VISIONOptique oculaire et optométrie

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

L'article sur l'œil humain donne des détails sur l'anatomie de cet organe ; on pourra se reporter aussi à optique - Images optiques, où se trouvent définis divers vocables (foyers, points principaux, longueurs focales, puissance, dioptrie, astigmatisme, aberrations) employés dans le présent article.

On compare parfois, assez grossièrement, l'œil à un appareil photographique. À l'émulsion sur laquelle, dans ce dernier, doivent être formées des images nettes correspond la rétine où se trouvent engendrés des messages transmis au cerveau par le nerf optique. Le rôle du diaphragme est joué par l'iris, offrant à la lumière une ouverture variable, la pupille, tandis qu'à l'objectif correspondent non seulement une sorte de lentille, le cristallin, mais encore tout le reste de l'intérieur de l'œil, rempli d'un liquide analogue à de l'eau salée ; la face d'entrée, la cornée, qui est bombée, joue ainsi un rôle important dans la formation des images.

Formation des images dans l'œil

L'œil est à peu près à symétrie de révolution, la direction du regard étant voisine de son axe ; une petite région de la rétine voisine de cet axe, la fovea centralis, est particulièrement apte à la perception des détails.

Les deux points principaux de l'œil sont presque confondus en un même point situé à 2 millimètres en arrière de la cornée ; son foyer, image d'un point objet A à l'infini sur l'axe, est sur la rétine, pour un œil de référence dont les dimensions ont les valeurs moyennes indiquées sur la figure a (les variations individuelles peuvent être importantes). En première approximation, le système optique de cet œil est assimilable à un milieu transparent, d'indice 4/3 et où se trouve la rétine, séparé de l'air par une surface sphérique S ; les dimensions de cet œil réduit sont indiquées sur la figure b. On ne doit pas confondre le centre C de ce dioptre sphérique avec le centre de rotation de l'œil dans son orbite, qui se trouve à environ 5 millimètres plus près de la rétine. La puissance moyenne de l'œil est [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 14 pages

Médias de l’article

Non-accommodation : œil emmétrope

Non-accommodation : œil emmétrope
Crédits : Encyclopædia Universalis France

diaporama

Non-accommodation : œil myope

Non-accommodation : œil myope
Crédits : Encyclopædia Universalis France

diaporama

Non-accommodation : œil hypermétrope

Non-accommodation : œil hypermétrope
Crédits : Encyclopædia Universalis France

diaporama

Lentille astigmate

Lentille astigmate
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Afficher les 20 médias de l'article


Écrit par :

  • : ingénieur E.S.O., docteur ès sciences, maître assistant au laboratoire de physique appliquée du Muséum national d'histoire naturelle
  • : directeur honoraire de l'Institut d'optique théorique et appliquée de Paris, professeur honoraire au Conservatoire national des arts et métiers
  • : maître assistante au Muséum national d'histoire naturelle

Classification

Autres références

«  VISION  » est également traité dans :

VISION - Photoréception rétinienne

  • Écrit par 
  • Yves GALIFRET
  •  • 5 924 mots
  •  • 14 médias

L'univers sensoriel de l'Homme est essentiellement visuel : telle est probablement la raison pour laquelle la physiologie de la vision occupe une place si considérable dans l'ensemble de la physiologie sensorielle. Depuis les années trente, qui furent celles de l'identification de la vitamine A dans la rétine par George Wald et des premiers enregistremen […] Lire la suite

VISION - Neurophysiologie visuelle

  • Écrit par 
  • Jean BULLIER
  •  • 9 811 mots
  •  • 14 médias

La vision est certainement la modalité sensorielle dominante chez l'homme. La compréhension des bases physiologiques de cette fonction a donné lieu à de nombreuses études réalisées principalement chez les vertébrés supérieurs et plus particulièrement chez le singe, dont l'organisation du système visuel se rapproche le plus de celle de l'homme. Cet article […] Lire la suite

VISION - Perception visuelle et conscience

  • Écrit par 
  • Sylvie CHOKRON, 
  • Christian MARENDAZ
  •  • 4 532 mots
  •  • 3 médias

L'approche scientifique de la conscience, du fait de sa nature subjective, a été très tardive. Elle a essentiellement concerné la perception visuelle car, outre qu'elle est la modalité sensorielle dominante chez les primates, elle se prête particulièrement bien à une appro […] Lire la suite

VISION - Vision et évolution animale

  • Écrit par 
  • Stéphane HERGUETA
  •  • 5 757 mots
  •  • 5 médias

« Tu as vu ce qu'il a dit ? » Cette expression illustre le rapport que nous, humains, construisons avec notre monde. La quasi-totalité de notre interprétation consciente des objets et des situations repose sur la vision, même lorsque la vue ne constitue pas le meilleur des sens pour en apprécier les caractéristiques essentielles. Pensez aux illusions d'optique ou au malaise provoqué par la project […] Lire la suite

AMPHIBIENS ou BATRACIENS

  • Écrit par 
  • Pierre CLAIRAMBAULT, 
  • Philippe JANVIER, 
  • Jean-Claude RAGE
  •  • 6 161 mots
  •  • 19 médias

Dans le chapitre « Organes sensoriels »  : […] Peut-être plus que tous les autres Vertébrés, les Amphibiens possèdent une grande variété d'organes sensoriels. La peau a conservé en général un caractère ichthyen, la ligne latérale , qui intervient dans les réflexes d'équilibration et de posture. Elle est également sensible, grâce à des récepteurs spécialisés, au stimulus d'origine mécanique, chimique, lumineuse, ainsi qu'à la chaleur, au froid […] Lire la suite

CERVEAU ET GESTES

  • Écrit par 
  • Didier LE GALL, 
  • François OSIURAK
  •  • 912 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Geste d’atteinte et de saisie des objets »  : […] Quotidiennement, nous manipulons un grand nombre d’objets pour soit simplement les déplacer, soit les utiliser comme outils. Pour cela, nous devons être en mesure de déplacer notre main jusqu’à l’objet (atteindre) et d’adapter notre prise manuelle à l’objet pour le saisir (une prise forte avec l’ensemble des doigts pour saisir une bouteille versus une prise fine avec le pouce et l’index pour sais […] Lire la suite

COGNITIVES SCIENCES

  • Écrit par 
  • Daniel ANDLER
  •  • 19 239 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Vision et perception du monde »  : […] Les recherches sur la vision sont peut-être la branche la plus « scientifique » (au sens étroit) des sciences cognitives. C'est aussi celle dans laquelle les neurosciences jouent le plus grand rôle. Le second fait n'explique qu'en partie le premier : la vision présente par rapport à d'autres modalités cognitives des particularités qui la rendent plus accessible à l'enquête scientifique. Elle est […] Lire la suite

COULEUR

  • Écrit par 
  • Pierre FLEURY, 
  • Christian IMBERT
  •  • 7 837 mots
  •  • 21 médias

Dans le chapitre « Trivariance visuelle »  : […] Les valeurs de λ d et de p , ou de deux coefficients tels que x et y , caractérisent en première approximation une couleur, indépendamment de l'intensité du faisceau qui la transporte. Elles doivent être complétées par une grandeur purement photométrique : flux lumineux F ou mieux, luminance  L. Le rôle que joue cette dernière variable, au point de vue de la sensation colorée, apparaît surtout da […] Lire la suite

CRUSTACÉS

  • Écrit par 
  • Jacques FOREST
  •  • 7 669 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Système nerveux et organes des sens »  : […] Le système nerveux comprend une masse ganglionnaire supraœsophagienne, ou cerveau, qui innerve les appendices préoraux. Une masse ganglionnaire sous-œsophagienne, reliée à la précédente par des connectifs, innerve les pièces buccales et se prolonge par une chaîne nerveuse ventrale qui a conservé une disposition métamérique, avec une paire de ganglions plus ou moins fusionnés correspondant à chaqu […] Lire la suite

DALTONISME

  • Écrit par 
  • Philippe LANTHONY
  •  • 1 590 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Anomalies de la vision colorée  »  : […] La vision colorée normale est trichromatique. Du point de vue physiologique, cela signifie qu'elle est due à l'absorption des radiations lumineuses par trois types différents de pigments visuels, chacun contenu dans un type spécifique de cellules à cônes de la rétine. On distingue les S-cônes (S comme short ), les M-cônes (M comme middle ) et les L-cônes (L comme long ) dont les courbes d'absorpti […] Lire la suite

Voir aussi

Pour citer l’article

Pierre DENIEUL, Pierre FLEURY, Françoise VIÉNOT, « VISION - Optique oculaire et optométrie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 septembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/vision-optique-oculaire-et-optometrie/