Placodermes : cladogramme

Placodermes : cladogramme

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Cladogramme des relations de parentés des principaux clades de placodermes (d'après Goujet et Young, 1995). a, Coccosteus cuspidatus (d'après Miles et Westoll, 1968) ; b, Dicksonosteus arcticus (d'après Goujet, 1984) ; c, Phyllolepis orvini (d'après Stensiö, 1969) ; d, Sigaspis lepidophora (d'après Goujet, 1978) ; e, Ctenurella gladbachensis (d'après Orvig, 1961) ; f, Lunaspis broili (d'après Stensiö, 1969) ; g, Pterichthyodes milleri (d'après Denison, 1978) ; h, Yunnanolepis chii (d'après Zhang, 1978) ; i, Guemundina stuertzi (d'après Gross, 1963) ; j, Romundina stellina (d'après Goujet et Young, 2004).
Les Acanthothoraci se caractérisent par des formes variées qui toutes ont des narines en position dorsale, par de petites plaques ou tesserae à la place des plaques dermiques étendues. Leur distribution géographique est mondiale et leur extension stratigraphique réduite au Dévonien inférieur.
Les Rhenanida ont des formes spécialisées au corps aplati qui évoquent les raies actuelles, leurs yeux et leurs narines sont dorsaux mais leur bouche est terminale. Ils sont connus du Dévonien inférieur à supérieur en Bolivie, en Arabie Saoudite et en Allemagne.
Les Antiarcha (g et h) ont des cuirasses dermiques en forme de petits coffres. Les nageoires paires à la mobilité réduite sont recouvertes de plaques dermiques. Ils ont une répartition géographique mondiale et leurs restes sont datés depuis le Dévonien inférieur en Chine et au Vietnam jusqu'au Dévonien supérieur.
Les Petalichthyidae se reconnaissent à leur longue cuirasse céphalique dont les plaques dermiques portent des canaux sensoriels qui s'ouvrent par des pores et non par des sillons.
Les Ptyctodontida sont les seuls à fournir une information quant à la reproduction des placodermes. Miles (1966) a observé sur des spécimens de Rhamphodopsis du Dévonien moyen d'Écosse un dimorphisme sexuel. Les mâles portent de petites plaques dermiques en crochet en avant des nageoires pelviennes, et les femelles des écailles modifiées dans la même position prépelvienne. Ils présentent un fort degré de ressemblance morphologique avec les chimères actuelles, si bien que cette ressemblance fut l'un des arguments utilisés par les paléontologues suédois pour les faire dériver des placodermes.
Les arthrodires constituent le clade le plus abondant. Parmi eux, les Brachythoraci représentent le groupe le plus diversifié.