3-26 juillet 2000Israël – Autorité palestinienne. Échec du sommet de Camp David

 

Le 3, le Conseil central de l'O.L.P. décide de proclamer unilatéralement, le 13 septembre, la création d'un État palestinien indépendant avec Jérusalem-Est comme capitale, « sur les territoires occupés le 4 juin 1967 par Israël ». Cette date est celle qui a été retenue par les accords de Charm el-Cheikh de septembre 1999 pour la conclusion d'un accord de paix global entre Israéliens et Palestiniens. Déjà brandie, mais sans être assortie d'une date précise, la menace palestinienne apparaît comme une réaction aux piétinements des négociations et aux retards pris dans l'application des dispositions intérimaires par le gouvernement d'Ehoud Barak. Les points de désaccord portent principalement sur le statut de Jérusalem, le tracé des frontières et le retour des réfugiés palestiniens. Les États-Unis dénoncent cette initiative tandis qu'Israël met en garde les Palestiniens contre des représailles pouvant aller jusqu'à l'annexion de territoires jugés stratégiques.

Le 5, le président américain Bill Clinton annonce la réunion, sous son égide, d'un sommet entre Ehoud Barak et Yasser Arafat, président de l'Autorité palestinienne, à partir du 11, afin de « parvenir à un accord ». Le sommet est convoqué à Camp David (Maryland), lieu de conclusion du premier accord israélo-arabe, entre Israël et l'Égypte, en septembre 1978.

Le 9, six ministres israéliens, appartenant au parti russophone Israel Be Alya, au Parti national religieux et au parti ultra-orthodoxe Shass, annoncent leur démission. Ces formations, hostiles au sommet de Camp David et aux négociations conduites par le Premier ministre, quittent la majorité parlementaire.

Le 10, toutefois, le gouvernement Barak échappe à deux motions de censure.

Le 16, alors que les négociations de Camp David, entamées le 11, se poursuivent à huis clos, 100 000 à 150 000 opposants manifestent à Tel-Aviv contre les négociations.

Le 20, le président Clinton, qui doit se rendre à la réunion du G8 au Japon, déclare que le sommet israélo-palestinien, dont l'échec avait été annoncé la veille, se poursuivra en son absence.

Le 25, pourtant, Bill Clinton annonce qu'« Israéliens et Palestiniens [...] ne seront pas capables, à ce stade, de parvenir à un accord », malgré des « progrès significatifs ». Israël aurait notamment admis, pour la première fois, le principe d'une gestion, par l'Autorité palestinienne, des quartiers arabes de Jérusalem-Est, sans toutefois céder sur la question du partage de la souveraineté de la ville. C'est ce dernier point, ainsi que celui du retour des réfugiés, qui aurait provoqué la rupture des négociations par les Palestiniens.

Le 26, de retour au Proche-Orient, Yasser Arafat réaffirme son intention de proclamer un État palestinien le 13 septembre, tandis qu'Ehoud Barak se déclare prêt à poursuivre les négociations.

—  Universalis



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«  3-26 juillet 2000 - Israël – Autorité palestinienne. Échec du sommet de Camp David », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 01 décembre 2021. URL : http://www.universalis.fr/evenement/3-26-juillet-2000-israel-autorite-palestinienne-echec-du-sommet-de-camp-david/