La résistance des colonisés

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Dépossédés de leurs terres, privés de leurs droits, humiliés, les peuples colonisés se sont partout révoltés contre la présence coloniale.

Le cacique péruvien José Gabriel Condorcan qui prend en 1780 la tête de la plus importante révolte indigène d'Amérique du Sud contre l'administration coloniale espagnole. Il est exécuté, mais devient un symbole de la résistance.
Figure emblématique de la lutte contre l'esclavage, Toussaint Louverture est aussi le père de l'indépendance de Saint-Domingue, l'actuelle Haïti. En 1804, la plus riche colonie française devient la première république noire de l'histoire du monde.

Les cipayes, soldats indiens incorporés dans l'armée britannique, se mutinent après la prise de la province d'Oudh en 1856. Aussi sanglante que la révolte, la répression renforce la conscience nationale indienne.

En 1876, la plaine de Little Bighorn devient le cimetière des troupes du colonel Custer. C'est l'une des dernières grandes victoires des Indiens d'Amérique du Nord, mais aussi un prétexte à la poursuite d'une colonisation forcenée. Le dernier grand chef indien, Geronimo, dépose les armes dix ans plus tard.

Face à la présence accrue des Occidentaux, une violente réaction éclate en Chine en 1898. La révolte des Boxers, une secte pratiquant une boxe sacrée, vise d'abord les missionnaires chrétiens et les autochtones convertis. Ce violent soulèvement est noyé dans le sang par une armée internationale placée sous commandement allemand.

En 1921, au Maroc, les troupes du chef berbère Abd el-Krim repoussent les Espagnols et instaurent la République indépendante du Rif. Menacée à son tour, la France intervient et soumet Abd el-Krim en 1926.

En Inde, le Mahatma Gandhi incarne l'opposition à la couronne britannique durant l'entre-deux-guerres. Il impose un nouveau style de lutte, fondée sur la désobéissance civile et la non-violence.