10-29 juillet 2025
Autorité palestinienne - Israël. Entrée de camions d'aide humanitaire dans la bande de Gaza.
Le 10, l’ONU fait entrer du carburant dans la bande de Gaza pour la première fois depuis cent trente jours. Elle précise toutefois que la quantité – environ 75 000 litres – ne suffit pas à couvrir « les besoins énergétiques d’une seule journée ».
Le 21, vingt-cinq pays, dont la France et le Royaume-Uni, signent une déclaration commune appelant à mettre fin « immédiatement » à la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza. Ils mettent l’accent sur la situation humanitaire dans ce territoire, estimant que la « souffrance des civils » a atteint « de nouveaux sommets ».
Le 21 également, la Société des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP) alerte sur le risque de voir « mourir de faim » ses collaborateurs dans la bande de Gaza, une situation inédite depuis la création de l’AFP en 1944.
Le 23, plus de cent ONG, dont Médecins sans frontières, Amnesty International et Oxfam, affirment que « nos collègues et ceux que nous aidons dépérissent » dans la bande de Gaza « alors qu’une famine de masse se propage ».
Le 27, l’armée israélienne annonce observer une « pause tactique » dans ses opérations militaires sur une partie de la bande de Gaza, tous les jours de 10 heures à 20 heures. Elle ouvre également des couloirs « permanents » de 6 heures à 23 heures pour le passage d’aide humanitaire. Israël bloquait depuis mars l’entrée de la quasi-totalité de l’aide dans l'enclave palestinienne.
Le 28, le contenu de « plus de deux cents camions » de nourriture est distribué par l'ONU et des organisations internationales, et vingt palettes de nourriture sont larguées par avion « en coopération avec les Émirats arabes unis et la Jordanie », selon le Cogat, un organisme du ministère israélien de la Défense.
Le 29, selon un rapport du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), un outil de référence indépendant utilisé par l’ONU et les ONG, « le pire scénario de famine se déroule actuellement dans la bande de Gaza ». Les hôpitaux ont enregistré « une augmentation rapide des décès d’enfants de moins de cinq ans liés à la faim », selon l’IPC. Son rapport précise qu’un tiers des habitants passent régulièrement plusieurs jours sans manger.