1914 : la guerre de mouvement

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En août 1914, conformément au plan Schlieffen, la première grande offensive allemande vise d'abord à annihiler les forces françaises. En violation de sa neutralité, la Belgique est envahie, et l'armée française, qui a concentré ses troupes en direction de l'Alsace et de la Moselle, est menacée d'encerclement.

À l'est, les offensives françaises de Morhange et Sarrebourg se soldent par de sanglants échecs. En revanche, la percée allemande par les Ardennes est fulgurante. Les troupes du kaiser foncent vers Paris, occupent Reims et Meaux début septembre, sans toutefois parvenir à envelopper l'aile gauche des armées franco-britanniques, ni à enlever la place forte de Verdun, verrouillée par la 3e armée française.
Les Allemands sont prêts de l'emporter, lorsque, sur le front de l'Est, la Russie déclenche une offensive inopinée. Profitant de la surprise allemande, Joffre reprend l'initiative. Le 6 septembre 1914, après avoir acheminé en toute hâte une partie des renforts en taxis parisiens, les Français remportent la bataille de la Marne.
Menacés sur deux fronts après la victoire russe de Gumbinnen, les Allemands passent à l'offensive à l'est. À la tête de la IIe armée, Hindenburg et Ludendorff défont les Russes à Tannenberg, le 30 août 1914. Une semaine plus tard, sur les bords des lacs Mazures, la Russie subit une nouvelle défaite. L'armée du tsar est stoppée, mais constitue toujours une redoutable menace pour l'Allemagne et les Austro-Hongrois, mal engagés face aux Serbes.
Sur le front occidental, après le repli allemand sur l'Aisne, commence une série d'offensives visant à déborder l'ennemi, entraînant, jusque la mi-novembre, un glissement progressif du champ de bataille vers les Flandres. Les pertes humaines, effroyables de part et d'autre, conduisent à la stabilisation du front, au début de l'hiver 1914.