« rationalisme »

BEAU ET LAID (philosophie)

  • Écrit par 
  • Olivier TINLAND
  •  • 1 417 mots

Si le goût est affaire de sensibilité personnelle, comment s'entendre sur ce que sont le beau et le laid ? Comment définir la commune valeur d'un paysage, d'une œuvre d'art ? Si l'empirisme hisse le goût en principe d'évaluation suprême du beau et du laid, il revient paradoxalement à un héritier du rationalisme leibnizio-wolfien, Alexander Gottlieb Baumgarten, d'inventer le terme « esthétique » en publiant son Aesthetica (1750-1758). […] Lire la suite

PREUVE, sciences

  • Écrit par 
  • Jean-Paul THOMAS
  •  • 541 mots

Au début d'un de ses livres, Le Rationalisme appliqué (1949), Gaston Bachelard rapporte le propos d'un professeur de l'École polytechnique qui voulait faire comprendre au roi Charles X, alors en visite, que l'hyperboloïde à une nappe dont le modèle avait attiré son attention était engendrée par une ligne droite. Après plusieurs tentatives infructueuses, désespéré, il déclara : « Eh ! bien, Sire, je vous en donne ma parole d'honneur. […] Lire la suite

SECRÉTAN CHARLES (1815-1895)

  • Écrit par 
  • Jean-Louis KLEIN
  •  • 535 mots

Né et mort à Lausanne, où il enseigna pendant de longues années, Charles Secrétan suscita en Suisse un mouvement de réflexion religieuse qui constitua un véritable « Réveil » et qui, fondé sur le concept de « raison chrétienne », s'opposait, d'une part, au rationalisme libéral, voué, selon le philosophe, à la dérive panthéiste, d'autre part, au fidéisme de la pure autorité dogmatique. […] Lire la suite

JUSNATURALISME

  • Écrit par 
  • Simone GOYARD-FABRE
  •  • 1 663 mots

Pour Leibniz, adversaire de Pufendorf, le rationalisme de la doctrine relève d'un monisme ontologique qui, dans le meilleur des mondes, tire sa force de l'éminente sagesse du Dieu créateur. Pour Barbeyrac, fidèle à Pufendorf, le jusnaturalisme est volontariste et implique le dualisme ontologique de la nature et de la liberté. Les deux tendances sont inconciliables. […] Lire la suite

RIVAROL (1753-1801)

  • Écrit par 
  • Édouard GUITTON
  •  • 1 589 mots

Le monument auquel Rivarol songeait avant de mourir ne partait d'une étude des mots de la langue française que pour mieux remonter aux éléments fondamentaux de la connaissance et visait à présenter l'homme « dans l'ordre intellectuel, dans le langage en général, dans la langue française en particulier, dans l'ordre social » : inventaire qu'il aurait établi suivant les principes du rationalisme le plus strict. […] Lire la suite

ASH‘ARĪ ABŪ L-ḤASAN ‘ALĪ BEN ISMĀ‘ĪL AL- (874 env.-935)

  • Écrit par 
  • Roger ARNALDEZ
  •  • 557 mots

L'ash‘arīsme est surtout une théorie de conciliation entre l'anthropomorphisme des uns et le rationalisme des autres : c'est le juste milieu (iqtiṣād) dont parlera Ghazālī. Entre la doctrine du Coran incréé, qui étend l'éternité aux sons émis par la voix du lecteur, aux feuillets qui portent le texte, à l'encre qui l'écrit et, d'autre part, la doctrine mu‘tazilite du Coran créé, al-Ash‘arī enseigne que le Coran est incréé et éternel en tant que Parole divine, c'est-à-dire en tant qu'attribut de Dieu. […] Lire la suite

VIVIANE

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 639 mots

À ce point de dégradation, le mythe celtique ne reste plus qu'un canevas dont s'est emparé le rationalisme latin, et de la poésie originelle il ne subsiste plus qu'un fabliau sordide. […] Lire la suite

PTOLÉMÉE Ier SÔTER (env. 365-282 av. J.-C.) roi d'Égypte (305-282 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Joseph MÉLÈZE-MODRZEJEWSKI
  •  • 603 mots

Ptolémée Ier a mis en place une administration nouvelle, alliant l'héritage de la tradition locale au rationalisme grec ; elle sera perfectionnée par Ptolémée II. L'Égypte ptolémaïque lui doit également la fondation d'une cité grecque dans la Thébaïde, Ptolémaïs, la propagation dans les milieux grecs du culte de Sarapis, ainsi que l'initiative de deux grands établissements qui feront la gloire de la civilisation hellénistique : le Musée et la Bibliothèque d'Alexandrie. […] Lire la suite

EMPFINDSAMKEIT, littérature

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 654 mots

La vague, partie de l'Angleterre, balaya devant elle le rationalisme tranquille de l'Aufklärung (les Lumières) pour le remplacer par l'inquiétante nostalgie de l'au-delà de la raison, où se trouvent rimes et sentiments. Un flot de larmes accompagne ainsi, sinon la prise du pouvoir politique, du moins l'ascension sociale de la bourgeoisie. Le terme Empfindsamkeit fut proposé en 1768 par Lessing pour traduire l'anglais sentimental (du titre de la seule œuvre humoristique en la matière, Le Voyage sentimental de Sterne), alors que le courant existait déjà depuis une trentaine d'années. […] Lire la suite

SOMMARUGA GIUSEPPE (1867-1917)

  • Écrit par 
  • Roger-Henri GUERRAND
  •  • 623 mots

La voie est ouverte au « rationalisme » architectural prosterné devant le mur nu. Boito l'avait redécouvert mais Sommaruga en fait un emploi trop mesuré pour être considéré comme un précurseur. […] Lire la suite

LEROI JONES EVERETT puis BARAKA AMIRI (1934-2014)

  • Écrit par 
  • Jean-Paul ROSPARS
  •  • 541 mots

Pour ce faire, il faut d'abord briser les fausses valeurs : refuser la culture blanche, ses religions, son rationalisme et, surtout, le mythe de l'intégration pacifique ; il faut supprimer chez les Noirs l'habitude d'utiliser la société blanche comme code de référence. Privilégier l'irrationnel et la magie, la spécificité afro-américaine, c'est-à-dire dégager la nécessité impérieuse de se percevoir comme Noir, d'appréhender le monde en tant que Noir, et de le transformer pour les Noirs (Black Music, 1967, Black Value System, 1970). […] Lire la suite

MANNHEIM KARL (1893-1947)

  • Écrit par 
  • François VIEILLESCAZES
  •  • 736 mots

Son rationalisme extrême, Mannheim le prolonge dans une sociologie des intellectuels. Pour lui les intellectuels, dont les racines sociales sont peu profondes (formant une « classe flottante », ils sont « pleins d'itinéraires mais sans origine », sont capables de comprendre l'« esprit du temps », et pourraient faire la synthèse des différentes idéologies — fascisme, communisme, libéralisme, conservatisme — pour construire un « monde total » où les forces sociales antagonistes seraient subsumées. […] Lire la suite

MELANCHTHON PHILIPP SCHWARZERD dit (1497-1560)

  • Écrit par 
  • Bernard VOGLER
  •  • 707 mots

Son rationalisme tend à établir une correspondance entre l'âme humaine et Dieu. Sa doctrine se présente comme une synthèse entre l'Antiquité et la Réforme. Melanchthon a tenu une grande place dans l'histoire allemande par sa participation à des diètes et à des colloques, où il s'efforce de maintenir l'unité de la chrétienté et l'unité politique de l'Empire par la suppression des abus romains et des diversités au sein du protestantisme. […] Lire la suite

SCHOLEM GERSHOM (1897-1982)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 643 mots

Il a profondément renouvelé l'attitude du public « éclairé » à l'égard des spéculations gnostiques et mystiques médiévales, méconnues et dédaignées par le rationalisme hérité du xixe siècle (à l'exception toutefois de savants comme Salomon Munk). Dans l'introduction aux Grands Courants de la mystique juive, il écrit notamment : « Les grands savants du siècle dernier, Graetz, Zunz, Geiger, Luzzatto, ont peu de sympathie, pour ne pas dire davantage, envers la kabbale [. […] Lire la suite

MERCIER DÉSIRÉ JOSEPH (1851-1926)

  • Écrit par 
  • Étienne FOUILLOUX
  •  • 670 mots

Pendant ces années de formation, il a rencontré fortuitement la pensée de saint Thomas — alors bien oubliée —, qui va commander la première partie de son existence : il voit dans cette théologie, et surtout dans cette philosophie, l'instrument indispensable pour répondre, sur son terrain, au rationalisme ambiant. Sans le savoir, il rejoint ainsi Léon XIII qui, peu de temps après son élection, propose dans l'encyclique Aeterni Patris (4 août 1879), la pensée de l'Aquinate comme modèle à la chrétienté. […] Lire la suite

MAILLART ROBERT (1872-1940)

  • Écrit par 
  • Yve-Alain BOIS
  •  • 703 mots

Or ce que la modernité architecturale, au moins depuis le rationalisme, aura mis en évidence, c'est que les questions « techniques » sont en architecture plus que de simples questions techniques. Sauf à faire une architecture de théâtre (qui masque la fonction de l'édifice et n'obéit pas à la raison ou à la vérité du matériau employé), il n'est pas possible de dissocier « mise-en-forme » et « structuration » d'un bâtiment. […] Lire la suite

HERBERT ZBIGNIEW (1924-1998)

  • Écrit par 
  • Hélène WLODARCZYK
  •  • 667 mots

Son rationalisme est donc tempéré par une sorte d'obstination du cœur. Ce poète slave atteint à l'universel par le savant dosage de la lumière grecque et de la sensibilité judéo-chrétienne. On trouve chez lui l'alliance du beau et du bon que revendiquait Cyprian Norwid, la compassion pour toute souffrance sans laquelle le beau n'a pas de sens, le beau sans lequel le vrai est inutile. […] Lire la suite

POLITZER GEORGES (1903-1942)

  • Écrit par 
  • Raoul VANEIGEM
  •  • 704 mots

Membre du comité central du Parti communiste français, il donne des cours à l'Université ouvrière et publie, dans La Pensée, « La Philosophie et les mythes » et « Révolution et contre-révolution au xxe siècle », où il entend opposer à l'irrationalisme nazi et à la pensée qui l'a nourri l'union autour du « rationalisme moderne » et d'un marxisme scientifique. […] Lire la suite

ZAMBRANO MARIA (1904-1991)

  • Écrit par 
  • Bernard SESÉ
  •  • 591 mots

Accueillante à l'amour, au mystère, à la venue de l'être, la raison poétique doit supplanter le rationalisme. Il ne s'agit plus de conquérir la vérité, mais de se laisser posséder par elle. Un changement est, pour cela, inéluctable : « La culture moderne, encore libérale et romantique, héritière de la longue tradition gréco-chrétienne, est maintenant finie. […] Lire la suite

WOLFF ou WOLF CHRISTIAN VON (1679-1754)

  • Écrit par 
  • Marcel THOMANN
  •  • 680 mots

Disciple téméraire de Leibniz, celui dont on a dit qu'il a été le maître d'école des Allemands est l'aboutissement extrême du « rationalisme dogmatique » que combattra Kant (lui-même, à ses débuts, adepte de Wolff). Wolff a durablement influencé les sciences philosophiques, morales et juridiques. Dans l'Encyclopédie, Diderot se réfère à lui pour la logique et, à l'article « Psychologie », il le considère comme le véritable philosophe du droit. […] Lire la suite

PANISLAMISME

  • Écrit par 
  • Robert SANTUCCI
  •  • 748 mots

L'idée panislamique resurgit ici ou là pour faire face aux pressions de l'étranger, s'opposer à l'expansion du rationalisme athée ou à la liberté d'expression qui permet les blasphèmes, soutenir des croyants opprimés, empêcher enfin la spoliation d'une terre considérée comme musulmane (Palestine), mais elle est toujours instrumentalisée par ces mêmes États. […] Lire la suite

EMPFINDSAMKEIT, musique

  • Écrit par 
  • Sophie COMET
  •  • 749 mots

L'Empfindsamkeit est un mouvement préclassique qui se développe essentiellement en Allemagne du Nord, en réaction au rationalisme de l'Aufklärung (les Lumières germaniques), de 1740 à 1760 environ. Cette « sensibilité » (ou « émotivité » ou « sentimentalité ») nouvelle que l'on s'ingénie désormais à cultiver indique qu'une page est bel et bien en train de se tourner : il est désormais concevable d'exprimer en musique ses sentiments, ses passions, un parfum de galanterie même ou une inclination touchante. […] Lire la suite

NAUDÉ GABRIEL (1600-1653)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 737 mots

S'il reste — et restera — fidèle à l'aristotélisme, c'est qu'il y trouve une méthode positive de pensée et l'incitation à un rationalisme rigoureux. Il publie dès 1623 l'Instruction à la France sur la vérité de l'histoire des Frères de la Roze-Croix, et en 1625 l'Apologie pour tous les grands personnages qui ont esté faussement soupçonnez de magie : il y manifeste une vive méfiance à l'égard du surnaturel et, avec une verve impertinente, dénonce les superstitions et les préjugés populaires. […] Lire la suite

FRÉDÉRIC-GUILLAUME Ier (1688-1740) roi de Prusse (1713-1740)

  • Écrit par 
  • Georges LIVET
  •  • 738 mots

De confession réformée, mais de sympathies luthériennes, il fait célébrer dans son État le bicentenaire de Luther en 1717, il protège les piétistes de Halle, prend parti pour leur chef de file August Hermann Franke contre Christian Wolf, taxé de rationalisme, qu'il expulse de ses États par l'ordre de cabinet du 8 novembre 1723. L'école de Halle, où brille Thomasius, où Franke a introduit le piétisme de Spener et Wolf la logique rationnelle, est alors la pépinière des fonctionnaires et pasteurs de la monarchie. […] Lire la suite

OUD JACOBUS JOHANNES PIETER (1890-1963)

  • Écrit par 
  • Robert L. DELEVOY
  •  • 746 mots

Sans tomber dans le rationalisme aride elle sera avant tout objective, mais elle éprouvera dans cette objectivité le début du sublime. Contrastant le plus violemment possible avec les produits non techniques sans forme ni couleur de l'inspiration immédiate, tels que nous les connaissons, elle figurera les problèmes qu'on lui pose en s'abandonnant entièrement au but, de manière presque impersonnelle, plastique de façon technique, pour devenir des organismes de forme nette et de proportions pures. […] Lire la suite

ABŪ HANĪFA (700 env.-767)

  • Écrit par 
  • Zafar Ishaq ANSARI
  •  • 728 mots

L'introduction d'un champ juridique agrandi et d'une dose de rationalisme, ainsi que les réserves qu'Abū Hanīfa émet sur certaines traditions dont il juge le degré d'authenticité insuffisant ont valu, à tort, au droit hanafite la réputation d'être l'école du ra'y (opinion personnelle), par opposition à l'école du ḥadith (traditions du Prophète). L'approche spéculative d'Abū Hanīfa apporte la cohérence d'un système uniforme aux doctrines juridiques. […] Lire la suite

BOUVERESSE JACQUES (1940-2021)

  • Écrit par 
  • Christiane CHAUVIRÉ
  •  • 724 mots

Il s'en est pris très tôt à une forme littéraire de philosophie pratiquant la séduction par la rhétorique, pour lui opposer la clarté et la rigueur de la philosophie anglo-saxonne, et se faire le champion du rationalisme et des valeurs des Lumières. Il a critiqué ce qu'il nomme « la posture héroïque en philosophie » – un héritage du romantisme allemand – et certaines conséquences du statut singulier de la philosophie en France : la prétendue omniscience du philosophe, prêt à s'exprimer dans les médias sur toute question d'intérêt général, et notamment politique ; le mépris des problèmes philosophiques spécifiques, surtout s'ils sont techniques. […] Lire la suite

VERRI ALESSANDRO (1741-1816)

  • Écrit par 
  • Norbert JONARD
  •  • 750 mots

La crise du rationalisme des Lumières est particulièrement évidente dans ce roman et plus encore peut-être dans La Vie d'Érostrate, commencée en 1793, révisée en 1813 et publiée en 1815. Cette longue gestation explique la complexité de ce roman où se fondent plus ou moins organiquement l'expérience d'Alfieri et celle de Foscolo, sans oublier l'influence du Voyage du jeune Anacharsis, de Barthélemy. […] Lire la suite

CHÉRET ANDRÉ (1937-2020)

  • Écrit par 
  • Dominique PETITFAUX
  •  • 698 mots

Il observe la nature, lutte contre les sorciers et les superstitions, fait triompher la raison, et même le rationalisme. Armé d’un coutelas d’ivoire, vêtu d’un pagne et portant autour du cou un collier à cinq griffes hérité de son père adoptif, Craô, il résout dans chaque épisode un mystère, ou surmonte un danger, principalement par la réflexion, et fait profiter de ses nombreuses découvertes les tribus qu’il rencontre au hasard de son errance continuelle. […] Lire la suite

KATZ JACOB (1904-1998)

  • Écrit par 
  • Sylvie COURTINE-DENAMY
  •  • 735 mots

Sous l'influence de Moses Mendelssohn, l'idée d'humanité devint le concept fondamental du rationalisme, et après la Révolution française l'État accorda l'égalité des droits politiques aux juifs émergeant désormais Hors du ghetto (1973). Ces progrès vers l'émancipation varièrent d'un pays à l'autre, l'immigration de juifs moins émancipés freinant le processus et attisant même l'antisémitisme et le nationalisme. […] Lire la suite

CAMÉRALISME THÉORIE DU

  • Écrit par 
  • Marcel THOMANN
  •  • 753 mots

Au xviiie siècle, le rationalisme dogmatique de l'Aufklärung systématise la doctrine, en fait une discipline universitaire qui s'introduit alors dans les territoires catholiques. À mesure que le droit naturel colonise la philosophie morale catholique, la Bavière et l'Autriche s'imprègnent à leur tour des théories caméralistes. Johann Heinrich Gottlob von Justi (1720-1771) intègre les sciences financières, administratives et économiques au système philosophique de l'eudémonisme wolffien. […] Lire la suite

INTRODUCTION À L'ŒUVRE SUR LE KAVI, Wilhelm von Humboldt - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Gabriel BERGOUNIOUX
  •  • 805 mots

Wilhelm von Humboldt (1767-1835) est né dans une famille de la noblesse prussienne, au moment charnière de la transition entre le rationalisme classique (il est un lecteur assidu de Kant) et l'apparition du romantisme. Élève du philologue F. A. Wolf, proche de Schiller, il s'intéresse à de nombreux sujets, notamment à l'anthropologie, avant de participer à la renaissance de la Prusse contre l'invasion napoléonienne. […] Lire la suite

LINGUISTIQUE Vue d'ensemble

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 932 mots

Le siècle des Lumières reprend, dans divers articles de l’Encyclopédie (notamment dans l’article « Langue »), les grands principes du rationalisme cartésien, en particulier l’idée que les langues énoncent les pensées à travers des catégories grammaticales universelles, et que la syntaxe est fondée logiquement sur l’ordre des mots. Dès la fin du xviiie siècle, la problématique historique s’impose dans les réflexions sur le langage. […] Lire la suite

ARCHITECTURE (Thèmes généraux) Notions essentielles

  • Écrit par 
  • Antoine PICON
  •  • 4 952 mots

Leur importance décline par la suite, tandis que se précisent de nouvelles approches comme le rationalisme et l'éclectisme qui vont se partager la scène architecturale au cours du xixe siècle. Rationalisme et éclectisme Pour l'architecte rationaliste, la beauté résulte avant tout d'une démarche structurelle conduite à son terme logique. Pour l'éclectique, qui emprunte aux époques les plus diverses de l'histoire de l'architecture, de l'Égypte ancienne au Moyen Âge, de la Grèce classique aux Lumières européennes, elle procède d'une intention symbolique irréductible aux déterminations techniques et à la prise en compte des usages. […] Lire la suite

SCHLEIERMACHER FRIEDRICH DANIEL ERNST (1768-1834)

  • Écrit par 
  • Jean-Louis KLEIN
  •  • 1 952 mots

Son œuvre entraîna une rupture dans la pensée théologique : dans sa synthèse, les vieilles oppositions entre rationalisme, supra-naturalisme et piétisme se trouvèrent intégrées. La théologie protestante se sentit désormais responsable du monde moderne et s'achemina vers une recherche qui essaie de réconcilier la foi et la culture, la civilisation et la religion. […] Lire la suite

SAARINEN EERO (1910-1961)

  • Écrit par 
  • Yve-Alain BOIS
  •  • 728 mots
  •  • 1 média

De retour aux États-Unis, il s'associe avec son père en 1937 et, sous l'influence des divers mouvements européens — « purisme », « rationalisme » ; « fonctionnalisme », « expressionnisme » — qu'il a découverts et analysés, lui déconseille de recourir abusivement à l'« ornement ». Eero Saarinen travaille avec son père à Cranbrook pour un groupe scolaire, et à Minneapolis pour la Christ Lutheran Church (1949). […] Lire la suite

HERBART JOHANN FRIEDRICH (1776-1841)

  • Écrit par 
  • Louise LAMBRICHS
  •  • 837 mots

Celle-ci apparaît comme un rationalisme métaphysique réalisant, sur le plan des principes, une fusion entre les enseignements mécanistes des sciences naturelles, l'associationnisme anglais et l'idéalisme kantien. De la physique newtonienne Herbart conserve dans son système l'idée de force, concept qu'il transpose, en dehors de toute critique épistémologique, au domaine des idées et des représentations. […] Lire la suite

ESSAI SUR L'ENTENDEMENT HUMAIN, John Locke - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 830 mots
  •  • 1 média

« Empirisme » et « rationalisme » ne sauraient débattre terme à terme : la divergence est ici de principe. […] Lire la suite

ROUX-SPITZ MICHEL (1888-1957)

  • Écrit par 
  • Simon TEXIER
  •  • 748 mots

Partisan et artisan d'une modernité qui ne renie ni les leçons de l'histoire ni la mutation des techniques constructives, il se pose en héraut d'une architecture spécifiquement française, héritière du rationalisme tout autant que du classicisme. Né en 1888 à Lyon, élève de l'atelier Redont-Recoura à l'École des beaux-arts de Paris, Michel Roux-Spitz obtient le grand prix de Rome en 1920. […] Lire la suite

LAGRANGE ALBERT, en religion MARIE-JOSEPH (1855-1938)

  • Écrit par 
  • Paul AUVRAY
  •  • 767 mots

À une époque où le rationalisme semblait présider à toute étude scientifique de la Bible, beaucoup parmi les catholiques jugeaient téméraire sa prétention d'étudier les Livres saints de première main, avec la rigueur de la critique et toutes les ressources de la linguistique, de l'histoire orientale, de l'archéologie. Son petit livre sur La Méthode historique surtout à propos de l'Ancien Testament (1903), considéré à juste titre comme un programme, fut âprement discuté. […] Lire la suite

CLARK LYGIA (1920-1988)

  • Écrit par 
  • Jean-Marc HUITOREL
  •  • 782 mots

Elle prend ainsi ses distances avec une tradition de la peinture géométrique abstraite menacée par le rationalisme et le formalisme. Désireuse de ne pas réduire l'expérience artistique à sa seule dimension visuelle, elle renonce peu à peu au tableau et passe d'abord à la troisième dimension. Mais c'est avant tout le spectateur qui l'intéresse, non plus passif et consommateur, mais participant à la réalité de l'œuvre. […] Lire la suite

GOLDING WILLIAM (1911-1993)

  • Écrit par 
  • F. GUIRAMAND
  •  • 765 mots

C'est là une idéologie bien pessimiste pour un homme dont l'éducation fut fortement marquée par le rationalisme du xixe siècle et dont la formation première fut celle d'un scientifique. Avec Pincher Martin, 1956 (Chris Martin), Golding révèle avec plus de précision sa vision de l'homme. Ce roman, dont la technique originale et le dénouement à surprise ne sont pas sans rappeler Ambrose Bierce, est celui de la lutte pour la vie non seulement physique, mais aussi intellectuelle et affective : placé dans certaines circonstances, l'homme abandonne son masque social et utilise n'importe quel moyen pour survivre ; il démasque alors sa nature véritable. […] Lire la suite

TRAITÉ DES PRINCIPES DE LA CONNAISSANCE HUMAINE, George Berkeley - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 779 mots
  •  • 1 média

Un empirisme immatérialiste, critique tout à la fois envers Locke et le rationalisme, doublé d'un nominalisme qui mène droit à une théorie originale de la signification, caractérise d'abord la pensée de Berkeley. Le rideau du langage Œuvre paradoxale : on crut lors de sa parution à une plaisanterie, Berkeley ne voulait pourtant que retrouver le sol ferme du sens commun que les philosophes – Descartes, voire Locke – avaient paru abandonner. […] Lire la suite

BANHAM REYNER (1922-1988)

  • Écrit par 
  • François CHASLIN
  •  • 793 mots

Son travail de doctorat, Theory and Design in the First Machine Age en 1960, s'applique à mettre en évidence les limites du rationalisme des architectes modernes, leur manque de formation aux véritables questions techniques, leur formalisme classicisant qui, estime-t-il, derrière le masque d'une théorie à caractère logique, ne permit jamais au Style international de se libérer du poids de l'émotion et du sentiment artistique. […] Lire la suite

INFINI RÉGRESSION À L'

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 840 mots

Enfin l'importance historique de la discussion des antinomies est considérable : la critique que fait Hegel de leur traitement par Kant aboutit à un rationalisme nouveau, qui, incorporant la contradiction au concept, et celui-ci à la raison, justifie l'ambition d'une connaissance absolue grâce à un mouvement dans le concept (d'abord de contradiction, puis de dépassement de celle-ci), procédé qui marque le cheminement même de la raison et non plus ses limites. […] Lire la suite

GUITTON JEAN (1901-1999)

  • Écrit par 
  • Gérard LECLERC
  •  • 734 mots

Né dans un milieu catholique de Saint-Étienne, il ressent tout de suite, en fréquentant le lycée public, la distance que le rationalisme a creusé avec ses convictions chrétiennes. Monté à Paris, il prépare au lycée Louis-le-Grand son concours d'entrée à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm. Sous la double influence de Jacques Chevalier et de Léon Brunschvicg (« son contraire »), il se tourne vers la philosophie. […] Lire la suite

ENQUÊTE SUR L'ENTENDEMENT HUMAIN, David Hume - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 806 mots
  •  • 1 média

Tous ont reconnu dans l'œuvre du philosophe une des premières et décisives ruptures avec la métaphysique dogmatique issue du rationalisme cartésien. […] Lire la suite

SOLMI SERGIO (1899-1981)

  • Écrit par 
  • Carina MEYER-BOSCHI
  •  • 782 mots

L'anthologie critique Scritti leopardiani (1969) analyse le rationalisme et l'écriture classique de Leopardi, qui resteront ses modèles. Ses proses poétiques sont ensuite réunies dans Meditazioni sullo scorpione (Méditations sur le scorpion, 1972), et ses poèmes en vers dans Poesie complete (1974 et 1976), enrichi de la section inédite « La rosa gelata ». […] Lire la suite

TERRAGNI GIUSEPPE (1904-1943)

  • Écrit par 
  • Roger-Henri GUERRAND
  •  • 742 mots

C'est en effet ici que vécurent deux figures emblématiques du rationalisme constructif en Italie au xxe siècle, Antonio Sant'Elia (1888-1916) et Giuseppe Terragni. Tous deux firent leurs études secondaires à Côme, où ils furent diplômés, et travaillèrent à Milan où ils se lièrent à l'avant-garde. Ils moururent jeunes, l'un à vingt-six ans, l'autre à trente-neuf ans, des suites de blessures reçues à la guerre, le premier à celle de 1914, le second à celle de 1939-1945. […] Lire la suite

SOLÀ-MORALES RUBIÓ IGNASI DE (1942-2001)

  • Écrit par 
  • Simon TEXIER
  •  • 799 mots

Sensible à la richesse des travaux critiques menés pendant les années 1960-1970, il consacre une étude percutante au problème de la figuration dans le néo-rationalisme italien, mouvement dont Aldo Rossi et Giorgio Grassi sont alors deux figures éminentes. Dans l'un de ses derniers textes, pour la revue italienne Zodiac en 1999, Solà-Morales regrettait encore l'isolement des discours théorique et historique sur l'architecture, et plaidait pour une ouverture de cette discipline vers d'autres champs de réflexion, vers d'autres méthodes d'analyse également. […] Lire la suite

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