ZEALANDIA ou ZÉLANDIA

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Qu’est-ce qu’un continent ?

En géologie, un continent désigne une étendue majeure de terre, incluant les terres émergées et les plateaux continentaux immergés qui l’entourent. Par extension, les géologues distinguent sur la surface de la Terre deux principaux domaines caractérisés par un type de croûte spécifique : le domaine océanique et le domaine continental. La croûte océanique, qui recouvre 71 p. 100 de la surface du globe, est formée principalement de gabbros et de basaltes. En raison de sa forte densité, elle constitue l’essentiel des fonds océaniques, avec une bathymétrie moyenne de – 4 500 mètres. Cette croûte océanique est régulièrement recyclée au sein du manteau (couche sous-jacente) par le processus de subduction. À l’inverse, la croûte continentale est composée d’un assemblage de roches granitiques, métamorphiques et sédimentaires. De plus faible densité que celles de la croûte océanique, ces roches « flottent » mieux sur la couche supérieure du manteau. De plus, l’épaisseur de la croûte continentale est en moyenne de trente-deux kilomètres alors que celle de la croûte océanique est comprise entre cinq et dix kilomètres. La surface de la croûte continentale se trouve donc majoritairement émergée, à une altitude moyenne de 450 mètres.

Diverses méthodes géophysiques (sismique réflexion, sismique réfraction, gravimétrie, magnétisme...) permettent d’étudier la croûte terrestre même lorsque celle-ci se trouve sous le niveau de la mer. Grâce à ces outils, des informations sur les propriétés physiques (vitesse sismique, densité, propriétés magnétiques...) du Pacifique sud-ouest ont été accumulées depuis plusieurs décennies. Ces données, complétées par des dragages d’échantillons rocheux, ont permis de confirmer que le large domaine peu profond (moins de 2 500 m environ) s’étendant entre la Nouvelle-Calédonie et le plateau de Campbell, au sud de la Nouvelle-Zélande, est bien c [...]

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Écrit par :

  • : maître de conférences, Institut des sciences exactes et appliquées, université de la Nouvelle-Calédonie, Nouméa

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Camille CLERC, « ZEALANDIA ou ZÉLANDIA », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/zealandia-zelandia/