VITALISME

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Néo-mécanisme et néo-vitalisme

Le poids du modèle des sciences de la nature a généré, depuis les années 1850, une philosophie matérialiste qui deviendra à la fin du xixe siècle, avec Haeckel, le monisme. Dans sa huitième thèse, Haeckel conclura que les lois de la physique et de la chimie s'appliquent aussi bien au monde inorganique qu'au monde organique, qui ne sont donc pas hétérogènes. Dans ces conditions, la vie n'est rien d'autre qu'un phénomène physico-chimique.

Ernst Haeckel

Photographie : Ernst Haeckel

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En diffusant et en popularisant la théorie darwinienne et en énonçant la « loi de la récapitulation » (selon laquelle le développement embryonnaire serait une répétition de l'histoire évolutive), le zoologiste Ernst Haeckel (1834-1919) a joué un rôle important dans l'histoire des... 

Crédits : Hulton-Deutsch Collection/ Corbis/ Getty Images

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Thomas Henry Huxley suggérait qu'une substance azotée, homogène, semi-fluide, commune à tous les organismes vivants, nommée protoplasme, fût la base physique de la vie. Haeckel considérait alors « la théorie protoplasmique [...] comme une des premières et des plus importantes fondations de la connaissance moniste, c'est-à-dire mécano-causale de la nature organique ». D'autres philosophes et d'autres scientifiques, pourtant considérés comme des tenants de l'hypothèse vitaliste, mais plus conservateurs, n'en déclaraient pas moins en Angleterre, par l'intermédiaire de l'un des plus représentatifs d'entre eux, Lionel Smith Beale (1828-1906), que « les parties élémentaires des tissus de tout être vivant consistent en une substance active, vivante, croissante, la matière germinale et en une matière formée à partir d'elle ». Pour eux, la matière germinale est active, formative, vivante. La matière « formée » (que nous nommons aujourd'hui phénotype) peut avoir une grande gamme de caractères, mais est incapable de croissance, de multiplication, de conversion.

Thomas Henry Huxley

Photographie : Thomas Henry Huxley

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Le médecin biologiste et zoologiste britannique Thomas Henry Huxley (1825-1895). 

Crédits : Hulton Getty

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Le débat, on s'en doute, n'était pas limité à Huxley et Beale, ni à l'Angleterre. Un mouvement néo-vitaliste naquit autour de certains biologistes comme Hans Driesch (1867-1941), qui s'insurgea contre la réduction des phénomènes biologiques aux seules lois de la physique-chimie. Driesch, expérimentateur, mais aussi théoricien, réutilisa la notion d'« entéléchie ». Elle est définie comme « [...]


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Portrait présumé de René Descartes, S. Bourbon

Portrait présumé de René Descartes, S. Bourbon
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Marie-Christine MAUREL, « VITALISME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 septembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/vitalisme/