Étude du trou dans la couche d'ozone

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Des centaines de chercheurs se sont réunis pendant l'hiver de 2002-2003 à Kiruna, dans le nord de la Suède, pour une nouvelle campagne internationale d'étude de l'ozone au-dessus de l'Arctique. Les scientifiques ont utilisé trois avions - dont l'un appartenant à la N.A.S.A. - avec de nombreux instruments à leur bord. Ils ont ainsi pu s'intéresser aux nuages stratosphériques polaires.
Ces nuages irisés, composés de cristaux de glace, sont le siège de réactions chimiques complexes entraînant une diminution de l'ozone à chaque fin d'hiver. Ces études en Laponie sont essentielles, car cette destruction, observée tout d'abord en Antarctique, s'étend aujourd'hui à l'Arctique. Or l'ozone stratosphérique joue un rôle primordial pour la protection des êtres vivants en absorbant les rayons ultraviolets.
Les chercheurs ont également procédé à des lancements de ballons stratosphériques à partir d'Esrange, la base spatiale suédoise située à une cinquantaine de kilomètres de Kiruna. Ces ballons, développés par le Centre national d'études spatiales, peuvent atteindre l'altitude de 45 kilomètres pour des durées variant de quelques heures à plusieurs mois. Ils permettent donc d'étudier, sur un temps suffisant, toutes les couches de la stratosphère en y effectuant diverses mesures. Une fois la mission terminée, le ballon explose et la charge utile, composée des instruments, redescend en parachute pour être récupérée par hélicoptère.