« Allemand (langue) »

ALLEMANDES (LANGUE ET LITTÉRATURES) Langue

  • Écrit par 
  • Paul VALENTIN
  •  • 4 345 mots
  •  • 3 médias

Mais l'allemand, beaucoup plus que le français, par exemple, est d'abord une langue officielle et écrite ; les dialectes sont restés très vivaces et constituent la véritable langue maternelle de beaucoup de personnes. Il faut donc toujours tenir compte d'une double réalité linguistique. Préhistoire de l'allemand Indo-européen et germanique Des hommes établis vers 1200 avant J. […] Lire la suite

Le média de la recherche « Allemand (langue) » :

Aire dialectale de la «Teuthonia»

Aire dialectale de la «Teuthonia»
Crédits : Encyclopædia Universalis France

carte

ALLEMAND THÉÂTRE

  • Écrit par 
  • Philippe IVERNEL
  •  • 8 414 mots
  •  • 2 médias

Fin du théâtre politique ? Dans un registre voisin, la revue Theater Heute a organisé en 1995, pour son bilan annuel du théâtre de langue allemande, un entretien avec quelques-uns de ces nouveaux metteurs en scène : Stefan Bachmann, Ernst M. Binder, Thirza Brunckers, Jens-Daniel Herzog, Martin Kušej, Peter Wittenberg. En activité depuis deux à dix ans, ils se disent spécialement à l'écoute des auteurs contemporains, citent entre autres les Autrichiens Werner Schwab et Gert Jonke, ou l'Allemand Lothar Troller. […] Lire la suite

ALLEMANDES (LANGUE ET LITTÉRATURES) Littératures

  • Écrit par 
  • Nicole BARY, 
  • Claude DAVID, 
  • Claude LECOUTEUX, 
  • Étienne MAZINGUE, 
  • Claude PORCELL
  •  • 22 424 mots
  •  • 20 médias

Maniant une langue soignée, il distrait, enseigne et moralise à la façon des écrivains médiévaux. L'auteur le plus populaire de son temps est toutefois Johann Fischart (vers 1546-1590), humaniste, moraliste et protestant, surnommé le « Rabelais allemand ». Son œuvre est considérable. Dans une langue colorée, il rédige des pamphlets anticatholiques où il fustige le vice et l'erreur. […] Lire la suite

LANGUE ORIGINELLE

  • Écrit par 
  • Raoul VANEIGEM
  •  • 1 755 mots

Ceux-ci, en revanche, s'engagèrent sans réserve sur des thèses à peine moins délirantes qui allaient apporter leur caution aux génocides du national-socialisme allemand. La découverte de la famille des langues indo-européennes avait rameuté autour d'elle la spéculation identifiant une langue originellement pure et une race originelle héroïque, divine, sauvée de la déchéance, possédant en soi cette unité sous-jacente aux parlers de la même famille. […] Lire la suite

GRÈCE Langue et littérature

  • Écrit par 
  • Christophe CHICLET, 
  • André MIRAMBEL, 
  • Panayotis MOULLAS
  •  • 7 317 mots

Néanmoins, les dialectes tendent à reculer devant la langue démotique commune. La langue savante n'est guère unifiée. Elle atteste des usages différents selon des dosages variés d'archaïsme (langue très savante, langue savante courante, langue mixte). C'est la langue de tout ce qui est officiel. De caractère artificiel, elle s'aligne sur l'actuelle prononciation malgré sa prétention à reconstituer l'ancienne langue. […] Lire la suite

ITALIE Langue et littérature

  • Écrit par 
  • Dominique FERNANDEZ, 
  • Pierre LAROCHE, 
  • Angélique LEVI, 
  • Jean-Paul MANGANARO, 
  • Philippe RENARD, 
  • Jean-Noël SCHIFANO
  •  • 29 062 mots
  •  • 16 médias

Misère et richesse de l'italien Stabilité de la langue L'italien doit quelques-uns de ses caractères les plus singuliers, son originalité ou, si l'on préfère, son esthétique, à ce triple facteur : un modèle florentin admiré mais lointain vers lequel on se retourne ; des dialectes florissants et élevés au rang de langues littéraires (Goldoni a écrit des pièces en vénitien, Belli des sonnets admirables en romain, Porta des poèmes en milanais) ; enfin l'adoption, souvent, d'une troisième langue, qui a pu, selon les époques, être le latin, le français, l'espagnol, voire l'allemand (Manzoni correspondait en français, Svevo était de culture allemande). […] Lire la suite

HÉBRAÏQUES LANGUE & LITTÉRATURE

  • Écrit par 
  • Valentin NIKIPROWETZKY, 
  • René Samuel SIRAT
  •  • 8 474 mots
  •  • 1 média

Plus encore, le yiddish, langue parlée par tous les juifs d'Europe centrale et orientale, composée d'hébreu, de haut-allemand, de slave..., devient, comme la « langue sacrée », l'un de leurs moyens d'expression. Le populisme juif aura trouvé, en ces auteurs, ses dignes représentants. La littérature proprement religieuse n'est pas absente au xixe siècle. […] Lire la suite

ANGLAIS (ART ET CULTURE) Langue

  • Écrit par 
  • Guy Jean FORGUE, 
  • Hans KURATH
  •  • 6 289 mots
  •  • 2 médias

L'anglais est une langue germanique qui, par sa structure, appartient à la catégorie des langues indo-européennes. Il est étroitement apparenté au frison, au hollandais, au bas allemand qui, avec le haut allemand, constituent le groupe occidental des langues germaniques.Importé dans les îles Britanniques dès le ve siècle par les envahisseurs venus du continent, l'anglais remplace peu à peu les langues celtiques indigènes. […] Lire la suite

ESPAGNE (Arts et culture) La langue

  • Écrit par 
  • Bernard POTTIER
  •  • 5 306 mots
  •  • 1 média

C'est alors aussi que les Juifs essaiment dans tout le bassin méditerranéen et que se crée le judéo-espagnol, qui conserve de nombreux traits de la langue du xvie siècle. De la langue classique à la langue contemporaine Pendant les grands siècles de la littérature espagnole (xvie et xviie), la langue se développe, s'enrichit et se fixe en partie. […] Lire la suite

FRANCE (Arts et culture) La langue française

  • Écrit par 
  • Gérald ANTOINE, 
  • Jean-Claude CHEVALIER, 
  • Loïc DEPECKER, 
  • Françoise HELGORSKY
  •  • 15 699 mots
  •  • 1 média

Pour rendre compte de l'évolution d'une langue, le linguiste distingue traditionnellement deux sortes de facteurs : des facteurs internes, c'est-à-dire des mécanismes de changements proprement linguistiques, dus aux modifications et au réaménagement des systèmes, et des facteurs externes, à savoir les modifications de la société, des techniques, etc. […] Lire la suite

LANGUES TYPOLOGIE DES

  • Écrit par 
  • Loïc DEPECKER
  •  • 8 362 mots

Ainsi, même si l'allemand est une langue SVO, il faut faire la distinction entre proposition principale et proposition subordonnée : l'allemand a une structure SVO dans la principale, mais SOV en subordonnée. Le français quant à lui, de structure SVO, est de structure SOV quand le complément d'objet est un pronom : Il embrasse Violette/Il l'embrasse. […] Lire la suite

ROMANES LANGUES

  • Écrit par 
  • Gustav INEICHEN
  •  • 2 914 mots

Les idiomes romans étaient alors considérés comme des variantes plus ou moins aberrantes ou vulgaires d'une seule et même langue (appelée grammatica en latin médiéval) qui était le latin tel qu'on le connaissait à cette époque. La notion d'une langue romane subsumant l'ensemble des parlers régionaux, dialectes, subdialectes et patois, le français moderne, par exemple, est d'époque relativement récente et repose sur l'idée d'un standard national. […] Lire la suite

APPRENTISSAGE DES LANGUES ÉTRANGÈRES

  • Écrit par 
  • Daniel GAONAC'H
  •  • 1 242 mots

On peut montrer que les oppositions pertinentes dans une langue étrangère sont difficilement perceptibles si elles ne le sont pas dans la langue maternelle : c’est ainsi que les Japonais, dont la langue n’utilise pas la distinction entre l et r, peuvent éprouver des difficultés à entendre et à reproduire ces sons dans une autre langue ; de même, les francophones, pour qui la distinction entre voyelles brèves et voyelles longues n’est pas pertinente, peuvent éprouver des difficultés à entendre et reproduire cette distinction dans d’autres langues (füllen et fühlen de l’allemand, par exemple). […] Lire la suite

LANGUES ET LANGAGE ORIGINE DES

  • Écrit par 
  • Bernard VICTORRI
  •  • 6 742 mots
  •  • 2 médias

), les langues germaniques (dont l'anglais, l'allemand, le danois), les langues slaves (dont le russe, le polonais, le serbo-croate), les langues celtiques (irlandais, gallois, gaulois, breton, etc.), et des langues plus esseulées, notamment le grec, l'arménien et l'albanais. La méthode permet aussi, quand les données sont suffisantes, de reconstruire la langue ancestrale, que l'on appelle la protolangue associée à la famille. […] Lire la suite

FRANCE (Arts et culture) Les langues régionales

  • Écrit par 
  • Jean SIBILLE
  •  • 3 702 mots
  •  • 1 média

Ces dialectes sont généralement considérés comme les formes orales traditionnelles de l'allemand en Alsace et en Moselle, la forme écrite traditionnelle étant l'allemand standard. Quoi qu'il en soit, la dénomination de la langue régionale reste, en Alsace et en Moselle, éminemment délicate, problématique et variable : allemand d'Alsace et de Moselle, dialectes allemands d'Alsace et de Moselle, francique, alémanique, alsacien-moselan, langues régionales d'Alsace et de Moselle. […] Lire la suite

MOYEN ÂGE L'affirmation des langues vulgaires

  • Écrit par 
  • Emmanuèle BAUMGARTNER
  •  • 2 533 mots

Dans le domaine religieux, le mouvement de la Réforme est intimement lié à la traduction en langue vernaculaire de l'Écriture sainte : la traduction de la Bible en « nouveau haut allemand », achevée par Luther en 1534, fixe et diffuse dans tout l'Empire une langue unique, tandis que paraît en anglais la « version autorisée » de la Bible dite du roi James (1611). […] Lire la suite

AFRIQUE NOIRE (Culture et société) Langues

  • Écrit par 
  • Emilio BONVINI, 
  • Maurice HOUIS
  •  • 8 307 mots
  •  • 1 média

Intérêt d'une étude typologique Ce nivellement qui confère un privilège à la synchronie (état donné d'une langue) sur la diachronie (évolution d'une langue) et cette pluralité qui implique de multiples évolutions divergentes s'ajoutent aux limites du comparatisme négro-africain pour justifier, semble-t-il, un changement d'orientation dans l'élaboration des synthèses et une concentration sur l'exploitation des données typologiques. […] Lire la suite

MÉMOIRES ALLEMANDES (dir. É. François et H. Schulze) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Lionel RICHARD
  •  • 1 152 mots

C'est la communauté de langue et de culture qui a constitué durablement le ciment de signes identitaires, beaucoup plus qu'un sentiment d'appartenance « nationale ». Encore qu'un « nationalisme » exacerbé ait été à l'honneur en deux périodes au moins : au début du xixe siècle, lors de la lutte contre les troupes de Napoléon, l'envahisseur, et de 1933 à 1945, sous le régime nazi. […] Lire la suite

GRAMMAIRE COMPARÉE DES LANGUES INDO-EUROPÉENNES, Franz Bopp - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Gabriel BERGOUNIOUX
  •  • 755 mots

 » Une archéologie de la langue À partir du rapprochement des formes grammaticales, Bopp se propose de déterminer des lois d'évolution d'un groupe de langues pour remonter vers leur état primitif commun : c'est la reconstruction. Ce faisant, il abandonne l'interprétation de ce qui est non morphologique, les « racines ». L'exposé est conduit en trois temps : 1. […] Lire la suite

SENOCAK ZAFER (1961- )

  • Écrit par 
  • Nicole BARY
  •  • 644 mots

Une poésie néo-expressionniste qui s'épanouit dans la figuration libre, et joue de l'ambivalence des langues, l'allemand : « la langue dans laquelle je vis » et le turc, « la langue qui [vit] en moi », image de « ce grand écart qui prépare l'écrivain turc de langue allemande à une identité partagée ». Fraîchement installé à Berlin au moment des grands changements, Senocak observe avec perspicacité les transformations et les balbutiements d'une Allemagne en quête de réunification. […] Lire la suite

MÜLLER HERTA (1953- )

  • Écrit par 
  • Nicole BARY
  •  • 668 mots

« Mon allemand de minorité, écrivait-elle peu de temps après son installation à Berlin-Ouest, est maintenant relié. Désormais le lien te semble corde. » À ce propos, elle souligne la situation linguistique tout à fait particulière des écrivains de langue allemande en Roumanie. « La langue de l'écriture, le haut-allemand, coexistait avec le dialecte, le souabe du Banat, et la langue véhiculaire, le roumain. […] Lire la suite

BUDAPEST UNIVERSITÉ DE

  • Écrit par 
  • Jean FAVIER
  •  • 167 mots

Cette université, qui échappait à l'emprise de l'État, fut transférée en 1777 à Budapest, où son union avec l'ancienne université royale fit naître une nouvelle institution, portant très fortement la marque des raisons politiques de sa fondation : l'allemand y fut décrété langue d'enseignement au lieu du latin et, afin de limiter l'influence exercée par l'Église, la faculté de théologie fut tenue à l'écart. […] Lire la suite

YOKO TAWADA (1960- )

  • Écrit par 
  • Nicole BARY
  •  • 1 071 mots
  •  • 1 média

Écrivain à l'identité double, elle écrit dans sa langue maternelle et en allemand. Elle s'en explique ainsi : « Lorsque j'étais enfant, j'ai su très vite que j'écrirais, j'écris depuis l'âge de douze ans. J'ai très vite compris que le japonais n'était pas une langue suffisante pour écrire. Il me fallait une autre langue. Le russe était la plus belle des langues, ensuite venait le français, et l'allemand à cause de Kafka. […] Lire la suite

POZNANIE

  • Écrit par 
  • Jean BÉRENGER
  •  • 345 mots

À l'époque du Kulturkampf, l'allemand devient la seule langue enseignée ; après 1900, même le catéchisme est enseigné dans cette langue, d'où la grève scolaire de 1903. En même temps, le gouvernement prussien tente d'exproprier les Polonais au profit des colons allemands (lois de 1886, 1904 et 1908) et dépense dans ce but 1,3 million de mark-or. Les résultats sont médiocres : en 1910, 61 p. […] Lire la suite

CANETTI ELIAS (1905-1994)

  • Écrit par 
  • Jacques LE RIDER
  •  • 2 424 mots
  •  • 1 média

Une double identité Comme Paul Celan, Canetti a vécu le déchirement de l'écrivain juif de langue allemande : la langue coupée, cette menace qui traumatisa le petit garçon, désigne aussi l'oubli de la langue juive. Coupé de sa première langue maternelle, le judéo-espagnol, Canetti voulut apprendre à parler, à écrire et à vivre en allemand, la langue préférée de sa mère : « C'est à Lausanne, sous l'influence de ma mère, que je naquis à la langue allemande », écrit-il dans son autobiographie ; « Dans les douleurs qui précédèrent cette deuxième naissance, je conçus la passion qui devait m'unir à l'une et à l'autre, je veux dire à la langue et à ma mère. […] Lire la suite

KHAZARS

  • Écrit par 
  • Gérard NAHON
  •  • 514 mots
  •  • 1 média

Le problème du devenir des habitants de la Khazarie et de leurs descendants après la chute du royaume a donné lieu à la théorie (bien fragile) selon laquelle les juifs de l'Europe de l'Est en seraient issus, en dépit de leur adoption du haut-allemand comme langue vernaculaire. Sur cette théorie et sur les Khazars, on consultera avec profit l'ouvrage de A. […] Lire la suite

LA CONSCIENCE DE ZENO, Italo Svevo - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Gilbert BOSETTI
  •  • 988 mots
  •  • 1 média

Chez les Schmitz, on parlait le dialecte triestin, mais au collège bavarois de Segnitz où Ettore a fait des études commerciales, outre l'allemand, langue d'enseignement, l'adolescent a appris le français, l'italien et l'anglais. Ce plurilinguisme et cette pluriculturalité se retrouvent dans le style et les allusions de Zeno narrateur. Le choix du pseudonyme d'Italo Svevo signifie que cet Austro-Triestin se sentait non seulement profondément biculturel, mais d'une personnalité clivée, « italo-souabe ». […] Lire la suite

STERNHEIM CARL (1878-1942)

  • Écrit par 
  • Jean-Marie VALENTIN
  •  • 689 mots

La puissance du dramaturge Sternheim tient à la brutalité de sa langue (« l'allemand dépouillé »), à la violence des conflits dominés par le déchaînement de l'Éros et l'appât de l'argent, à l'actualité des types dont les plus remarquables sont des révélateurs vigoureux de la société wilhelminienne. Sternheim peut être tenu pour le critique le plus virulent d'un monde hiérarchique et autoritaire, fondé sur le modèle militaire répercuté dans la vie quotidienne par l'administration et l'école. […] Lire la suite

CERVEAU ET BILINGUISME

  • Écrit par 
  • Jean-Marie ANNONI
  •  • 804 mots
  •  • 1 média

On a également montré que l’apprentissage d’une nouvelle langue au cours de la vie modifie la structure de certaines aires. Enfin, de manière surprenante, les bilingues naturels peuvent adopter un mode de lecture spécifiquement globale lorsqu’ils lisent une langue opaque comme le français, mais activent aussi des structures cérébrales impliquées dans le transcodage lorsqu’ils lisent dans une langue orthographiquement plus transparente comme l’allemand ou l’espagnol. […] Lire la suite

MITTELEUROPA

  • Écrit par 
  • Jacques LE RIDER
  •  • 8 392 mots
  •  • 4 médias

Il reste que les cas de multilinguisme polono-lithuanien, slovaco-hongrois, austro-italo-slovène, pour ne mentionner que ces combinaisons, sont au total moins nombreux que les cas de plurilinguisme dans lesquels une langue nationale centre-européenne va de pair avec l'allemand, le français, etc. Lorsqu'un écrivain choisit pour sa production littéraire ou universitaire une langue différente de sa langue maternelle, il est rare qu'il opte pour une autre langue de la région : seuls l'allemand, l'anglais ou le français entrent en ligne de compte. […] Lire la suite

JOSEPH II (1741-1790) empereur germanique (1765-1790)

  • Écrit par 
  • Friedrich SCHREYVOGL, 
  • Universalis
  •  • 850 mots

En Hongrie, Joseph II remplace le latin et le hongrois par l'allemand comme langue administrative, suscitant l'opposition de la petite noblesse. Dans les Pays-Bas autrichiens, les immigrés hollandais ouvrent les hostilités contre les troupes d'occupation, amenant le pays à déclarer son indépendance. À la mort de Joseph II, ses efforts visant à apporter la liberté à ses sujets et à faire leur bonheur semblent avoir été vains, ses réformes arrivant un siècle trop tôt. […] Lire la suite

SERMENTS DE STRASBOURG

  • Écrit par 
  • Bernard CERQUIGLINI
  •  • 601 mots

C'est donc la langue qui signifie le partage : elle est le nouveau signe du politique. Les Serments sont prêtés en langues vulgaires, ancêtres respectifs du français et de l'allemand. Et comme il s'agit de se reconnaître des territoires, Louis jure dans la langue du royaume attribué à Charles (donc, en français), et Charles dans la langue du royaume attribué à Louis (donc, en allemand). […] Lire la suite

SVEVO ITALO (1861-1928)

  • Écrit par 
  • Angélique LEVI
  •  • 1 433 mots
  •  • 1 média

Le patronyme d'Italo Svevo (c'est-à-dire Souabe), que très tôt il se choisit, révèle assez l'ambiguïté de sa situation : patriote italien de sentiment, Triestin de langue, Allemand de culture (enfant, on l'envoya avec ses frères au collège en Bavière, pour parfaire ses connaissances dans la langue de Goethe, qu'il rejeta d'ailleurs, non sans qu'elle laissât des traces indélébiles sur son œuvre). […] Lire la suite

FRANZ KAFKA (Cahier de l'Herne)

  • Écrit par 
  • Jacques LE RIDER
  •  • 1 075 mots

Une langue aussi précise qu’insaisissable Un peu plus loin, et en contrepoint, Georges-Arthur Goldschmidt, avec la verve caustique et la finesse intuitive qu'on lui connaît, balaye le préjugé selon lequel il y aurait des langues moins « précises » que d'autres. Toute langue est capable du meilleur et du pire, nous dit-il en substance, et l'allemand a touché à son pire absolu avec la LTI (lingua tertii imperii) de l'époque nazie, décrite par Victor Klemperer. […] Lire la suite

GRIMM JAKOB (1785-1863) et WILHELM (1786-1859)

  • Écrit par 
  • Michel-François DEMET
  •  • 1 730 mots
  •  • 5 médias

En recherchant sans artifice les tournures de la langue paysanne, ils croyaient faire seulement œuvre de piété nationale et respecter les formes de pensée et d'expression populaires. En réalité, ils créaient une langue neuve, étonnante de poésie et de précision, et prenaient place parmi les grands stylistes de l'allemand. Le succès des Contes d'enfants et du foyer (Kinder- und Hausmärchen, 1812-1815) fut grand auprès du public. […] Lire la suite

PLAATJE SALOMON TSHEKISO (1876-1932)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 391 mots

De langue maternelle tswana, la principale langue du Botswana, cet érudit apprit l'anglais, l'afrikaans, le haut allemand, l'allemand, le français, le sotho, le zoulou et le xhosa. Solomon Tshekiso Plaatje naît en 1876 à Boshof, dans l'État libre d'Orange. Grâce à ses connaissances linguistiques, il occupe divers postes, officiant d'abord comme correspondant pendant la guerre des Boers (1899-1902), avant de devenir rédacteur pour Koranta ea Becoana (« La Gazette tswana ») de 1901 à 1908, puis pour Tsala ea Batho (« L'Ami du peuple ») à partir de 1912. […] Lire la suite

CELAN PAUL (1920-1970)

  • Écrit par 
  • Jean BOLLACK
  •  • 2 829 mots
  •  • 1 média

Le « célanien » est de l'allemand et ne l'est pas. Une telle refonte ne s'est pas faite d'un seul coup ; Celan y a travaillé continûment, s'imprégnant méthodiquement des formes traditionnelles pour les rejeter avant de s'en ressaisir. La dislocation des éléments n'avait peut-être jamais été réalisée de cette façon dans la texture de la langue, pour ancien que soit le procédé de la recomposition microscopique, ressort sans doute constitutif de la poésie. […] Lire la suite

PLURILINGUISME

  • Écrit par 
  • Penelope GARDNER-CHLOROS, 
  • Andrée TABOURET-KELLER
  •  • 9 228 mots

En allemand, par contre, l'unité d'accentuation n'est pas le groupe rythmique, mais le lexème dont une seule voyelle, généralement la première, reçoit l'accent. L'interférence de l'accentuation de l'allemand sur celle du français se manifeste par la présence, inattendue, de l'accent tonique sur la première syllabe de chaque lexème. Par contre, un Français qui apprend le russe aura tendance à ignorer ou à confondre les schèmes accentuels qui spécifient les mots de cette langue. […] Lire la suite

APPELFELD AHARON (1932-2018)

  • Écrit par 
  • Michèle TAUBER
  •  • 1 688 mots
  •  • 1 média

Il enfouit au plus profond de lui-même son identité juive ainsi que sa langue maternelle pour s'exprimer uniquement – et très épisodiquement – en ruthène. À la fin de la guerre, non seulement il a perdu l'usage de l'allemand, mais il est incapable de s'exprimer dans quelque langue que ce soit. « En 1946, l'année de mon arrivée en Palestine, mon journal intime se composait d'une mosaïque de mots en allemand, en yiddish, en hébreu, et même en ruthène [. […] Lire la suite

AUSTERLITZ (W. G. Sebald) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Nicole BARY
  •  • 969 mots

On se retrouve à Paris où à Londres, on s'entretient en anglais ou en français, mais jamais en allemand, la langue maternelle – oubliée – d'Austerlitz. Le narrateur dans la posture du psychanalyste attentif, mais silencieux, accompagne le lecteur dans le parcours labyrinthique au terme duquel Jacques Austerlitz se sera, peut-être, réapproprié son histoire et son identité, tout comme il guide, dans le dédale angoissant des escaliers, couloirs, parvis et galeries, ras et haut de jardin de la « nouvelle bibliothèque du boulevard François-Mauriac », Austerlitz en quête d'informations sur la biographie de son père. […] Lire la suite

GRISONS

  • Écrit par 
  • Marco MARCACCI
  •  • 1 296 mots
  •  • 3 médias

L’allemand est parlé par 64 p. 100 de la population, surtout dans le nord-est du canton, région la plus densément peuplée. Les différentes variétés du romanche (13 p. 100 de la population) sont parlées surtout dans la Surselva, au nord-ouest, et en Engadine, au sud-est, ainsi que dans quelques îlots au centre du territoire qui tentent de résister à la forte pression de la langue allemande. […] Lire la suite

OPITZ MARTIN (1597-1639)

  • Écrit par 
  • Hélène FEYDY
  •  • 780 mots

Opitz, couronné poète et anobli par l'empereur Ferdinand II, deviendra membre de la Société Fructifère, une de ces sociétés de langue qui, à l'instar de la Pléiade française, avaient pour but d'« épurer » la langue afin de la faire fructifier. En s'inspirant de grandes œuvres anciennes ou contemporaines, Opitz ouvre la littérature allemande à des formes nouvelles. […] Lire la suite

SCHMID DANIEL (1941-2006)

  • Écrit par 
  • Daniel SAUVAGET
  •  • 796 mots

Né dans une région de langue romanche, c'est en allemand qu'il fait ses études, à Berlin où il réussit le concours d'entrée de la toute nouvelle école de cinéma. Il fait partie de la première promotion, aux côtés de personnalités aussi diverses qu'Helke Sander, Wolfgang Petersen, Harun Farocki, Christian Ziewer... Au sein du nouveau cinéma allemand, Daniel Schmid a tout d'abord été perçu comme un baroque, adepte d'un cinéma « décadent », tout comme Werner Schroeter (avec qui il lui est arrivé de collaborer), voire Hans-Jürgen Syberberg. […] Lire la suite

GOTTSCHED JOHANN CHRISTOPH (1700-1766)

  • Écrit par 
  • Lore de CHAMBURE
  •  • 904 mots

Après sa rupture avec les Neuber, Gottsched se consacre — une habitude contractée dès 1732 — à la réforme de l'allemand. Ses Contributions à l'histoire critique de la langue, de la poésie et de l'éloquence allemandes (Beiträge zur kritischen Historie der deutschen Sprache, Poesie und Beredsamkeit) paraissent, échelonnées, jusqu'en 1744. En 1748, sous une forme concentrée, le voici détaillant une fois de plus ses idées essentielles : un haut allemand correct — cette exigence ne devait pas rester sans influence sur la prose ultérieure —, le rejet du gongorisme propre au baroque déclinant (il n'est que de lire son ex-disciple Christian Gellert pour voir combien cette condamnation a porté ses fruits). […] Lire la suite

TRADUCTION

  • Écrit par 
  • Jacqueline GUILLEMIN-FLESCHER
  •  • 3 792 mots
  •  • 1 média

Il conçoit la traduction comme une mutation qui modifie l'œuvre originale et transforme la langue maternelle grâce à la langue étrangère. Il s'associe en cela à l'optique du romantisme allemand. Henri Meschonnic se réclame de Benjamin dans son rejet de l'« annexion traductrice ». En revanche, il s'inscrit contre le littéralisme formel d'André Chouraqui, qui constitue pour lui une violation de la langue (De Jonas à Jona). […] Lire la suite

MENDÉLÉ MOKHER SEFORIM (1835 ou 1837-1917)

  • Écrit par 
  • Isaac POUGATCH
  •  • 1 073 mots

Il la méprisait comme le faisaient ses congénères, les Maskilim, qui n'avaient d'yeux que pour les « Berlinois » (ainsi qu'on appelait les disciples du philosophe juif allemand Moïse Mendelssohn), devenus de parfaits Européens, parlant la langue du pays et s'habillant à l'allemande. À l'époque, il était de bon ton, parmi les intellectuels juifs russes (tout au moins chez ceux qui ne s'étaient pas totalement assimilés à la culture slave), de publier uniquement en hébreu. […] Lire la suite

FRANCE (Arts et culture) La littérature

  • Écrit par 
  • ETIEMBLE
  •  • 7 327 mots
  •  • 2 médias

Langue sans ton, sans accent tonique marqué (comme en anglais ou en allemand), langue dont les usagers ne sentent plus guère la longueur des syllabes, le français n'a jamais pu sans péril élaborer des vers quantitatifs, comme on tâcha de le faire à la Renaissance, ni des versets sans rimes ou assonances. Perspectives et prospective Par un effet malencontreux de l'extrême liberté dont jouirent et jouissent les lettres françaises, on en vient à vendre des livres composés de pages blanches, ou de voyelles et de consonnes en vrac. […] Lire la suite

LE FREISCHÜTZ (C. M. von Weber)

  • Écrit par 
  • Christian MERLIN
  •  • 219 mots
  •  • 1 média

À la langue italienne les passions nobles, à la langue vernaculaire les sujets légers du Singspiel (forme allemande d'opéra-comique), plus prisés du peuple que de l'aristocratie. Avec le Freischütz, Weber propose une solution nouvelle : l'opéra romantique. Influencé par E. T. A. Hoffmann, il donne droit de cité au fantastique et à l'étrangeté de la nature, matérialisée par la forêt conçue comme expression des peurs inconscientes. […] Lire la suite

CHAMBERLAIN HOUSTON STEWART (1855-1927)

  • Écrit par 
  • Roland MARX
  •  • 348 mots

Né dans une famille d'officiers supérieurs, influencé par un professeur allemand de Cheltenham, Otto Kuntze, et par ses études de sciences naturelles à Genève, il passe les années 1885-1889 en Allemagne et s'enthousiasme pour Richard Wagner, auquel il consacrera plusieurs monographies (Notes sur Lohengrin, 1892). Installé à Vienne, il y publie en allemand son ouvrage essentiel (Les Fondements du XIXe siècle, Die Grundlagen des neunzehnten Jahrhunderts, 1899), qui sera traduit en anglais en 1911. […] Lire la suite

DE L'ALLEMAGNE, Madame de Staël - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Anouchka VASAK
  •  • 968 mots
  •  • 1 média

De l'Allemagne est un livre d'une singulière nouveauté, autant en raison des idées qu'il diffuse que de l'attention, vraiment originale, portée à la langue : langue allemande d'abord, objet d'une subtile réflexion ; langue française ensuite, langue maternelle de l'exilée, où tels noms propres – ceux du père, Necker, de la patrie, la France – sont prononcés en sourdine avec une indicible tristesse, traces d'un territoire perdu dont il faut faire le deuil, pour prix d'une liberté à reconquérir. […] Lire la suite