Grandes découvertes : Espagne et Portugal à la conquête du monde

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Au XVe siècle, les puissances commerciales occidentales se sentent à l'étroit dans une mer Méditerranée dominée par les flottes vénitiennes et génoises.
Pour contourner les intermédiaires italiens de la Méditerranée et musulmans de la mer Rouge et de l'océan Indien, les Portugais et les Espagnols se mettent en quête d'une route à l'ouest.
Dès 1416, les nefs portugaises explorent les côtes africaines et doublent le cap Bojador en 1434.
Au niveau du cap Vert, des courants marins contraires ralentissent l'avancée portugaise. L'utilisation de l'astrolabe, qui permet de calculer la latitude, et l'apparition de nouveaux navires, les caravelles, libèrent les marins des contraintes du cabotage.
La navigation hauturière permet d'éviter les courants contraires et contribue, par l'utilisation des alizés du nord-est, à la mise au point de la Volta, ouvrant ainsi les portes du golfe de Guinée. De même, par la Double Volta, les Portugais atteignent le cap de Bonne-Espérance en 1487.
Pendant ce temps, les Espagnols privilégient la route occidentale. En 1492, Christophe Colomb est persuadé d'avoir touché les côtes de l'Asie et aucun de ses trois autres voyages ne le fera changer d'avis.
En novembre 1497, Vasco de Gama double le Cap et atteint les côtes indiennes en 1498. Les épices d'Orient arrivent enfin directement en Europe. Lors d'un voyage pour l'Inde, Pedro Alvarés Cabral découvre les côtes du Brésil.
Aussi le monde est-il déjà mieux connu quand, en 1519, le Portugais Magellan entreprend de trouver un passage à travers le continent américain pour rejoindre les Indes. Le 28 novembre 1520, il double le détroit auquel on donnera son nom et, quatre mois plus tard, atteint les îles Philippines, où il meurt dans une échauffourée.
À leur retour en 1522, les survivants de l'expédition ont effectué, pour la première fois, le tour du monde.

Auteur : Pascal Buresi