1er-24 juin 2025
Autorité palestinienne - Israël. Des personnes tuées en marge de distributions d'aide alimentaire
Le 1er, au moins trente et une personnes sont tuées et plus de cent soixante-dix sont blessées par des tirs israéliens alors qu’elles se dirigeaient vers un nouveau centre de distribution d’aide humanitaire dans le sud de la bande de Gaza, selon les secours gazaouis. Ce site est géré par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une organisation soutenue par les États-Unis et Israël. L’armée israélienne dément les faits.
Le 2, le secrétaire général de l’ONU António Guterres appelle à une enquête « indépendante » concernant les morts à proximité du nouveau centre d'aide.
Le 3, le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme Volker Türk déclare que « les attaques meurtrières contre des civils désespérés qui tentent d’accéder à la maigre aide alimentaire à Gaza sont inadmissibles » et peuvent constituer des « crimes de guerre ».
Le 9, l’armée israélienne intercepte un voilier humanitaire, le Madleen, qui se dirige vers la bande de Gaza et à bord duquel se trouvent douze militants, dont l’eurodéputée française (La France insoumise) Rima Hassan et l’activiste suédoise Greta Thunberg. Ils sont conduits en Israël, d’où plusieurs acceptent le même jour d’être expulsés. Les autres font l’objet d’une expulsion forcée par la justice israélienne dans les jours qui suivent.
Le 11, la GHF déclare qu’au moins cinq de ses membres, palestiniens, sont morts après l’attaque de l’un de ses bus par le Hamas. Le même jour, trente et une personnes se dirigeant vers un centre de la FHG sont tuées par l’armée israélienne, selon la défense civile palestinienne.
Le 22, l’armée israélienne annonce qu'elle et le Shin Bet, le service de renseignement intérieur, ont ramené en Israël les corps de trois otages retenus dans la bande de Gaza. Ils avaient été tués dans les attaques terroristes menées par le Hamas le 7 octobre 2023, précise le gouvernement israélien.
Le 24, le haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme déclare que « l’utilisation de la nourriture comme arme contre les civils » constitue « un crime de guerre », alors que plus de quatre cent dix Palestiniens sont morts en tentant de se procurer de l’aide alimentaire depuis le début des distributions de la FHG le 27 mai.