1er-28 mai 2003Irak. La gestion du pays confiée par l'O.N.U. à la coalition américano-britannique

 

Le 1er, George W. Bush annonce la fin des « opérations de combat majeures » en Irak.

Le 6, il nomme l'ancien diplomate Paul Bremer, spécialiste de la lutte antiterroriste, au poste d'« envoyé présidentiel pour l'Irak ». Celui-ci doit superviser l'activité des forces américano-britanniques et la mise en place des nouvelles institutions. Le responsable américain de la reconstruction à Bagdad, le général Jay Garner, sera placé sous ses ordres.

Le 8, les responsables militaires de quinze pays se réunissent à Londres pour évoquer la constitution d'une « force de stabilisation » internationale chargée, sous l'égide des États-Unis, de sécuriser l'Irak durant la période de transition. La France, l'Allemagne et la Russie ne sont pas invitées.

Le 10, l'Organisation des Moudjahidin du peuple, opposants au régime de Téhéran stationnés en Irak, conclut un accord de désarmement avec les forces américaines sur place.

Le 14, les corps de centaines de victimes du régime de Saddam Hussein commencent à être exhumés à Hilla, au sud de Bagdad, où plusieurs charniers qui recéleraient au total quelque 15 000 corps ont été mis au jour. Ces charniers dateraient de l'écrasement de la révolte chiite, en 1991.

Le 16, Paul Bremer prend un décret interdisant aux anciens dirigeants du parti Baas l'accès aux « postes de décision ou de responsabilité ». En outre, il adopte des mesures visant à renforcer la lutte contre l'insécurité à Bagdad.

Le 22, le Conseil de sécurité de l'O.N.U. adopte la résolution 1483, présentée par les États-Unis et le Royaume-Uni, sur l'administration de l'Irak durant la période transitoire – seule la Syrie ne prend pas part au vote. Le texte confie au commandement de la coalition américano-britannique, baptisé « Autorité », la gestion du pays et l'exploitation de son pétrole jusqu'à l'établissement d'un gouvernement représentatif internationalement reconnu. Il prévoit la nomination d'un représentant spécial du secrétaire général de l'O.N.U., chargé de coordonner l'aide humanitaire et l'aide à la reconstruction et de participer à la mise en place des nouvelles institutions. Par ailleurs, la résolution supprime le programme « Pétrole contre nourriture », annonce la révision du mandat de la commission de désarmement et lève les sanctions contre l'Irak, à l'exception de l'embargo sur les armes.

Le 23, Kofi Annan nomme le haut-commissaire de l'O.N.U. pour les droits de l'homme, Sergio Vieira de Mello, au poste de représentant spécial en Irak.

Le 23 également, Paul Bremer annonce le démantèlement de l'armée et des services spéciaux irakiens.

Les 26 et 27, quatre soldats américains sont tués dans deux embuscades.

Le 27, le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld, justifiant l'absence de découverte d'armes de destruction massive en Irak depuis la fin de la guerre, déclare qu'« il est possible que le régime de Saddam Hussein ait décidé de les détruire avant le début du conflit ».

Le 28, l'ancien ministre britannique Robin Cook, qui avait démissionné en mars pour protester contre la politique irakienne de son gouvernement, demande l'ouverture d'une enquête parlementaire sur les informations relatives à la présence d'armes de destruction massive en Irak.

—  Universalis



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«  1er-28 mai 2003 - Irak. La gestion du pays confiée par l'O.N.U. à la coalition américano-britannique », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 02 décembre 2021. URL : http://www.universalis.fr/evenement/1er-28-mai-2003-la-gestion-du-pays-confiee-par-l-o-n-u-a-la-coalition-americano-britannique/