Plis

Plis

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Schéma théorique des tectoniques étagées. Dans l'infrastructure, plissement semblable accompagné de schistosité générale aux profondeurs plus grandes que le front de schistosité et passant, au-delà d'un front de foliation, aux roches métamorphiques, elles-mêmes en liaison, vers la profondeur, avec la fusion anatexique du granite. La superstructure comprend le socle et la couverture. Cette dernière présente des accidents de couverture liés au décollement de celle-ci et des accidents de revêtement liés aux accidents de socle, lesquels sont susceptibles de développer une schistosité locale sans rapport avec la schistosité générale. Les notions d'infrastructure et de superstructure ne recouvrent pas celles de socle et de couverture : en allant vers les zones internes d'une chaîne de type alpin, en fonction de la tectonique plus complexe et de la surcharge due aux nappes empilées, le front de schistosité s'élève au-dessus du socle dans la couverture elle-même, dont la tectonique prend un aspect de plus en plus « profond ». On a schématisé cela par trois coupes théoriques : A, B et C. La coupe C se situe dans les zones relativement externes d'une chaîne alpine : seules les parties profondes du socle appartiennent à l'infrastructure ; dans la superstructure, la distinction socle-couverture est alors extrêmement claire. En B, dans les zones plus internes, la couverture (reconnaissable aux niveaux noirs qui servaient de décollement en C) procède d'une tectonique d'infrastructure en plis semblables accompagnée de schistosité. En A, dans les zones les plus internes, la couverture (reconnaissable aux mêmes niveaux noirs) est incluse dans les roches métamorphiques et se trouve déformée en grands plis couchés d'infrastructure. Un tel étagement pourrait se suivre dans les Alpes, C se situant dans les zones externes, A dans les zones internes (par exemple, déformation des schistes lustrés).