions. Les figures classiques de la dialectique sont autant de façons d'éluder et de remettre l'étude des rapports qui composent le réel lui-même. […] Lire la suite

PROUDHON PIERRE JOSEPH (1809-1865)

  • Écrit par 
  • Jean BANCAL
  •  • 5 666 mots
  •  • 2 médias

Il n'est jusque dans ses diatribes pédagogiques où, dénonçant « séparation de l'intelligence et de l'activité », « de l'écolage et de l'apprentissage », de l'homme « en un automate et un abstracteur », il combat l'absolutisation, négation de la relation pluraliste (théorie critique du mysticisme idéaliste et matérialiste). Un réalisme plénier, respectant la diversité et le développement antinomique des êtres et des choses, domine sa pensée. […] Lire la suite

MARX KARL (1818-1883)

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 8 542 mots
  •  • 3 médias

En collaboration avec Engels, il critique dans La Sainte Famille, d'un point de vue matérialiste, la philosophie idéaliste de l'histoire, le point de vue simplement critique sur la société, qui traduit l'impuissance historique de la petite bourgeoisie intellectuelle. C'est la lutte de masse du prolétariat qui à ses yeux est la véritable critique de tout l'ordre social existant. […] Lire la suite

PLATON

  • Écrit par 
  • Monique DIXSAUT
  •  • 13 762 mots
  •  • 3 médias

Leur consistance n'est cependant pas celle de choses, elles ne sont pas la multiplication de l'unité inarticulable propre à l'être de Parménide (interprétation « réaliste ») ; mais pas davantage la seule chose correspondant adéquatement à un adjectif donné (interprétation linguistique) ; et pas non plus de simples idées a priori, n'existant que pour un entendement pur (interprétation idéaliste). […] Lire la suite

IDÉALISME ALLEMAND

  • Écrit par 
  • Jacques d' HONDT
  •  • 7 102 mots

Ni Épicure ni Platon ne se sont tenus eux-mêmes pour idéaliste ou matérialiste, alors que ces catégories et ces mots n'existaient pas. Leur désignation comme tels est rétrospective. Leibniz lui-même ne se rangeait nullement dans le groupe qu'il qualifiait d'« idéaliste ». Mais ses successeurs le traiteront comme lui-même l'avait fait de Platon, Hegel déclarant tout simplement : « La philosophie de Leibniz est un idéalisme. […] Lire la suite

CONSCIENCE

  • Écrit par 
  • Henri EY
  •  • 10 480 mots
  •  • 1 média

La finalité de la « conscience », exprimée dans son mouvement, et la hiérarchie de ses structures consacrent, pour les uns, sa « spiritualité » et sa « réalité », ou la vouent, pour les autres, à la critique « matérialiste » qui la nie. Le problème de la conscience est à cet égard le problème central, non seulement de toute psychologie mais de toute métaphysique. […] Lire la suite

FORMALISME

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 5 001 mots
  •  • 1 média

Dans une perspective idéaliste (par exemple celle qu'adoptait Husserl lorsqu'il définissait la « clôture » formelle comme l'idéal régulateur de toute science théorique), ce résultat est ressenti comme une déception. Il permet d'étayer sur le développement même de la logique mathématique une philosophie de la finitude de la connaissance humaine. Dans une perspective matérialiste, ce résultat, comme l'ensemble des théorèmes de « limitation », est interprété positivement. […] Lire la suite

CONFUCIUS & CONFUCIANISME

  • Écrit par 
  • ETIEMBLE
  •  • 14 434 mots
  •  • 2 médias

Deux millénaires et demi durant, ou peu s'en faut, la pensée, la fable et l'influence de Kongzi, notre Confucius, ont formé une grande part des Chinois, des Coréens, des Vietnamiens, des Japonais et jusqu'à certains Européens. Si même on la compare à celle de Mahomet ou du Bouddha, la marque de ce moraliste semble exceptionnellement tenace :Il ne parla qu'en sage, et jamais en prophète Cependant on le crut, et même en son pays. […] Lire la suite

STRUCTURALISME

  • Écrit par 
  • Jean-Louis CHISS, 
  • Michel IZARD, 
  • Christian PUECH
  •  • 24 054 mots
  •  • 1 média

Le structuralisme n'est pas une école de pensée facilement identifiable. À la fin des années 1950, la référence au concept de structure est générale dans le champ des sciences humaines, et trois colloques aux titres évocateurs attestent à la fois de cette généralisation de la notion, de sa dispersion... et de son imprécision : en 1959, Sens et usages du terme structure (R. […] Lire la suite

CHINOISE (CIVILISATION) La littérature

  • Écrit par 
  • Paul DEMIÉVILLE, 
  • Jean-Pierre DIÉNY, 
  • Yves HERVOUET, 
  • François JULLIEN, 
  • Angel PINO, 
  • Isabelle RABUT
  •  • 45 652 mots
  •  • 1 média

Les origines de la littérature chinoise sont à peu près contemporaines de celles des deux autres littératures dont se nourrit encore la tradition du monde civilisé : celle de l'Inde et celle de l'Europe. Ici comme là, ces origines remontent à un ou deux millénaires avant l'ère chrétienne, et le nom de Confucius, vers l'an 500 avant J.-C., marque en Chine une première étape, une sorte de conscience critique qui suggère un rapprochement avec le Bouddha d'une part, avec Socrate de l'autre. […] Lire la suite

 
 

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