XANTHOS

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Seconde période classique (de 400 environ à la conquête d'Alexandre, 334-333)

Histoire

Comme les autres villes lyciennes, Xanthos est restée relativement indépendante et même participe à la révolte des satrapes contre le Grand Roi : une mention du satrape Autophradatès figure sur le sarcophage de Payava. Le dynaste Arbinas, dont le nom apparaît sur plusieurs inscriptions du Létôon, semble, au début du siècle, avoir joué un rôle important et s'être entouré de Grecs. L'inscription trilingue du Létôon atteste qu'en 358 Xanthos tomba au pouvoir du dynaste et satrape carien Pixodaros, frère de Mausole. Les institutions se rapprochent de celles des villes hellénistiques (assemblée), mais sous le pouvoir du satrape et l'autorité plus ou moins lointaine du Grand Roi (dont le nom figure sur le texte araméen de l'inscription trilingue). Les divinités grecques s'affirment : la triade apollinienne dans la même inscription (en lycien et en grec). Les inscriptions lyciennes et grecques se multiplient ; les monnaies frappées à Xanthos doivent être nombreuses.

Archéologie

Comme les autres villes lyciennes, Xanthos connaît alors une grande activité de constructions funéraires (religieuses au Létôon) : c'est une phase tout particulièrement hellénisante. Le monument des Néréides (tombe d'Arbinas ?), vers 390-380, est un manifeste éclatant de cette hellénisation. Un petit temple péristyle ionique, avec quatre couchettes funéraires dans la cella, remplace les piliers ou sarcophages des précédents dynastes. Une des façades a pu être restituée sur nos plans au Musée britannique. Le décor est un des plus riches de l'art antique ; l'influence grecque est très marquée dans l'iconographie comme dans le style. Deux frises sur le soubassement dont l'une imite les Amazonomachies, l'autre évoque des combats à l'orientale, mais dans une forme grecque. Les Néréides du péristyle, comme les enlèvements des acrotères, affirment les croyances eschatologiques du dynaste, sous la figure de Pélée élevé au rang de dieu par Thétis. Ce monument servira de modèle au [...]

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Écrit par :

  • : professeur honoraire à l'université de Paris-Sorbonne, membre de l'Institut

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DEMARGNE PIERRE (1903-2000)

  • Écrit par 
  • Martine Hélène FOURMONT
  •  • 735 mots

Né en 1903 à Aix-en-Provence, Pierre Demargne entre à l'École normale supérieure en 1922. Il s'oriente vers l'archéologie et devient membre de l'École française d'Athènes en 1926. Professeur à l'université de Grenoble (1933), puis de Strasbourg (1937), il est mobilisé en 1939 et, à partir de 1940, partage la vie des prisonniers d'un oflag. Durant ces années, son goût pour l'archéologie ne l'abando […] Lire la suite

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Pour citer l’article

Pierre DEMARGNE, « XANTHOS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 juin 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/xanthos/