« Raisonnement »

CHRYSIPPE (281-208 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 284 mots

On lui attribue l'invention d'une théorie des cinq modes de raisonnement concluant. En « physique », Chrysippe essaie d'accorder deux thèses apparemment contraires : d'une part, les événements s'enchaînent d'une manière absolument nécessaire dans la trame du destin ; d'autre part, nos actes dépendent de nous et sont en notre pouvoir. Il utilise pour cela la distinction entre cause principale (la forme d'un cylindre, par exemple) et cause antécédente (l'impulsion extérieure donnée au cylindre, qui le fait rouler, mais selon sa forme). […] Lire la suite

Les médias de la recherche « Raisonnement » :

NAISSANCE DE L'UNIVERSITÉ

  • Écrit par 
  • Christian HERMANSEN
  •  • 266 mots
  •  • 1 média

Trésor de notions, de distinctions, de modes de raisonnement oubliés de l'Occident, le corpus du droit civil ainsi exhumé, interprété, imité plus de 500 ans après sa création, fournit le patron de la modernité occidentale. La scolastique universitaire propagera une rationalité technicienne, systématique, réservée à des experts, de plus en plus morcelée en disciplines et foyers autonomes, derrière l'apparente et illusoire suprématie de la théologie, qui règne de plus en plus mal sur les deux droits, canonique et romain, la philosophie, la médecine et les autres arts, jusqu'au xviie siècle. […] Lire la suite

ENTENDEMENT

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 338 mots

La connaissance discursive n'est que médiate : elle emprunte le discours, le raisonnement ; elle construit la science en argumentant. Il semble que l'entendement soit l'organe de cette connaissance raisonnée, tandis que la connaissance immédiate, intuitive serait exercée par l'intellect (latin : intellectus ; grec : noûs). Malheureusement, nombre de philosophes confondent intellect et entendement. […] Lire la suite

IMPLICATION, logique

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 285 mots

Lewis, formulées en 1932, qui l'amènent à introduire, avec les notions modales de nécessité et de possibilité, l'implication stricte, à la fois plus conforme à l'idée intuitive d'implication et, estimait-il, plus fidèle à son usage dans le raisonnement mathématique. On lui a reproché d'incorporer directement les notions modales et les suggestions du sens commun à la théorie. […] Lire la suite

KARIERA

  • Écrit par 
  • Jean GUIART
  •  • 875 mots

On aurait cependant pu se rendre compte qu'en ce qui concerne les Kariera le raisonnement de l'auteur n'était fondé que sur une généalogie fictive, qu'il n'avait même pas pris la peine d'attribuer à tel ou tel informateur, et que rien ne venait en étayer la reconstruction. Il s'agit là de la supercherie d'un homme de grand talent, qui avait effectivement su déceler un modèle théorique intéressant, mais qui avait cru nécessaire de l'habiller de couleurs vives. […] Lire la suite

RUSKA ERNST (1906-1988)

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 290 mots

L'hypothèse de la nature ondulatoire de l'électron, formulée par Louis de Broglie dès 1924, ne lui était pas connue et son raisonnement était donc exclusivement corpusculaire et géométrique. Après avoir obtenu son doctorat en 1934, il rejoignit la firme Siemens qui l'embaucha pour mettre au point la télévision ; mais il réussit à convaincre la direction de développer, à partir de 1937, la production industrielle de ces nouveaux microscopes ; le premier appareil (d'un grossissement de 30 000 et au pouvoir de résolution de quelques nanomètres) fut mis sur le marché en 1939. […] Lire la suite

LAUGIER MARC-ANTOINE (1713-1769)

  • Écrit par 
  • Daniel RABREAU
  •  • 969 mots

Excellent représentant de ces « gens de lettres éclairés » du xviiie siècle qui surent imposer leur droit à la compétence dans des matières où ils n'étaient pas praticiens, mais où ils s'illustraient par la souplesse du raisonnement, l'audace des idées et une grande clarté d'exposé, le père Laugier publia ses écrits les plus retentissants lors de son premier séjour parisien. […] Lire la suite

ARNAUD DE VILLENEUVE (1235-1311)

  • Écrit par 
  • Jacqueline BROSSOLLET
  •  • 336 mots

Ses traités médicaux concilient les thèses grecques et latines des Anciens avec le remarquable apport de la médecine arabe, fusion qu'il avait rencontrée et appréciée à l'école de Salerne ; cependant, il osa contester les écrits d'auteurs aussi indiscutables que Galien et Avicenne lorsque son raisonnement, basé sur sa propre expérience, lui fit douter des doctrines établies. […] Lire la suite

MORE HENRY (1614-1687)

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 319 mots

Henry More fut surtout un théosophe au sens le plus vrai et le plus pur de ce terme, en ce qu'il a cru obtenir une illumination métaphysique, une connaissance directe de la réalité ineffable qui se cache derrière les apparences sensibles ; on retrouve chez lui le thème des correspondances, les techniques contemplatives de libération spirituelle et l'idée de la supériorité de l'intuition sur le raisonnement. […] Lire la suite

DONALDSON SIMON KIRWAN (1957- )

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 331 mots

Le raisonnement de Donaldson s'appuie sur des notions issues de la physique théorique. Les équations de Yang-Mills décrivent les champs fondamentaux des interactions nucléaires ; elles ont des solutions mathématiques particulières qu'on appelle « instantons ». En étudiant l'espace des paramètres des instantons, Donaldson a pu prouver l'existence de contraintes sur la topologie des variétés différentiables. […] Lire la suite

EXTASE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 338 mots

Mais l'extase peut affecter des sujets sains, dont la sensibilité vient à défaillir provisoirement, sans que le retour au réel, l'aptitude à l'action, au raisonnement se trouvent compromis : c'est le cas des vrais mystiques, comme l'ont reconnu Henri Delacroix et Henri Bergson. Ces vrais mystiques, plus rares que les faux, appartiennent au christianisme (dans lequel Bergson trouvait les seuls mystiques qui fussent complets, aussi actifs que contemplatifs), mais aussi à d'autres religions. […] Lire la suite

DES PRINCIPES DE L'ÉCONOMIE POLITIQUE ET DE L'IMPÔT, David Ricardo - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Nicolas CHAIGNEAU
  •  • 1 147 mots
  •  • 1 média

L'essentiel du raisonnement repose en réalité sur la proposition suivante : le taux de salaire dépend du prix des marchandises que le travailleur doit se procurer pour assurer sa subsistance, parmi lesquelles le blé. Si bien qu'une hausse du prix du blé oblige à élever les salaires dans toutes les branches de l'économie et provoque donc une baisse généralisée du taux de profit qui met en danger l'accumulation du capital. […] Lire la suite

RICARDO DAVID (1772-1823)

  • Écrit par 
  • Christian SCHMIDT
  •  • 3 458 mots
  •  • 3 médias

Il généralise ensuite son raisonnement à une économie de production diversifiée, dans son œuvre maîtresse : Des principes de l'économie politique et de l'impôt (1817). Stimulé par les critiques de son ami James Mill, de Malthus et de Say, il prépare bientôt une seconde édition (1819) et surtout une troisième édition des Principes (1821) où il approfondit les fondements de sa théorie. […] Lire la suite

SHĀFI‘ITE ÉCOLE

  • Écrit par 
  • Yves THORAVAL
  •  • 359 mots

Pour les shafi‘ites, la jurisprudence repose sur l'acceptation des ḥadith et sur l'utilisation du qiyās (raisonnement et déduction par analogie) quand aucune réponse précise n'est donnée par le Coran où les ḥadith. Quant à l'Idjma ou consensus des docteurs de la loi, il est accepté mais non privilégié. Le shafi‘isme se rencontre en Afrique orientale, en Indonésie et dans certaines régions d'Arabie. […] Lire la suite

JÑĀNA

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 369 mots

L'action, en effet, est inéluctable : respirer, manger sont déjà des actes (karman) ; à plus forte raison le sont des gestes volontaires tels que prendre, donner, frapper. Mais la relation entre l'acte et ses conséquences métaphysiques est normalement inconnue de l'individu, qui s'en tient aux effets immédiats accessibles à la perception et au raisonnement de simple bon sens. […] Lire la suite

GARDIES JEAN-LOUIS (1925-2004)

  • Écrit par 
  • Jean DHOMBRES
  •  • 1 086 mots

Il refusait de se fonder sur l'ontologie, ou sur un monde unique, et faisait exister d'autres modes de vérifonctionnalité que les modes de Frege ; le penseur refusait le dogmatisme des philologues et les assurances répétées des mathématiciens dont la pratique ne permet pas de considérer un raisonnement par l'absurde comme automatiquement réversible en un raisonnement direct, etc. […] Lire la suite

MÉLISSUS ou MÉLISSOS (Ve s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Barbara CASSIN
  •  • 337 mots

2, 3, 4), par un raisonnement dont Aristote lui fait grief comme d'une grossière faute de logique (Réfutations sophistiques, 5, 167 b, 13 sq.), aggravée d'une confusion de mots (ibid., 6, 168 b, 35 sq.). Les autres attributs éléatiques (unité, homogénéité, immutabilité et immobilité) sont ensuite déduits de ce même principe de provenance qui est aussi principe de permanence ; Mélissos dénonce ainsi l'impossibilité de ce « rien » qu'est le vide requis pour le mouvement, et l'absence de « rectitude » des perceptions sensibles, qui font croire en une pluralité changeante. […] Lire la suite

THIERRY AUGUSTIN (1795-1856)

  • Écrit par 
  • Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
  •  • 343 mots

Enfin, voyant dans l'histoire un genre littéraire, Augustin Thierry refuse à la fois la sèche érudition qui se bornerait à établir faits et dates et les dissertations idéologiques ; pour lui, l'histoire est avant tout un récit vivant qui doit « faire succéder au raisonnement sur les choses la vue des choses elles-mêmes et représenter en action les hommes, les mœurs, les caractères ». […] Lire la suite

DAC PIERRE (1893-1975)

  • Écrit par 
  • Jacques SICLIER
  •  • 316 mots

Pionnier du raisonnement par l'absurde dans ses chansons humoristiques, Pierre Dac crée en 1937, sur les ondes de Radio-Cité, la S.D.L. (Société des loufoques), appelée à un grand succès. En 1938, il lance L'Os à moelle, hebdomadaire officiel des loufoques, où il est entouré d'une équipe de chansonniers et d'écrivains, ainsi que des dessinateurs Jean Effel, Maurice Henry et Moisan. […] Lire la suite

PAIVIO ALLAN (1925-2016)

  • Écrit par 
  • Michel DENIS
  •  • 353 mots

Cette théorie postule l'existence de deux modes de représentation symbolique, l'un de nature imagée, l'autre de nature verbale, conçus comme des systèmes cognitifs interconnectés, mais fonctionnellement distincts, intervenant dans l'activité mnémonique et dans l'apprentissage, et plus largement dans l'ensemble du fonctionnement cognitif humain (perception, raisonnement, résolution de problèmes). […] Lire la suite

BANDURA ALBERT (1925- )

  • Écrit par 
  • Laurent BÈGUE
  •  • 438 mots

Selon Bandura, ces influences ne se réduisent pas à un simple mimétisme irréfléchi, mais procèdent essentiellement par extraction de règles sous-jacentes et généralisations, qu’il s’agisse de modes de raisonnement ou de normes comportementales. L’un des champs d’application notoires de cette conception vicariante de l’apprentissage a été l’étude expérimentale du comportement agressif. […] Lire la suite

QUODLIBÉTALES QUESTIONS

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre BORDIER
  •  • 397 mots

Cette séance solennelle illustre le rôle dominant de la disputatio dans la pédagogie universitaire, liée au rôle de la dialectique dans la scolastique : elle utilise la forme du syllogisme, qui moule obligatoirement le raisonnement ; elle oblige à une présentation de la réponse sous la forme d'un exposé des arguments pour et contre, de la solution avancée, de la réponse aux objections : c'est la méthode des sommes. […] Lire la suite

VÉRITÉ, mathématique

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DELAHAYE
  •  • 1 304 mots

De cette posture méfiante vis-à-vis de l'infini, l'intuitionnisme déduit que les modes de raisonnement qu'on applique aux objets finis ne peuvent être adoptés sans risque lorsque l'on doit traiter des objets infinis. Le principe du tiers exclu en logique classique affirme que pour tout énoncé A : (A) est vrai ou (non A) est vrai. Il ne peut être accepté par un intuitionniste. […] Lire la suite

LES RÈGLES DE LA MÉTHODE SOCIOLOGIQUE, Émile Durkheim - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Éric LETONTURIER
  •  • 1 245 mots

À partir d'une critique du finalisme, le chapitre v fait ainsi prévaloir comme mode d'explication en sociologie, la démarche classique du raisonnement expérimental, en mobilisant le principe de causalité qui pourra être toutefois secondé par l'analyse fonctionnelle. La validité de l'explication est par ailleurs assujettie à l'administration de la preuve que Durkheim, à la suite de Mill, fait reposer dans le dernier chapitre, sur la méthode des variations concomitantes, c'est-à-dire sur la comparaison des covariations entre les facteurs retenus. […] Lire la suite

APPEL KENNETH (1932-2013)

  • Écrit par 
  • Melinda C. SHEPHERD
  •  • 382 mots

Ensemble, ils se penchent sur le raisonnement théorique qui sous-tend la conjecture topologique, posée pour la première fois dans les années 1850, selon laquelle il suffit de quatre couleurs pour réaliser une carte géographique plane de telle sorte que jamais deux régions voisines (c’est-à-dire avec une frontière commune) ne soient de la même couleur. […] Lire la suite

MASKAWA TOSHIHIDE (1940- )

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 426 mots

En 1977 et en 1995, les découvertes du quark b puis du quark t démontrent la pertinence du raisonnement des théoriciens japonais. […] Lire la suite

LEMERCIER DE LA RIVIÈRE DE SAINT-MÉDARD PIERRE PAUL (1719-1801)

  • Écrit par 
  • Olivier COLLOMB
  •  • 423 mots

Ainsi Mercier lie dans son raisonnement les principes proprement économiques des physiocrates à leurs opinions morales et politiques. Il n'est pas seulement un économiste : il propose une théorie sociale en même temps qu'une pratique économique. […] Lire la suite

KOBAYASHI MAKOTO (1944- )

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 412 mots

En 1977 et en 1995, les découvertes du quark b puis du quark t montraient la pertinence du raisonnement des théoriciens japonais. Nommé professeur, chef de division puis directeur du laboratoire KEK, à Tsukuba, Kobayashi sera un des responsables de la place croissante des physiciens japonais en physique des hautes énergies. […] Lire la suite

ROYER-COLLARD PIERRE PAUL (1763-1845)

  • Écrit par 
  • Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
  •  • 432 mots

Homme politique devenu, à quarante-huit ans, professeur de philosophie pour trois ans à peine, Royer-Collard bénéficia pour son spiritualisme, dès sa première leçon, de la bénédiction de Napoléon lui-même qui se félicita alors de voir s'élever « dans son université une nouvelle doctrine très sérieuse qui pourra nous faire grand honneur et nous débarrasser tout à fait des idéologues en les tuant sur place par le raisonnement ». […] Lire la suite

POINT MORT, comptabilité

  • Écrit par 
  • Pierre LASSÈGUE
  •  • 421 mots

Le raisonnement du point mort, fait par les praticiens, est donc beaucoup plus approximatif que le calcul à la marge des économistes, qui ne linéarise pas le problème ; il est aussi moins ambitieux, puisqu'il cherche seulement à déterminer la position d'un minimum et non pas celle d'un optimum. Cependant, il est susceptible d'applications nombreuses et commodes. […] Lire la suite

SUTTNER BERTHE VON (1843-1914)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 366 mots

Son engagement politique repose sur un raisonnement scientifique et une réflexion personnelle, construits à partir de la pensée de H. T. Buckle, de Herbert Spencer et de Charles Darwin. Elle s'éteint le 21 juin 1914 à Vienne, sans voir ruinés tous ses espoirs de paix. […] Lire la suite

ÉCONOMIE (Histoire de la pensée économique) Marginalisme

  • Écrit par 
  • Jean-Sébastien LENFANT
  •  • 2 035 mots
  •  • 1 média

Essentiellement fondé sur un raisonnement à la marge (relatif à la dernière unité consommée, produite...), le marginalisme place au cœur de la théorie économique les concepts d'utilité marginale et de productivité marginale. L'aboutissement du marginalisme est la pensée néoclassique, même si les deux termes sont parfois employés comme synonymes. Un socle conceptuel précurseur Avant Jevons, Menger et Walras, un grand nombre d'économistes ont eu recours à un raisonnement de type marginaliste. […] Lire la suite

PSYCHOLOGIE COGNITIVE

  • Écrit par 
  • Michel DENIS
  •  • 4 747 mots

Le programme était ambitieux, visant à rendre compte des mécanismes par lesquels l'esprit humain élabore des connaissances et appuie sur celles-ci l'activité de pensée et de raisonnement. L'étude de la cognition, dans la conception piagétienne, allait d'ailleurs au-delà de l'analyse de la construction de l'intelligence au cours du développement de l'enfant, pour inclure les mécanismes d'élaboration de la connaissance scientifique. […] Lire la suite

DIALLÈLE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 463 mots

Raisonnement erroné qui a été repéré et thématisé par les philosophes grecs, notamment les sceptiques. Diallèle est la transcription de diallèlos, nom grec de ce qu'on appelle aussi « cercle vicieux » ou « inférence réciproque », et qui consiste à définir un terme ou à démontrer une proposition au moyen d'un autre terme ou d'une autre proposition, qui ne peuvent eux-mêmes être définis ou démontrés que par les premiers. […] Lire la suite

BARCOS MARTIN DE (1600-1678)

  • Écrit par 
  • Jean MESNARD
  •  • 450 mots

Il porte à l'extrême la méfiance à l'égard du raisonnement en théologie, s'en tenant strictement à l'autorité de l'Écriture et des Pères (voir son Exposition de la foi catholique touchant la grâce et la prédestination, publiée en 1696), et tient à chasser tout élément discursif de la prière, dont il fait le fruit spontané de l'action de Dieu en l'âme (voir Les Sentiments de l'abbé Philérème sur l'oraison mentale, publiés en 1696) : il s'attire sur ce sujet de vives critiques de la part de son principal adversaire, Nicole. […] Lire la suite

MOTT NEVILL (1905-1996)

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 446 mots

Comprendre les propriétés électroniques ou optiques des verres se révélait une gageure puisque le caractère désordonné de cet état solide interdit tout raisonnement utilisant les propriétés de périodicité spatiale des arrangements atomiques. Nevill Mott fut un des pionniers dans ce difficile domaine aux applications industrielles nombreuses. Mott contribua aussi à l'étude de la supraconductivité et, à plus de quatre-vingts ans, il avait ressenti comme un défi à sa compréhension intuitive de la matière la découverte de matériaux présentant un état supraconducteur à relativement haute température. […] Lire la suite

EMPATHIE

  • Écrit par 
  • Jean DECETY
  •  • 1 398 mots

Cette capacité de prise de perspective est une compétence liée au raisonnement social et partage en grande partie des mécanismes identiques à ceux (en particulier les fonctions exécutives du cortex préfrontal) impliqués dans la théorie de l’esprit. De nombreuses études empiriques montrent que la prise de perspective peut non seulement aider à comprendre l’état subjectif d’autrui, mais aussi élargir le souci de l’autre à des personnes non familières. […] Lire la suite

BLACK JOSEPH (1728-1799)

  • Écrit par 
  • Georges BRAM
  •  • 487 mots

Son travail de thèse pour le doctorat en médecine, publié en 1756, est considéré comme un classique de la chimie par la qualité du travail expérimental, la clarté et la logique du raisonnement dont Black y fait preuve. Il y étudie certaines réactions de la « magnésie » (en fait le carbonate de magnésium) et de la « pierre calcaire » (le carbonate de calcium). […] Lire la suite

BRĀHMAṆA

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 459 mots

Pour l'historien des religions, les brāhmana sont une mine inépuisable de renseignements non seulement sur l'idéologie védique, mais encore sur le mode de raisonnement des théologiens archaïques (~ IIe et ~ Ier millénaires). À les lire, on saisit sur le vif le passage de la pensée mythique à la philosophie au sens propre du mot. […] Lire la suite

ÉCHANTILLON & ÉCHANTILLONNAGE

  • Écrit par 
  • Jean-François RICHARD
  •  • 593 mots

On fait alors un raisonnement inférentiel, puisqu'on se prépare à énoncer des affirmations portant sur ce qu'on n'a pas directement observé. Pour cela, on a besoin d'un modèle probabiliste de situation permettant de déterminer ce qu'on peut dire concernant la population quand on dispose seulement d'un échantillon de taille donnée. Les modèles couramment utilisés supposent que l'échantillon est constitué de façon aléatoire, comme dans le tirage au sort de boules à partir d'une urne : la probabilité de tirer un élément de la population, c'est-à-dire de le voir figurer dans l'échantillon, est la même pour tous les éléments ; le tirage au sort d'un élément ne doit pas modifier la probabilité de tirage des éléments restants. […] Lire la suite

AUMANN ROBERT YIRAËL (1930- )

  • Écrit par 
  • Françoise PICHON-MAMÈRE
  •  • 1 224 mots

Chaque agent anticipe la décision de l'autre, qui procède de la même manière, et comme chacun des deux s'interroge sur ce que l'autre pense qu'il fera, le raisonnement se développe à l'infini, dans un écheveau d'anticipations réciproques et mutuelles. La répétition du jeu peut changer son déroulement, en créant des comportements de coopération entre les joueurs, chaque résultat intermédiaire influençant les choix stratégiques des joueurs (R. […] Lire la suite

MOLINOS MIGUEL DE (1628-1696)

  • Écrit par 
  • Jean-Robert ARMOGATHE
  •  • 457 mots

Dans la Guide, Molinos avait insisté sur une approche « négative » du mystère divin, qui ne s'atteint pas par la méditation, mais par l'oraison de repos ; il souligne le rôle central de la contemplation acquise ou active, où la foi doit être pure (sans images ni idées), simple (sans raisonnement) et universelle (sans réflexion sur des objets distincts) ; ainsi mise en présence de Dieu, l'âme marche toujours dans une contemplation acquise. […] Lire la suite

DÉVELOPPEMENT DES FONCTIONS EXÉCUTIVES (psychologie)

  • Écrit par 
  • Olivier HOUDÉ
  •  • 1 278 mots

est non linéaire, car l’enfant doit apprendre à résister, au cas par cas (de la permanence de l’objet au raisonnement logique), à de nouveaux biais cognitifs ou automatismes qui se présentent à tout moment, à de nouvelles heuristiques, croyances, etc., appris par ailleurs (souvent à l’école) et sources d’erreurs systématiques. Ces automatismes, prêts à bondir, sont stockés un peu partout dans le cerveau, qui est un « grand statisticien », détecteur de régularités. […] Lire la suite

L'INVENTION DE LA TABLE DE MORTALITÉ (J. Dupâquier) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Bernard VALADE
  •  • 1 392 mots

Avec eux progresse le raisonnement sur la durée de la vie humaine, et apparaissent les calculs fondamentaux (espérance de vie à un âge donné, taux brut de mortalité, etc.), même si ne sont pas toujours distinguées durée de vie moyenne et durée de vie médiane ou durée de vie probable. Mais il leur manqua – et d'ailleurs ils ne le cherchaient pas – de disposer d'observations réelles pour construire la première table opérationnelle de mortalité. […] Lire la suite

BINET-SIMON TEST DE

  • Écrit par 
  • Jean-François RICHARD
  •  • 484 mots

À titre d'exemple de cette diversité, on peut citer : comparaison de longueurs ou de poids ; discrimination de formes ; identification et désignation d'objets, de parties du corps ; copie et reproduction de mémoire de dessins ou figures ; reconnaissance de ressemblances et de différences entre des objets, des dessins ; découverte d'analogies ; épreuves de compréhension verbale, de vocabulaire ; phrases à compléter ; découverte d'un code ; construction de phrases ; découverte d'absurdité dans des images ou des récits ; exercices de raisonnement arithmétique et logique, etc. […] Lire la suite

PREMIÈRE ÉCOLE VÉTÉRINAIRE

  • Écrit par 
  • Philippe BONBLED, 
  • Jean-François CHARY
  •  • 446 mots

Bourgelat avait saisi la différence entre la démarche empirique et le raisonnement scientifique et était persuadé de « la similitude entre la machine humaine et la machine animale ». Il a été le promoteur de la biopathologie comparée, méthode scientifique reprise depuis 2004 sous l'expression One World, One Health (« un monde, une santé ») pour désigner une stratégie mondiale de gestion des risques aux interfaces animal-homme-environnement. […] Lire la suite

DIALECTIQUE, notion de

  • Écrit par 
  • Marie GAUTIER
  •  • 1 610 mots

Comme l'exprime son étymologie grecque, qui associe les notions de discernement et d'échange à travers la discussion, la dialectique consiste dans la mise en commun avec autrui de ce logos qui est à la fois « discours » et « raison ». Si l'on remonte à la Grèce antique, notamment à Platon (428 env.-347 av. J.-C.), ainsi qu'au Moyen Âge, avec Pierre Abélard (1079-1142) et l'école scolastique, on remarque une assimilation des termes logique et dialectique : pour Platon, la dialectique correspond à ce que nous entendons aujourd'hui par logique, à savoir l'étude des conditions formelles du discours qui lui donnent une valeur de vérité ; ultérieurement, alors que, à la suite de Platon, Aristote a établi une distinction entre raisonnement dialectique et raisonnement logique, les philosophes stoïciens médiévaux rejettent, quant à eux, le terme logique au profit de celui de dialectique, qui correspond en fait au procédé logique de formation d'une argumentation. […] Lire la suite

AGRÉGAT ÉCONOMIQUE

  • Écrit par 
  • Marc PÉNIN
  •  • 1 488 mots

Ces derniers, même s'ils ne se distinguent que par leur place particulière dans la hiérarchie des agrégats de la comptabilité nationale, méritent une attention spéciale : non seulement ils sont d'utilisation courante dans les débats économiques, mais encore ils constituent les concepts centraux et empiriquement mesurables de tout raisonnement macroéconomique. […] Lire la suite

PORT-ROYAL LOGIQUE DE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 595 mots

Après deux « discours » introductifs et polémiques, la division de l'ouvrage suit celle des quatre « opérations de l'esprit » : la première partie contient « les réflexions sur les idées ou sur la première action de l'esprit qui s'appelle concevoir », la seconde, « les réflexions que les hommes ont faites sur leur jugement », tandis que la troisième et la quatrième traitent respectivement du « raisonnement » et de la « méthode ». […] Lire la suite

MACLAURIN COLIN (1698-1746)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 518 mots

Il écrivit son Traité des fluxions (Treatise of Fluxions, 1742) en réponse aux critiques de l'Anglais George Berkeley, qui prétendait que le calcul infinitésimal de Newton reposait sur un raisonnement faux. C'est dans cet essai qu'il montra que les figures d'équilibre d'une masse liquide homogène animée d'un mouvement de rotation sont les ellipsoïdes de révolution (désignés depuis sous le nom d'ellipsoïdes de Maclaurin). […] Lire la suite

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