Les débuts de l'automobile

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En 1769, la réalisation du fardier du Français Joseph Cugnot constitue la première tentative avérée pour s'affranchir de la traction animale. Au siècle suivant, les perfectionnements du moteur à vapeur améliorent les performances de ces premiers véhicules. Le tricycle du Français Albert de Dion, construit en 1885, semble un aboutissement.

Mais c'est l'apparition du moteur à combustion interne, fonctionnant à partir d'un dérivé du pétrole, qui est décisive. Il est adapté sur un véhicule automobile en 1885 par l'Allemand Karl Benz. Cette invention suscite l'euphorie en Europe. La firme Daimler, qui prendra le nom de Mercedes Benz en 1902, crée son premier véhicule en 1895. Renault se lance dans l'aventure en 1898 et produit sa première automobile avec une carrosserie dite « conduite intérieure » en 1904.

Les États-Unis vont rapidement combler leur retard, appliquant à la production industrielle les principes de l'organisation scientifique du travail de Frederick Winslow Taylor. En 1908, Henry Ford sort son premier Model T ; véhicule facile à construire en série, son prix de base le rend accessible aux classes moyennes.
En 1913, Henry Ford inaugure le montage à la chaîne dans ses usines. Les cadences deviennent infernales, mais la productivité est multipliée par quatre. Le temps nécessaire à la fabrication d'un Model T passe à moins d'1 heure et 30 minutes.
En 1924, Ford fête le dix-millionième modèle vendu. À l'arrêt de sa production en 1927, près de 16 millions de « Tin Lizzie » ont été construites. Elle consacre l'entrée du monde dans la « civilisation de l'automobile ».