ZHUANGZI

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Zhuang Zhou

« Maître Zhuang » portait le nom de famille de Zhuang et son nom personnel (son « prénom », qui en chinois se met après le nom de la famille) était Zhou. Les noms de Zhuang Zhou, Zhuangzi ou Zhou tout court figurent à maintes reprises dans le texte, sans qu'il soit toujours facile de savoir s'ils doivent s'entendre à la troisième personne ou – comme c'est naturellement le cas dans les dialogues – à la première. D'après les données contenues dans le Zhuangzi, c'était un homme marié, père de famille, pauvre, « vêtu de toile rapiécée et chaussé de loques » et qui, selon ses principes, aurait refusé un poste de ministre. À en croire un historien postérieur de deux siècles, dont le père était taoïste et qui devait avoir accès à des documents de l'école, Zhuang Zhou aurait vécu à l'époque d'un roi de Liang qui régna de 370 à 318 et il aurait occupé un poste d'employé dans un parc d'arbres à laque (ou est-ce un simple toponyme ?) relevant d'un petit État de la Chine centrale que se disputaient les principautés voisines. Il a certainement connu le sophiste Hui Shi, qui fut ministre à Liang entre 343 et 322 et qui mourut avant lui : Zhuang Zhou se plaignait de n'avoir plus personne avec qui causer depuis que cette tête de turc lui manquait. Confucius (Kongzi) et Lao Dan, l'auteur supposé du Laozi, sont mis en scène comme des Anciens. Le premier est généralement (mais pas toujours) tourné en bourrique ; le second est traité en figure plus ou moins mythique, et les paroles ou les doctrines qui lui sont prêtées ne concordent que rarement avec celles de notre recension actuelle du Laozi. Liezi (de son vrai nom Lie Yukou) apparaît aussi dans des contextes légendaires.

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Pour citer l’article

Paul DEMIÉVILLE, « ZHUANGZI », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 octobre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/zhuangzi/