ZOROASTRISME

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Réforme zoroastrienne ?

La répudiation de toute pratique orgiastique et sanglante semblait donc se combiner avec celle du panthéon ancien comportant des sacrifices animaux, dont les textes ne font pas mystère ; l'action de Zarathuštra se présentait ainsi comme une revendication des éléments de paix et de conversion agraire. Cette synthèse, satisfaisante au premier abord et soutenue par de nombreux savants, se heurte à des objections qu'il est malaisé de tourner. Il faut avant tout expliquer comment il se fait que des conceptions si nettement contradictoires voisinent dans les mêmes Écritures. Doit-on croire à une rentrée en force de la théologie et de la liturgie antiques que le réformateur avait voulu éliminer ? Pourquoi ce retour de flamme n'avait-il pas, à son tour, éliminé les textes gāthiques gênants qui, tout au contraire, conservent une place centrale et toute leur autorité ? Serait-ce qu'ils n'étaient plus compris ? On l'admettra difficilement. Plus sensible à cette difficulté est la théorie qui voit dans les Gāthā l'expression d'une prédication laborieuse, d'une tentative de réforme avortée qui contraignit le novateur lui-même à proposer une solution de compromis en réintégrant, moyennant des accommodements, certains des dieux antiques ainsi que leur accompagnement rituel (H. S. Nyberg). Sans doute les Gāthā attestent-elles l'opposition que devait rencontrer Zarathuštra, mais il est difficile d'y trouver les traces du revirement que l'on suppose. Force est donc de reprendre à la base l'interprétation des textes qui nous avaient paru clairs.

Ce que Zarathuštra combat et rejette, ce n'est pas nécessairement le sacrifice sanglant en général, mais son déroulement violent, cruel, désordonné, la déprédation sauvage, privée de toute mesure rituelle, peut-être même seulement la violence à l'encontre du bovin, l'animal protégé par excellence dans le monde indien. Et peut-être n'est-ce pas le haoma qui est qualifié d'ordure et de liqueur enivrante, mais bien les ersatz qu'on lui substituait.

La condamnation des perversions du culte suppose l'approbation du vrai culte, [...]


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AFGHANISTAN

  • Écrit par 
  • Daniel BALLAND, 
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  • Pierre GENTELLE, 
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Dans le chapitre « Les Aryens »  : […] La période historique commence en Afghanistan au I er  millénaire avant J.-C., avec la réforme religieuse prêchée par le prophète Zoroastre, en Bactriane, dans la vallée de l' Amou-Daria (l'Oxus des historiens classiques). La nouvelle religion, fondée sur une conception dualiste du monde et de l'histoire, reflétait au fond le conflit perpétuel existant entre les tribus aryennes, sédentaires, prat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/afghanistan/#i_9766

AHURA MAZDĀ

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  • Jean VARENNE
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La religion iranienne ancienne place au sommet de son panthéon un dieu qu'elle nomme Ahura Mazdā (le Seigneur sage) et dont la réforme zoroastrienne (vers le ~ vii e  s.) fit le souverain unique de la création. La comparaison avec les autres mythologies indo-européennes, et particulièrement avec celle du Véda, montre qu'il s'agissait à l'origine d'un dieu de première fonction (selon la classificat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ahura-mazda/#i_9766

ANQUETIL-DUPERRON ABRAHAM HYACINTHE (1731-1805)

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  • Jean VARENNE
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Orientaliste français qui révéla à l'Europe les livres sacrés du zoroastrisme et de l'hindouisme. La curiosité des Européens pour les civilisations anciennes d'Orient (Perse, Inde...) date des premières découvertes de Marco Polo et de Vasco de Gama ; accrue au cours des siècles, elle entraîna Anquetil-Duperron à partir pour l'Inde (où la France tentait de prendre pied, pour d'autres raisons). Prem […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abraham-hyacinthe-anquetil-duperron/#i_9766

ARDACHIR Ier (mort en 241) roi des Perses (224-241)

  • Écrit par 
  • Philippe OUANNÈS
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Petit-fils de Sāsān, ancêtre éponyme de la dynastie sassanide qu'Ardashīr (Ardachir) contribua à fonder. Jeune encore, il obtient de son suzerain Gushihr, le commandement militaire de la ville de Darabdjird. Il étend peu à peu son pouvoir sur les villes voisines, en les assiégeant, en tuant les princes ou chefs, et en y instaurant sa propre loi. Son père tue Gushihr, prend le titre de roi et décid […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ardachir-ier/#i_9766

AVESTA

  • Écrit par 
  • Jean de MENASCE, 
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Livre saint de la religion zoroastrienne, l'Avesta constitue, encore aujourd'hui, les Écritures et le rituel des Parsis de l'Inde et des Guèbres de l'Iran. Le terme Avesta (forme persane du moyen perse apastāk , de sthā- , se tenir, soit : texte de base) désigne les livres sacrés de la religion mazdéenne et les formules rédigées dans la même langue, puis cette langue même, qu'on appelle aujourd' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/avesta/#i_9766

BURNOUF EUGÈNE (1801-1852)

  • Écrit par 
  • Universalis
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Orientaliste français, dont les travaux permirent pour la première fois en Europe de connaître la langue de l'Avesta, appelée alors le zend, Burnouf publia en 1826, en collaboration avec Christian Lassen, un Essai sur le pâli , et, l'année suivante, des Observations grammaticales sur quelques passages de l'essai sur le pâli . Sa grande œuvre fut ensuite le déchiffrement des manuscrits zend rapport […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eugene-burnouf/#i_9766

DAKHMĀ

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  • Jean VARENNE
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Nom donné aux édifices ou « tours du silence » dans lesquels les adeptes du mazdéisme exposent leurs morts. Selon la religion prêchée par Zarathoushtra (Zoroastre) au ~ vii e siècle, en effet, les quatre éléments constitutifs de l'univers (terre, eau, air, feu) étaient tenus pour sacrés et ne devaient en aucune façon être souillés par l'homme. Or, la mort physique représentait l'impureté rituelle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dakhma/#i_9766

DARMESTETER JAMES (1849-1894)

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  • Universalis
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Linguiste français né le 28 mars 1849, à Château-Salins (Moselle), mort le 19 octobre 1894, à Maisons-Laffitte, près de Paris. La thèse de Darmesteter sur la mythologie zoroastrienne (1875) constitue sa première œuvre majeure. Il commence à enseigner l'iranien ancien à l'École des hautes études en sciences sociales en 1877 et poursuit ses recherches, dont il publie les résultats dans Études irani […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/james-darmesteter/#i_9766

DÉMONOLOGIE

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Dans le chapitre « La démonologie iranienne »  : […] Six siècles avant l'ère chrétienne, les Juifs, captifs à Babylone furent en contact permanent avec les Iraniens. Durant cet exil, l'angélologie et la démonologie iraniennes exercèrent leur influence sur la religion d'Israël. La conception zoroastrienne des Amesha-Spentas , attributs divins personnifiés par des intelligences, y laissa des traces aussi profondes que la croyance à l'existence de l'E […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/demonologie/#i_9766

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Dans le chapitre « Mazdéisme »  : […] Le dualisme mazdéen, celui des Perses, diffère de toutes ces tendances par son caractère systématique. Là tout ce qui est bon est rassemblé autour du Grand Dieu, Ahura Mazdāh ou Ohrmazd, principe de vérité, et tout ce qui est mauvais, autour du Mauvais Esprit, Angra Mainyu ou Ahriman, puissance de mensonge. Là les forces du bien et celles du mal sont présentées dans une symétrie presque parfaite  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dualisme/#i_9766

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FIRDOUSI (940 env.-env. 1020)

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Dans le chapitre « Le passé recueilli »  : […] Firdousi a parlé lui-même de ses sources. Il a rassemblé des documents épars qui dépendaient d'œuvres en pehlevi, la langue littéraire d'époque sassanide, pré-islamique ; de celles-ci, à deux exceptions près, il ne nous reste que les titres, mais l'on sait en reconstituer la substance. En réalité, s'il est tout à fait vraisemblable que plusieurs textes lui soient venus directement d'époque ancien […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/firdousi/#i_9766

GĀTHĀ

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 399 mots

Nom donné en iranien ancien à un groupe de poèmes, en forme d'hymnes liturgiques, attribués par la tradition mazdéenne à Zarathuštra (Zoroastre) lui-même. Ces textes ont été intégrés à date ancienne dans l'Avesta, qui constitue, de nos jours encore, le corps des Écritures sacrées du zoroastrisme (ou mazdéisme). À ce titre, les Gāthā sont récités chaque jour dans le rituel mazdéen tel que le célèbr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gatha/#i_9766

GUÈBRES

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 252 mots

Adeptes de la religion zoroastrienne qui forment, aujourd'hui encore, un petit groupe en Iran. Après l'islamisation de ce pays ( viii e siècle), seules quelques petites communautés vivant dans des régions retirées du sud-est de l'Iran réussirent à perpétuer la tradition mazdéenne. Vers le x e siècle, il n'en subsistait plus qu'un très petit nombre dans les provinces de Yazd et de Kerman, où, de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guebres/#i_9766

HAOMA

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  • Jean VARENNE
  •  • 322 mots
  •  • 1 média

Nom iranien du « breuvage d'immortalité » qui correspond au soma hindou. La religion iranienne ancienne, analogue en cela à la religion védique, plaçait au centre du culte solennel un sacrifice offert aux dieux les plus importants du panthéon ; au cours de ce sacrifice était préparé un breuvage (obtenu par pressurage d'une plante particulière) que les fidèles et les officiants buvaient en commun. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/haoma/#i_9766

MAGES

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  • Jean VARENNE
  •  • 423 mots

Nom des membres d'une tribu mède (selon Hérodote) à qui l'ensemble de la tradition grecque attribue l'exclusivité du pouvoir sacerdotal en Iran. Le mot « mage » (en iranien, maga ) apparaît en Occident, à partir des premiers siècles de notre ère, comme un synonyme de « sectateur de Zoroastre » et de « servant du culte d'Ahura Mazdâ ». D'autre part, les auteurs classiques voient dans les mages des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mages/#i_9766

MAZDÉISME

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 194 mots

Terme qui est probablement le plus adéquat pour désigner la religion traditionnelle de l'Iran ancien, puisqu'il fait référence au nom que les fidèles donnent à leur dieu : Ahura Mazdâ (le Seigneur Sage). La profession de foi ( fravarânê ) que ceux-ci récitent chaque jour contient d'ailleurs les mots mazdâyasmo ahmi (« Je voue mon culte à Mazdâ »). Il est vrai que la même prière ajoute zarathusht […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mazdeisme/#i_9766

NŌRŪZ ou NOURUZ

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 183 mots

Terme désignant dans la religion de Zoroastre, de nos jours encore chez les Parsis de l'Inde et en Iran, la fête du Nouvel An. Pour les Parsis, le Nōrūz est un jour de fête yashan , c'est-à-dire comportant cinq rites : l' āfringān , qui comprend des prières d'amour ou de louanges ; le bā , qui comprend des prières adressées aux yasata , les anges, ou aux fravashi , les anges gardiens ; le yasma , […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/noruz-nouruz/#i_9766

OHRMUZD, OHRMAZD ou OHRMIZD

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 195 mots
  •  • 1 média

L'Avesta — livre sacré des anciens Perses — donne au dieu suprême le nom d'Ahura Mazdā (le Seigneur Sage) et à son adversaire celui d'Angra Mainyu (l'Esprit Malin). Ce sont les appellations qu'utilise également Zarathuštra (sans doute ~  viii e  s.) et que toute la tradition zoroastrienne (ou mazdéenne) utilisera à sa suite, et jusqu'à nos jours, chez les guèbres et les parsis. En pehlevi (ou moye […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ohrmuzd-ohrmazd-ohrmizd/#i_9766

PARSIS

  • Écrit par 
  • Guy BUGAULT
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Parsis, c'est-à-dire « persans », est le nom donné aux mazdéens vivant en Inde, principalement dans la région de Bombay. Au nombre de 200 000 environ en 1980, les Parsis forment une communauté prospère, particulièrement influente au point de vue économique, cependant que s'y maintient l'essentiel des croyances et du culte mazdéens, réformés par Zarathushtra (Zoroastre). Ils ont édifié de nombre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/parsis/#i_9766

PERSE - Vue d'ensemble

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I dée de l'Iran et études iraniennes ont subi très longtemps un morcellement désastreux. On connaît le mot d'Oswald Spengler : « L'Iran a été livré aux philologues. » Le jugement est-il juste ? La responsabilité n'est-elle pas partagée par d'autres ? Toujours est-il que la représentation la plus courante, et dont le règne n'est peut-être même pas encore tout à fait clos, morcelle la réalité irani […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/perse-vue-d-ensemble/#i_9766

PERSE - Histoire

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  • Philippe GIGNOUX
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Dans le chapitre « Les persécutions religieuses (276-fin ve s.) »  : […] Simple prêtre sous Shābuhr, Kirdīr eut une carrière étonnante et devint le chef suprême du zoroastrisme érigé en religion d'État, avec l'appui de Bahrām II (276-293). Il employa toute son énergie à fonder de nouveaux temples du feu, à développer le culte, à accroître le nombre de ses ministres et à encourager le prosélytisme auprès des incroyants. En même temps, il combattit les égarés de la « re […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/perse-histoire/#i_9766

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Dans le chapitre « L'architecture »  : […] Les premiers souverains furent des fondateurs de villes dont certaines commencent à être mieux connues. Aux plans circulaires traditionnels (Firuzabad, Takht-é Sulaiman) s'oppose le damier de type hellénistique de Bishapur, ville édifiée par les prisonniers ramenés de Syrie tout comme la « digue de César » à Shushtar. La technique de la construction ne varie pas fondamentalement depuis l'époque p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/perse-arts/#i_9766

SASSANIDES

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  • Philippe GIGNOUX
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Dans le chapitre « Le foisonnement des idées religieuses »  : […] Mani bénéficia d'une large tolérance sous les premiers Sassanides et put tout à la fois former des disciples, consigner par écrit son enseignement et le propager dans l'empire. Il effectua même des voyages en Inde. Mais cette tolérance à son endroit cessa sous le règne des Vahrām, de Vahrām II (276-293) en particulier, qui, sur dénonciation du grand mage Kirdīr, le fit arrêter et jeter en prison, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sassanides/#i_9766

SOHRAWARDĪ ou SUHRAWARDĪ SHIHĀBODDĪN YAHYĀ (1155-1191)

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  • Christian JAMBET
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Dans le chapitre « La philosophie orientale »  : […] Contrairement à la tradition péripatéticienne, qui veut que la totalité des existants forme une gradation homogène de substances, Sohrawardī pense que « les choses se divisent en ce qui est lumière dans la réalité essentielle de soi-même » et ce qui est ténèbre. Il donne ainsi une dignité métaphysique à un sentiment gnostique de la vie, fondé dans la reconnaissance d'un mal radical : « Combien ré […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sohrawardi-suhrawardi/#i_9766

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  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
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Nom véritable de celui que Platon (qui le premier révéla son existence à l'Occident) appelait Zoroastre. C'est ce qu'atteste l' Avesta , où le prophète se nomme lui-même à maintes reprises (dans les gāthā , hymnes qu'il composa en l'honneur de son dieu). La tradition zoroastrienne unanime le fait vivre au ~ vii e  siècle (de 660 à 583), si l'on en croit la précision donnée par les Parsis, c'est-à- […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zarathushtra-zarathustra/#i_9766

Pour citer l’article

Jean de MENASCE, « ZOROASTRISME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/zoroastrisme/