ZHANG DAOLING [TCHANG TAO-LING] (IIe s.)

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Fondateur légendaire de l'Église taoïste en Chine, Zhang Ling serait né dans les années 30 apr. J.-C. ?, dans le Jiangsu (Chine), et mort en 156 ? à Hanzhong, dans le Shaanxi. Il s'installe dans le Sichuan pour y étudier le Dao (la « Voie ») pendant le règne de l'empereur Shun (125-144 de la dynastie des Han. C'est alors qu'il prend le nom de Daoling. Il compose par la suite un ouvrage taoïste pour aider à la diffusion de ce culte qui fait de nombreux adeptes parmi les Chinois et les ethnies originaires du Sichuan. Si Zhang Daoling promet immortalité et longévité à ses fidèles comme les autres taoïstes de son époque, il souligne contrairement à eux l'importance de l'organisation religieuse. Il fonde ainsi la première Église taoïste, le Tianshi dao, ou doctrine des Maîtres célestes, souvent appelée « doctrine des cinq boisseaux de riz » en raison de la contribution annuelle que devaient verser les fidèles pour subvenir aux besoins de la communauté.

L'Église fondée par Zhang Daoling attire le petit peuple par sa méthode de guérison par la foi. Il enseigne en effet que les maladies naissent du péché et ne peuvent être soignées que par la confession publique, la purification de l'âme étant nécessaire pour retrouver un corps sain. Suivant probablement l'exemple du trône impérial des Han, le patriarcat de l'Église taoïste est déclaré héréditaire. Zhang Daoling transmet ainsi cette charge à son fils Zhang Heng puis à son petit-fils Zhang Lu, démarrant ainsi une lignée familiale qui s'est perpétuée jusqu'à aujourd'hui. Zhang Lu réussira même à établir un État théocratique taoïste à Hanzhong (auj. dans le Shanxi, non loin de la frontière du Sichuan) quelques années avant la fin de la dynastie Han, qui s'achève en 220. L'Église taoïste fonde son instruction religieuse sur le Daode jing (« Livre de la Voie et de la Vertu ») de Laozi. Zhang Daoling, à qui l'on attribue traditionnellement le célèbre commentaire de l'œuvre de Laozi, intitulé Xiang'er zhu, modifie cependant largement l'ancien traité philosophique pour répondre aux besoins de l'Église taoïste.

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TAOÏSME

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Dans le chapitre « Les Maîtres célestes et l'Église taoïste »  : […] Des cultes populaires envers les Immortels, on l'a vu, abondaient sous les Han. Les empereurs soucieux de prestige, tels que Qin Shi Huangdi (221-210) et Han Wudi (140-87), envoyèrent des expéditions maritimes à la recherche des îles des bienheureux. Le culte impérial de Laozi divinisé fut un effort de la part du gouvernement pour prendre à son compte ce qui devait être déjà à l'époque un mouvemen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/taoisme/#i_44681

ZHANG TIANSHI [TCHANG T'IEN-CHE]

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Nom chinois désignant les Maîtres Célestes de la famille Zhang, qui sont les chefs héréditaires de l'Église taoïste orthodoxe (Zhengyi). À la même époque que celle du mouvement des Turbans jaunes, on trouve, dans les régions frontalières de l'ouest de la Chine (le Sichuan), une communauté constituée de Chinois et d'aborigènes et organisée selon les principes égalitaires du taoïsme. Leur chef porte […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zhang-tianshi-tchang-t-ien-che/#i_44681

Pour citer l’article

« ZHANG DAOLING [TCHANG TAO-LING] (IIe s.) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/zhang-daoling-tchang-tao-ling/