2-22 juin 1993Algérie. Assassinats d'intellectuels par des intégristes

 

Le 2, l'écrivain Tahar Djaout, qui avait été victime d'un attentat attribué à des intégristes islamistes, le 26 mai, à Alger, meurt des suites de ses blessures. Il est la quatrième personnalité civile tuée depuis le début de l'année par les intégristes qui continuent également de s'attaquer aux forces de l'ordre.

Le 15, Mahfoud Boucebci, psychiatre de renommée mondiale et cofondateur du comité Vérité sur l'assassinat de Tahar Djaout, est assassiné à son tour dans la capitale.

Le 21, le Haut Comité d'État (H.C.E.) publie un « avant-projet de plate-forme nationale » qui est le résultat du dialogue qu'il a tenté d'établir avec les forces politiques depuis l'automne de 1992 et auquel tous les partis n'ont pas participé. Le texte propose un calendrier pour la période de transition qui débuterait à l'issue du mandat du H.C.E., en décembre, et qui durerait de deux à trois ans. Le Conseil consultatif national, qui fait office de Parlement, serait élargi, et une nouvelle instance présidentielle serait créée. La période de transition serait mise à profit pour organiser des élections générales et effectuer des réformes visant à rompre avec le dirigisme économique.

Le 22, M'hamed Boukhobza, sociologue et universitaire, membre du Conseil consultatif national, est assassiné à Alger.

—  Universalis



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«  2-22 juin 1993 - Algérie. Assassinats d'intellectuels par des intégristes », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 juin 2021. URL : http://www.universalis.fr/evenement/2-22-juin-1993-assassinats-d-intellectuels-par-des-integristes/