Proportion des signes alphabétiques dans une inscription égyptienne

Proportion des signes alphabétiques dans une inscription égyptienne

Crédits : Encyclopædia Universalis France

L'écriture hiéroglyphique est composée de signes-idée (idéogrammes) et de signes-son (phonogrammes). On classe les phonogrammes selon le nombre de lettres qu'ils notent. Ainsi, les trilitères comme (aSA) représentent trois lettres, les bilitères comme (wn) représentent deux lettres, et les signes unilitères, dits aussi « alphabétiques », notent une seule lettre (comme n). Durant l'Ancien Empire (vers 2600-2200), l'usage des signes unilitères est particulièrement fréquent, comme le montrent les zones surlignées en vert de cette inscription, datant du règne de Pépi Ier (vers 2400). Par exemple le titre imy-r, « chef » (qui a probablement donné le terme arabe « émir », lui-même à la base du mot « amiral » en français), s'écrit ici avec un « m » et un « r », alors qu'au Nouvel Empire, caractérisé par une plus grande diversité de signes, on trouvera plutôt la graphie (bilitère mr). De même, le nom du roi, Pépi (pipi), est simplement écrit avec deux p et deux i.