« rationalisme »

COURS DE PHILOSOPHIE POSITIVE, Auguste Comte - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Éric LETONTURIER
  •  • 926 mots
  •  • 1 média

Écrit dans le contexte des crises sociales et politiques de l'après-Révolution, il officialise, sur le constat d'un rationalisme triomphant à travers les âges, la naissance du positivisme et introduit un néologisme, la sociologie, appelée, selon Comte, à présider à la réorganisation de la société au moyen d'une résorption méthodique de ses maux. Une encyclopédie des sciences En soixante leçons, l'ouvrage brosse le tableau de l'ensemble des savoirs scientifiques de l'humanité pour en dégager les généralités et résultats, et les rapporter, conformément au principe de la philosophie positive, à une méthode unique et susceptible de servir la fondation de la sociologie sur la raison. […] Lire la suite

MICHEL PSELLOS (1018-1078)

  • Écrit par 
  • Denis COUTAGNE
  •  • 830 mots

Hostile cependant à l'aberration que présente certaine théurgie néo-platonicienne (il s'en prend notamment aux croyances magiques de Michel Cérulaire), Psellos défend le rôle de la raison et des sciences dans l'explication des faits, mais selon un rationalisme qui fait sa place à l'allégorie, lorsque l'esprit, par exemple, s'approche de la substance divine. […] Lire la suite

NATHAN LE SAGE, Gotthold Ephraim Lessing - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jean-Louis BESSON
  •  • 834 mots
  •  • 1 média

Une leçon de tolérance La leçon de cette pièce, qui allie rationalisme et sensibilité à la manière du drame bourgeois, est que le devoir de l'homme n'est pas de suivre une foi aveugle qui engendre le fanatisme (à l'image du Patriarche dans la pièce), mais d'écouter la vertu, la conscience du bien qui pousse à s'interroger non sur la valeur de grands principes mais sur le bien-fondé de chaque action individuelle. […] Lire la suite

GUIDE DES ÉGARÉS, Moïse Maïmonide - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 833 mots
  •  • 1 média

L'ésotérisme du Guide des égarés, loin de s'opposer au « rationalisme » de son auteur, préserve et marque au contraire sa dimension proprement savante : il met en place une « maïeutique », destinée, selon son commentateur Shlomo Pinès, à « déterminer la vocation philosophique des hommes supérieurs que l'esprit du siècle fait tomber dans le désarroi ». […] Lire la suite

HAZLITT WILLIAM (1778-1830)

  • Écrit par 
  • Louis BONNEROT
  •  • 847 mots

Son père, pasteur unitarien, lui inculqua son rationalisme, son admiration pour Priestley, mais sans l'y convertir complètement, et cela malgré plusieurs années dans une école théologique dissidente. William Hazlitt sera le dissident intégral, ami des « radicaux » Godwin et Holcroft, thuriféraire de Napoléon (d'où sa Life of Napoleon, 1828-1830), disciple et imitateur de Rousseau : il lit avec passion La Nouvelle Héloïse et consacre deux ans à la méditation des Confessions (qu'il croira imiter par son Liber Amoris or the New Pygmalion, 1823, où il rend publique sa pitoyable aventure amoureuse avec la fille de sa logeuse ; livre qui le ridiculise, mais où Charles Morgan voit l'exemple parfait de la « cristallisation » selon la théorie justement contemporaine de Stendhal). […] Lire la suite

OTTAVIANI ALFREDO (1890-1979)

  • Écrit par 
  • Émile POULAT
  •  • 855 mots

Il a pareillement condamné comme funestes toutes les idées que ses maîtres lui avaient appris à condamner et contre lesquelles l'Église romaine luttait sans désemparer : le libéralisme – péché originel du monde moderne et boîte à surprise de tous nos maux –, le laïcisme, l'athéisme, le rationalisme, le matérialisme, le communisme, l'œcuménisme, l'immoralisme, etc. […] Lire la suite

MONADOLOGIE, Gottfried Wilhelm Leibniz - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 844 mots
  •  • 1 média

Profondément religieuse, elle pourrait être qualifiée, au moins autant que celle de Malebranche que l'on a ainsi définie, de rationalisme mystique. Avec l'occasionnalisme malebranchiste, avec le monisme de Spinoza (théorie de l'expression), elle constitue l'une des grandes options visant à surmonter le dualisme hérité de Descartes. […] Lire la suite

HUNDERTWASSER FRIEDRICH STOWASSER dit FRIEDENSREICH (1928-2000)

  • Écrit par 
  • Philippe PIGUET
  •  • 824 mots

Après avoir publié une Grammaire du voir, il rédige en 1958 un Manifeste de la moisissure contre le rationalisme en architecture et fonde à Vienne, l'année suivante, le Pintorarium, une académie universelle de la création. Multipliant voyages, séjours et expositions, Hundertwasser adopte un mode de vie nomade et expérimental : il enseigne, organise des performances, écrit, fait des lectures publiques, participe à des émissions de télévision, réalise un film présenté à Cannes. […] Lire la suite

GASCOYNE DAVID (1916-2001)

  • Écrit par 
  • Michel RÉMY
  •  • 799 mots

Après la guerre, évitant les excès du rationalisme et de l'idéalisme, il revient à l'existentialisme de Chestov, interroge le christianisme dont il remplace la notion de « communion » par celle de « communauté », puis se passionne pour Heidegger et son questionnement de la métaphysique et de la présence. En 1956, il compose pour la radio un long texte vocal, Night Thoughts. […] Lire la suite

CITÉ, iconologie

  • Écrit par 
  • Michel RAYNAUD
  •  • 913 mots
  •  • 1 média

Dès la fin du xviie siècle, et surtout au xviiie, avec le retour au cloisonnement du savoir et la naissance du discours scientifique (rationalisme du siècle des Lumières), la représentation urbaine échappe progressivement à l'artiste. Le pouvoir cesse d'exister sous forme de la figuration de ses symboles mais opère dans l'épaisseur même du plan, qui devient objet de connaissance et instrument de travail : il sert à repérer et à consigner des données techniques (fragilité des sols, inondations) ou médicales (épidémies). […] Lire la suite

RESPIRATION ARTIFICIELLE, Ricardo Piglia - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Claude FELL
  •  • 861 mots

Maggi ayant « disparu », le neveu entame un long dialogue avec un émigré polonais, Tardewski, ancien élève de Wittgenstein, sur la fictionnalisation du discours critique, sur « l'évolution souterraine de l'européanisme comme élément de base de la culture argentine depuis son origine », sur les dérives du rationalisme (Mein Kampf est ainsi interprété comme une « flexion finale dans l'évolution du subjectivisme rationaliste inauguré par Descartes »). […] Lire la suite

WRIGHT RICHARD (1908-1960)

  • Écrit par 
  • Michel FABRE
  •  • 896 mots
  •  • 1 média

Répudiant les traditions religieuses ancestrales et une certaine négritude devenues facteurs de stagnation, il prône le recours au rationalisme et à la technique pour la libération de l'Afrique moderne. À Paris, une crise cardiaque met brutalement fin à sa lutte pour le nationalisme africain et les droits civiques aux États-Unis. […] Lire la suite

LICHTENBERG GEORG CHRISTOPH (1742-1799)

  • Écrit par 
  • Pierre GRAPPIN
  •  • 934 mots

 » Il accordait aussi aux rêves une valeur que voulait ignorer son siècle de rationalisme, et a noté beaucoup de ses rêves, ce qui peut faire de lui un précurseur des romantiques. Plus ténébreuse est une manière d'aspiration au néant, surprenante chez un physicien : « Mon Dieu, écrivait Lichtenberg, quel désir en moi de l'instant où le temps cessera pour moi d'être le temps. […] Lire la suite

CRASSET MATALI (1965- )

  • Écrit par 
  • Christine COLIN
  •  • 928 mots

Si on place cette phrase dans la continuité des célèbres aphorismes qui ont véhiculé les théories du design au cours des deux siècles derniers, tels que « l'outil crée la forme » (rationalisme, fin xixe siècle), « la forme suit la fonction » (fonctionnalisme, xxe siècle), ou « la forme suit la communication » (design radical des années 1970), elle inscrit l'origine de la forme de l'objet non plus dans la fabrication, la fonction ou la communication, mais dans l'univers de la connexion, notamment informatique. […] Lire la suite

LE BEL ÉTÉ, Cesare Pavese - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Carina MEYER-BOSCHI
  •  • 918 mots
  •  • 1 média

 » La critique de la haute société y est dominée par la matière langagière et poétique des discussions souvent paradoxales des étudiants, dont les voix s'entremêlent pour exprimer les ambivalences, entre sauvagerie et rationalisme, mysticisme et cynisme, qui caractérisent l'œuvre de Pavese. Le thème de la fête, les masques drôlatiques et l'atmosphère théâtrale du Bel Été se retrouvent dans le carnaval mortifère de Entre femmes seules. […] Lire la suite

MICHELUCCI GIOVANNI (1891-1990)

  • Écrit par 
  • Luciana MIOTTO MURET
  •  • 903 mots
  •  • 1 média

La composition se libère ici du rationalisme le plus strict pour intégrer une dimension plus « organique » (en 1951 avait eu lieu à Florence une exposition sur Franck Lloyd Wright, dont l'influence a fortement marqué l'architecture italienne de 1950 à 1960). Ses œuvres postérieures à 1960 acquièrent une plus grande souplesse, dont l'apogée est sans doute atteint dans la célèbre « église de l'autoroute », dédiée à saint Jean-Baptiste (1961-1964), aux portes de Florence. […] Lire la suite

ROGER JACQUES (1920-1990)

  • Écrit par 
  • Roselyne REY
  •  • 973 mots

Il a contesté l'image d'un xviiie siècle univoquement rationaliste, écrivant par exemple : « Si l'on entend par rationalisme une philosophie qui prête à la raison humaine le pouvoir de comprendre réellement l'ordre du monde, la pensée biologique du xviiie siècle, Buffon mis à part, n'est pas une pensée rationaliste [...]. C'est une pensée sceptique. […] Lire la suite

ÉPISTÉMOLOGIE

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 13 112 mots
  •  • 4 médias

Se dégageant à la fois des découpages du monde immédiatement suggérés par l'expérience commune et du désir abstrait d'universalité qu'une première réflexion philosophique cultive, le rationalisme scientifique accepte de démultiplier ses domaines en des systèmes provisoirement autonomes. Bachelard décrit un « rationalisme électrique » et un « rationalisme mécanique ». […] Lire la suite

LÉGISTES ÉCOLE DES

  • Écrit par 
  • Léon VANDERMEERSCH
  •  • 2 244 mots

), dans le fil de tendances progressistes au réalisme politique, au pragmatisme économique, au rationalisme critique, qu'il faisait cependant dévier vers une sorte de machiavélisme more sinico. L'ambiguïté de cette doctrine est celle de la loi elle-même en Chine, qui, lorsqu'elle devient positive et commune pour tous, est ramenée à sa forme pénale la plus archaïque. […] Lire la suite

NICOLE PIERRE (1625-1695)

  • Écrit par 
  • Jean MESNARD
  •  • 925 mots

Son rationalisme foncier le conduit, vers la fin de sa vie, à prendre des positions hostiles à la mystique. En 1679, son Traité de l'oraison, fruit d'une dispute qui l'avait opposé à Barcos, enseigne à se défier des inspirations et à concevoir méthodiquement la prière : il est réédité en 1694 sous le titre Traité de la prière. À cette époque, poussé par Bossuet, Nicole s'en prend à Mme Guyon et publie une Réfutation des principales erreurs des quiétistes (1695). […] Lire la suite

GILSON ÉTIENNE (1884-1978)

  • Écrit par 
  • Marie-Odile MÉTRAL-STIKER
  •  • 996 mots

Du côté de la théologie, Gilson constatait un semblable désordre, à la charnière du rationalisme et du fidéisme. L'histoire de la philosophie sautait de la Grèce à Descartes. Lucien Lévy-Bruhl proposa précisément à Gilson, d'abord fort intéressé par le philosophe du cogito, un sujet de recherche sur le cartésianisme et la scolastique. C'est ainsi que le jeune philosophe se trouva conduit à lire saint Thomas, qu'on n'étudiait pas parce qu'il était classé comme théologien. […] Lire la suite

ULM ÉCOLE D' (1953-1968)

  • Écrit par 
  • Axelle FARIAT
  •  • 932 mots

Cette nouvelle période de développement du rationalisme et de la production industrielle intitulée « design technologique » (1956-1958) se concentre sur les sciences. On peut commencer à parler du « modèle ulmien ». En désaccord avec ce projet, Max Bill quitte l’École en 1956. Une autre phase (1958-1962) s’attache au positivisme scientifique. Dès 1962, le programme d’enseignement intègre les problématiques environnementales avec le renforcement des liens entre la théorie et la pratique, mais aussi les sciences et la conception. […] Lire la suite

SOULIER, histoire du costume

  • Écrit par 
  • Renée DAVRAY-PIÉKOLEK
  •  • 1 001 mots
  •  • 1 média

Bouts pointus et talons hauts ont été combattus soit au nom de la morale, soit au nom de l'hygiène au temps du rationalisme triomphant. Dès lors, les critères changent : la chaussure doit s'adapter à la morphologie du pied, car elle influe sur le développement du squelette et peut contrarier le pied dans l'exercice naturel de la marche. Le talon haut est critiqué en raison de son rôle néfaste pour la colonne vertébrale. […] Lire la suite

ŽUPANČIČ OTON (1876-1949)

  • Écrit par 
  • Franc ZADRAVEC
  •  • 981 mots

C'est pourtant un sceptique, cultivant la sérénité, un chercheur inlassable, un obsédé du rythme qui nie le rationalisme — qu'il soit positiviste ou chrétien — et qui se refuse à donner une image mythique du monde. En dépit d'une éthique fondée sur le principe de la relativité, il s'efforce d'opter pour le bien et, rongé par le doute, recherche toutefois « le côté céleste et lointain des choses ». […] Lire la suite

WINSTANLEY GERRARD (1609-? 1660)

  • Écrit par 
  • Roland MARX
  •  • 988 mots

Il est considéré comme l'un des grands apôtres d'un communisme agraire, un précurseur du rationalisme, mais aussi du socialisme chrétien. Né à Wigan, élève d'une grammar school, puis commerçant à Londres, il est ruiné par la guerre civile, se réfugie dans la campagne londonienne et commence à écrire et à devenir un militant de ses idées. Contrairement aux « niveleurs », qui rêvent d'une démocratie politique dans le plein respect de l'ordre social, il rêve d'un « vrai nivellement » de la société par la résolution du problème de la misère et de l'exploitation. […] Lire la suite

POLLINI MAURIZIO (1942- )

  • Écrit par 
  • Pierre BRETON
  •  • 948 mots
  •  • 1 média

L'ardeur des débuts Maurizio Pollini naît à Milan le 5 janvier 1942, dans une famille musicienne ; son père, l'architecte Gino Pollini, un des représentants du rationalisme italien, est aussi un talentueux violoniste ; sa mère a étudié le piano et le chant. Il débute le piano dès sa petite enfance avec des leçons particulières, données notamment par Carlo Lonati. […] Lire la suite

MÉTASTABILITÉ

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 1 081 mots

C'est précisément ce postulat, implicite au rationalisme comme à l'empirisme classiques, que la notion de métastabilité relativise. « Avec les mêmes mots, nous décrivons les mêmes objets, et ceux-ci ont pratiquement toujours les mêmes propriétés, la même apparence, la même forme, la même composition. C'est vraiment l'une des énigmes du monde où nous vivons. […] Lire la suite

UNE LETTRE DE LORD CHANDOS, Hugo von Hofmannsthal - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jacques LE RIDER
  •  • 962 mots

 » Hofmannsthal connaissait Francis Bacon depuis le cours de Franz Brentano qu'il avait suivi à l'université de Vienne et qui portait sur le rationalisme de Descartes et de Bacon. La Lettre fourmille de citations cachées ou légèrement déformées, extraites des œuvres de Bacon. Mais l'opération de purge du langage n'a rien, chez Bacon, d'une « crise ». […] Lire la suite

SZYMBORSKA WISŁAWA (1923-2012)

  • Écrit par 
  • Hélène WLODARCZYK
  •  • 944 mots
  •  • 1 média

La poésie de Szymborska exprime un refus du rationalisme conquérant. Comme d'autres écrivains polonais contemporains (Miron Białoszewski, Edward Stachura), elle ne cherche pas à dominer le monde mais à l'accueillir et à se fondre en lui. […] Lire la suite

DERATHÉ ROBERT (1905-1992)

  • Écrit par 
  • Simone GOYARD-FABRE
  •  • 1 009 mots

En cette tâche, tout ensemble généalogique et comparatiste, l'érudition de Robert Derathé fit merveille : historien des idées, savant et philosophe, il ne se borna, ni dans les deux grands ouvrages qu'il publia, l'un en 1948 (Le Rationalisme de Jean-Jacques Rousseau), l'autre en 1950 (Jean-Jacques Rousseau et la science politique de son temps), ni dans la superbe édition des œuvres politiques de Rousseau qu'il donna dans la Bibliothèque de La Pléiade, à un simple commentaire de l'œuvre de Rousseau. […] Lire la suite

LOUIS XIII (1601-1643) roi de France (1610-1643)

  • Écrit par 
  • Jean MEYER
  •  • 995 mots

N'exagérons cependant pas l'opposition entre le « rationalisme » déjà « classique » du couple politique roi-Premier ministre et la réaction féodale de cette première moitié du xviiie siècle français étonnamment « baroque ». Chez le roi comme chez le cardinal, on rencontre aussi quelques-uns des désirs politiques fondamentaux de l'époque : souhait de voir réaliser l'unité religieuse, à tout le moins de briser l'État dans l'État qu'avait formé, sous la régence, l'appareil politique protestant groupé autour des Rohan ; volonté de rénovation religieuse et d'épuration des mœurs. […] Lire la suite

DANS LA VILLE CHINOISE (exposition)

  • Écrit par 
  • Simon TEXIER
  •  • 1 004 mots

Il était notamment frappant de constater la prégnance, dans les réalisations exposées, du travail sur l'enveloppe et les matières, longtemps propre au rationalisme suisse, et diffusé depuis sur la planète entière. De ce point de vue, la ville et l'architecture chinoises apparaissent l'une et l'autre comme des manifestations paroxystiques de la mondialisation. […] Lire la suite

BRUTALISME, architecture

  • Écrit par 
  • François CHASLIN
  •  • 1 114 mots
  •  • 1 média

 » Au rationalisme abstrait et idéal de l'avant-guerre, ils préféraient un nouveau fonctionnalisme qui non seulement acceptait les situations réelles, mais encore jouait de leurs contradictions. Ils rêvaient un monde de flux et de transformations où ils auraient eu leur part. Sur de nombreux points, ils affectaient des attitudes radicales. En 1966 parut à Londres un ouvrage de l'historien de l'architecture Reyner Bauham sur le brutalisme, faisant de celui-ci le théoricien malgré lui de la génération des brutalistes. […] Lire la suite

ANGLAIS (ART ET CULTURE) Vue d'ensemble

  • Écrit par 
  • Barthélémy JOBERT
  •  • 1 108 mots

Plus synthétique, plus délibérément analytique et moins narratif aussi, Panofsky part de l'histoire du « jardin anglais », et de celle de la création architecturale qui lui est contemporaine, des palladiens du début du xviiie siècle à Robert Adam, pour conclure sur une coexistence de caractères sinon opposés, du moins très éloignés l'un de l'autre : « un rationalisme résolument formel, tourné vers l'Antiquité classique », et « une sensibilité hautement subjective tirant son inspiration de l'imagination individuelle, de la nature et du passé médiéval », cette « antinomie entre deux principes contraires, qui reflète d'ailleurs le fait qu'en Grande-Bretagne la vie sociale et institutionnelle est plus strictement régie qu'ailleurs par la tradition et la convention, tout en autorisant aux personnes plus de débordements „excentriques“ » se retrouvant, selon lui, « tout au long de l'histoire artistique et littéraire du pays ». […] Lire la suite

SAY JEAN-BAPTISTE (1767-1832)

  • Écrit par 
  • Pierre-Louis REYNAUD
  •  • 1 069 mots

 Davenport appelait « le moderne des modernes », sait appliquer les sciences exactes à ses activités concrètes, et il s'efforce de concilier un rationalisme abstrait et un réalisme toujours en éveil. Libéral et révolutionnaire Jean-Baptiste Say naquit à Lyon ; il commença sa carrière comme commis de banque, et alla dès l'âge de dix-neuf ans en Angleterre, où il assista avec enthousiasme à la « révolution industrielle ». […] Lire la suite

CORBIN HENRY (1903-1978)

  • Écrit par 
  • Jean-Louis VIEILLARD-BARON
  •  • 1 019 mots

Dès 1934, il avait reconnu le génial apport de l'existentialisme heideggérien, qui le fascinait par sa rupture avec le rationalisme universitaire et avec les philosophies de l'histoire. Envoyé par Julien Cain à Istanbul, il commence alors son aventure orientale, accompagné de son épouse, Stella Corbin. Dès la fin de la guerre, il va partager sa vie entre l'Orient (à l'Institut d'iranologie, aux universités de Mecched et de Téhéran) et l'Occident (où il reprend la chaire de Louis Massignon à l'École pratique des hautes études). […] Lire la suite

MOZI [MO-TSEU] (env. 479-env. 390 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Léon VANDERMEERSCH
  •  • 1 133 mots

Une telle religiosité contraste, dans la philosophie moïste, avec une pensée dont le rationalisme est par ailleurs nourri d'esprit scientifique par la recherche technique (Mozi est réputé l'inventeur d'une machine volante) et dialectiquement affiné par les controverses avec les confucianistes (Mozi est le fondateur de la logique chinoise). Le chef d'une secte militarisée C'est cependant avec la témérité de la foi et non la prudence de la raison que les moïstes se battent fanatiquement pour leur cause, et d'abord pour la paix qu'ils défendent paradoxalement les armes à la main. […] Lire la suite

IRAN RÉVOLUTION CONSTITUTIONNELLE EN

  • Écrit par 
  • Jean CALMARD
  •  • 1 064 mots

Il y eut néanmoins des tendances modernistes d'influence occidentale présentant généralement l'islam comme une réforme politique et sociale compatible avec la science et le rationalisme modernes. Comme dans d'autres pays musulmans, la modernisation sur le modèle européen concerna d'abord l'armée ; elle fut l'œuvre du prince qādjār ‘Abbās Mirzā (1788-1833). […] Lire la suite

ZEHRFUSS BERNARD (1911-1996)

  • Écrit par 
  • François CHASLIN
  •  • 955 mots

Le quartier du Haut-du-Lièvre (1959-1963), sur un plateau surplombant Nancy, est également caractéristique du formalisme qui présidait à la conception des grands ensembles français des années 1950, mélange d'académisme et de rationalisme moderne. Il groupe quelque 3 000 logements, dont plus de 1 600 dans deux barres qui totalisent plus de 700 mètres linéaires de façade. […] Lire la suite

TILL L'ESPIÈGLE (XVe s.)

  • Écrit par 
  • Pierre SERVANT
  •  • 1 054 mots
  •  • 1 média

Il incarne la fantaisie et la vie dans un monde menacé par l'inertie et le rationalisme simpliste. Certes, on n'a pas encore affaire à un roman au sens moderne du terme, mais les anecdotes ne sont pas simplement juxtaposées ; elles forment des séquences cohérentes ; le héros n'est pas encore un caractère, mais il est déjà plus qu'un type. Il est le moteur et la condition de l'action. […] Lire la suite

ABADIE PAUL (1812-1884)

  • Écrit par 
  • Claude LAROCHE
  •  • 977 mots

On a réévalué notamment sa participation au mouvement du rationalisme néo-médiéval, en reconnaissant son originalité par rapport à Viollet-le-Duc. Abadie apparaît désormais comme un architecte moins doctrinaire que ce dernier, plus ambigu, ayant su, le moment venu, composer avec l'éclectisme de son temps. On lui reconnaît également une part importante dans la définition de quelques-uns des types architecturaux les plus notables de son époque : les combinaisons variées qu'il a proposées pour ses édifices paroissiaux ont contribué à fixer le type de l'église néo-médiévale de la seconde moitié du xixe siècle ; l'ordonnance de la maison de la rue Paul-Abadie à Angoulême a ouvert la voie de façon très précoce aux façades exprimant la distribution, formule qui deviendra la règle à la fin du siècle ; le modèle du Sacré-Cœur de Montmartre a influencé plusieurs grandes basiliques votives ou de pèlerinage (par exemple la basilique de Koekelberg à Bruxelles, 1919-1960, par Albert van Huffel, ou la basilique Sainte-Thérèse de Lisieux, 1928-1954, par Louis-Marie Cordonnier). […] Lire la suite

FEYERABEND PAUL (1924-1994)

  • Écrit par 
  • Alban BOUVIER
  •  • 1 045 mots

L'adieu à la raison, en effet, doit être aussi compris comme un adieu à toute raison, et donc comme un plaidoyer en faveur de l'irrationalisme, et non plus simplement d'un rationalisme ouvert. Et, de fait, Feyerabend avance bien des arguments à l'appui de cette interprétation en s'employant à brouiller les frontières entre le mythe et la science. Il renverse à cette fin le sens des propositions émises par des anthropologues, comme Durkheim lui-même, qui considèrent qu'entre le mythe et la science il y a plus continuité que discontinuité ; mais, pour Durkheim, il s'agissait de soutenir l'idée d'une fonction cognitive du mythe, non de mettre en doute la fonction cognitive de la science. […] Lire la suite

CHARRON PIERRE (1541-1603)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 1 129 mots

Théologien ou moraliste, Charron ne se pique pas d'apporter une matière nouvelle : de même qu'il puisait dans l'arsenal traditionnel du rationalisme chrétien ses preuves de la religion (dont une profession de foi fidéiste venait finalement atténuer la portée), de même il emprunte, avec un éclectisme qui peut aller jusqu'à la contradiction, un grand nombre de phrases — quand ce ne sont pas des paragraphes entiers — aux auteurs anciens (ou à leurs compilateurs modernes), à Juste Lipse, à Du Vair (par exemple sur l'importance de la volonté), à Bodin (en particulier la théorie des climats que celui-ci, bien avant Montesquieu, avait formulée), et surtout à Montaigne : bien qu'il ne cite jamais ni le nom de cet écrivain ni le titre de son ouvrage, il en extrait un nombre impressionnant de fragments pour les replacer dans son propre texte : sa « generale peincture de l'homme » et ses « instructions de sagesse » sont un véritable centon des Essais, et telle page sur notre incapacité d'atteindre la vérité est fabriquée grâce à l'agencement de six passages différents de Montaigne, cités quasi textuellement. […] Lire la suite

WACKENRODER WILHELM (1773-1798)

  • Écrit par 
  • Françoise AURIVAUD
  •  • 1 073 mots

En filigrane, bien évidemment, se retrouve la condamnation du rationalisme, qui même chez Herder ou Heinse n'a jamais été aussi radicale. Wackenroder écrit à ce propos : « Qui croit à un système a banni de son cœur cet amour universel ! L'intolérance du sentiment est plus supportable que l'intolérance de la raison ; la superstition est meilleure que l'esprit de système. […] Lire la suite

BENN GOTTFRIED (1886-1956)

  • Écrit par 
  • Rémy COLOMBAT
  •  • 1 080 mots

Elle s'organise selon trois axes principaux : contestation de la pensée scientifique moderne issue du rationalisme, pessimisme historique, élaboration d'une théorie esthétique susceptible de conjurer le nihilisme. La marque de Nietzsche y est omniprésente, mais Benn intègre aussi les théories scientifiques de son temps (philosophie de l'histoire, psychanalyse, anthropologie, paléontologie, biologie, génétique, etc. […] Lire la suite

PENSER LA COMMUNICATION, Dominique Wolton - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Éric LETONTURIER
  •  • 1 186 mots

Par ailleurs, en dépit du triomphe toujours fragile du journalisme, les conséquences du rationalisme et de la loi du marché sur sa pratique quotidienne, de la performance technique sur le contenu des informations et de la libération de l'emprise politique aboutissent à une déstabilisation complète de la profession. La cinquième partie est consacrée à l'idéologie technique de la communication et, plus précisément, à la société d'information en retraçant de manière critique les origines de son succès. […] Lire la suite

RIVET ANDRÉ (1572-1651)

  • Écrit par 
  • Paul DIBON
  •  • 978 mots

Il dénonça en 1642 le catholicisme (romain) et le rationalisme larvés que trahissent les efforts d'un Grotius en faveur de l'unité des Églises. Enfin, le long et âpre dialogue qu'il soutint à partir de 1635, à propos de la doctrine de la prédestination et de la grâce universelle, avec le théologien saumurois M. Amyraut, constitue un des grands chapitres de l'histoire de la théologie réformée au xviie siècle. […] Lire la suite

ZUMTHOR PETER (1943- )

  • Écrit par 
  • Simon TEXIER
  •  • 978 mots

Cette parenté se vérifie encore dans le centre pour personnes âgées de Chur (1989-1993), dont le rationalisme est souligné par l'emploi de la pierre de taille en façade, de même qu'avec l'ensemble de logements Spittelhof à Biel-Benken (canton de Bâle, 1989-1996) : pour ces trois bâtiments en L – l'un accueillant des appartements, les deux autres composés de maisons individuelles –, regroupés autour d'un jardin sur un terrain en pente, Zumthor mise en effet davantage sur une forte présence de l'architecture que sur une recherche typologique spécifique. […] Lire la suite

ABSOLU

  • Écrit par 
  • Claude BRUAIRE
  •  • 4 222 mots

 La thèse de l'absolu indéterminé, en dépit de ses formules antirationalistes, repose sur un rationalisme de principe qui refuse de concevoir l'absolu comme sujet, comme liberté et se fixe à un mode exclusif de connaissance objective. Rationalisme qui la rend solidaire de la thèse opposée, celle de l'absolu système. L'inversion dialectique qui nous fait passer d'une thèse à l'autre a donc pour ressort une identique négation, une même privation, l'absolu, dans les deux cas, étant réduit à la Chose absolument impersonnelle. […] Lire la suite

ALEMBERT JEAN LE ROND D' (1717-1783)

  • Écrit par 
  • Michel PATY
  •  • 2 874 mots
  •  • 2 médias

Dans les sciences aussi bien qu'en philosophie, il incorpora la tradition du rationalisme cartésien aux conceptions newtoniennes, ouvrant la voie du rationalisme scientifique moderne, du moins dans sa direction physico-mathématique. Il développa le calcul différentiel et intégral (calcul aux dérivées partielles), généralisa et étendit la mécanique newtonienne et ses applications (principe de d'Alembert, hydrodynamique, problème des trois corps) : son œuvre représente une étape décisive avant celles de Lagrange et de Laplace. […] Lire la suite