WEHLER HANS ULRICH (1931-2014)

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Tradition historiographique allemande et modèle américain

Après avoir obtenu son Abitur (l’équivalent du baccalauréat), il s’inscrit aux universités de Bonn et de Cologne, mais part aux États-Unis en tant que boursier pour étudier à l’Ohio State University. Il prolonge son séjour en voyageant sur la côte ouest. Les États-Unis resteront son point de repère pour la civilisation occidentale, le point d’ancrage de ses travaux d’historien.

De retour en Allemagne en 1953, il poursuit ses études à l’université de Cologne, où il s’intéresse surtout aux cours de Theodor Schieder, professeur d’histoire contemporaine qui est alors l’une des grandes figures de la discipline, et du sociologue René König. Il soutient en 1960 une thèse de doctorat sur les rapports entre social-démocratie et État-nation allemand entre 1840 et 1914.

Devenu assistant de Schieder en 1961, il entame une thèse d’habilitation sur la politique impérialiste des États-Unis avant 1900. Ce travail est refusé par la faculté de philosophie de Cologne, car on le juge politiquement incorrect à l’égard de l’allié américain. Un second travail d’habilitation consacré à la politique de Bismarck n’est accepté que grâce au soutien de Schieder, la faculté n’appréciant pas la perspective critique sur le mythique « chancelier de fer ». Parallèlement, Wehler explore l’historiographie allemande, redécouvrant des historiens actifs en marge de l’historicisme ambiant et s’intéressant tout particulièrement aux historiens émigrés à l’époque du régime nazi. Les ouvrages de la collection Deutsche Historiker en seront le résultat emblématique.

En 1970, il est nommé professeur d’histoire à l’Institut d’études nord-américaines de l’Université libre de Berlin. L’année suivante, il est élu professeur d’histoire contemporaine générale à l’université de Bielefeld, en Westphalie orientale, où il restera jusqu’à sa retraite, en 1996.


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Écrit par :

  • : chercheur qualifié FRS-FNRS, maître de conférences à l'université de Liège (Belgique)

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HISTOIRE (Histoire et historiens) - Courants et écoles historiques

  • Écrit par 
  • Bertrand MÜLLER
  •  • 6 859 mots

Dans le chapitre « Science sociale historique : l'école de Bielefeld »  : […] Par rapport à ces courants proposés par les vainqueurs de la guerre, l'historiographie allemande suit une voie quelque peu différente. L'histoire sociale était restée largement confinée dans les facultés d'économie et ce n'est que dans les années 1960 que s'ouvre un large débat avec les sciences sociales, qui se développe aussi au travers d'un commentaire critique des Annales . Hans-Ulrich Wehler […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/histoire-histoire-et-historiens-courants-et-ecoles-historiques/#i_47024

Pour citer l’article

Christoph BRÜLL, « WEHLER HANS ULRICH - (1931-2014) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 29 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/wehler-hans-ulrich-1931-2014/